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le 7 novembre 2011
Voici donc la seconde Experience Edition (après celle consacrée à Dark Side Of The Moon - The Dark Side Of The Moon (Experience Edition - 2 CD)) et elle est assez logiquement consacrée à Wish you Were Here, le second pilier de la trilogie imparable Dark Side/Wish/The Wall. A noter que l'Experience Edition de The Wall (The Wall (Experience Edition - 3 CD)), n'est pas attendue avant février 2012.

Mais revenons à celle qui nous intéresse aujourd'hui...

Le premier CD est consacré à l'album original, ce fabuleux album datant de 1975, mon année de naissance... Et quel disque, quelle claque !!!

Mais est-t-il encore bien nécessaire de le commenter ?

Allez, en quelques lignes, pour les nouveaux terriens ou ceux qui auraient passé les 40 dernières années sur Mars ou dans un abri atomique : ça commence par les 5 premières parties du planant et apaisant Shine On You Crazy Diamond. Les parties 6 à 9 se chargent de terminer l'album avec un total d'un peu plus de 26 minutes. Welcome to the world of progressive rock ! 26 minutes de pur bonheur, sans aucune longueur, sans superflu... Pour tout vous dire, à chaque fois que j'écoute ce titre, un sentiment de plénitude et de félicité m'envahit... Du solo introductif de Gilmour, aux claviers suspendus de Wright, en passant par la basse bien ronde de Waters et la batterie tout en retenue de Mason, tout ici est indispensable et remarquablement enregistré et produit.

Le titre est écrit en hommage à Syd Barrett, ex-leader des Floyd, débarqué en 1968 car devenu ingérable en raison de ses nombreuses addictions et problèmes psychologiques.

Pendant l'enregistrement du titre à Abbey Road, le 5 juin 1975, un type se pointe dans le studio, paumé et hagard. Personne ne semble le connaître alors qu'il s'agit de... Syd Barrett en personne. Bouffi, le crâne rasé, il est méconnaissable même pour ceux qui ont été ses amis et compagnons de route pendant des années. Des témoins de la scène affirmeront même que des larmes ont coulé sur les joues de certains Floyd ce jour-là...

Mais revenons à l'album... Viennent ensuite les deux titres les moins connus du disque, ce qui n'en fait pas pour autant des titres au rabais. Welcome To The Machine d'abord, avec son motif métallique répétitif et aliénant, illustrant à merveille le titre de la chanson.

Vient ensuite le moment de déguster Have A Cigar, son riff de guitare addictif et son rythme syncopé. Vraiment un excellent titre pas assez souvent mis en lumière à mon sens.

Et c'est enfin Wish You Were Here qui démarre avec sa fameuse intro de guitare électro-acoustique jouée par Gilmour. La ballade est magnifique, la mélodie éternelle, la chanson parfaite...

Avec la reprise de Shine On You Crazy Diamond évoquée plus haut, ça fait un album de seulement 5 titres, mais quels titres !

La production est assurée par le groupe et c'est du grand art. Le tout n'a pas pris une ride, même après 36 ans de rotation sur les platines. Et honnêtement, tout comme pour Dark Side, cette énième remasterisation n'était pas franchement indispenable... La dernière en date, en 1997 me semble-t-il, étant déjà très satisfaisante. Mais bon, business is business...

Venons-en au second CD, contenant les inédits de longue date annoncés et tant attendus par les fans de la première heure.

Ca commence par trois titres live tout bonnement INDISPENSABLES, enregistrés à Londres en 1974, soit un an avant l'entrée en studio des Floyd pour mettre l'album en boîte. Peut-être ont-ils déjà été proposés sur des bootlegs (je ne suis pas particulièrement adepte des bootlegs) mais pour ma part, leur découverte en 2011 me remplit de bonheur. Shine On You Crazy Diamond, certes amputée du solo introductif de Gilmour, brille de mille feux, dans une version quasi intégrale d'anthologie. En fait, tout était déjà là, bien en place, dès 1974 et la version studio de 1975 n'y apportera pas grand-chose de plus...à part le solo de gratte introductif, donc...

Raving And Drooling n'est autre qu'une première version de Sheep qui apparaîtra 2 ans plus tard sur Animals (Animals (Discovery Edition)). Là encore, 12 minutes sans aucune longueur avec un son canon. La transe n'est plus très loin...

