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23 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un must
Jusqu'en 1960, Mahler était boudé par la plupart des grands chefs d'orchestre. Seuls de grands noms comme Bruno Walter ou Otto Klemperer, disciples du compositeur, s'étaient réellement emparés de son oeuvre (sans oublier Mengelberg ou encore Mitropoulos, comme le fait justement remarquer Denis Urval). Ensuite viendra l'impulsion de...
Publié le 10 octobre 2011 par Savinien

versus
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1.0 étoiles sur 5 malher a fuir
je n'aime pas du tout ces interprétations ,en particulier la 7 une monstruosité comme j'en ai rarement entendu surtout le final pris dans une lenteur a mourir, vraiment pour un disciple de Mahler cela a de quoi surprendre,a réserver au fanatique que je ne suis pas
Publié il y a 9 mois par délius


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23 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un must, 10 octobre 2011
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
Jusqu'en 1960, Mahler était boudé par la plupart des grands chefs d'orchestre. Seuls de grands noms comme Bruno Walter ou Otto Klemperer, disciples du compositeur, s'étaient réellement emparés de son oeuvre (sans oublier Mengelberg ou encore Mitropoulos, comme le fait justement remarquer Denis Urval). Ensuite viendra l'impulsion de Bernstein, puis les Karajan, Solti, Kubelik, Haitink, et autres Kondrashin. C'est en 1905 que Klemperer rencontre pour la première fois Gustav Mahler, à l'occasion d'une répétition de la 2ème Symphonie. C'est grâce au compositeur qu'il obtiendra ensuite ses deux premiers postes de chef d'orchestre (d'abord à Prague en 1907, puis à Hambourg en 1910). Klemperer n'aura de cesse sa vie durant de défendre l'oeuvre de Mahler, et il le fera de la meilleure façon qui puisse être.

EMI nous propose ici de retrouver, regroupé pour la première fois et en coffret économique, le leg studio réalisé dans les années soixante, au Kingsway Hall de Londres. Klemperer y dirige le Philharmonia Orchestra (et Choeurs) dans des enregistrements qui sont tous autant de jalons dans l'histoire du disque mahlérien.

* Symphonie n°2 en ut mineur "Resurrection", captée en novembre 1961 et mars 1962, avec Elisabeth Schwarzkopf et Hilde Rossl-Majdan.
Depuis sa publication (et la rencontre avec Mahler), Klemperer a dirigé un grand nombre de fois cette symphonie, et il en existe de nombreux enregistrements (outre cette version studio, signalons deux live : la version Decca au Concertgebouw d'Amsterdam en 1951 avec Ferrier et Vincent, et la version de 1965 à Munich avec l'Orchestre de la Radio de Bavière, Harper et Baker). Cette captation s'inscrit certainement en pilier majeur de la discographie; la qualité des solistes et des magnifiques choeurs n'y est en outre pas étrangère. Un modèle monumental d'équilibre sonore, mais aussi de poésie et d'architecture solennelle, un Mahler sévère et rigoureux, implacable et intense, comme une rampe vers l'éternité.

* Symphonie n°4 en sol majeur, captée en avril 1961, toujours avec Elisabeth Schwarzkopf.
Certes la concurrence est énorme dans cette symphonie, mais ce Mahler interpelle par sa rigueur et son articulation, de l'atmosphère onirique et enfantine du premier mouvement jusqu'à la religiosité céleste du finale, en passant par la mélancolie passagèrement ensoleillée du second mouvement et la sérénité neurasthénique de l'adagio (lequel n'est d'ailleurs pas si lent que ce que l'on pourrait attendre sous cette baguette). Le Philharmonia est à son habitude superbe, et Schwarzkopf se montre à la fois raffinée et d'une grande éloquence, même s'il lui manque le grain d'innocence naturelle requis pour cette vision du paradis à travers des yeux d'enfant.

