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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un disque pour Audiophile Mélomane, 9 novembre 2011
Par 
HERVÉ Thierry "Audiophile Mélomane" (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy - Franck - Poulenc : Sonates pour violoncelle et piano (CD)
Drôle d''idée que ce choix de couverture pour un disque de musique classique. Toutefois, la bicyclette « tandem » posée aux pieds d'Anne Gastinel et de Claire Désert renseigne l'auditeur sur ce qui l'attend une fois la lecture du disque lancée. Ainsi, étroitement associées, les deux musiciennes unissent leurs efforts pour avancer dans une seule et même direction, à savoir celle de servir au mieux les intérêts de leur programme. Cadencé au rythme des partitions de trois de nos plus grands compositeurs, leur parcours présente un profil très varié. La première étape, la Sonate en la majeur de Franck, est ce qu'il convient d'appeler « une grande classique ». Initialement écrit pour violon et piano, cet incontournable chef-d'œuvre trouve dans la personnalité du violoncelle un instrument qui n'enlève rien à ses aspirations romantiques. Un peu moins lumineuse que la version originale, cette transcription de Jules Delsart (un violoncelliste, ami du compositeur) est d'un lyrisme débordant et contagieux ; l'écouter le matin, c'est l'avoir en tête toute la journée. La deuxième étape nous permet de visiter des paysages très différents. Traditionnelle en raison de sa forme, la Sonate en ré mineur de Debussy se démarque par son esprit théâtral et fantaisiste. Naturellement élégante, son écoute est musicalement toujours aussi enrichissante. L'itinéraire se termine par une œuvre au ton à peine plus sérieux que la précédente. De l'insouciance du premier mouvement à l'allure enjouée et débonnaire du Finale, les motifs de satisfaction ne manquent pas. Confortant leur choix de programme, Anne Gastinel et Claire Désert se livrent à une très belle interprétation. À l'écoute l'une de l'autre, leur dialogue est sincère et harmonieux. Très plaisant malgré un académisme parfois un peu trop poussé, il donne d'elles l'image de deux grandes artistes efficaces et intelligentes. Même si ces pièces ont déjà connu de meilleures interprétations (je pense notamment au duo Queyras/Tharaud), ce disque est à saluer pour la manière avec laquelle il sert le répertoire de chambre français, mais aussi pour sa prise de son qui nous plonge, par son naturel et son équilibre, au cœur de la musique.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trois sonates françaises, 18 décembre 2011
Par 
Cymus - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy - Franck - Poulenc : Sonates pour violoncelle et piano (CD)
C'est à un programme pour le moins original, même curieux, avec peut-être avec un brin d'humour, que nous convient Anne Gastinel et Claire Désert. C'est qu'en effet, les trois compositeurs interprétés ici représentent chacun trois temps de la musique française (même si César Franck était Belge) qui se sont succédés en opposition les uns des autres. Alors que Claude Debussy avait élaboré une esthétique en opposition avec le romantisme à l'allemande tel que l'incarnait encore César Franck, Francis Poulenc avait construit la sienne par opposition à l'impressionnisme debussyste en renouant, non pas avec le romantisme, mais avec le classicisme français.

De fait, c'est une véritable opposition de style qui se manifeste entre les trois œuvres jouées ici avec un grand talent par les deux interprètes, avec cependant quand même un certain fil directeur. Malgré l'ironie mordante des sonates de Debussy et de Poulenc, beaucoup de nostalgie imprègne cette musique tout au long des trois opus.

La sonates pour violon de César Franck est un véritable chef d'œuvre du répertoire de la musique, on pourrait dire un tube, célèbre tant pour avoir inspiré la fameuse sonate de Vinteuil qui accompagne les amours malheureuses de Swann pour Odette, que pour son exploitation particulièrement réussie de la forme cyclique, dans laquelle un même motif se retrouve dans chacun des mouvements, jusqu'au finale qui rassemble les différents thèmes, sombres et poignants, de la sonate autour du lumineux canon entre le piano et le violon. César Franck avait composé cette sonate pour son ami, le violoniste belge, Eugène Ysaÿe qui lui avait donné une interprétation au tempo très lent, de sorte que le compositeur, impressionné, avait modifié les indications du premier mouvement, transformant ainsi l'allegro moderato en allegro ben moderato.