You've Got To Be commence par quelques accords de guitare acoustique et s'envole ensuite pour 18 minutes de digressions floydiennes. La basse de Waters est inventive, les claviers de Wright envoutants, la guitare de Gilmour stratosphérique et la batterie de Mason qui n'en fait jamais trop.

Que de trésors cachés... Que l'attente a été longue mais, finalement, bien récompensée.

Les 3 inédits studio ne sont pas inintéressants : Wine Glasses rappelle furieusement l'intro de Shine On You Crazy Diamond. J'ai un peu plus de mal avec Have A Cigar livré dans une version alternative, très proche de l'originale. Mais il faut dire que j'ai du mal avec les versions alternatives, en général... Celle de Wish You Were Here constitue cependant une petite curiosité puisqu'intégrant la participation de Grappelli au violon.

Voilà, c'en est fini pour cette Experience Edition de Wish You Were Here. Un regret de taille, qu'elle n'ait pas été incluse dans l'intégrale Discovery récemment éditée (Intégrale Pink Floyd Studio Catalogue (Discovery Edition - 14 albums - 16 CD)), tout comme Dark Side et The Wall. Le fan que je suis en est donc réduit à acquérir le coffret contenant les éditions Discovery de ces 3 albums, mais également les éditions Experience pour accéder aux inédits. A ce niveau de vice, c'est plus du commerce, c'est du racket !

En revanche, je ne tomberai pas dans le panneau des éditions Immersion à près de 100 euros l'unité... Pas plus de bonus audio que dans les éditions Experience, juste quelques goodies et de pauvres bonus vidéo selon moi bien dispensables : pas de concerts filmés, juste les visuels projetés durant les concerts de l'époque et des versions audio sur support vidéo tout autant superflus.

En conclusion, que l'on soit novice ou fan du Floyd, il faut se précipiter sur l'Experience Edition de Wish You Were Here, tout comme sur celle de Dark Side Of The Moon.

Fan du Floyd de longue date, j'envie ceux qui viennent à ces albums aujourd'hui. Quel bonheur ce doit être de les découvrir. Pour ma part, je les connais par coeur mais en 2011, c'est toujours un plaisir immense de les déposer sur ma platine, de les écouter en boucle en me disant... ben que le rock, c'était vraiment mieux hier... Quant aux Floyd, on réalise qu'on aimerait vraiment qu'ils soient encore là...
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le 21 juillet 2012
on parle bien de la version 1 sacd pour le 35eme anninversaire du disque et non le coffret immersion. Soyons clair j'ai déjà la version sacd de dark side et la celle de wish est en tout point de vue magnifique. Comme pour dark side on redécouvre totalement le disque avec des parties mise en valeur par le mix 5.1 qui était totalement au second plan avec le mix stereo. bref un mirage sonore dans son salon si on a l'équipement pour. Juste pour dire l'intro de wish you were here est terrible, on à l'impression que guilmour joue dans le salon à coté de soi....alors que dire du mur sonore de welcome to the machine.....bref un must have!!!
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le 31 décembre 2010
Lorsque j'étais enfant, ma mère avait pour habitude d'écouter cet album en s'allongeant sur le divan et en éteignant toutes les lumières de la maison. A la tombée du soir, en hiver, c'était terrifiant !
Mais du coup, cet album devenait une véritable fascination pour moi, car il m'éveillait sur le fait que la musique pouvait être une véritable expérience sensorielle.

Plus tard, le début de l'album et la montée au synthétiseur de Rick Wright, les longs solos cristallins de David Gilmour, Les explosions percussive de Nick Mason et la voix mystique de Roger Waters me bouleversèrent en agissant autant comme une madeleine de Proust que comme une expérience cathartique pouvant recommencer à chaque écoute.
Depuis, aucun album (à part peut-être "Grâce" de Jeff Buckley) ne m'a jamais fait un tel effet. Et je suis toujours à la recherche d'un voyage par les sens qui serait aussi troublant dans la mesure où je pourrais de nouveau ressentir cette alchimie unique entre la peur et le sublime, entre l'inquiétude et la douceur infinie, entre le malaise et l'extase.
Malheureusement, aucune partie de guitare ne sera jamais aussi belle, aussi frissonnante et aussi incroyablement éthérée que celle que nous révélait le maître Gilmour en cette année 1975...