* Symphonie n°7 en mi mineur, captée en 1968, et disparue de la discographie au grand dam des amateurs (on appréciera d'autant sa réédition !).
Soixante ans avant cet enregistrement, à Prague, Klemperer (tout comme Walter) assistait aux répétitions du maitre avant la première. Oeuvre complexe aux multiples facettes, ce Chant de la Nuit est sans doute la symphonie la moins comprise de Mahler. Dans une lecture à la fois puissante et monumentale, Klemperer y déploie plus que jamais sa science de la dissolution de tempo (particulièrement dans les deux nocturnes). Certains abhorreront cette lenteur sidérante, mais le plus sidérant est surtout que Klemperer parvienne miraculeusement à soutenir une telle tension sans jamais rompre le fil ! C'est bien d'un tour de force qu'il sagit, pour faire tenir debout ce colossal édifice de 100 minutes (alors qu'ailleurs la durée est généralement inférieure à 80 minutes). Une version magnifique et totalement hors norme, une vision, démesurée et insondable, qui forme le testament mahlérien de Klemperer (en studio).

* Symphonie n°9 en ré mineur, captée du 15 au 24 février 1967.
C'est au crépuscule de sa vie que Klemperer enregistre enfin la neuvième symphonie, cet hymne au monde et à la vie, qui poursuit la tendance du Chant de la Terre. Il s'y montre égal à lui-même, se focalisant sur le texte en l'éclairant d'une lumière matte et froide : une vision mentale, sévère et rigoureuse, un refus radical du pathos et de l'exaltation. L'impact produit par cette vision n'en est encore que plus grand : c'est par l'objectivité que naitra l'indicible dimension émotionnelle. Un univers mahlérien dans toute sa splendeur vitrifiée, sans emphase ni sentimentalisme, détaillé, équilibré, à la fois retenu et puissamment engagé. Une neuvième faite de marbre et de granit, sortie du néant pour y replonger, après avoir parcouru une route taillée pour des géants.

* Das Lied von der Erde, capté en février 1964 (au Kingsway Hall, puis en novembre 1964 et juillet 1966 à l'Abbey Road Studio), avec Christa Ludwig et Fritz Wunderlich.
Le Chant de la Terre représente la quintessence des thèmes et de l'art mahlériens; la fusion du lieder et de la symphonie, dans une ode à la nature et à la paix intérieure, une forme d'aboutissement poignant de la consolation dans la douleur. La maîtrise orchestrale y est de toute beauté, et convient à merveille à la direction précise, contrôlée et parfaitement équilibrée de Klemperer. Au-delà de cette réussite orchestrale magistrale (et sans doute inégalée), cet enregistrement constitue également une totale réussite vocale. Fritz Wunderlich y est incomparable de fraicheur solaire, et Christa Ludwig insurpassable de grandeur. Une version cultissime, depuis toujours considérée comme le sommet absolu de la discographie (avec l'autre version légendaire signée Bruno Walter, au demeurant très différente).

* 5 Lieder (3 des Rückert-Lieder, et 2 extraits de Des Knaben Wunderhorn) captés en février 1964, avec Christa Ludwig.
Les liens qui unissent les lieders avec orchestre de Mahler et ses Symphonies est évident : rarement symphonies auront été autant lieder, et lieder autant symphoniques. Enregistrée à l'époque du Chant de la Terre, la grande Christa Ludwig y est tout aussi souveraine, d'un lyrisme et d'une beauté vocale fascinante, dans une interprétation d'une évidence totale.

Aujourd'hui, la vision mahlérienne de Klemperer trouve certains détracteurs; on lui reproche quelquefois son monumentalisme et ses tempos étirés, et si on ne peut lui dénier l'étiquette de référence historique, on le considère pourtant parfois comme passé de mode. Ces enregistrements lui rendent justice : ce sont là des sommets incontournables de la discographie; un must, définitivement indémodable, pour tout amateur mahlérien.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Mahler de Klemperer, dernière époque, 24 octobre 2012
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
En dehors de toute question d'interprétation, ce coffret a d'abord deux avantages : bien que très bon marché, il offre une notice avec le texte des Lieder (ceux des Symphonies 2,4, du Chant de la Terre et des cinq Lieder enregistrés par Christa Ludwig) traduits en français, l'édition étant en priorité destinée au marché francophone bien que vendue ailleurs; d'autre part l'enregistrement et le remastering en 24 bits (date non précisée, encore que celle de 2011 soit possible) sont excellents et rendent justice à la mise en valeur par le chef des pupitres de l'orchestre.

