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c'est avant un film qui souligne le génie interprétatif de la diva du peuple Ana Magnani QUI EST la Maddalena du film : une mère romaine dévouée, truculente et tragi-comique, qui fait absolument tout pour que sa petite fille Maria obtienne le rôle -entant qu'héroïne- dans une grosse production cinématographique des studios de Cinecittà ; mais c'est aussi une critique sardonique du monde faussement édénique du cinéma en montrant l'hypocrisie, la fausseté et la manipulation de ceux qui y travaillent ; film de 1952 dans un noir et blanc très contrasté -véritables tableaux entre le clair-obscur et l'expressionnisme- où tout est vraie -on est au début du néo-réalisme italien- où la Magnani dans une logorrhée presque continuelle nous bouleverse, nous fait rire et nous attendrit, où les petite-gens de Rome sont parties intégrantes de ce récit vériste -les scènes dans l'immeuble de Maddalena avec les voisines et leurs criailleries (véritable poulailler humain), celles entre les mères qui font concourir leurs fillettes pour le rôle, celles d'une restaurant avec terrasse sur le Tibre...- ; bref un film un peu oublié où Visconti se révèle déjà comme un des maitres incontesté du septième art.
PS version originale italienne sous-titrée en anglais
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le 6 mars 2016
Cette exclamation d'un des protagonistes résume bien le propos critique du réalisateur. Il s'agit en effet d'un film de cinéma sur le cinéma, un film néoréaliste qui prend déjà ses distances avec cette école née vers 1942 ("Ossessione" du même Luchino Visconti), affirmée spectaculairement dès 45-46 ("Rome, ville ouverte" et "Paisa" de R.Rossellini, "Sciuscia" de V.de Sica) avant "Le voleur de bicyclette" en 48, chef d'oeuvre du genre. Un style qui se développera et s'imposera pendant une petite dizaine d'années sous des modalités diverses et variées.
Le scénario de "Bellissima" est signé C.Zavattini (complice habituel de de Sica), Francesco Rosi (futur réalisateur, ici assistant également) et la remarquable Suso Cecchi d'Amico, rare femme à exceller cinquante ans durant dans l'écriture de films, qui restera la collaboratrice fidèle de Visconti jusqu'à la fin.
Dans ce "Bellissima", mélodrame prolétaire, le cinéma est partout, en abyme, et jusqu'au fond du jardin du taudis qu'habite la famille romaine.
Devant la caméra, un homme aussi plus habitué à se tenir derrière : Alessandro Blasetti, grand réalisateur d'avant et d'après guerre, jouant ici son propre personnage (comme dans "Une vie difficile" de D.Risi en 1961) de démiurge ambigu (ses apparitions sont ironiquement accompagnées du thème du charlatan tiré de "L'Elixir d'amour", opéra de Donizetti).
Un film très bien tourné, avec de nombreux jeux de miroir, une superbe profondeur de champ, de beaux panoramiques et d'heureux plans séquence. Cinéma comme miroir aux alouettes? L'héroïne se coiffe devant sa glace : "si je faisais semblant d'être une autre, moi aussi je pourrais faire la comédienne". Plus loin, à sa fille qui bégaie et zozote : "pas d'accent romain si tu veux faire l'actrice"! Belle autodérision de la part d'une fille de la Louve qui incarne à jamais l'archétype de la "belle Romaine" (elle est fraîche, elle est fraîche...)!
Une Anna Magnani plus impériale que jamais portant le film sur ses épaules d'appétissante matrone. Elle est presque de tous les plans et n'interrompt quasiment jamais son bagout. Naïve un peu, superstitieuse beaucoup, volontaire, obstinée, forte, digne, honnête : Anna en "mamma romana", quel abattage ! Le film aurait beaucoup perdu sans elle. Dix ans plus tard elle sera "Mamma Roma" pour Pasolini, apothéose de sa carrière de tragédienne plébéienne.
Ce film montre les coulisses du royaume des rêves : mensonges à gogo et piston à tous les étages. La jeune monteuse incarne la désillusion, tout comme l'actrice de doublage dans "Le boulevard de l'espérance" ("Il viale della speranza", joli film de D.Risi ,1953) personnifiait l'injustice et la cruauté de ce monde des apparences...
Reste une petite fille timide, reflet des frustrations de sa maman et jouet entre les mains des adultes. Une poupée qui pleure et pleure. Le dernier plan la montre qui dort, enfin tranquille. Fin heureuse? Digne, en tout cas.