Incontestablement le chef d'œuvre du Pink Floyd.
Cette version nous propose la pochette variante, différente de la version sortie en France en 1975. Le son est bon, mais les éditions plus récentes proposent un son remasterisé encore meilleur.
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le 3 octobre 2011
Les Pink Floyd ont vieilli, leur musique aussi. Mais il reste cet album, dont de nombreux passages illustrent encore de nombreux jingle et reportages télévisuels. Un must absolu aux sons qui n'ont rien à envier aux meilleurs groupes électro pop actuels. Et un tour de force, celui de n'avoir que 5 titres tous aussi originaux et créatifs les uns par rapport aux autres. Un disque également symbole d'une époque révolue, riche en groupes pop rock détachés de toute pression commerciale et en totale liberté de création.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 10 février 2012
Décidement je ne comprends rien à toutes ces nouvelles éditions Pink Floyd. Je m'attendais à des coffrets remixage en SACD, dignes de ce nom, car il faut avouer que s'il y a bien un groupe qui aurait mérité un remixage en SACD c'est bien eux. Au lieu de cela on nous sort une coffret remaster indigne, des coffrets Immersion incomplets et hors de prix, et cette version SACD (à un prix élitiste)qui n'est pas à la hauteur.
Pourquoi tant de mépris Mr James Guthrie (le remixer), on est à 100 000 lieues des remix GENESIS?
On en vient à regretter que le grand fan des Floyd, Steven Wilson, n'est pas pris en main ce remix (il faut écouter son travail sur les King Crimson/CARAVAN ou bien ces propres albums, (en DVDA certes, mais quel son!!!)
Je suis franchement désespéré et consterné par l'attitude des majors qui ne nous offrent pas des rééditions dignes de ce nom.
Concernant ce SACD hors de prix, je m'attendais à quelque chose de fantastique, mais BOF, correct sans plus.
-Shine on you crazy diamont (les 2)... c'est sur cette merveilleuse musique que j'attendais le summum, mais rien ou presque
-Welcome to the machine......effets plus prononcés mais là encore BOF
-Have a cigar..... Idem
-Wish you.........pas mieux

Reste la présentation qui est très jolie, mais vu le prix, pas transcendant.
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le 7 juillet 2015
Quel son!!! Album connu, reconnu et archi connu que je possède en CD et en vinyle. Là, je voulais écouter la différence et c'est le top du top!!! Un son aussi plein qu'au vinyle, mais avec une dynamique largement supérieure et en plus, un codage de chaque haut-parleur! Une merveille!!! On est entouré par les instruments et les voix! Du grand art! Dommage qu'on vive à l'ère du MP3 où on vend de la m**** aux gens, on leur dit que c'est bon, ils s'en convainquent et achètent! Certes, le SACD s'est tué de lui même avec des prix fous aussi bien pour les lecteurs que pour les supports, mais de là à tomber dans le compressé...
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le 24 novembre 2011
C'est vraiment désespérant.une fois de plus les maisons de disques font le contraire de ce que nous, les clients attendons.
Pourtant l'annonce d'une édition de PINK FLOYD avec des éléments rares était savoureuse.
Tout le monde est déçu svp DAVID ROGER NICK au secours car ils ne savent plus ce qu'ils font.
Il y a tellement de choses, des lives etc... que nous attendons .
LES POCHETTES SONT MOCHES FRAGILES LES BILLES ON S'EN FOUT LES ECHARPES AUSSI .
BON LE LIVE DE 1974 EST TRES BIEN MAIS IL MANQUE ECHOES franchement la version existe avec un son extra pourquoi ne pas l'avoir mis et a ce moment faire un montage vidéo avec les projections etc.. et le son 5.1 .
le cd 3 de dark side c'est pas mal mais le live de 72 existe également en entier!!!
svp sauvez l'honneur avec meedle atom... et surtout ANIMALS DONT LA TOURNEE ETAIT EXTRA.
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J'ai racheté cette édition en premier lieu pour la pochette: l'emballage originel, avec le film noir plastique et le sticker me manquait. Fétichisme? Peut-être. Grosse nostalgie? sûrement !

Le packaging de cette Expérience Edition est superbe. Les deux CD se rangent à l'ancienne, sans ces horripilants clips plastiques qui finissent toujours par casser. Le papier glacé est très beau, les photos et le graphisme d'Hipgnosis et de George Hardie nous ramènent bientôt quarante ans en arrière quand on déchirait le voile noir.

