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24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Peut-être le meilleur Messie, en tout cas le plus conforme aux intentions dramatiques de Haendel, 4 janvier 2012
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Le Messie (CD)
Voilà un retour au catalogue fort bienvenu que propose Universal/Archiv dans cette collection Duo. Une reparution d'autant plus réjouissante que, pour un prix minimal, ce double CD comprend le livret complet de l'œuvre et un commentaire de Paul McCreesh !

Lorsqu'elle est parue en 1996, cette version a séduit la critique et convaincu bien des mélomanes. Non pour sa beauté orchestrale et vocale, et pour cela il faut plutôt se tourner vers Gardiner ou Pinnock du moins si l'on se limite aux versions sur instruments anciens. Cela ne signifie pas que McCreesh ne dispose pas de bons musiciens et de belles voix, bien au contraire ses Gabrieli Consort & Players ont rarement été aussi en forme, et sonnent avec dynamisme, couleur, le chœur faisant preuve, par ailleurs, d'immenses qualités d'articulation et d'éloquence, qui laissent supposer un impressionnant travail de fond. Le plateau vocal, lui, est d'une très grande valeur, notamment Dorothea Röschmann, Susan Gritton (plus fragile mais ses airs peuvent le justifier), Bernarda Fink (qui remplace avantageusement à mon sens les voix d'homme que l'on peut trouver chez les concurrents), ou encore Neal Davies, basse dynamique, plein de joie, et très convaincant. Seul Charles Daniels (ténor) dépare un peu dans cet ensemble.

Ce qui rend cette version unique et à mon sens indispensable, c'est surtout que, contrairement à Gardiner ou Pinnock, McCreesh redonne à ce Messie du SENS, le texte n'est pas ici déclamé avec une innocence un peu passive, voire bigote, mais véritablement interprété, souligné, dramatisé. Car certains semblent oublier que le Messie est bien un oratorio, c'est à dire une œuvre dramatique, une « représentation » malgré l'abstraction résultant de l'absence de mise en scène. Et McCreesh pousse à fond la dramaturgie, en poussant au maximum les contrastes, notamment les récitatifs parfois très alanguis et contemplatifs (formidables moments de grâce réservés, par exemple, par « He was despised ») tandis que certains airs et (plus encore) chœurs sont pris à un train d'enfer qui rendent la joie exprimée par la partition un peu plus tangible et même jubilatoire (écoutez « All we like sheep » si vous doutez !). De fait, Pinnock, Gardiner, ou même Harnoncourt, Hogwood ou Christie (cette dernière version étant trop rarement citée malgré d'excellents chanteurs, en particulier Mark Padmore) auront du mal à vous passionner quand vous connaîtrez la version McCreesh.
Si vous aimez les autres versions citées, vous avez alors peut-être peur d'être désarçonné, mais rassurez-vous : les qualités instrumentales et vocales (au risque de me répéter) ici présentes sauront vous convaincre, et même dans l'extrême tout cela reste réalisé avec un goût parfait, loin des tentatives manquées de René Jacobs et plus encore de Marc Minkowski, qui gâche un peu ses intentions en confondant dynamisme et brutalité, dramaturgie et caricature.

J'ajouterais d'ailleurs que McCreesh permettra aussi à ceux qui ont toujours eu l'impression que le Messie est une œuvre ennuyeuse et fade de certainement changer d'avis !

En résumé, si vous aimez le Messie, achetez McCreesh, si vous n'aimez pas le Messie, achetez McCreesh, si vous ne connaissez pas le Messie, achetez McCreesh !
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un "Messie" enlevé, contrasté et théâtral -mais rigoureux, 22 avril 2012
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Le Messie (CD)
Paul McCreesh a conquis sa notoriété discographique par d'époustouflantes reconstitutions liturgiques en grand apparat, consacrées à des messes salzbourgeoises ou vénitiennes.
Dans le livret de cet album, il nous résume sa conception du "Messie" : « j'ai toujours aimé en Haendel le compositeur de théâtre. Je souhaitais que ce "Messie" fût profondément moderne, [en essayant] d'englober les strates riches et symboliques qui se sont accumulées à chaque nouvelle génération » d'interprète.
Le chef anglais rend hommage au « militantisme maladroit des premières exécutions sur instruments d'époque » mais ne renie pas la musicalité et le sincère engagement spirituel des approches symphoniques léguées par la tradition britannique, telles celle de Malcolm Sargent après-guerre.
Voilà peut-être pourquoi, comme l'explique le magazine Diapason de décembre 2009 dans son dossier consacré à l'oeuvre (page 78), McCreesh réussit un équilibre parfait : « une version de synthèse où un orchestre virtuose et un choeur de premier ordre, sous une baguette jamais égarée, accompagnent quelques gosiers précieux ».

