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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Leonhardt au meilleur de sa forme, 22 janvier 2012
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : J.-S. Bach : Suites anglaises - Partitas (CD)
Gustav Leonhardt s'est éteint ce 16 janvier 2012, à son domicile d'Amsterdam. Miné par le cancer, au bout de ses forces vives, il avait donné son dernier concert le 12 décembre 2011 à Paris, à l'âge de 83 ans, avec son cher Jean-Sébastien Bach pour signer ses dernières notes en public (la 25ème des Variations Goldberg).

Né en 1928 en Hollande dans une famille de musiciens, il a une dizaine d'années lorsqu'il découvre le clavecin; une histoire d'amour et une fascination qui seront les piliers de sa vie entière. Il n'a pas vingt ans lorsqu'il part à Bâle étudier avec Eduard Müller; trois ans plus tard il part pour Vienne où il enseigne à l'Académie de musique, tout en développant son érudition musicologique en dévorant tout les ouvrages qu'il peut sur la période baroque. En 1953 il grave ses premières Goldberg, sur un clavecin moderne; l'année suivante il enregistre un disque légendaire avec Nikolaus Harnoncourt et Alfred Deller, le mythique contre-ténor dont la rencontre va profondément influer sur son parcours musical.

En 1955, de retour aux Pays-Bas, il fonde (avec son épouse Marie) le Leonhardt-Consort, avec lequel il va contribuer activemment au renouveau de la musique baroque, commençant par explorer la musique anglaise et française (peu défendue à l'époque). Quelques années plus tard il se lance dans un pari qui semble fou : enregistrer pour la première fois l'intégrale des cantates de Bach, sur instruments anciens, avec son complice Nikolaus Harnoncourt (chez Teldec); un projet qui durera près de vingt ans (de 1967 à 1988). Parallèlement, il fonde La Petite Bande avec les frères Kuijken (en 1972, pour Deutsche Harmonia Mundi), tire de l'oubli les oeuvres du compositeur néérlandais Jan Pieterszoon Sweelinck, et comme soliste ou comme chef multiplie les enregistrements majeurs (Bach, Couperin, Rameau, Scarlatti...), s'inscrivant comme une autorité absolument incontournable en matière de musique ancienne.

A l'origine captées pour EMI et repris depuis par Virgin, nous retrouvons ici à la fois les 6 Suites Anglaises BWV.806-811 et les 6 Partitas BWV.825-830, avec un Gustav Leonhardt au meilleur de sa forme. Un Bach à la fois austère et noble, élégant et sensible, subtil et savamment articulé, qui souligne clairement le caractère dansant de ces pièces, dans une maîtrise technique vertigineuse. Réalisés respectivement en 1984 et 1986 à l'église Doopsgezinde Gemeente à Haarlem, aux Pays-Bas, ces enregistrements sont réalisés sur des clavecins méticuleusement travaillés : un instrument allemand "authentique" (en fait une réplique de Martin Skowroneck, comme on l'apprendra plus tard) pour les suites, et une réplique de William Dowd d'un instrument berlinois du début XVIIIème pour les Partitas, le tout dans une qualité sonore excellente.

Attention toutefois, Leonhardt choisit ici de jouer généralement sans les reprises, ce qui peut être assez perturbant (les menuets !) ; mais je m'en voudrais de contester les choix de cet exceptionnel érudit, et à n'en pas douter il devait avoir toutes les bonnes raisons du monde pour procéder ainsi. Cela n'enlève de toute façon rien au caractère jouissif du jeu du néérlandais, les mouvements rapides en particulier étant absolument irrésistibles.

Une version qui s'inscrit donc sans peine parmi les toutes grandes références, tant pour les suites que pour les partitas. Une aubaine à petit prix, idéale pour découvrir ou redécouvir un échantillon (parmi plus de 200 références) du leg de ce pionnier et musicien hors pair, qui a désormais rejoint ses Créateurs favoris au paradis du baroque...
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le style du Leonhardt des années 80 dans toute sa splendeur, 24 août 2012
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : J.-S. Bach : Suites anglaises - Partitas (CD)
Ce coffret est extrêmement intéréssant car il est constitué d'enregistrements des partitas et des suites anglaises dont les premières versions datent de 10 à 15 ans plus tot. A ce titre, il permet d'observer la profonde mutation du jeu de Leonhardt dans ces années 1980.

Peut-être sous l'influence de ses illustres élèves dont Bob van Asperen, Leonhardt altère son approche cosmique et spirituelle basée sur une précision chirurgicale, une concentration et une métrique impressionantes ainsi qu'un constant mouvement vers l'avant pour évoluer vers une approche plus rhétorique, sensuelle et brillante avec notamment un certain gout des retards, des ornements et une articulation plus marquée.

Dans l'ensemble je trouve les deux enregistrements réussis avec une mention spéciale pour les suites anglaises brillantes, virtuoses et rhétoriques executées sur une reconstruction du clavecin Nicolas Lefebvre de 1755 au son très brillant qui donne la clarté nécessaire au contrepoint lâche caractéristique de ces suites.

Les partitas sont également réussies, surtout la première (la plus charmeuse) qui beneficie vraiment du style plus sensuel et extraverti de Leonhardt par rapport à la première version. Pour les autres partitas, je reste un peu plus partagé entre le charme certain du phrasé en général et une moins grande fluidité et cohérence par rapport à la version précédente mais aussi par rapport aux versions de Rousset et Ross qui sont mes références.

Cela reste du très grand clavecin et constitue une pierre de plus en hommage à l'art de Gustav Leonhardt avec le coffret DHM et le coffret Sony/Seon.
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5.0 étoiles sur 5 parfait, 2 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : J.-S. Bach : Suites anglaises - Partitas (CD)
Livré dans les délais en parfait état. Tout était très bien. Que dire de plus? Tout est au mieux dans le meilleur des mondes.
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