Ici, c'est évidemment la transcription pour violoncelle de Jules Delsart qui est jouée. Je dois reconnaître que, malgré toute sa beauté, je conserve une nette préférence pour la version originale, le violoncelle donnant à l'œuvre une tonalité encore plus dramatique, notamment dans le dernier mouvement qui devrait plutôt apparaître comme une éclaircie après l'orage.
La sonate de Debussy présente plusieurs facettes. S'il est vrai que le deuxième et le troisième mouvements font preuve d'un certain humour, c'est d'une ironie plutôt grinçante qu'il s'agit, traduite au moyen de glissandos incongrus et autres pizzicatos, à l'opposé du style vaporeux que l'on retient généralement du compositeur impressionniste. Quant au premier mouvement, il est plutôt empreint d'une douce mélancolie, moins ardente que celle de la sonate de Franck, mais qui laisse une certaine impression de tristesse qui se transforme dans les mouvements suivants en humour ironique. Nicolas Southon, dans le livret résume fort bien le climat général de l'œuvre en évoquant la « mélancolie mêlée d'humour sarcastique de la sonate ».

Dans la sonate de Poulenc, on retrouve toute l'originalité mélodique du compositeur, même si on dit parfois qu'il était sans doute plus à l'aise avec les instruments à vent qu'avec les cordes. Invention mélodique, dynamisme rythmique, humour, sarcasme, sont les traits caractéristiques de cette musique, mais là aussi, on retrouve la douceur, la nostalgie, la gravité même dans la cavatine, mouvement lent, mais aussi dans l'allegro qui ouvre la sonate, au détour d'une phrase, comme dans le joyeux ballabile (dont le livret nous apprend qu'il s'agit à l'origine d'une pièce dansée dans un opéra) ou le finale. Souvent dédaignée, comme toute la musique de Poulenc en général d'ailleurs, toute la finesse de cette œuvre est révélée par la grâce du jeu des deux musiciennes qu'on ne peut que remercier d'avoir réalisé ce disque.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La grande classe !, 5 janvier 2012
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy - Franck - Poulenc : Sonates pour violoncelle et piano (CD)
Je n'aime pas trop ces compositeurs, leur préférant Bach, Vivaldi, Haendel.... SAUF quand ils sont interprétés avec cette qualité faite de rigueur et d'élégance. Ce type d'interprétation aide les "attardés" de l'oreille à comprendre et à aimer des compositeurs plus proches de nous. Je n'aime pas du tout en général les transpositions car quand un compositeur a conçu une œuvre pour un instrument ou une configuration orchestrale c'est qu'il l'a "entendue" comme cela et, bien que cela soit monnaie courante, le transposer c'est un peu le trahir.... MAIS la sonate du César Frank écrite pour le violon est plus belle quand elle est si bien jouée au violoncelle. C'est elle entendue à la radio, qui m'a fait acheter ce disque et je crois bien que si vous l'achetez aussi vous ne serez pas déçu ! Dire que Anne Gastinel et Claire Désert sont de grandes interprètes ce n'est pas un "scoop" ! POURTANT il y a des jours où les plus grands ne sont pas en forme ou ne comprennent pas une œuvre comme vous... Ici c'est l'accord parfait, plein de nuances, de mélancolie, d'humour parfois, et de grâce, toujours. A vous de juger !
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 De quoi je me mêle?, 11 juillet 2012
Par 
Gérard BEGNI (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy - Franck - Poulenc : Sonates pour violoncelle et piano (CD)
Bonjour,

Comme je le fais parfois, voici un commentaire partiel et partial sur un disque que je ne possède pas, que je n'ai pas acheté, mais que j'ai entendu chez un de mes amis mélomanes qui ont la gentillesse et la patience de me recevoir.

Mes cinq étoiles sont liés évidemment à la qualité des aeuvres et à celle de leur interprétation, excellente comme on peut s'en douter a priori et comme l'écoute permet de s'en convaincre a posteriori.