Bien qu'étant disciple de Mahler comme Bruno Walter, Klemperer a une conception musicale tout à fait opposée à celle de son collègue : autant Bruno Walter souligne le sentiment, la danse quand la musique y fait allusion, le charme, tirant nettement Mahler vers le passé romantique, autant Klemperer refuse ostensiblement ces éléments ainsi que le pittoresque éventuel, tout ce qui peut rendre Mahler séduisant au premier degré, mettant en valeur sa modernité. On reconnaît la situation historique de Gustav Mahler à la charnière de deux époques musicales et du même coup le danger d'une prise de parti trop affirmée : c'est sans doute à cause du refus de tout élément pittoresque et décoratif que les deux premiers mouvements de la Quatrième Symphonie sont privés de leur contenu par Klemperer, devenant une musique dont on peut apprécier l'atmosphère hautement hypnotique, la lumière et l'architecture, mais dont tous les détails sont gommés.

Cette Quatrième Symphonie illustre bien l'adjectif "marmoréen" qui est associé à Klemperer, ce qui est lié à une conception musicale, mais qui est aussi le résultat de l'âge et de l'état de santé du chef, quelque chose de figé dans la musique semblant en relation avec la paralysie partielle de son visage. C'est pour cela qu'il faut bien se garder de négliger les enregistrements plus anciens d'Otto Klemperer, beaucoup plus "vivants" et animés, dans un tempo rapide : on pourra par exemple comparer la "Résurrection" de ce coffret avec celle de 1951 Mahler: Symphony No 2. A priori, on pourrait penser que dans ces enregistrements échelonnés entre 1961 et 1968, les plus récents sont les moins recommandables, mais ce n'est pas vérifié par l'écoute, le vieux chef conservant ses qualités de construction, y compris dans une 7e à la lenteur extrême et tout à fait déstabilisante, mais qui à côté de cela n'est pas hors sujet et peut même passionner.

