Commentaires en ligne 


4 évaluations
5 étoiles:
 (4)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'intégrale studio de Dame Joan Sutherland : enfin !, 5 décembre 2011
Par 
méditos (Toulouse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joan Sutherland - Complete Decca Studio Recitals (Téléchargement MP3)
Un an après la disparition de Dame Joan Sutherland, voici un coffret réellement historique : l'intégrale des récitals en studio que tous les amoureux du chant auront à cœur de déposer aux côtés de quelques intégrales bien connues : indispensables Lucia, Turandot et Traviata, pour n'en citer que trois-je, je passe volontairement sur le fameux Don Giovanni de Giulini, parce qu'enregistré chez Emi...

Née à Sydney d'une famille originaire d'Ecosse, Joan Sutherland n'a peut-être pas révolutionné l'art lyrique, et encore moins défrayé la chronique. Elle ne fut donc jamais la rivale de Maria Callas, débutant pourtant en 1952 avec Clotilde dans une Norma londonienne de la future diva grecque. Pourtant, grâce à sa prodigieuse technique vocale et aux choix musicologiques que son mari et chef d'orchestre attitré, Richard Bonynge, a su lui faire admettre, Joan Sutherland n'est pas devenue la nouvelle Kirsten Flagstad dont elle rêvait - Callas n'a-t-elle pas commencé aussi par chanter Wagner ?- mais la Prima Donna Assoluta du bel canto. On écoutera ainsi avec une autre oreille -et une curiosité indulgente- le récital wagnérien de Sutherland du disque 18.

C'est donc avec Alcina et Haendel que Sutherland gagnera son surnom : « La Stupenda », un soir de triomphe à la Fenice, quelques mois à peine après le sacre londonien dans une Lucia qui fera le tour du monde, rétablissant ainsi le lien jusque-là rompu entre le baroque et le romantisme. S'il existe des témoignages « live » antérieurs des plus excitants, c'est en 1960 que débute l'histoire d'amour entre Decca et Joan Sutherland, et notamment avec le récital « L'art de la Prima Donna », luxueusement réédité à part par Decca. Arne et Haendel, donc, mais aussi Rossini, Donizetti, Bellini et le premier Verdi.

Après ce début royal, et sur un chemin impérialement ouvert par Callas (Armide, Anna Bolena) mais avec pour passion celle du plaisir du chant et non celle de la vérité dramatique, parmi les nombreuses pépites du coffret on succombera ensuite au passionnant « Age of Bel Canto » (disques 6 et 7) avec la fidèle Marylin Horne, dont la carrière de mezzo fut lancée grâce à Sutherland : Norma ! Semiramide ! Le ténor canadien Robert Conrad y est hélas beaucoup moins plaisant...

On chérira également le fascinant récital à la gloire du romantisme français malgré une prononciation très imparfaite (disques 12 et 13). Bonynge a d'ailleurs toujours défendu ce répertoire avec une fidélité exemplaire : des Huguenots, en passant par Dinorah, Lakmé et tant d'autres, le chemin fut ainsi tracé pour la résurrection d'Esclarmonde que Sutherland considérera comme sa meilleure performance.

Autre partenaire historique de la Stupenda avec Marylin Horne, se procurer par ailleurs le superbe « Live in Lincoln Centrer », Luciano Pavarotti -dont la gloire dut beaucoup à une tournée avec Sutherland- lui donne une somptueuse réplique sur le disque 15, témoignage de tant d'intégrales fameuses pour le seul mais infini plaisir du chant. Pas de théâtre des âmes, encore une fois, ni de mises en abymes, mais quelle irrésistible splendeur sonore !

Le Mozart de Sutherland ne plaira pas à tout le monde (disque 19). Sutherland fut pourtant une magistrale Reine de la Nuit et sa Constanze reste éblouissante, malgré une diction problématique sur laquelle nous reviendrons. Idem pour des airs baroques en grand nombre qui paraîtront datés à certains mais qui anticipent l'engouement actuel -le plus souvent justifié- des « nouveaux » baroqueux pour les grandes voix du lyrique. Cet ensemble baroque -avec plusieurs reprises, de récital en récital- est sans nul doute un autre must du coffret à redécouvrir, enfin !

Peu de théâtre, disions-nous, et pourtant que d'esprit et que de plaisirs: de sa légendaire « Fille du Régiment » aux nombreux extraits de comédies musicales, Offenbach, l'opérette, Vienne et Broadway, un feu d'artifice, toujours et encore. CD 8, la Stupenda s'amuse même avec Noel Coward...

Sutherland fut toujours critiquée pour sa diction caoutchouteuse, manquant singulièrement de clarté dans le médium. Selon son mari, il s'agissait là non pas des conséquences -fâcheuses- d'une opération chirurgicale mais des conséquences du travail imposé pour convertir la chanteuse wagnérienne au legato du bel canto. Sutherland fut sensible à ces critiques et travailla sur cette diction qu'elle arriva à améliorer au début des années 1970, ce dont témoignent les récitals les plus récents (disque 20, notamment) et ce malgré l'usure d'une voix peu à peu consumée par un vibrato envahissant. Pourtant, lors de ses adieux parisiens (et donizettiens) au Théâtre des Champs Elysées -avec Bonynge et Alfredo Krauss !- elle donnait encore une fascinante leçon de contrôle du souffle et de respiration. J'en fus, et j'en frissonne encore !

Le coffret, dont tout ne vaut pas cinq étoiles, mais qui en vaut souvent six (!), s'achève par un « Salut -tardif- à la France », un des tubes de la Stupenda. On ne comprendra pas grand-chose à ce qui est chanté et pourtant, en effet, notre salut de mélomaniaque pathologique passera toujours par l'écoute de (presque) toutes ces heures DECCA consacrées au seul mais incommensurable plaisir du chant. Bel et stupendo canto, assurément !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Complet, 9 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joan Sutherland : complete DECCA studio recitals (CD)
collection complète de bonne qualité, les titres sont bien regroupés par nature ou par sujets. Facile à utiliser selon les goûts du moment
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'art de JOAN SUTHERLAND en 23 CD, 26 novembre 2011
Par 
M. Bertrand "diego R." - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joan Sutherland - Complete Decca Studio Recitals (Téléchargement MP3)
Quel coffret...Je retrouve des enregistrements jamais réédités, des raretés, des merveilles: 23 CD éloquents de la Stupenda. Tout un art, tout un style jamais banal et assez fascinant...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin !, 15 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joan Sutherland : complete DECCA studio recitals (CD)
Enfin, voici les merveilleux récitals de la Stupenda réédités dans leur intégrité, quelle merveille, en souvenir de l'une des plus grandes divas de tous les temps !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit