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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tradition et modernité, 24 octobre 2011
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Intégrale des Quatuors à cordes (Coffret 7 CD) (CD)
Formation fondée à l'origine par quatre étudiants à Lübeck (en 1989), les Artémis démarrent réellement leur carrière internationale à partir de 1999, à la Philharmonie de Berlin, sous la bénédiction des Berg (sous le parrainage desquels ils viennent de passer plus d'une année de perfectionnement), mais aussi des Emerson et des Juilliard. En 2007 le quatuor sera en outre renouvelé de moitié : Gregor Sigl et Friedemann Weigle remplacent Heime Müller et Volker Jacobsen. Mais avec la continuité imprimée par les fondateurs Natalia Prishepenko et Eckart Runge, la formation parviendra à garder toute son identité et son empreinte sonore.

C'est à partir de 2005 que le Quatuor Artémis s'attele à l'enregistrement du saint monument du répertoire : le cycle des quatuors à cordes de Beethoven. Chacune de ces parutions Virgin (ou re-parutions, car quelques quatuors avaient déjà été édités auparavant sous un label défunt depuis) reçoit un accueil élogieux, tant dans le monde professionnel que mélomane. Aujourd'hui, le périple s'achève avec ce coffret intégrale, qui s'inscrit dans la foulée de leur grande tournée mondiale où la formation donne le cycle complet dans des concerts marathons de six soirées.

Tout au long de ce voyage beethovénien, on retrouve les mêmes caractéristiques de la formation berlinoise : une grande technicité pétrie de rigueur, un sens remarquable de l'architecture et des phrasés, une maîtrise qui confère à l'aisance, une tension permanente née d'une musicalité étrésillonnée d'énergie vitale, un dynamisme à la fois souple, généreux et passionné. Un Beethoven analytique mais intense, perclu d'urgence et d'invention, le tout dans une unité constitutive des quatre archets et un équilibre qui tend à la perfection.

Manifestement les Artémis ont su tirer un enseignement salutaire de leurs mentors viennois; mais ils ont également eu l'intelligence de ne pas chercher à le reproduire. Ils contruisent et revendiquent ainsi une école berlinoise, s'appuyant sur les traditions viennoises pour mieux se tourner vers la modernité. Une formation profondément enracinée à la capitale allemande, dont elle revendique le caractère moderne et multiculturel qui l'inscrit comme une grande ville de son temps.

Signalons que les quatuors sont ici groupés différemment que dans l'édition simple (de manière plus chronologique, contrairement aussi à leurs programmes de concerts où ils mêlaient allègrement les quatuors des trois périodes). En complément des 16 quatuors, on trouvera avec plaisir la plus rare transcription (réalisée par le compositeur) de la sonate pour piano n°9 op. 14 nº 1 (comme ils aimaient à l'inclure durant leur tournée mondiale).

Une intégrale d'une grande homogénéité et d'une grande force, dans une prise de son globalement excellente. Cette interprétation des quatuors de Beethoven s'inscrit donc tout en haut des enregistrements à recommander dans ce répertoire, en porte-drapeaux des interprêtes de ce XXIème siècle (avec l'autre référence de la décennie : les Prazak).

Pour reprendre une phrase récurrente d'Eckart Runge dans les interviews liés à leur tournée, "une interprétation se doit toujours d'être le reflet de son époque", et à propos de la musique de Beethoven : "C'est un dialogue parfait entre la tradition et la modernité, le raffinement intellectuel et l'émotion brute."

Dont acte.

PS : Une note tout de même pour fustiger l'éditeur : ce coffret Artémis comporte bien entendu le Quatuor n°10 op.74 ; mais celui-ci n'est jamais paru en disque séparé ! Cela signifie que ceux qui ont acquis patiemment chaque album depuis six ans sont maintenant obligés d'acheter le coffret pour compléter leur intégrale avec l'opus manquant. Voilà un procédé commercial qui ne mérite que deux adjectifs : pitoyable et scandaleux. Messieurs les éditeurs, les mélomanes ne vous disent pas forcément merci...
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Remarquable, 30 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Intégrale des Quatuors à cordes (Coffret 7 CD) (CD)
Très belle interprétation du cycle phare dans le genre du quatuor à corde. Je ne suis pas loin de penser que les Artemis égalent, voire dépassent les Berg : il y a peut-être un équilibre, une vision globale mieux assumée, et une prise de son plus homogène que chez les viennois. Ceci dit, et puisque tout est dans ce bas monde affaire de goût, je demeure fidèle aux Amadéus (certes irréguliers, mais avec lesquels il se passe toujours quelque chose) et aux julliard pour leur franchise et leur prise de risque. Mais courage aux curieux, car les plus belles versions ne se trouvent pas toujours dans des intégrales : allez voir du côté des Borodine, des Smetana, du quatuor Janacek ou des Busch.
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8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 oui, réussite, 18 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Intégrale des Quatuors à cordes (Coffret 7 CD) (CD)
Après les avoir eu en CD séparés sauf un, le dernier paru, j'ai tout réécouté, donc en ordre chronologique dans ce coffret. Voilà, je confirme, une belle intégrale qui tient fort bien la route. Et, ayant probablement toutes les intégrales de ce massif de chambre beethovenien (et je ne plaisante pas, hihi, je pourrais vous en faire le listing), j'ajouterai que la plus proche de mon coeur reste, toutefois et décidément, celle des Juilliard sur CBS, dont je m'étonne que ce soit aussi celle dont les esprits éminents ne parlent pratiquement jamais... (de même que la mode fugitive du jour est de ne plus jamais faire référence, par exemple, aux Italiano...). Sic transit.
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