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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ProjeKCt new KC
Quand, aux naissantes années 80, Fripp décida de réactiver son King Crimson, aucun de ceux qui avaient suivi les aventures de ce fondateur du rock dit progressif n'aurait pu anticiper la musique qui allait leur être proposée.

Complexe, technique, angulaire, glaçante même, ce qu'offrait alors le groupe n'avait plus grand-chose...
Publié le 19 février 2012 par Stefan

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le Roi est mort, vive le Roi !
A l'origine, ce groupe aurait du s'appeler "Discipline",mais pour d'évidentes raisons commerciales il fut rebaptisé du nom beaucoup plus célèbre de "King Crimson".

On pourait alors se poser la question de la légitimité de Robert Fripp sur ce qu'il faut finalement appeler "la marque King Crimson"?
A mon avis,je...
Publié il y a 14 mois par Hervé J.


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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ProjeKCt new KC, 19 février 2012
Par 
Stefan (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline - Fortieth Anniversary Edition (DVD audio)
Quand, aux naissantes années 80, Fripp décida de réactiver son King Crimson, aucun de ceux qui avaient suivi les aventures de ce fondateur du rock dit progressif n'aurait pu anticiper la musique qui allait leur être proposée.

Complexe, technique, angulaire, glaçante même, ce qu'offrait alors le groupe n'avait plus grand-chose à voir avec ce avec quoi ils nous avaient abandonné sept ans plus tôt, l'extraordinaire Red. Fripp Aura-t-il été motivé par les nouveaux et radicaux développements venu frapper de plein fouet la scène musicale de la prude Albion, ou (plus vraisemblablement) ses travaux berlinois avec Eno et Bowie l'auront-ils amené à repenser sa conception de la musique du groupe, toujours est-il que - sans vraiment essayer de coller au « son du jour » - ce King Crimson évoque forcément l'explosion Post-Punk (on dit aussi New Wave) par le parti-pris sonique revendiqué.

Evidemment, comparé à tous les jeunes excités brandissant fièrement la bannière de cette nouvelle scène musicale (Wire, P.I.L., Magazine, Gang of Four, etc.), King Crimson pourrait apparaître comme un aimable dinosaure tentant de se relancer et quelques élans mélodiques aux remugles de patchouli et d'encens viendraient presque nous en convaincre. Mais il y a de vrais moments de colère froide sur cet album, de musique dangereuse et tendue contrôlée avec maestria par un quartet de virtuoses. Elephant Talk, Indiscipline ou Thela Hun Ginjeet (qui aurait tout à fait eu sa place sur le splendide Remain in Light de Talking Heads) sont, en l'espèce, trois séismes dont les répliques se font sentir jusque dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler Math Rock (Battles, Don Caballero, etc.) soit une espèce de punk jazz progressif où l'extrême maîtrise technique est mise au service de bizarreries quasi-robotiques et définitivement paranoïdes. En résumé, King Crimson ne plaisante pas.

Forcément, Discipline, album sans compromis d'une formation retrouvant là un inespéré second (3ème ?) souffle, divisa. La fan-base de King Crimson se fragmenta mais un nouveau monde s'ouvrait à eux et deux albums allaient suivre reprenant peu ou prou la même formule que celle ici appliquée... Avec moins de réussite cependant. Car ici, on frôle la perfection et c'est encore plus évident sur le mix 2011 élaboré conjointement par Robert Fripp et Steven Wilson (Porcupine Tree). Un travail d'orfèvre (quoique relativement avare en outtakes) sur lequel on revient souvent, toujours admiratif devant tant d'audace et de talent.

Tracklist (audio cd):
1. Elephant Talk 4:43
2. Frame by Frame 5:09
3. Matte Kudasai 3:47
4. Indiscipline 4:34
5. Thela Hun Ginjeet 6:25
6. The Sheltering Sky 8:22
7. Discipline 5:10
Titres bonus
8. A Selection of Adrian's Vocal Loops 0:18
9. A Selection of Adrian's Vocal Loops 0:33
10. The Sheltering Sky [Alternate Mix] 8:26
11. Thela Hun Ginjeet [Alternate Mix] 6:31