Parmi la douzaine de moutures que connut cet Oratorio entre 1741 et 1754, cet enregistrement de décembre 1996 ici réédité suit celle du Foundling Hospital. Tout en se référant aussi à la partition autographe (British Library RM20.f.2) et au conducting score d'Oxford. Un pertinent regard critique sur les sources a ainsi appelé quelques aménagements : transposition en sol mineur du "But who may abide", rétablissement de la troisième partie de violons pour la Pifa de la crèche...

L'interprétation s'engage résolument dans la voie du théâtre sacré et brille par sa vibrante animation, sculptée avec la force du bas-relief.
Incluant bassons et hautbois pour la basse continue, l'orchestre se distingue par sa cohésion, sa netteté, ses couleurs acidulées, et ne fléchit jamais face à des tempi dans l'ensemble très vifs voire parfois échevelés : "He trusted in God", "Let us break their bonds asunder". L'oeuvre entière se resserre en 2h12 sans toutefois compromettre la lisibilité, d'une exemplaire rigueur. L'articulation claire, légère voire décantée des Gabrieli Players souligne l'impact du texte biblique.
Pour autant, les moments d'émotion ne sont pas sacrifiés : le Largo du "He was despised" chanté par Bernarda Fink ose même une certaine lenteur qui contraste avec l'épisode central évoquant la flagellation du Christ. Sa mort ("He was cut off", "But thou didst not leave His soul in hell") est traduite avec sobriété.
Le Gabrieli Consort s'avère aussi précis que juste : alacre et pétillant pour le "For unto us a Child is born" ou le "All we like sheep". Les fugatos impressionnent par leur discipline polyphonique incroyablement maîtrisée.

Le plateau vocal convoque une jeune équipe prête à en découdre, qui ne recule devant aucune sollicitation dramatique. Le ton et la vigueur adoptés pour les récitatifs évitent toute chute de tension et maintiennent la progression en alerte.
Charles Daniels m'a conquis dès son "Comfort ye my people", son "Ev'ry valley shall be exalted", tant sa voix fraîche respire une simplicité de bon aloi.
Les vocalises de Neal Davies font frémir dans le "Thus saith the Lord of Hosts". Son "Trumpet shall sound" a le bon goût de ne pas verser dans l'histrionisme. L'intelligence de son timbre explore les ténèbres ("The people that walked in darkness") avec une remarquable acuité. Et son "Why do the nations" laisse pantois d'abattage !
Les parties de soprano sont distribuées à deux cantatrices. Dorothea Röschmann marque le "Rejoice greatly" par son agilité vocale. Mais on remarque surtout les prouesses de Susan Gritton : son émouvant "I know that my redeemer liveth", d'une diaphane pureté ; l'ardeur fébrile de son prestissimo « He is like a refiner's fire », suivi par le divin envol de son « When He appeareth » (mesure 115, 2'32).

Le tableau de la Nativité est recréé avec toute sa candide jovialité : observez le travail sur la couleur que tissent les cordes anglaises dans la Pifa, pour la faire vaiment entendre comme une naïve musette. Admirez le climat d'impatience et d'exaltation qui domine le "Glory to God".
Après la crucifixion, McCreesh dépeint l'Ascension, la Pentecôte, la Résurrection dans un élan d'exaltation croissante qui affirme la suprématie divine du Roi de gloire, jusqu'au célèbre Hallelujah enlevé avec un triomphant panache -une audacieuse partie de cors y est rétablie.

Parmi les meilleures versions baroques, on n'oubliera pas la révélation de Gardiner avec son émérite Monteverdi Choir (1982), ni la solidité granitique, ancien-testamentaire, de Trevor Pinnock (1988).
Le présent témoignage de McCreesh rejoint les créations les plus marquantes gravées ces trente dernières années et peut même se conseiller prioritairement pour une première approche -d'autant que la reparution dans une telle collection économique s'avère aussi inespérée qu'avantageuse.
Le livret inclut la citation des paroles bibliques, en Anglais non traduit.
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5.0 étoiles sur 5 Belle interprétation, ça compte!, 26 juin 2014
Par 
lilanreader (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Le Messie (CD)
Ecouter la Messie de Haëndel demande une très bonne interprétation, qui comprend sa composition. Je l'ai trouvé ici comme je voulais.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un Messie baroque Grand Cru, 24 décembre 2013
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Le Messie (CD)
En 1997, la parution de ce Messie par McCreesh est un choc à une époque où l'œuvre a été gravée par presque tous les ensembles baroques. Le musicien a retenu l'édition avec harmonie de 1754. L'effectif est réduit mais sans maigreur (25 choristes et 35 instrumentistes). Par ailleurs, comme prévu par Haendel, McCreesh recourt à deux sopranos.

