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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 crépuscule sur le monde
Le dernier vrai grand disque de Pink Floyd, réalisé deux ans après "Wish You Were Here" mais dont plusieurs titres datent de cette époque (d'ailleurs, on peut remarquer une évidente similitude de ton et d'atmosphère entre ce "Animals" et des titres comme "Have A Cigar" et surtout "Welcome To The Machine"), tout aussi...
Publié le 1 juin 2009 par prince saphir

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 surprenant
Le disque punk du Floyd, sorti en pleine année punk, et assez virulent dans ses paroles et son interprétation (quasiment tout est signé Waters seul). Un disque offrant 5 chansons, dont deux de 1,25 chacune, et trois allant... de 10 à 17 minutes. Autrement dit, c'est du lourd. Chaque chanson décrit une tranche de la société...
Publié il y a 13 mois par Luongo Bruno


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5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE FRANCOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK, 1 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Discovery Edition) (CD)
CHRONIQUE DE FRANCOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK FEVRIER 1977 N°121 Page 109/111
9°Album 1977 33T Réf : Harvest/Pathé 2C068 98434
Alors là, quel frelon les a piqués, nos quatre anti-héros ? Et quel venin les a transformés en quatre bêtes sauvages ? "Animals" est un disque de haine comme jamais cette musique n'en a engendré au moins depuis le premier MC5 et le "Home" de Procol Harum. Que j'aille en enfer si je me trompe.
Oh ! certes, les musiciens sont bien les mêmes que ceux de "Dark Side Of The Moon". Seulement maintenant leurs jolis bidules électroniques sont branchés à fond sur un sale courant de violence motivée. Mais, ma parole, ces trois morceaux et demi ne sont même pas construits ? On dirait qu'ils jouent live, c'est aussi neuf et libre et spontané su' "Ummagumma", tous quatre s'arrachent du fond des tripes le fond du crâne. Et ça crache, divine surprise . Rien à voir avec la face cachée de la lune, "Animals" et non plus seulement la face cachée du bizness, mais bel et bien la figure entière du monde, triste, et des gens, sales, selon Roger Waters qui en a marre des chiens, des porcs et des moutons.
Vous savez ça, la colère du calme, la révolte du faible. Waters s'est fendu de quatre petits textes terriblement méchants, franchement vengeurs. Résultat : la musique a subi le choc comme une éruption, les quatre hommes sont tombés d'accord pour le hurler comme on s'y attendait peu, ou pas. Chance. Le disque s'ouvre en traître sur une courte mélodie chantée par Waters avec une belle guitare tranquille, "Pigs On The Wing", à la façon de "Wish You Were Here", le morceau. On est à peine dégelè que déjà ça dérape, dans les grandes largeurs : "Dogs". Dix sept minutes d'un majestueux délire instrumental comme le Flyod ne s'en permettait plus, au moins depuis "Meddle". Gilmour mène le drakkar, cravachant sa guitare tel un courrier pressé, les autres autour de lui en escorte aux abois, Mason surtout, qui commence à cogner pis qu'un sourd. L'ampleur que prend "Dogs" sur la fin dépasse infiniment les espoirs de "Welcome To The Machine", et c'est vraiment stupéfiant d'écouter les Flyod au diapason de leur monstrueux propos.
La face deux démarre sur "Pigs". Inutile d'insister, suivez le trait. Waters et Gilmour clament en duo le refrain guerrier, plus besoin de Roy Harper, plus de cigare, plus d'ironie : la guerre, vous dis-je. A outrance. On ne reconnait plus les quatre intellectuels grands maîtres en planerie. Cette boucherie, "Pigs" c'est Stalingrad en musique, avec les orgues de Staline tenues par Richard Wright.
Et on enchaîne sous les bêlements de moutons, "Sheeps", encore dix grandes minutes en crescendo, avec dès le début une dérision démesurée de tous les tics floydiens, bandes enregistrées, nappes de synthés, batteries en écho, basses hypnotiques et guitares en larsen mélodieux. Mais soudain, rondement, la célèbre ordonnance bascule, la belle mécanique s'enraye, et du marasme s'échappent les vrombissements les plus infernaux. Le riff de guitare final surtout, qui est une scie dans la chair des moutons. Alors, les plaintes ne savent plus émouvoir, ni la dernière sentence de "Pigs & The Wings" attendrir quiconque. Pink Floyd a pris le mors aux dents, c'est le monde à l'envers : enfin honnête. Bestial.
