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Comment écouter ce disque ? Il est aussi difficile de ne pas le comparer à The Piper at the Gates of Dawn qu'il est finalement injuste de le faire. Car ce sont deux groupes différents, avec des esthétiques différentes, qui ont créé ces deux disques. Pour l'amateur de The Piper féru de chansons ciselées et de...
Publié le 7 février 2006 par earthlingonfire

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3.0 étoiles sur 5 L'album qui préfigure l'influence de Waters
Faisant suite au génialissime et désormais culte « Piper At The Gates Of Dawn », ce deuxième album de Pink Floyd est à la fois hybride et transitoire. Hybride car Syd Barrett, écrasé par le succès de leur (son ?) premier opus, décroche littéralement et s'enfonce progressivement dans l'abus de drogues en tous...
Publié le 4 juin 2004 par Pierre G.


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28 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 oublier les préjugés, 7 février 2006
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (CD)
Comment écouter ce disque ? Il est aussi difficile de ne pas le comparer à The Piper at the Gates of Dawn qu'il est finalement injuste de le faire. Car ce sont deux groupes différents, avec des esthétiques différentes, qui ont créé ces deux disques. Pour l'amateur de The Piper féru de chansons ciselées et de musique rock typée Swingin'London, A Saucerful of Secrets pourra paraître d'une faiblesse insigne. Mais, si on arrive à faire abstraction de cette référence écrasante, on découvrira un excellent album de rock psychédélique. En 1968, Pink Floyd sans Syd Barrett est un groupe pas très éloigné de la "scène" de Canterbury. D'un côté, sur des titres comme Let There Be Light, Set the Controls for the Heart of the Sun ou le morceau titre (qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, écoutez Splintered in Her Head de The cure), on rencontre des ambiances très sombres, angoissantes même, qui n'auront plus leur place dans la phase "classique" de Pink Floyd (grosso modo 1970-1975). D'un autre côté, le groupe est très nettement sur la voie de ce qui fera sa particularité dans ces grandes années à venir. Ceci est d'autant plus remarquable que, ne l'oublions pas, ce qui frappe le plus, y compris (surtout) sur Meddle ou Dark Side of the Moon, c'est que Pink Floyd ne sait pas quelle est cette musique qu'il veut faire, puisqu'elle n'a jamais été faite. Parmi les caractéristiques déjà en place, citons la simplicité extrême des formes musicales, la raréfaction du matériau thématique (mélodies aussi bien que rythmes et harmonies) qui tend vers une musique atmosphérique, sans ressorts de tension, l'importance accordé à la dimension purement sonore. Tout à la fin, Jugband Blues, testament de Syd Barrett, garde un pouvoir émotionnel unique. Au total, A Saucerful of Secrets n'est certainement pas un des voyages les moins marquants de la discographie de Pink Floyd, bien au contraire. Cet album mérite à tout le moins un coup d'oreille.
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3.0 étoiles sur 5 L'album qui préfigure l'influence de Waters, 4 juin 2004
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Pierre G. (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (CD)
Faisant suite au génialissime et désormais culte « Piper At The Gates Of Dawn », ce deuxième album de Pink Floyd est à la fois hybride et transitoire. Hybride car Syd Barrett, écrasé par le succès de leur (son ?) premier opus, décroche littéralement et s'enfonce progressivement dans l'abus de drogues en tous genres. Lui qui était à l'origine du groupe se retrouve progressivement évincé. Cette douce folie créative, débridée et déjantée qui fut à l'origine du Floyd fait ici place à une musique beaucoup plus planante, théâtrale et parfois pompeuse, servie par une production sommaire (« The The Controls For The Heart Of The Sun » peut paraître ridicule aujourd'hui). "A Saucerful Of Secrets" est aussi transitoire car suite à la défection involontaire mais inéluctable de Barrett, Waters va peu à peu prendre les rennes du groupe, composant ou co-composant quatre des sept titres de l'album. C'est aussi le disque qui marque l'arrivée de David Gilmour pour prendre la place laissée vacante par Barrett. Inutile de préciser que leur approche ou leur style sont diamétralement opposés et que jamais Gilmour ne réussira à véritablement remplacer le génie fondateur. Bien que composée par Waters et préfigurant ici sa haine de l'autorité absurde et de l'armée, le terrible et faussement enjoué « Corporal Clegg » aurait été co-interprété par Barrett. C'est assez vraisemblable après une écoute même distraite quand on connaît un peu l'esprit et les compositions ultérieures en solo du personnage...