Bien que la durée de l'ouverture (plage 1) soit très similaire à celle de la version Marriner des années 70, à l'énergie des prophètes, McCreesh oppose une mélodie plus priante, plus recueillie, avec des cordes d'une limpidité sidérante, des aigus sublimes. C'est tout à fait pertinent comme ambiance. N'oublions pas que la nativité et l'espoir de la résurrection par la rédemption sont au centre de l'ouvrage, et donc justifient une ouverture ou alternent la méditation et la joie.

Charles Daniels campe un prophète bon enfant, la prophétie exprime une chance de rachat donnée avec bonté. Le timbre du ténor et son élocution sont parfaits, le récitatif très convaincant (plage 2). L'air "Every Valley…" (plage 3) est chanté avec assurance mais sans ostentation. Ça sera le style général de cette interprétation : une retenue qui souligne une histoire de confiance entre le divin et le terrestre, plus qu'un récit biblique sévère. Le premier chœur (plage 4) permet, outre la beauté des voix, d'entendre la petite harmonie ajouté par Haendel. Attention, l'idée est d'ajouter des couleurs à l'orchestre, en aucun cas de donner un rôle solistes aux instruments à vent, ce qui nuirait à la priorité donnée à "la parole", l'orgue est ici aussi bien audible.
Neal Davis est une basse particulièrement motivé. Le chant est accentué, les vocalises très marquées mais sans ornementations. Neal Davis nous parlent bien des armées célestes, vingt Dieu !
Les deux sopranos Dorothea Röschmann et Susan Gritton sont au diapason de leurs complices pour exprimer les affres de la crainte (plage 6 pour Susan), la jubilation presque enfantine, avec une souplesse lyrique remarquable (plage 16 pour Dorothea). La contralto Bernarda Fink est un tout petit point faible de ce disque. La voix est légère et manque de délié. Pourtant il n'y a aucune faute de goût. Dans l'air avec chœur (plage 9), l'allégresse est singulièrement absente. C'est très sensible par rapport au phrasé enthousiaste de Neal Davis.

Ah, au fait… l'Alléluia… Enfin ce que l'on attend d'un chant de réjouissance. Un Chœur qui ne hurle pas à gorge déployée, les diverses voix sont bien distinctes. Les chanteurs ne couvrent pas la mélodie primesautière des instruments. C'est un bel ensemble aéré et sans emphase.

Extrait de l'article paru dans le Deblocnot' (voir profil)
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Belle réalisation, 11 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Le Messie (CD)
Quand je pense à cette aeuvre, j'ai le souvenir des légendaires versions de sir Adrian Boult avec Joan Sutherland, et celle aussi de Colin Davis sans parler de celle, honteusement réorchestrée , de Sir Thomas Beecham mais qui nous offre la merveilleuse et inoubliable présence de Jon Vickers. C'est que nos amis britanniques sont vraiment ici dans leur élément. Le Chef d'aeuvre de Haendel est leur partition fétiche, emblématique même. Un aeuvre indissociable de leur histoire, de leurs racines et je dirai même reflet parfait de leur empire déchu et de leur grandeur passée. Mais il y a ici de beaux restes. Le présent enregistrement dirigé par Paul Mac Creesh ne fait pas exception à la règle. Nos britanniques maitrisent plus que jamais leurs fondamentaux. Les mouvements sont vifs et enlevés, l'orchestre baroqueux mais sans excès, les chaeurs vraiment parfaits. Et cet enregistrement mériterait 5 étoiles s'il n'y avait un bemol, de taille même car il s'agirait plutôt d'un double bémol : les solistes. Les voix feminines surtout sont inadaptées, grêles, laides. Le ténor et surtout la basse, de bon niveau, ne suffisant pas à racheter cette faiblesse décidemment dirimante. Ah ! cette version , ce chef, cet orchestre et ces chaeurs mais avec Vickers , Sutherland et Bumbry ! Il n'est pas interdit de rêver.
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe, 14 avril 2012
Par 
M. FIEVET (Dinard, France) - Voir tous mes commentaires
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Une interprétation vraiment enthousiasmante. Il y a une vie, une intensité, une densité extraordinaire. Ayant une douzaine d'interprétations, celle-ci m'a beaucoup émue, détrônant celle de Trevor Pinnock que je préférais jusqu'alors. La qualité de la prise de son est de plus remarquable; le chef insuffle une respiration tout au long de cette œuvre, chœur et instrumentistes sont remarquables, et les solistes très bons. Une version à acquérir les yeux fermés.
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Haendel : Le Messie
Haendel : Le Messie de Neal Davies (CD - 2012)
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