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4.0 étoiles sur 5 La société selon Pink Floyd, 16 janvier 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Discovery Edition) (CD)
"Animals" restera dans les annales du rock dans la catégorie "albums indispensables" bien qu'il soit, à mon humble avis, inférieur à certains de ses prédécesseurs dont "Dark side..." et "Meddle", mais aussi à son successeur "The Wall".
C'est à partir de cet album que des tensions internes apparurent au sein du groupe avec un Roger Waters de plus en plus dominateur et uniquement secondé par Gilmour pour les compositions. Néanmoins le résultat n'en demeure pas moins très très bon.
Trois morceaux très longs (ce qui rappelle le Pink Floyd des débuts), avec des solos de guitares géniaux, précédés d'une courte introduction et suivis également d'une courte conclusion (sans oublier une excellente pochette). Animals est un "album-concept à la Floyd", ayant pour sujet la "société" au sens propre du terme, divisée en trois catégories d'être humains ayant pour incarnations animales les "chiens", les "porcs" et les "moutons". A chacun le droit de se reconnaître (ou pas) parmi ces derniers.
Du grand Pink FLoyd en somme, mais un album moins référentiel que ceux précités.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coup de coeur dans la noirceur, 12 mai 2008
Par 
Miedj (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (CD)
Je ne suis pas un véritable fan de Pink Floyd bien que je sois accro à la progressive. J'apprécie leurs premiers albums dans les années 60 qui sont de véritables laboratoires musicaux où ça bouillonne avec force et intelligence. Après je décroche même si je n'ai pas été insensible à "The Dark Side of The Moon" qui lorgne vers le commercial avec comme apothéose "The Wall" (que j'apprécie également). Après ce n'est même plus la peine. "Animals" est un petit bijou de simplicité et noirceur. Un album bien dépressif mais terriblement efficace. A l'époque il avait été mal accueilli par la critique de part son parti pris qui tranchait avec les précédents opus (omniprésence de la guitare plutôt plutôt hurlante avec l'idée de souffrance, agressivité, accessibilité intellectuelle...). Le dernier de PINK FLOYD qui ait une âme. Superbe, déroutant et torturé à l'image de Roger Waters, c'est un album culte. Pour la petite histoire, mon vynil acheté en 1977 est "rose".
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27 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 14 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (CD)
La question : "Quel est le meilleur album de Pink Floyd?" peut paraitre banale mais n'est pas facile pour autant. Elle est surtout l'un des moyens les plus efficaces d'évaluer, de cerner, de percer la plupart des mélomanes et rockologues de ce monde. Certains, submergés par la fascination ou la procrastination, seront dans l'impossibilité de formuler une réponse claire, signe d'un profond manque de clairvoyance ou de lucidité face une discographie effectivement impressionnante qu'ils n'auront pas encore su digérer sainement. D'autres, ne pourront masquer un réel manque de culture rockologique et citeront The Wall, ce à quoi il conviendra de répondre par la plus méprisante des moqueries. D'autres encore, mentionneront le gigantesque The Dark Side of the Moon, un choix difficilement contestable si ce n'est qu'il peut traduire un certain manque d'authenticité, une difficulté à reconnaitre ou à affirmer ses propres gouts par rapport à ceux du peuple. En revanche, le choix de Wish You Were Here est lui fort contestable. Il ne suffit pas de brandir ce qui peut être considéré comme le meilleur titre du groupe pour faire de son album un sommet discographique. Certains se revendiqueront puristes et prétendront que le Floyd n'a jamais été aussi bon qu'à ses débuts, c'est-à-dire soit à l'époque de Syd Barrett (The Piper at the Gates of Dawn), soit dans les débuts de l'époque Gilmour (Meddle). Ce genre de réponse surfaite est des plus méprisables car fondée uniquement sur des principes sans réel rapport avec la musique (ceci étant bien entendu non assumé, à grand renfort de mauvaise foi).

Enfin, il est de ces mélomanes pour qui Animals reste un album alter-dimensionnel de par sa supériorité. Cette réponse est à l'évidence un signe hautement évocateur de bon gout chez un rockologue aguerri qui aura su écouter en profondeur des centaines, des milliers de disques et ainsi rendre à Animals l'hommage qu'il mérite.