Je connais bien ces aeuvres, tant par l'écoute au disque que, pour les deux premières, au concert, par les partitions et même pour avoir tenu la partie de piano dans un mouvement de deux sonates (le premier dans les deux cas).
Voici quelques commentaires rapides.

FRANCK.

Vous aurez beau me répéter sur tous les tons, mes amis, que Franck avait d'abord pensé au violoncelle, puis avait toléré son interprétation au violoncelle, je considère que si finalement il s'est arrêté au choix du violon, il y avait ses raisons et qu'il faut respecter ce choix. Sur le plan strictement technique, sachant que le violon descend jusqu'au sol et le violoncelle au Do à la douzième inférieure, soit on transpose (!!!!) Soit on joue à l'octave au dessous et on perd le quinte do-sol et donc la première corde du violoncelle - ce qui est important car la sonorité de la corde grave du violon ne se retrouve pas sur la deuxième corde du violoncelle, et réciproquement on atteint la chanterelle du violoncelle (La - la note initiale aux violoncelles de Tristan qui faisait pleurer Chabrier) alors que le violon n'est que sur la troisième corde (corde de La, qui explique pourquoi beaucoup de sonates pour piano et violon sont écrites en La majeur). L'interprétation à la flûte pose la question inverse (le violon descend une tierce sinon une quarte plus bas que la flûte - on fait quoi, là?)

Sur le plan de l'écriture, la sonate renoue avec une spécificité beethovénienne, un mouvement quasi improvisé (le troisième) - art qui été très peu exploité au XIX° Siècle et donc un exemple, un peu timide mais convaincant, se trouve dans le très beau et par ailleurs très classique Concerto pour violon de Mendelssohn que vous conniassez tous. Par ailleurs, l'art de la forme cyclique évolue beaucoup dans cette sonate. Naturellement, sa présumée identité avec la sonate de Vinteuil de Proust fait qu'on l'analyse essentiellement sous l'angle thématique. A y regarder de plus près, ce n'est pas faux, bien sûr, mais le « cyclisme » est ici moins celui d'un thème que celui d'un intervalle - la tierce - lorsque l'on décape bien les choses (demandez-vous par exemple ce qui rattache le tout début du premier mouvement, sa belle mélodie et ses accords de neuvième au canon qui ouvre le dernier). De là à faire de Franck un père spirituel de Schoenberg, il y a un abîme que je ne franchirai certes pas, mais la construction de cette sonate à partir de l'intervalle de tierce est trop systématique pour être le fruit du hasard ou des caprices de l'inspiration, surtout chez un compositeur aussi obsédé d'architecture musicale que l'était Franck. Il y a là un point de départ d'une étape nouvelle et extrêmement importante dans la pensée formelle à grande échelle, et dont Franck n'est jamais crédité - ce qui est d'une injustice profonde.

DEBUSSY

Que dire de ce haut chef d'aeuvre ? Tant de choses ... Je pense qu'il est intéressant de noter une construction symétrique en termes de pensée et formulation harmoniques, en ce sens que nous y retrouvons deux pôles de l'inspiration harmonique debussyste. Les mouvements extrêmes s'articulent clairement sur la tonalité de Ré, avec ces accords complexes qu'affectionnait tant le compositeur, des passages diatoniques clairs encadrant des passages utilisant de manière fugitive et ambiguë des régions éloignées. Le second mouvement, au contraire (initialement sous-titré « Pierrot fâché avec la lune ») utilise une tonalité extrêmement étendue, jamais atonale quoiqu'en disent certains esprits superficiels, mais qui jongle avec la tonalité jusqu'aux limites de l'élasticité. Ce contraste stylistique est extrême. Il faut s'appeler Debussy pour ne pas déraper dans ces virages en épingle à cheveux.