Que dire encore de l'album originel? Si David Gilmour et ses sublimes parties de guitares sont les héros de l'album, il ne faut surtout pas oublier ici le travail phénoménal que Rick Wright a réalisé pour Wish You Were Here. Bien qu'effectués avec des claviers aujourd'hui bien rudimentaires, les arrangements de synthés n'ont absolument pas vieilli et cette touche froide mais incroyablement lyrique illustre bien le propos "machinal et absence" développé par le concept de Roger Waters.

Wish You Were Here est le premier album du Floyd que j'ai découvert à sa sortie et énormément de souvenirs y sont attachés (slows torrides sur Shine On, premiers balbutiements à la guitare). C'est aussi leur dernier album qui m'a vraiment ému (j'ai apprécié Animals et The Wall, mais ce n'était plus "mon" Pink Floyd).

Le deuxième CD est vraiment une bonne surprise. La version 1974 live de Shine On Your Crazy Diamonds nous montre tout le chemin parcouru pour arriver à la sublime version de l'album studio et comment Wine Glasses à l'origine prévu pour Household Objects Project (l'album abandonné) s'y est greffé pour donner la non moins sublime intro.

Certains pourront trouver la présence de Raving And Drooling et de You've Got To Be Crazy (Sheeps et Dogs sur Animals) déplacée ici, mais il faut savoir qu'à l'origine ces deux morceaux étaient prévus pour WYWH (écartés par Waters car ne collant pas au concept). Contrairement à la version live de Shine On, je ne trouve pas que leur version dans Animals y ait beaucoup gagné.

La version alternative de Wish You Were Here avec Stéphane Grappelli est à mon avis anecdotique (j'avoue ne pas être très objectif, n'ayant jamais bien compris la dévotion que certains portent au violoniste).

Si autrefois mon vinyl de Wish You Were Here sentait souvent l'herbe, aujourd'hui cette superbe nouvelle version sent la madeleine.
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le 16 décembre 2011
Si la sortie de cette édition est contestée, c'est qu'il y a une raison : Elle atterrit dans les bacs après qu'une pléthore d'éditions prétendument ultimes l'ait précédée. De plus, la découverte du second cd, chargé de bonus, ne fait que rajouter à la rage du fan : Pourquoi ça n'a pas été fait avant ? Pourquoi n'y en a-t-il pas davantage ? Pourquoi ne font-ils pas pareil sur tous les autres albums du groupe ? Il est vrai que ma première réaction, à l'écoute du live de 1974 proposé sur le second support, a émancipé ma frustration : En quel siècle les majors du monde de la musique vont-elles se décider à nous faire profiter de ces enregistrements uniques, apparemment innombrables, issus des multiples tournées et prestations live légendaires de nos idoles ?
Je ne suis pas près d'oublier l'interview télévisée d'un fan des Beatles à l'occasion de la sortie en fanfare du dernier coffret en date, version "ultimate" (The Beatles : The Stéréo Box Set (Coffret 16 CD)). Dans cette interview, le quinquagénaire évoquait le nombre de fois où il avait dû racheter la discographie entière de ses idoles : du 33 tours à la cassette magnétique, en passant par la première version laser, puis la seconde remastérisée, avec la probabilité de jeter tout ça à l'arrivée de l'ère dématérialisée du MP3, son investissement s'élevait à des hauteurs dantesques !
Ce sympathique coup de gueule m'avait mis la puce à l'oreille : Aucune version de n'importe quelle discographie, sous quelque forme que ce soit, ne sera jamais définitive. Et ainsi suis-je resté, depuis, avec mon vieux laser de Wish You Were Here datant des années 80, le vieux 33 tours de ma mère ayant quant-à lui rejoint le mur, encadré...

... Jusqu'à cette "Experience Edition" de 2011.