Ce n'est pas sans inconvénient de ne connaître cette 7e que dans cette version, mais ceux qui possèdent peu de disques peuvent considérer que la 2e et surtout le Chant de la Terre restent des références (référence absolue pour le second selon certains commentateurs), la 9e restant à un moindre degré un des enregistrements les plus marquants. D'une austérité affichée, elle refuse le charme contenu dans le troisième et surtout le 2e mouvement, semble aussi nier le désespoir du premier par une sorte de volontarisme; c'est pourtant une merveille de construction et son grand mérite est sa mise en valeur des timbres. Pour la Quatrième et les Lieder chantés par Christa Ludwig, je renvoie à mon commentaire Mahler - Symphony No. 4/Lieder (le lien est avec l'édition MP3, je n'y peux rien); de même pour la 2e Mahler : Symphonie n°2 'Résurrection' et le Chant de la Terre Mahler : Le Chant de la terre.
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14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un coffret bienvenu, 10 octobre 2011
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
Ce coffret réunit (enfin !) les enregistrements mahlériens en studio produits par EMI (qui a par ailleurs édité un enregistrement de la deuxième symphonie en concert) d'Otto Klemperer.
Ce qui signifie que, pour la première fois depuis une vingtaine d'années, la Septième est disponible commercialement : un genre d'événement. Une Septième anguleuse, froide, lentement décortiquée : une objectivité produisant un indéniable effet de cruauté. Le seul précurseur de la version si personnelle de Boulez ?
La Deuxième, remarquable, n'est pas ma préférée de Klemperer, mais j'ai découvert cette aeuvre par le concert du même chef à Amsterdam, ce qui me conditionne sans doute.
Je n'hésiterai pas à prendre la défense de la Quatrième. Certes, les inflexions viennoises (en forme de plissement des genoux) n'y sont pas ; certes, l'approche est architecturale, donc statique. Mais comme dans la Grande de Schubert, je trouve que cela permet une aération qui permet de retrouver pr d'autres moyens la légèreté que d'aucuns pleurent. Schwarzkopf n'est pas la fraîcheur incarnée, mais cette symphonie ne se résume pas au lied final.
J'ai dit ailleurs le bien que je pense du Chant de la terre, pour moi le meilleur, assez loin devant tous les autres, un des plus grands enregistrements de musique classique.
La Neuvième est sévère, carrée, minérale, impersonnelle. Une approche partielle mais indispensable.
C'est l'occasion de rappeler l'ambivalence des premiers chefs mahlériens de l'histoire du disque, c'est à dire les plus jeunes contemporains du compositeur : militants mais (très) sélectifs. Walter et Klemperer se limitaient à la Deuxième, la Quatrième, le Chant de la terre et la Neuvième. Plus la Première et un enregistrement de la Cinquième pour Walter, et pour Klemperer cette fameuse Septième. Leur statut de mahlériens nous apparaît nécessairement dans une perspective particulière, à une époque aux yeux de laquelle le caeur de l'aeuvre réside dans la trilogie médiane (cinquième, sixième, septième). (Une autre remise en perspective : on conseillera à ceux que cela intéresse de consulter la liste des programmes des concerts de Furtwängler avec le Gewandhausorchester, les trois premières symphonies de Mahler y reviennent régulièrement - alors que Walter et Klemperer ne touchaient pas à la troisième.)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une prise de son qui date, 27 août 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
Rien à dire sur l'interprétation de ces symphonies de Mahler par Klemperer, certains spécialistes ici auront donné des avis pertinents qui motivent cet achat. Par contre, comparé par exemple à l'intégrale de Solti, on sera certainement sensible à une prise de son qui manque de précision dans la spatialisation et les volumes, où les détails des instruments pourront parfois se perdre.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un coffret majeur qui contient notamment une 7e totalement hors norme, 10 octobre 2011
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
La première immense vertu de ce coffret est de rendre enfin à nouveau disponible une 7e qui ne ressemble à aucune autre: d'une lenteur sidérante (notamment: 27'47 pour le 1er mouvement, 22'08 pour le 2e, alors que Boulez les joue en 23'25 et 13'56 et Abbado/Berlin en 21'35 et 15'54), cette 7e prend à la gorge et déploie une puissance d'architecture qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Bien entendu, une approche aussi singulière ne plaira pas à tout le monde et ne peut prétendre être la seule valable: elle mérite néanmoins vraiment d'être connue!

Le reste du coffret a le grand mérite de rassembler pour un prix très modeste tous les autres enregistrements Mahler réalisés par Klemperer en studio pour EMI: ces enregistrements, comme d'habitude avec Klemperer, ne sont pas d'abord faits pour plaire, mais pour exposer la musique avec la plus exigeante rigueur. Néanmoins, quelle que soit leur sévérité parfois un peu granitique (qu'il ne faut d'ailleurs pas exagérer), ils n'en constituent pas moins des références ou des jalons difficilement contournables: Le Chant de la Terre est l'un des plus inoubliables qui soient; les Lieder avec Christa Ludwig sont magistraux; la 9e, qui fuit tout sentimentalisme, est d'un tragique presque insoutenable; la 4e manque certes un peu de grâce immédiate, mais certainement pas d'élévation ni d'émotion, avec une remarquable Schwarzkopf; enfin la 2e parvient à ne jamais perdre la tension intérieure, ce qui est assez rare.