POULENC

Il est d'usage de dire que c'était le musicien des instruments à vent - ce qui et vrai - que les sonates qu'il a écrites pour ces instruments sont des chefs d'oeuvre - ce qui est vrai - et qu'en revanche les deux sonates pour piano et cordes ne valent rien - ce qui est faux. Sans dévier du sujet, la sonate pour piano et violon écrite pour Ginette Neveu est présentée comme un pensum sans aucune valeur. C'est un propos imbécile - je pèse mes mots - d'autant qu'elle est dédiée à la mémoire de Frederico Garcia Lorca, deuil qu'elle assume avec la pudeur propre à Poulenc; mais à travers de laquelle on perçoit un cri gigantesque qui assourdit par sa discrétion. Réputée moins « mauvaise », la sonate pour violoncelle et piano, passionnellement moins engagée, est un beau chef d'aeuvre relativement limpide où le compositeur ne croit plus nécessire de suivre les provocations "bobo" inspirées par Jean Cocteau. Il y utilise avec maîtrise le parfum à la fois acide et capiteux de son langage propre et si reconnaissable dans une solide construction sans la moindre trace d'académisme (lui qui, adolescent, avait répondu à une grande dame proche des milieux de la Schola Cantorum et qui lui consillait de faire des études sérieuses: "pas avec vos c***, en tout cas !!!!").
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Intéressant, 7 juin 2012
Par 
Gilliot Danièle (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy - Franck - Poulenc : Sonates pour violoncelle et piano (CD)
Version très intéressante de la sonate de Franck ici jouée au violoncelle. La transcription a été faite avec l'accord du compositeur par le violoncelliste Jules Delsart.
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2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour la Sonate pour violoncelle et piano de Debussy, bien sûr, mais aussi pour celle de Poulenc, remarquablement interprétées, 2 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy - Franck - Poulenc : Sonates pour violoncelle et piano (CD)
Francis Poulenc est né en 1899 à Paris. Bien qu'il ait suivi quelques cours de composition avec Charles Koechlin (1867-1950), Poulenc est un compositeur autodidacte. Il connaît à dix-huit ans une première réussite avec sa « Rhapsodie nègre », puis compose « Le Bestiaire » sur des poèmes de l'oeuvre éponyme de Guillaume Apollinaire. Il rencontre notamment Claude Debussy (1862-1918) et Maurice Ravel (1875-1937) et s'associe au « Groupe des Six », groupe de compositeurs parrainé par Erik Satie (1866-1925) et qui comprend également Louis Durey (1888-1979), Arthur Honegger (1892-1955), Darius Milhaud (1892-1974), Germaine Tailleferre (1892-1983) et Georges Auric (1899-1983). En 1935, consécutivement à la mort accidentelle de son ami, le compositeur Pierre-Octave Ferroud (1900-1936), il vit un profond retour à la foi catholique, et se tourne alors souvent vers des compositions d'inspiration religieuse. Il est mort à Paris en 1963. Parmi ses oeuvres majeures, on peut citer les « Soirées de Nazelles » pour piano, une Sonate, un Capriccio et « L'Embarquement pour Cythère » pour deux pianos, cinq Sonates pour piano et instrument à cordes (violon, violoncelle) ou instrument à vent (flûte, hautbois, clarinette), un Trio pour hautbois, basson et piano, un Sextuor pour piano et quintette à vent, « Aubade » pour piano et orchestre, un Concerto pour piano, un Concerto pour clavecin, un Concerto pour orgue, cordes et timbales, et un Concerto pour deux pianos, « L'Histoire de Babar, le petit éléphant » pour récitant et piano, les « Litanies à la Vierge noire de Rocamadour », un « Gloria » pour soprano solo, choeur mixte et orchestre, un « Stabat mater » pour soprano, choeur mixte et orchestre, deux Opéras, le « Dialogues des Carmélites » sur un texte de Georges Bernanos, et « La Voix humaine » adaptée d'une pièce de Jean Cocteau, ainsi que de nombreuses Mélodies sur des poèmes de Guillaume Apollinaire, de Paul Eluard, ou bien encore de Jean Cocteau.

NB : Pour ceux qui s'étonneraient de la transcription de la Sonate de César Franck pour le violoncelle, il peut être utile de rappeler que cette Sonate fut initialement pensée par Franck pour le violoncelle...
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