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===== Avertissement
Ce commentaire concerne initialement la Norma de la Callas captée à La Scala en 1955 (avec Mario Del Monaco, sous la baguette d'Antonino Votto).
Il a été arbitrairement et automatiquement relié par Amazon à d'autres versions de Norma, notamment la version studio/live de la même année sous la baguette de Tullio Serafin.
Merci de ne pas tenir l'auteur du commentaire pour responsable de l'incompétence d'Amazon.
Note: j'ai au passage complété ce commentaire pour tenir compte au moins des deux versions 1955.
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1955 est une année faste pour Maria Callas. Elle est alors à son meilleur, laissant à la postérité nombre de captations extraordinaires; citons Andrea Chénier avec Del Monaco, La Sonnambula sous la direction de Bernstein, l'irremplaçable Traviata avec Giulini, ou encore l'indispensable Lucia berlinoise (sans oublier une Butterfly studio) avec Karajan... Le 7 décembre, La Scala ouvre la saison avec cette Norma, un rôle que Callas a déjà chanté des dizaines de fois, et dont on sait toute la difficulté technique et dramatique.

Discographiquement, c'est la quatrième Norma "officielle" de Callas. La première date de 1952, la captation de débuts fameux à Covent Garden. Suivra en 1954 la première version studio pour EMI, avec l'Orchestre de la Scala sous la baguette de Tullio Serafin (et Mario Filippeschi en Pollione). Serafin qui est à à nouveau à la barre l'année suivante pour la Norma studio-live captée pour la RAI de Turin. Cette fois c'est le Pollione athlétique de Mario Del Monaco qui donne la réplique à la Divine. En décembre de la même année, ce couple incomparable est à l'affiche de la Scala pour cette Norma, sous la baguette d'Antonino Votto. (Cinq ans plus tard, en 1960, Callas enregistrera encore une Norma studio pour EMI, avec "l'autre" Pollione naturel, Franco Corelli).

Callas est ici au sommet de sa voix, assurée dans tous les registres, capable à la fois de phrasés voluptueux et d'une incarnation dramatique assumée. On mesure ici un degré ultime de perfection par rapport à ses précédentes captations connues, pourtant déjà faramineuses. Un magnétisme rare, un charisme palpable, une vraie autorité vocale, et ce timbre riche et unique, qui captive toute l'attention et ensorcèle. Prêtresse altière, amante éperdue, femme meurtrie, mère bouleversée et aimante, toutes les dimensions de Norma sont rendues avec une intensité et un naturel absolus. Jamais sans doute l'art particulier de Maria Callas, mêlant habilement l'art vocal et l'art dramatique, n'a atteint plus haut sommet.

Egalement à son sommet vocal, Mario Del Monaco campe un Pollione plus vrai que nature, tout de cuivre et d'airain, avec cette présence et cette projection sidérante, qui matérialise pour ainsi dire la puissance arrogante et la gloire de Rome. Dans le rôle d'Adalgisa, la jeune Giulietta Simionato est véritablement parfaite; en outre la symbiose vocale avec Callas est un véritable rêve éveillé, donnant à leurs duos une beauté stylistique et une intensité rarement entendues. Ajoutons encore un Nicola Zaccaria qui se montre à la hauteur de ses partenaires, livrant un Oroveso stylé et vocalement superbe. Et enfin Antonino Votto, ici en homme de théatre qui dirige avec intelligence et finesse, proposant une lecture électrique et intense. Et l'on comprendra aisément que le public laisse plus d'une fois spontanément déborder son enthousiasme...

Il faut noter encore que le premier quart d'heure de cette prestation a été perdu pour l'essentiel, les diverses éditions complétant les parties manquantes avec d'autres sources, généralement sans les mentionner explicitement... et provenant presque toujours de la captation de la RAI (le genre de rafistolage qui n'est pas si rare que ce que l'on croit, mais qui selon les éditeurs peut donner un résultat plus ou moins grossier).

Quelques mots encore sur ce studio de la RAI. Le 29 juin 1955 donc, Maria Callas enregistre une Norma studio/live avec le maestro Serafin, livrant à la postérité une prêtresse de toute splendeur. Rarement elle aura affiché à la fois une telle beauté vocale et une telle science de l'interprétation. Bien sûr on sait l'intensité dramatique qui fait la force irrésistible de la Callas, mais elle y ajoute ici un contrôle des intentions et une maîtrise des inflexions d'une telle perfection qu'elle surclasse elle-même ses propres interprétations du rôle (pour les amateurs : peut-être ici le meilleur Casta Diva de Callas !). Mario Del Monaco est la fougue même; on ne peut guère rêver mieux pour chanter Pollione que ce timbre corsé et la flamboyance d'un ténor capable d'un véritable spinto (ce n'est pas un hasard si Corelli...). Ebe Stignani, que l'on trouvait déjà en Adalgisa à Covent Garden et aussi pour la première Norma studio de Callas pour EMI l'année précédente (et qui fut aussi, rappelons-le, la première Adalgisa au disque... en 1939 !), est ici à la fin de sa brillante carrière; elle est certes trop mûre pour Adalgisa, mais sa voix reste riche et opulente, et elle n'a guère perdu de son caractère et de sa superbe. De son côté Giuseppe Modesti campe un très honorable Oroveso, d'une belle présence, même s'il n'a pas la classe somptueuse que pouvait donner d'autres grandes voix dans ce rôle. En authentique maestro du Bel Canto, Tulio Serafin dirige avec toute la science qu'on lui connait dans l'opéra italien, et beaucoup de vitalité (même si c'est parfois au prix d'une certaine brutalité).

Quoiqu'il en soit, le choix entre la version de La Scala et la version de la RAI dépendra finalement des affinités de chacun, le studio bénéficiant d'un son généralement bien meilleur, l'autre d'un plateau vocal encore plus royal et de l'urgence des planches. Quel que soit le choix (ou même si comme moi vous choisissez les deux :), de toutes les Norma, cette Norma de 1955 est probablement la Norma absolue. Celle qu'il faut connaître absolument.
33 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 janvier 2016
Bien sur c'est du mono ! Bien sur c'est une prise de son "en direct" avec les moyens techniques de l'époque ! Mais quel souffle dans l'interprétation.
Je ne suis pas un spécialiste mais j'entends, dans la voix de la Callas, toute l'émotion que porte son rôle. Même si ses partenaires sont parfois moins inspirés dans leur interprétation cela reste une version qui transporte son auditeur tout au long de l'écoute.
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