Klemperer est un véritable géant de la direction d'orchestre, sa hauteur de vue est souvent hors du commun et ce qu'il apporte de puissance et de grandeur implacable à Mahler (l'un des compositeurs les plus joués ces dernières années) reste indispensable.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 monumental, 1 novembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
à tous les sens du terme...bon, j'arrive après la bataille, les cinq commentateurs qui se sont exprimés avant moi ont détaillé de façon aussi exhaustive qu'il est possible le contenu de ce coffret, et je partage leurs analyses à, disons 95%, ce qui fait tout de même une bonne moyenne. Il est intéressant de constater par ailleurs que des mahlériens aussi avertis et manifestement si différents dans leurs personnalités disent à peu près les mêmes choses sur cet ensemble qu'il faut bien qualifier de "référentiel" au sein de la pléthorrique discographie mahlérienne : les Mahler de Klemperer sont en effet gravés dans le marbre, et ils le sont sans aucun doute pour longtemps. Je pense moi aussi que l'intérêt primordial de cette réédition est de nous rendre l'extraordinaire et controversée "septième", qui n'était plus disponible que dans des imports japonais hors de prix, les autres symphonies et le "Chant de la Terre" ayant été édités et réédités à maintes reprises. Dernier détail pratique : les textes chantés sont traduits en Français, c'est devenu suffisamment rare pour le signaler.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A la source de la tradition Mahlérienne, 27 novembre 2011
Par 
FOUCART Luc "LUC FOUCART" (Leignes sur Fontaine, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
Je n'avais encore jamais entendu les interprétations de Mahler par Otto Klemperer, qui fut, du vivant du Maître, l'un de ses deux plus fervents disciples, avec Bruno Walter.
Je les ai découverts avec émerveillement et une profonde émotion. Je les écoute régulièrement chez moi depuis leur arrivée à la maison.
Sur l'ensemble, deux chocs en particulier :
-la lenteur délibérée adoptée sur les deux premiers mouvements de la septième symphonie ; je n'avais encore jamais entendu cela. Ceci dit, si cela ne gêne rien quant à la première Nachtmuzik, l'architecture du premier mouvement est, à mon sens, à la limite de la déconstruction. J'ai découvert cette symphonie, ma préférée avec la neuvième, dirigée par Kubelik (DGG, années 60-70) et plus récemment par Sinopoli, qui me semblent plus homogènes. Mais on peut s'abandonner à cette lenteur et rêver dans la lenteur du premier nocturne. Nous ne sommes pas loin d'E.T.A.Hoffmann.
-la neuvième symphonie : la douleur qui me semble émerger de l'Adagio final. Il nous laisse sans voix. A signaler tout de même que la fin de ce mouvement n'atteint pas le silence comme Abbado sait nous l'offrir (voir Lucerne 2003 et 2010).

Mais même avec ces quelques observations, les cinq étoiles sont méritées. Comment les refuserions-nous ?
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ewig, 21 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
S'il n'y a qu'un coffret Mahler à avoir ce serait celui-ci' Bienheureux ceux qui ne connaissaient pas et qui vont découvrir, ceci pour une somme très raisonnable. Rien à jeter, tout a été déjà dit par mes prédécesseurs. Toutes ces interprétations sont de hautes volées. On trouvera peut-être mieux ailleurs pour la quatrième et la neuvième, pourtant merveilleuses, ça sera très difficile pour la deuxième et le chant de la terre qui sont absolument incontournables. Tout cela avec des prises de son de bonne qualité, à l'anglaise, qui mettent en valeur les timbres du Philarmonia de la grande époque, savourez notamment la petite harmonie. Tout cela possède une saveur très particulière, une véritable respiration mahlérienne, qui met en valeur la beauté, la modernité, parfois même l'incongruité de cette musique

Et puis la septième, quelle claque !! Celle-ci justifie à elle seule l'achat du coffret, merci à EMI de la rééditer enfin. Dès les premières mesures on est captivé, il se passe quelque chose, et la tension ne se relâche jamais jusqu'au rondo finale. C'est très lent, trop peut être, mais c'est tout sauf maniéré, ce n'est jamais une lubie de chef m'as-tu-vu. Cette lenteur s'intègre parfaitement dans ce concept de chant nocturne qu'est la septième. En effet c'est la lenteur du tempo, je dirais même sa densité, qui fait littéralement exploser la beauté de cette musique, ne laisse passer aucun contrechant, aucune splendeur ou étrangeté de l'orchestration. Je conçois que ça puisse ne pas plaire à tout le monde, mais en ce qui me concerne, j'ai enfin trouvé ma version de référence ! Redécouvrez tout ce que peut apporter un immense chef, ce que c'est que c'est que servir une œuvre, au milieu de la standardisation médiocre qui nous entoure... '
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14 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mahler-Philarmonia-Klemperer : Le Legs...., 10 octobre 2011
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
Ce coffret à prix économique réunit les enregistrements Mahlérien d'Otto Klemperer gravé en studio avec le New Philarmonia dans les années 1960-70. C'est inespéré, car à ce jour, seuls les symphonies 2 et 9 et le Chant de la Terre avaient bénéficié d'une réédition dans la collection « Great recording of the century » d'EMI. La 4ème pouvait se trouver dans une collection anthologique consacrée au chef légendaire de 1999 au gré du marché international. Trouver la 7ème tenait de la recherche du Graal ; beaucoup de mélomanes devaient être surpris par les prix pour le moins élevés des exemplaires d'occasion proposés pour un double album de 1992 qui n'a à ce jour jamais été réédité.