D'après les connaisseurs, seul le second disque proposant les bonus justifie l'acquisition de cette version. L'album studio n'étant pas, techniquement parlant, supérieur à l'édition précédente en termes de qualité sonore. Les bonus sont effectivement passionnants et, comme dis plus haut, paradoxalement énervants à l'idée qu'Emi ne nous propose probablement que la partie émergée de l'iceberg. Sont ainsi proposés :
- La version initiale de "Shine On You Crazy Diamond" en un seul tenant (avant qu'elle apparaisse sur l'album studio en deux parties), jouée par les quatre membres du groupe, sans l'apport du saxophone de Dick Parry et sans les Chœurs. Elle dure 20:33 mn et permet d'écouter la version "brute" -dans un esprit "démo"- du chef d'œuvre du groupe. La voix de Waters n'est pas encore aussi éthérée que sur l'album, mais les musiciens possèdent déjà l'ambiance hallucinante du morceau.
- La version initiale de "Sheep", futur titre phare de l'album Animals, ici nommé "Raving And Drooling". Il s'agit d'une version très "archaïque" du titre, jouée dans un esprit "jam", surtout dans sa première partie. Le concept de la "Ferme Des Animaux" sera pour plus tard. La version, qui dure 12:46 mn, est sympathique, mais pas inoubliable.
- La version initiale de "Dogs", autre futur morceau du même Animals, ici nommé "Youve Got To Be Crazy" (18:23 mn !). Personnellement, il s'agit pour moi de la pépite entre tous ces bonus. Il est vrai que j'ai toujours adoré la version studio de ce titre, datant de 1977. Ici, le groupe en propose une version alternative, à la fois différente de celle qui sortira sur l'album, mais incroyablement aboutie sous une forme distincte ! J'avoue avoir éprouvé un rare bonheur à la découverte de cette mouture primitive, dont l'équilibre miraculeux entre l'énergie et la dimension planante m'a vraiment transporté. Depuis, je ne peux plus m'en passer...
Ces trois enregistrements sont issus du concert de Wembley, joué en 1974. La première partie du concert, qui permet d'entendre l'intégralité de l'album "Dark Side Of The Moon", est disponible sur The Dark Side Of The Moon Experience Edition (qui pour le coup, est un bonus moins intéressant, puisqu'il se limite à une version identique de l'album jouée en live, sans la perfection de la version studio). Le son est extraordinaire, rajoutant à la rage et à la frustration de ne pas bénéficier du même traitement sonore sur les versions pirates qui écument les disquaires depuis des lustres, dont le son est une torture, le groupe, je trouve, ne supportant pas la demi-mesure en matière de technicité sonore.

- L'intro de "Shine On You Crazy Diamond" jouée en partie sur des verres à vin (et donc rebaptisée "Wine Glasse" !). Je pense que le morceau est bien trop court (2:27 mn) pour mériter d'être autre chose qu'un bonus anecdotique.
- La version studio alternative de "Have A Cigar" chantée par Roger Waters. Ce dernier détestait son interprétation et avait convoqué le chanteur Roy Harper pour le remplacer. Franchement, le bassiste du Floyd ne démérite absolument pas ! Il annonce même ses futures envolées haut-perchées telles qu'on les entendra dans The Wall ou The Final Cut quelques années plus tard. Je n'ai pas encore pris suffisamment de recul pour dire si je préfère cette version à celle de Harper...
- La version studio alternative de "Wish You Were Here", avec le solo de vilon de Stéphane Grappelli ! Il s'agit d'un bonus bien sympathique. La version est par ailleurs strictement la même que celle que nous connaissons tous, mais avec l'apport du violon, acquiert un second degré que le groupe a préféré écarter, tant il aurait paru inadapté à l'intégrité ténébreuse de l'album.
Voilà donc pour les bonus.

Pour ce qui est de l'album studio, je pense que tout a été dit. Lorsque j'étais enfant, ma mère avait pour habitude de l'écouter en s'allongeant sur le divan et en éteignant toutes les lumières de la maison. A la tombée du soir, en hiver, c'était terrifiant ! Mais du coup, ce disque devenait une véritable fascination pour moi (la pochette et les photos additionnelles y étant également pour quelque chose...), car il m'éveillait sur le fait que la musique pouvait être une véritable expérience sensorielle. Mon histoire avec cet album est donc unique puisqu'il m'a tout simplement éveillé au monde de la musique. Depuis, aucun album (à part peut-être "Grace" de Jeff Buckley) ne m'a jamais fait un tel effet. Et je suis toujours à la recherche d'un voyage par les sens qui serait aussi troublant que celui de "Wish You Were Here", dans la mesure où je pourrais de nouveau ressentir cette alchimie unique entre la peur et le sublime, entre l'inquiétude et le velours, entre le malaise et l'extase.
Malheureusement, aucune partie de guitare ne sera jamais pour moi aussi belle, aussi frissonnante et aussi incroyablement éthérée que celle que nous révélait le maître Gilmour en cette année 1975...