Visconti nous montre un autre film inséré dans le sien, américain et de grands espaces : c'est la "Rivière rouge" du prolifique et protéiforme H.Hawks, beau morceau de bravoure (1948) . Enfin la Magnani enamourée prononce rêveusement le nom de Burt ("Bourte") Lancaster, acrobate de cirque et acteur de western, dont personne ne sait encore qu'il campera un inoubliable prince sicilien dans "Le guépard" (1963), chef d'oeuvre de Visconti.
Il était donc une fois une Italie sans télévision , une Italie d'avant Berlusconi, qui rêvait de grand écran. Cinecittà comme voie d'ascension sociale, longtemps avant la téléréalité-mirage aux alouettes, avant le "Grande Fratello" (= Big Brother), ce "Loft Story" à l'italienne si bien dépeint dans le beau "Reality" de M.Garrone, tragicomédie napolitaine, sortie en 2012, avec un acteur amateur et vrai taulard du nom d'Aniello Arena...
Dans la même tonalité et à la même époque, un autre grand réalisateur va lui aussi s'affranchir du néoréalisme qu'il aura préalablement puissamment contribué à servir, comme scénariste puis assistant : Federico Fellini, auteur (avec M.Antonioni comme co-scénariste) de "Courrier du coeur"("Lo sceicco bianco", 1952) avec Alberto Sordi en vedette. Bien plus tard, c'est Risi qui reprendra le thème de l'enfance volée/violée avec le sketch (atroce, ignoble, bestial) "Pornodiva" dans "Les nouveaux monstres" (1977, coréalisé avec Monicelli et Scola).
NB : édition DVD avec son et image de qualité malgré une image rétrécie sur les bords. Pas de bonus, hélas! Un portrait de la Magnani eût été le bienvenu, par exemple.
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le 2 septembre 2011
Un des premiers Visconti,dans la période néoréaliste de l'après guerre.Du grand cinéma italien comme je l'aime avec la trés grande Anna MAGNANI qui rit et qui pleure, véritable mamma italienne populaire et jamais vulgaire et toujours belle et émouvante de simplicité. De la tragédie antique.
Tout le grand cinéma italien est dans ce film pour entourer Visconti:on note dans le générique les participations de Blasetti,Rosi,Zeffirelli,Zavattini sans oublier la fidéle Suso Cecchi D'Amico qui collabora souvent et avec beaucoup de bonheur avec Visconti.
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Mère courage, la Magnani rêve de transformer sa petite fille en star de Cinecitta : elle ira au devant de bien des déconvenues.Incroyable film qui donne au spectateur l'impression d'être moins un film de Visconti (on dirait plutôt un des premiers essais de Fellini, dans le style du Cheik blanc) qu'un film d'Anna Magnani car acteur/actrice aura-t-il jamais autant habité son rôle et pulvérisé l'écran ? Il est difficile d'expliquer la variété des effets et d'exprimer la démesure de de l'interprétation de la Lupa, actrice géniale qui incarne une ville et un pays à ce moment délicat de leur histoire. Elle rira et elle pleurera, elle se moquera et sera moquée, elle suppliera et elle exigera et ce sera, cent minutes durant, un ouragan, un typhon, un maëlström qui restent en mémoire de manière indélébile.
Sur le plan cinéphilique, c'est aussi, avec le Miracle à Milan de De Sica qui lui est contemporain, le premier classique de la comédie italienne, cet étonnant et inédit mélange de comique, de satire sociale et des moeurs et d'empathie pour le peuple et ses combats. Le secret de la comédie italienne a été perdu mais sera peut-être un jour retrouvé ; retrouvera-t-on un jour une comédienne de la trempe de Magnani ? C'est moins sûr.
Ne ratez pas ce moment génial de l'histoire du cinéma qui est le pinacle de la carrière de la grande Anna.
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le 1 novembre 2012
Le film en lui-même vaut bien sûr le détour, la n'est pas la question, mais comme il s'agit d'une version originale en italien, à moins de posséder la langue, il faut bien avoir recours aux sous-titres français, et c'est là le véritable désagrément de cette édition. Car au lieu de disparaître une fois lu, le sous-titre demeure à l'écran, jusqu'au dialogue suivant, et lorsque celui-ci se fait attendre (quand l'action du film l'impose), le sous-titre s'entête à occulter le tiers inférieur de l'image de manière totalement inutile et désagréablement envahissante. Un défaut incompréhensible et regrettable pour une édition de Films sans Frontières datant de 2011.
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