2ème symphonie (1963) : Klemperer qui a connu Mahler et Bruno Walter a déjà enregistré la symphonie N°4. Comme directeur officiel du Philarmonia, ll forge depuis des années cet orchestre créé et dédié aux enregistrements de studio depuis l'avènement du microsillon puis de la stéréophonie, à un style clair, incisif, à un équilibre perfectionniste. Dans l'immense architecture de cet oratorio-symphonie, le vieux maître interprète en majesté au sens chrétien du terme. Klemperer souligne dès l'allegro maestoso toutes les articulations inquiètes et martiales de la partition. Les tempos sont d'une régularité et d'une pertinence totales, plus retenues que dans l'interprétation (mono) avec le Concertgbouw d'Amsterdam et Katleen Ferrier. Dans l'andante nostalgique et gracieux, Klemperer apporte une tendresse qui sera peu égalée ultérieurement, démentant par là-même sa réputation de chef marmoréen et minéral. Dans le scherzo, le phrasé se fait, certes sarcastique, mais le dialogue des bois adoucit cette impression de grotesque par leurs timbres enchanteurs. La prise de son donne la part belle à ce concerto pour orchestre en miniature résultant des exigences de précision du maestro. L'ensemble reste puissant et rythmé. Hilde Rössl-Majdan, chante avec une tessiture de mezzo flirtant avec le contralto. Sa voix baigne dans une sublime nuée de cordes et de cuivres adoucis. La cohérence et le torrent limpide et violent dans les premières mesures du long final avec Chœur annoncent un de ses moments magiques de la musique enregistrée. La voix cristalline d'Elisabeth Schwarzkopf « se libère » avec aisance au sein de l'énergie orchestrale déployée, un flot musical qui s'écoule avec évidence.

4ème symphonie (1962) : Attendait-on le chef grave et sévère dans cette symphonie à l'orchestration allégée et s'inspirant largement de l'univers juvénile du Knaben Wunderhorn ? Et bien, Klemperer signe une version merveilleuse, même si nombre d'enregistrements ultérieurs ont su apporter d'autres visions tout aussi intimes. La finesse du jeu collectif du Philarmonia est au sommet sa plasticité. Tout est élégance, à la fois nocturne et chaleureux dans l'œuvre la plus sereine du maître viennois. Elisabeth Schwarzkopf prête sa voix angélique pour décrire ce paradis enfantin du lieder final. C'est un peu lyrique, mais tellement irréprochable. Une interprétation qui ne prend aucune ride.