Pour ce qui est de la question de l'achat de cette ultime version, il suffit de se dire que ce n'est pas la première, et que ce ne sera certainement pas la dernière. A l'heure d'aujourd'hui, le fan amoureux d'un disque doit savoir que tel le "rocher de Sisyphe", il est condamné à le racheter indéfiniment. Celà-dit, à l'ère du téléchargement, il n'est pas dit que les majors aient envie de poursuivre l'aventure en se fatiguant à dépoussiérer les enregistrements inédits pour qu'ils finissent par atterrir gratuitement sur les ordinateurs du premier pékin venu...
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le 8 octobre 2011
CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK OCTOBRE 1975 N°105 Page 93
8°Album 1975 33T réf : Pathé 2C 068 969 18
La première fois que j'ai entendu « Dark Side Of The Moon », j'ai trouvé cela plutôt bizarre, bien fichu et pas inintéressant, mais sans plus. Puis il m'a fallu six mois pour le trouver splendide, et je n'étais pas seul dans ce cas, puisque c'est à peu près le temps qu'il a fallu à « Us & Them » pour devenir un tube. Alors, méfiance ! Benoit Feller vous a beaucoup parlé de ce nouveau Pink Flyod dans le numéro précedent, des mots et des choses, du mythe renaissant ; que dire de plus ? Le « hype » cette fois ne sera pas « Two years in the marking », mais « poor lonesome Pinkies ! » et cela n'a pas grande importance puisque la moitié de ceux qui vont s'offrir l'album le feront « à l'estime », parce que, emballés ou déçus au premier abord, ils ont toujours fini par adorer l'un après l'autre tous les disques du groupe, et ce n'est que justice. Une fois de plus, ils auront raison. Et puis l'autre moitié (peut être les parents des précédents) y viendront comme ils sont venus à « Tubular Bells », parce que Pink Flyod ça plait, et que ça plait tout bêtement parce que c'est beau et pas dérangeant, le fond parfait des réunions de salon - pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils perdent. Et tout ce petit monde dépassera bien le demi-million. Sans risque, no problem.
Tous les arguments contre le Flyod, contre ce disque sont biaisés dès l'origine ; a-t-on jamais reproché à Bach ou à Coltrane de ne pas révolutionner la musique à chacune de leurs nouvelles compositions ? Ils faisaient leur truc et ils faisaient bien, et tout le monde était content et c'était bien ainsi. Certes ses arrangements, ces suites d'accords, certains de ces traits mélodiques, vous les avez déjà entendus quelque part, pour sûr ! Mais réfléchissez bien, n'était-ce donc pas sur un autre Pink Flyod
(un Pink Flyod, comme on dit un Morgon ou un Meursault) ? N'était-ce donc pas chez un de ces groupes qui, après leur avoir repiqué les plans les ont exploités avec plus ou moins de bonheur et de liberté ? Peut on reprocher aux Maîtres d'avoir su former de brillants émules ?
« Dark Side Of The Moon» était un album hyper-produit, à l'inspiration impersonnelle pour ne pas dire « cosmique » et que cela soit mal interprété ; à l'opposé, « Wish You Were Here » est d'une simplicité déconcertante - pas de haute alchimie sonore, pas de stratagèmes de studio, ou alors très anecdotiques ou en forme de clin d'aeil - c'est aussi un disque à l'inspiration très personnalisée, narcissique, même. Le show - business n'est ici impliqué « que strictement à travers leur expérience propre , ce qu'il a fait d'eux-mêmes ou du « Madcap Laughter » Syd Barrett (« Crazy Diamond »).
Les textes sont beaux et investis d'une grande émotion, d'autant plus grande qu'elle se dissimule sous une ironie presque désabusée. La musique, elle, est simple et évidente, faite, à l'exception peut être de
« Welcome To The Machine » qui tranche sur les autres morceaux, d'une suite de soli tous plus convaincants les uns que les autres, dans des styles d'une extrême diversité, mais avec toujours cette impression, pour celui qui écoute, d'une merveilleuse facilité, d'une clarté évidente, et puis ce sommet qu'est le solo de guitare de David Gilmour sur « Have A Cigar » chanté-crié-pleuré par un Roy Harper
En grande veine. Allez, celui-ci on l'aura bien pour nos juke-boxex ! Avec « Have A cigar » et
« Welcome To The Machine », on se voit confirmer ce que l'on savait déjà, ce que nous avaient amplement prouvé « More » , « Ummagumma » ou « Dark Side Of The Moon », à savoir que LE PINK FLYOD PEUT TOUT FAIRE avec un égal bonheur . En somme n'ayez aucune crainte, c'est bien du Pink Flyod : un investissement sans surprise.
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