Si ce disque est volontiers considéré comme un entre-deux transitionnel qui permet à Waters de poser les derniers fondements de sa dictature, on oublie trop souvent qu'il s'agit pourtant d'un album de guitares, et ce du début à la fin. Si sa rage est effectivement d'origine watersienne, elle passe, outre par le chant de ce dernier, principalement par des riffs déchirants, des rythmiques frissonnantes et des soli poignants. Tout ceci est l'œuvre d'un David Gilmour qui n'aura jamais été aussi éclatant sur aucun autre disque. Contrairement à The Wall ou à des centaines d'autres albums concept, le fameux concept ne prend ici jamais le pas sur la musique. Il n'est là que pour l'enrichir et non la réduire à néant. L'album est organisé comme La Ferme de George Orwell, chaque titre étant celui d'un animal. Ce contraste entre une apparente simplicité enfantine et une complexité torturé contribue sans doute à la puissance et à la singularité incroyable de ce disque. Le chant de Waters qui se mue souvent en hurlements plaintifs ou violents, crus, mais toujours justes se pose sur des compositions longues, changeantes et complexes dont les accalmies ne sont jamais des temps morts. L'accroche est inévitable même si un certain nombre d'écoutes sera toujours nécessaire pour pouvoir cerner un tel accomplissement.

C'est donc sans surprise que le Religionnaire proclame Animals comme le plus grand album de Pink Floyd.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Envie d'un trip orwellien ?, 10 janvier 2012
Par 
Jlenjo (toulouse, france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Discovery Edition) (CD)
Animals est sans conteste le mal aimé de la discographie Pink Floydienne. Il serait conseillé uniquement aux fans hard-core du groupe ce qui n'est pas mon cas. Faut dire qu'après un dard side et un wich your where here aux facéties plutôt commerciales que je ne goûtais que d'un oreille, Animals, qui réveillait mon intérêt pour ce groupe, plongeait l'auditeur dans une sorte de contre pied éprouvant et laissait ce dernier perplexe, mal à l'aise, hébété, sonné.
Trois titres uniquement si l'on excepte les 2 ballades folkeuses (très agréables et un brin désabusées) qui n'existent que pour le concept développé ici en rapport direct avec les animaux de la ferme à George Orwell. Concept album donc, résolument tourné rock progressif en pleine période punk entre autre, avec l'émergence de groupe tels que Stranglers et d'autres déjà établi tels que les Clash, et, difficulté supplémentaire, l'impossibilité de passer un single à la radio, pour cause d'absence de tubes à la "Monney" et de plages s'étalant chacune sur plus de 10 minutes.
Petite appartée : la pochette est assez géniale et reflète bien l'atmosphère angoissante de la musique. L'usine qu'on y voit est la même que dans la pochette interne de Quadrophenia des Who.
Le concept pour résumer : la classe dominante (les cochons), la petite bourgeoisie et la classe active et dépressive enclins aux remords et à la culpabilité (les chiens) et les autres, le peuple "normal", ceux qui suivent sans trop se poser de questions : les dominés.
Tout commence avec "Dogs" qui va durer pas loin de 20 minutes avec un Gilmour en super forme - épatant d'inventivité, passant de l'acoustique avec des accords complexes à l'électricité d'une Télécaster au détriment de sa Strat habituelle - extirpe là les plus belles notes de toute sa carrière. Jamais il n'a joué aussi bien. L'ambiance est oppressante et puissante. Les dégâts collatéraux se font sentir, on en ressort prostré, terrassé.
Puis, c'est au tour des cochons de rentrer en scène : "pigs". Là encore, pas question de s'ennuyer une seconde, c'est épatant de bout en bout avec des textes qui ne se privent pas de fustiger la morale britannique. Les piggies de Harisson faisait plutôt dans l'ironie primesautière, bien que méchante, Pigs décoche ses rifs hargneux sur fond de vocoder et de longs soli de guitare blues. Gilmour tient bien l'auge, les cochons grognent, ça découpe du bourgeois à plein glands.