7ème symphonie (1969) : Dans l'histoire du disque, on trouve des interprétations hors norme qui posent question. L'étrangeté de de l'interprétation d'Otto klemperer qui s'étend sur 2 Cds explique-t-elle tout ?
Lorsque le commandeur octogénaire enregistre en fin de vie cette œuvre, il surprend avec des tempis incroyablement retenus puisque la durée de la symphonie atteint 100 minutes là où les chefs l'exécutent en général en 75 minute !?
On peut donc s'attendre à une conception marmoréenne, lourde et ennuyeuse. Curieusement, il n'en est rien, la lenteur devient ballade nocturne. De fait la complexité inouïe du discours musical se clarifie, s'aère. Souvent on reproche à cet opus une tendance à la cacophonie, un manque de cohésion, et c'est là que la magie Klemperer opère.
Dès le premier mouvement, chaque évènement sonore de cette fresque nocturne et onirique reprend sa place, souvent escamotée au disque, y compris par les phalanges les plus habiles guidées par les meilleurs chefs.
Dans les deux Nachtmusik, les instruments deviennent concertants, la musique rêve de pupitre en pupitre. Mahler dans « ce chant de la nuit » souhaitait-il nous donner ce sentiment de confrontation entre des images disparates propres à l'onirisme. Guitare et mandoline caracolent doucement mais avec précision dans la seconde Nachtmusik. On ne les entend que rarement habituellement. La musique s'élève en volutes. Les mouvements extrêmes et le scherzo médian ne revêtent aucune brutalité.
Le dernier mouvement très rebutant quand précipité devient fête villageoise, une idée ou une variation en entrainant une autre dans un danse ou chaque enchainement subtilement abordé rend par la même cette fantaisie logique et jubilatoire.
Cette lenteur voulue par Klemperer est évidement perceptible et peut irriter à l'évidence même si la régularité de la battue est absolue.

9ème symphonie (1967): Les sombres pensées qui hantent Mahler en cette année 1910 se dégagent dès les premières mesures ou chaque motif élémentaire s'extrait du silence donc du néant. Le ton est donné pour la vision que le chef octogénaire aura de l'univers grinçant et morbide de l'immense symphonie. Les tempos sont un peu retenus surtout dans les deux mouvements centraux sans nuire à leur style ironique et cocasse. Comme toujours avec ce chef historique, tous les détails de l'orchestration sont mis en avant. L'équilibre entre les pupitres reste souverain. A l'instar de sa conception idiomatique de la septième, l'esprit s'égare entre les souvenirs terrestres et l'interrogation anxieuse sur l'écoulement inexorable de la vie. Klemperer transcende les notes virtuoses pour atteindre la pensée angoissée et emplie d'antagonismes de Mahler. Les danses centrales sont macabres mais énergiques. Tout est grandeur mais sans grandiloquence.

Le Chant de la Terre (1967) : Encore un enregistrement légendaire concurrent direct de celui de Bruno Walter à Vienne avec Ferrier, plus qu'une opposition, nous sommes face à une complémentarité essentielle de l'histoire du disque. La plus-value sonore est sans appel pour cette gravure. Christa Ludwig distille une émotion sans artifice. Fritz Wunderlig ne serait-il pas le ténor le plus vaillant sans vulgarité (premier lied) de ce monument ? Quant au Philarmonia, que répètera qui n'est déjà été écrit ici ou par d'autres. L'orchestre sonne dru mais avec une humanité qui transcende la complexité de cette immense orchestration, aucun pathos, les voix s'élève dans un espace sonore d'une transparence riche et secrète. Magnifique.

Une réédition plus que justifiée (surtout à ce prix - 3€ le CD) pour ce parcours sans faute, aussi bien pour compléter une discographie, que découvrir un monde enchanteur et métaphysique. Indispensable. La 7ème, atypique, quoique très phonogénique, sera intéressante à opposer à une version plus moderne.

Bien entendu, il existe une multitude d'enregistrements isolés majeurs, gravés par divers chefs depuis des décennies, qui apportent moult alternatives à des approches de l'univers tourmenté et somptueux de Mahler. Posséder plusieurs versions de chaque œuvre (14 "Das Lied von der Erde" en ce qui me concerne) est tout à fait logique dans un voyage aux mille facettes dans cette musique.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Interprétations de référence, 7 janvier 2013
Par 
Prevost Alain (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonies n° 2, 4, 7, 9 - Le chant de la terre, Lieder (CD)
La musique et la direction sont splendides. La voix de Schwarzkopf fait merveille dans la Quatrième et je crois qu'on n'a jamais eu un plus beau Chant de la Terre. Le seul reproche que je pourrais peut-être formuler réside auprès de la qualité de report en CD. Le son manque d'ampleur, un peu comme si on avait gravé ici des fichiers sonores déjà comprimés. Ceci est particulièrement audible dans le Chant de la Terre que je possède dans l'édition qu'en a fait EMI. ...Du moins me semble-t-il.
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