La dernière chanson que composera Syd Barrett pour Pink Floyd sera « Vegetable Man », titre encore inédit à ce jour. Elle ne figurera jamais sur "Saucerful Of Secrets", évincée par un Waters déjà un peu despote qui la juge beaucoup trop sombre. C'est pourtant Barrett qui signe à lui seul le pathétique « Jugband Blues », d'une noirceur et d'une tristesse implacables, dépeignant la situation paradoxale dans laquelle il se trouve : « And I'm much obliged to you for making it clear that I'm not here » (je vous suis très reconnaissant de me signifier que je ne suis pas là). Tout est dit...Et de s'interroger, à juste titre : « And I'm wondering who could be writing this song » (je me demande qui pourrait écrire cette chanson)...Le Floyd continuera pourtant sans lui une carrière exemplaire et "Saucerful Of Secrets" en est le signe annonciateur. Force est pourtant de constater que cet album inégal a terriblement vieilli...
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4.0 étoiles sur 5 oublier les préjugés, 30 janvier 2012
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earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Comment écouter ce disque ? Il est aussi difficile de ne pas le comparer à The Piper at the Gates of Dawn qu'il est finalement injuste de le faire. Car ce sont deux groupes différents, avec des esthétiques différentes, qui ont créé ces deux disques. Pour l'amateur de The Piper féru de chansons ciselées et de musique rock typée Swingin'London, A Saucerful of Secrets pourra paraître d'une faiblesse insigne. Mais, si on arrive à faire abstraction de cette référence écrasante, on découvrira un excellent album de rock psychédélique. En 1968, Pink Floyd sans Syd Barrett est un groupe pas très éloigné de la "scène" de Canterbury. D'un côté, sur des titres comme Let There Be Light, Set the Controls for the Heart of the Sun ou le morceau titre (qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, écoutez Splintered in Her Head de The cure), on rencontre des ambiances très sombres, angoissantes même, qui n'auront plus leur place dans la phase "classique" de Pink Floyd (grosso modo 1970-1975). D'un autre côté, le groupe est très nettement sur la voie de ce qui fera sa particularité dans ces grandes années à venir. Ceci est d'autant plus remarquable que, ne l'oublions pas, ce qui frappe le plus, y compris (surtout) sur Meddle ou Dark Side of the Moon, c'est que Pink Floyd ne sait pas quelle est cette musique qu'il veut faire, puisqu'elle n'a jamais été faite. Parmi les caractéristiques déjà en place, citons la simplicité extrême des formes musicales, la raréfaction du matériau thématique (mélodies aussi bien que rythmes et harmonies) qui tend vers une musique atmosphérique, sans ressorts de tension, l'importance accordé à la dimension purement sonore. Tout à la fin, Jugband Blues, testament de Syd Barrett, garde un pouvoir émotionnel unique. Au total, A Saucerful of Secrets n'est certainement pas un des voyages les moins marquants de la discographie de Pink Floyd, bien au contraire. Cet album mérite à tout le moins un coup d'oreille.
Si vous avez déjà la très bonne édition de 1994, il n'est pas utile de la remplacer par celle-ci.
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 amis du psychédélique : à ne pas rater !, 6 février 2002
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (CD)
Malgré le départ de Syd Barret, cet album reste néanmoins un de leur meilleurs albums en ce qui concerne l'imagination et la créativité . Replacé dans son contexte (c'est à dire 1968, le mouvement hippy, et tout ce qui l'accompagne...) cet album vous donnera un aperçu du regard "illuminé" que portaient, à cette époque, les membres du groupe sur la musique : à savoir un désir de briser toutes conventions, d'insérer des nouveaux sons distordus et novateurs, en bref de faire triper, et accompagner les délires leurs contemporains ! La continuité exeptionnelle, digne de the wall, de cet album, le rend admirable ; alors si vous aimer la musique qui vous transporte dans une autre dimension : prenez !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Joyau sous-estimé!!!, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (CD)
Ce qui est génial avec Pink Floyd, c'est que chaque album nous dévoile une nouvelle face de ce kaléidoscope si intrigant qu'est ce groupe. Bien que suivant une évolution claire qui va du psychédélisme typique de la 2ème partie des années 60 au rock progressif à la structure ultra-complexe, aucun de leurs albums sont semblables.