L'essentiel de l'album, s'il a été pensé par Waters, repose presque entièrement sur Gilmour, wright n'ayant qu'un rôle subalterne. Jamais Gilmour ne s'était autant exprimé ; pour ceux qui aiment la guitare, c'est superbement talentueux (du moins dans le genre)
Le dernier titre est une réflexion sur la classe des dominés : sheep. Certainement des trois, le morceau le moins bien ficelé et le plus simpliste (à ce niveau ça reste quand même top) mais c'est encore Gilmour qui sauve la mise de ses soli infernaux. Ça s'écoute sans problème, mais les deux premiers sont une telle claque que ces moutons tout en étant de bêêêlle facture n'ont pas l'éclat de leurs oppresseurs. La fin de sheep s'achève sur une longue série d'accords un peu répétitifs typiquement floydiens.
35 ans après, est-ce que cette musique a toujours une signification ? D'un certain côté, c'est plus que jamais d'actualité. Sur le plan musical on peut toujours se poser la question s'il s'agit d'art ou de turpitudes blufantes de garçons mal élevés. Dans les deux cas, ça reste génial de toute façon et je crois qu'on peut prendre un réel plaisir à écouter cet Animals un des albums les plus atypiques de toute une époque.
Je ne comprends pas Gilmour qui juge Animals très sévèrement. Fausse modestie ? Souvenir des relations pesantes au sein du groupe particulièrement entre lui et Waters ? Je pencherai pour cette explication. De fait Animals n'a été que rarement joué en public. C'est sans doute bien dommage car jamais le génie de Waters ne s'est exprimé de façon aussi pertinente. The Wall malgré quelques superbes fulgurances n'est pas de ce niveau. Waters a eu l'intelligence de confier arrangements et harmonisations à Gilmour qui s'est acquitté de la tâche avec une maîtrise irréprochable. C'est lui qui se taille la part du lion en bon exécuteur des 4 volontés de Waters.
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15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'album le mieux construit des Floyd, 20 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (CD)
Album sombre et agressif, Animals est loin de son prédecesseur Wish You Were Here. Inspiré par Georges Orwell, c'est une fable cynique contre l'hypocrisie. L'humanité est divisée en trois groupes qui donnent leur titre aux morceaux : "Pigs" (les cochons baignent dans la luxure), "Dogs" (les chiens cherchent le profit), "Sheep" (les moutons suivent docilement). Du Waters dans le texte. La musique très rock montre un David Gilmour imposant ses riffs de guitare. Tous les morceaux sont excellents et forment un album réussi. Aussi indispensable que Atom Heart Mother ou The Wall.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une vraie tête de cochon., 12 janvier 2012
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Discovery Edition) (CD)
Animals (1977) est sombre, puissant et parfois violent. Il reflète parfaitement l'atmosphère dépressive, pessimiste, triste à mourir qui sied à cette époque et à cette société qui l'occupe et qu'il prend pour cible avec froideur et virulence. Il est la meilleure réponse aux punks et skins qui ont dans le collimateur ces dinosaures des sixties/seventies lesquels, pour ceux-ci, appartiennent désormais au passé. Les partisans du No Future haïssent plus particulièrement Pink Floyd. Waters, qui ne prend pas la voie hiérarchique pour dire ce qu'il a sur la panse, se charge de recadrer tout ce joli monde. A sa manière, en contre-attaquant avec des chansons qui n'ont jamais été aussi mordantes, haineuses et furieuses. Il n'a pas besoin des autres pour régler ses comptes. Waters exerce alors une telle domination sur Gilmour, Wright et Mason, que ces derniers en sont réduits à un rôle de comparses, étant quasiment écartés du processus de conception d'Animals. La pochette, c'est Waters. L'idée du concept s'appuyant sur la Ferme Des Animaux de George Orwell, relatant un soulèvement communiste fomenté par des animaux et écornant au passage l'idéologie capitaliste, c'est Waters. L'écriture (sauf Dogs écrit par Gilmour), c'est Waters. Rien ni personne ne peut changer quoi que ce soit, Waters n'étant pas du genre à s'en laisser compter. Wright dira même, plus tard, n'avoir pas cherché à y contribuer de quelque manière que ce soit, se contentant d'assurer dans les règles son écot instrumental. Pink Floyd est devenu le terrain d'expression du bassiste, le territoire pour y développer sa vision sombre et glaciale des choses. Et on ne peut pas lui donner tort, tant Animals est une réussite. En coulisses, lentement mais sûrement, son ego surdimensionné commence à lasser et les tensions se font jour. Mais il reste la