Avec "A Saucerful Of Secrets", le Floyd est dans une période de transition, Gilmour arrive, Barrett s'en va. Mais cet album laisse prévoir le Floyd du live at pompei, les grands jours à venir, d'autres grands albums. On y trouve les cultissimes "A saucerful of secrets" (long délire bruitiste qui se termine par de majestueux accords d'orgue) et le planant "Set the control for the heart of the sun" mais aussi d'autres perles comme "let there be more light" et sa ligne de basse d'intro aggressive ainsi que "Remember a day" qui fait partie de mes chansons préférées de pink floyd.
Bref un album unique d'un groupe qui allait entrer dans sa période d'or, pas forcément un indispensable, mais si vous aimez pink floyd, foncez!!!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les secrets non percés de la soucoupe, 5 mars 2014
Par 
Dr. Rock (Switzerland) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Le feu-follet Syd Barrett a vécu son temps et le groupe, désireux de poursuivre sa route malgré la perte de son leader, lui a trouvé un remplaçant pour le poste de guitariste : le jeune éphèbe David Gilmour. C’est à partir de là que Pink Floyd va poser le style qui fera sa gloire et qu’on ne tardera pas à nommer space rock.
Créateur d’univers sonores plus que de chansons, le groupe a la chance d’avoir trois compositeurs potentiels en son sein, ce qui sera la raison de sa survie après de tels débuts avortés. Roger Waters devient la nouvelle tête (pas encore) pensante et celui qui travaillera le plus sur le format chanson. Ainsi, CORPORAL CLEGG (qui reflète encore les influences de Barrett) et LET THERE BE MORE LIGHT sont les deux morceaux les plus concis et efficaces de l’album. Le clavier Richard Wright, au style pastoral teinté de jazz, apporte SEE-SAW et surtout la très belle balade REMEMBER A DAY, qui inaugure une série de morceaux planants au calme suggérant une inquiétude latente. Quant au morceau-titre, c’est une suite de 12 minutes dans le cosmos, aux idées sonores toujours soufflantes quarante ans plus tard. Le seul morceau datant de l’ère Syd Barrett, JUGBAND BLUES, passe presque pour anachronique au milieu des travaux de recherches de ses ex-collègues sur ce disque défricheur.
Tops : LET THERE BE MORE LIGHT, SET THE CONTROLS FOR THE HEART OF THE SUN, REMEMBER A DAY, A SAUCERFUL OF SECRETS
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 C'est l'an 2000, 6 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (CD)
En regardant leur carrière à l'envers, on pourrait dire que c'est l'avant dernier disque de Pink Floyd. En l'écoutant, on se dirait qu'à l'époque de sa sortie, ce devait être le point culminant de leur carrière, mais on ne sait pas que "Pipper..." arrivera dans quelques mois malgré l'apparition, à la fin du disque, d'un nouveau membre; Syd Barrett.
Tiens, il a l'air bizarre celui là.
Kubrick a demandé à Pink Floyd de travailler sur le projet de "2001", surement après l'écoute de cet album.
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4.0 étoiles sur 5 oublier les préjugés, 30 janvier 2012
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Saucerful of Secrets (CD)
Comment écouter ce disque ? Il est aussi difficile de ne pas le comparer à The Piper at the Gates of Dawn qu'il est finalement injuste de le faire. Car ce sont deux groupes différents, avec des esthétiques différentes, qui ont créé ces deux disques. Pour l'amateur de The Piper féru de chansons ciselées et de musique rock typée Swingin'London, A Saucerful of Secrets pourra paraître d'une faiblesse insigne. Mais, si on arrive à faire abstraction de cette référence écrasante, on découvrira un excellent album de rock psychédélique. En 1968, Pink Floyd sans Syd Barrett est un groupe pas très éloigné de la "scène" de Canterbury. D'un côté, sur des titres comme Let There Be Light, Set the Controls for the Heart of the Sun ou le morceau titre (qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, écoutez Splintered in Her Head de The cure), on rencontre des ambiances très sombres, angoissantes même, qui n'auront plus leur place dans la phase "classique" de Pink Floyd (grosso modo 1970-1975). D'un autre côté, le groupe est très nettement sur la voie de ce qui fera sa particularité dans ces grandes années à venir. Ceci est d'autant plus remarquable que, ne l'oublions pas, ce qui frappe le plus, y compris (surtout) sur Meddle ou Dark Side of the Moon, c'est que Pink Floyd ne sait pas quelle est cette musique qu'il veut faire, puisqu'elle n'a jamais été faite. Parmi les caractéristiques déjà en place, citons la simplicité extrême des formes musicales, la raréfaction du matériau thématique (mélodies aussi bien que rythmes et harmonies) qui tend vers une musique atmosphérique, sans ressorts de tension, l'importance accordé à la dimension purement sonore. Tout à la fin, Jugband Blues, testament de Syd Barrett, garde un pouvoir émotionnel unique. Au total, A Saucerful of Secrets n'est certainement pas un des voyages les moins marquants de la discographie de Pink Floyd, bien au contraire. Cet album mérite à tout le moins un coup d'oreille.
Si vous avez déjà la très bonne édition de 1994, il n'est pas utile de la remplacer par celle-ci.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Floyd à cinq feuilles., 11 janvier 2012
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Pink Floyd en est seulement à son album que, déjà, le bateau se met à tanguer en raison de la propension de Syd Barrett, alors indiscutable leader du groupe, à trop se consumer dans le L.S.D. Incapable d'assurer le rôle qui lui est dévolu au sein de la formation, inapte à se gérer face au public, renfermé sur lui-même, le génial compositeur schizophrène est montré du doigt par ses petits camarades, peu enclins à continuer l'aventure avec un tel illuminé. Oui mais, on ne vire pas Barrett comme on se sépare du pékin lambda. Barrett, c'est le fondateur du Floyd et celui qui a couvert de ses premiers lauriers leur musique. Il n'est qu'à se référer au Piper At The Gates Of Dawn précédent, enluminé par la créativité de Syd, pour constater que son éviction serait lourde de conséquence à l'heure d'attaquer A Saucerful Of Secrets, le deuxième volet du catalogue (1968). D'où l'idée d'intégrer, par petites touches et au trio encore en place, constitué de Waters, Wright, Mason, son remplaçant David Gilmour (Jeff Beck fut également pressenti), ainsi que celle de conserver Barrett, mais en le délestant des tâches d'écriture, en le réduisant à la portion congrue. Cette dernière se cantonne à une discrète contribution guitaristique sur le triste et prophétique Jugband Blues qui lui appartient (le seul où son nom est mentionné), Remember The Day, Set The Controls et (sous réserve) sur Corporal Clegg. La pitance est maigre, le procédé discutable, mais Barrett doit s'effacer tant il pourrit la vie du groupe et disjoncte. On lui prête l'anecdote selon laquelle il était prêt à introduire dans la formation, une chanteuse, un saxophoniste et un banjoïste. Effectivement, c'est sérieux... Ainsi décapité et restructuré, Pink Floyd poursuit une route que la rumeur de la recherche d'un guitariste « additionnel » et de la rupture probable et imminente avec Barrett, annonce comme obstruée, faute d'avoir mis la main sur le pluridisciplinaire idéal qui sache chanter, manier la guitare et surtout composer. Gilmour semble avoir le