musique et Animals est une très grande performance. Concept-album prenant appui sur 5 titres seulement, Animals gravite autour de Dogs, Pigs et Sheep (Wright fait bien le travail en introduisant merveilleusement le morceau), agrémentés de deux moitiés de Pigs On The Wing, qui ouvre et qui clôture le disque. Dogs est la pièce maîtresse de l'album et est certainement le seul titre à faire valoir ici une implication à peu près collective du Floyd. D'où sa force. Quatre têtes valant mieux qu'une, le Floyd n'a jamais été aussi costaud et inspiré que quand ils font aeuvre commune. C'est le cas pour Dogs (17 minutes) et ce sera la dernière fois. Sheep, au final dantesque et aux riffs de guitare énormes, est l'autre poutre porteuse du répertoire d'Animals. Dogs et Sheep sont deux titres qui ont été abandonnés dans un premier temps, retravaillés dans une deuxième phase, pour retrouver une seconde jeunesse. Elles sont identifiables sous les appellations de Gotta Be Crazy pour Dogs et de Raving And Drooling en ce qui concerne Sheep. Pigs, troisième élément mastoc du disque, en dépit du chant de Waters et d'un énergique final au couteau de Gilmour, ne tient pas toutes les promesses entrevues dès ses premières notes. Prises en sandwich entre les deux phases de Pigs On The Wing, qui ne sont autres qu'un doux message d'amour de Waters à sa femme Carolyne, Dogs, Pigs et Sheep, au son volontairement durci, traduisent parfaitement la morosité ambiante de cette période de troubles sociaux et de violence. Dans son ensemble, la riposte cinglante de Waters touche sa cible. Par ce disque, le has-been (ou dinosaure) montré du doigt par la génération No Future prouve, si besoin est, qu'il en a encore dans la culotte. La presse, la première à mener la fronde pour mettre au placard ces groupes de rock des années 70 et de rock progressif, lui réserve un excellent accueil. Deux mots sur la pochette, bien plus croustillante en vinyle qu'en CD, soit-dit-en-passant : les bâtiments qui y figurent sont ceux de l'usine électrique de Londres (Battersea) qui servit de cadre également au Quadrophenia des Who, et le célèbre cochon gonflable planant entre les deux cheminées est allemand (construit dans les usines de Ballon Fabrik, créateur du Zeppelin) et s'appelle Algie (PLO54).
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un "animals" doué de raison, 2 mars 2007
Par 
S. Jean-luc "I like the rock" (namur, belgique Belgique) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (CD)
Voilà un album de Pink-Floyd, dans lequel, Waters et ses potes, s'ouvrent vers le monde qui les entoure. Les paroles sont prémonitoires de ce qu'est devenue la société aujourd'hui. Cela fait froid dans le dos de reconnaitre la justesse de "Dogs" et de "Sheep". Vraiment un bon album dans lequel il n'y a aucun temps mort ou de morceau plus faible. Parfait au niveau de la production,il nous prend les tripes et ne nous lache plus jusqu'à la fin de "Pigs on the wings".
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5.0 étoiles sur 5 Un album majeur et charnière., 26 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Album vinyle)
Sorti en pleine vague Punk cet album a toujours souffert de la comparaison avec ses deux illustres prédécesseurs (Wish you were here et The Darkside of the moon).
Pourtant, il devrait être classé parmi les meilleurs du groupe. Waters prend définitivement les commandes. Et le groupe a rarement aussi bien joué. Ecoutez par exemple l'intro rhodes de Rick Wright et les parties de guitares rythmiques de Guilmour sur ce qui est selon moi la pièce maîtresse de l'album, le titre "Sheep".
Et accessoirement, c'est peut-être tout simplement l'un des plus belles pochettes de l'histoire du rock.
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17 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A (re)découvrir, 13 juillet 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (CD)
"Animals" est un album mineur de la discographie floydienne, nous a-t'on répeté. Quelle erreur ! Disque charnière entre l'époque planante du groupe ("Wish You Were Here") et le désespoir de "The Wall", il regroupe le meilleur de ces deux périodes. Les textes sont durs, cyniques ; la production est parfaite, innovante comme jamais, sans tomber dans le pompeux (défaut, hélas !, de "The Wall"). Encadré par une intro/conclusion toute simple à la guitare, voici trois morceaux étranges, trois ambiances différentes, trois chefs-d'oeuvres ! Ecoutez, sur "Dog", la voix de Waters qui lentement se transforme en un hurlement canin... Peut-être le dernier grand album du Floyd.
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