profil sur deux points: il joue merveilleusement de la guitare, s'en sort honorablement au chant, mais quid du songwriting ? On ne remplace pas une force créatrice comme Barrett en claquant des doigts, auteur de l'entièreté de l'album précédent. A l'heure d'entrer en studio pour Saucerful Of Secrets, c'est un dilemme pesant et perturbant qui habite le Floyd. Son titre ne sonne-t-il pas comme un appel au secours ? Saucerful Of Secrets: S.O.S. Il s'en faut de peu que ce Pink Floyd divisé et endetté jusqu'au cou ne splitte à ce niveau de leur carrière. Wright était alors prêt à quitter le groupe si Barrett avait été évincé et en état mental de continuer. Comme quoi, une légende ne tient parfois qu'à un fil. La sortie de Saucerful Of Secrets (le seul album à recenser un line-up à 5 membres) va vite révéler que Roger Waters est le nouveau big boss dans la maison et surtout, qu'il est l'architecte de ce disque, commencé sans Gilmour et encore embryonnaire (il ne touchera que 300 livres pour sa participation). Avec ses assesseurs Wright et Mason, Waters réinvente alors le Floyd et l'emmène dans une autre direction, tout en veillant à ne pas humilier Barrett, pour lequel il est un moment envisagé d'en faire un compositeur en coulisse. Les spectateurs privilégiés du fameux concert gratuit de Hyde Park (29 juin 1968) assistent, dans la même semaine que la publication du N° 2, au témoignage tangible d'un Floyd prometteur, relancé, et au style désormais nouveau. Preuve que la nouvelle équipe en a sous la coiffe, même si elle reste très influencée par l'artiste mis sur la voie de garage. Résultat des courses : ce qui est supposé être un travail transitoire se révèle constituer une pièce maîtresse du catalogue des anglais, en dépit d'un son pas toujours au niveau. L'atmosphère dans laquelle nous convie A Saucerful Of Secrets est le reflet de l'étrangeté, de la nuisibilité de la situation collant aux sessions en studio ; le folk psychédélique d'hier s'efface au profit d'une musique raisonnablement expérimentale, plus space-rock, plus puissante, mais aussi plus difficile d'accès, plus obscure, plus mystérieuse, qui sert de support aux titres tourmentés et parfois violents de Waters. Waters se découvre une âme de songwriter et livre un extraordinaire et planant instrumental de 12 minutes, le fameux et avant-gardiste Set The Controls For The Heart Of The Sun. Avec le morceau titre, ils sont très représentatifs de cette évolution artistique et caractéristique du Floyd qui tourne le dos à l'époque Barrett. Rajoutez-y le céleste Remember The Day, écrit par le talentueux, l'inoubliable mais méconnu Rick Wright, ainsi que l'autobiographique JugBand Blues, ultime et touchant témoignage de Syd Barrett, qui fait référence à sa mise sur la touche du groupe et à ses problèmes induits par les drogues. Pour un album fait dans le dur et dans la douleur, dans un contexte lourd et tragique, A Saucerful Of Secrets mérite le meilleur des respects, la plus grande considération. Il est une pierre angulaire de la musique rock et on en arrive, aujourd'hui encore, à sous-estimer son importance alors qu'il est un élément-clé dans la carrière du Floyd (PLO54).
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3.0 étoiles sur 5 Un indéniable intérêt historique..., 14 juin 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Peu de groupes survivent au départ de leur leader, et le Floyd restera sans doute l'un des plus brillants exemples de succès (avec Joy D / New Order bien entendu). "A Saucerful of Secrets", enregistré après le triomphe artistique et commercial du "Piper..." pourrait aussi bien témoigner de l'impossibilité de survivre à la disparition (progressive, mais pas tant que ça) de Syd Barrett - puisque ce dernier est responsable du SEUL morceau transcendant de l'album, le déchirant "Jugband Blues" -, mais il s'avérera plutôt le brouillon du futur grand groupe que va devenir le Floyd sous l'impulsion de Waters et Gilmour au cours des quelques riches années qui vont suivre : "A Saucerful of Secrets", handicapé par pas mal de morceaux quelconques, comme l'insupportable titre éponyme, voit le groupe tourner le dos au psychédélisme qui fit sa réputation, et créer ce rock planant, "spacial", qui va devenir sa signature jusqu'à la rupture de "Dark Side of the Moon", et gagne donc de ce fait un indéniable intérêt "historique".
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