Personnel:
- Adrian Belew: guitare, chant
- Bill Bruford: batterie
- Robert Fripp: guitare, dispositifs
- Tony Levin: stick, basse, choeurs
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Toujours 10 ans d'avance sur notre temps, 22 février 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
A chaque fois que j'écoute cet album, j'ai l'impression que cet album a toujours 10 ans d'avance sur son temps. Y'a rien à dire, la stickbasse de Tony Levin sonne commes les images de Dali, le jeux de guitare d'Adrian Belew et de Robert Fripp est de ce qu'il y a de plus technique et avantgardiste lorsqu'on joue à 2, et la batterie électronique de Bill Bruford vient du futur (il a enregistré un son de batterie à l'envers et le résultat est détonnant). Il faut également parler des autres effets guitares de Fripp (frippertronics sous acide, genre de larmoiements stridents) et de Belew (elephantories, grognements elephantesques). Ce n'est pas un album mélodique, c'est un album mathématique. Seulement pour oreilles expertes en musiques.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Musique intellectuelle ?, 18 novembre 2010
Par 
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
Entre la mort du premier KC et cet album, Robert Fripp passa deux ans dans le "John G Bennet Institut" à s'imprégnier de la philosophie du mage Georges I. Gurdjieff (Sting a fait la même chose deux ans plus tard).
Le guitariste volcanique, angoissé et introverti des débuts de KC revint de cette expérience plus sûr de lui, plus serein mais toujours avide de nouvelles musiques.
A la différence de Franz Zappa, son alter ego américain, Fripp a toujours été un cérébral et même si King Crimson composa quelques morceaux très rock (voire hard rock dans le bon sens du terme), la musique du groupe s'adressait avant tout à l'intellect.
Rien d'étonnant donc que la musique de ce disque, d'une maitrise instrumentale à ce jour quasi inégalée, paraisse trop intellectuelle, voire désincarnée à certains.
Le Roi Flamboyant emmené par le mage Robert Fripp n'avait pas pour ambition de faire danser les kids mais de s'adresser à leur mental. A ce titre la trilogie "Discipline" "Beat" et surtout l'inoui "Three of A Perfect Pair" sont une réussite incontestable, à mon avis des tentatives très réussies de fusion entre musiques rock et contemporaines.
Ceci dit, pour rester dans le domaine de la musique pure, des petites perles comme le diabolique "Thela Hun Ginjeet" et son refrain entêtant, le très apaisé "Sheltered Sky" qui fait penser à ce que Fripp fit avec Brian Eno et la dualité entre le très carré "Discipline" et le presque free "Indiscipline" furent tout de même ce qui se fit de mieux à l'époque.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la bombe!, 31 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
D'entrée de jeu, je tiens à préciser qu'il s'agit d'un album nécessitant un certain nombre d'écoutes pour déployer son plein potentiel. Mais quel potentiel!
Le son plus sauvage et musclé de l'édition 1973-74 (avec John Wetton) est remplacé ici par des compositions plus ordonnées (aux rythmiques SAVOUREUSES!!) en général. Robert Fripp troque son son classique "fuzzé" pour le cross-picking très compliqué qui s'entrecroise avec Adrian Belew. La basse de Tony Levin est plus sage que celle (monstrueuse) de son prédécesseur Wetton. Cependant l'utilisation du Chapman Stick apporte une nouvelle couleur particulière. Adrian Belew comme chanteur s'inspire respectablement de David Byrne en plus de fournir des solos d'effets de guitares très particuliers. Enfin, mon mentor Bill Bruford adopte une toute nouvelle approche de la batterie (peu de cymbales, utilisation de l'électronique et de percussions africaines). Une combinaison originale et efficace pour faire de Discipline un album d'exception.
Voici par titre une brève description :
Elephant Talk : Le son de KC version 80 y est présenté adéquatement; paroles à propos de la parole par énumération ABCDE... (vous comprendrez!) Le Chapman stick dans toute sa splendeur.
Frame by Frame : Un exercice technique prodigieux pour les guitares. Jamais stérile, toujours excellent.
Matte Kudasai : Jolie pièce avec des interventions de guitare aériennes d'Adrian Belew. Un petit repos avant la folie d'Indiscipline
Indiscipline : 8 minutes de folies (essayez de deviner à quoi se rapportent les paroles...)
Thela Hun Ginjeet : un classique du quatuor. J'adore le groove de celle-là
The Sheltering Sky : percussion africaine+échange de solos aériens=expérience sonore incroyable. Ma préférée sur l'album.
Discipline : De la haute voltige. (Ils la jouaient intégralement en spectacle).
Somme toute, un investissement pour n'importe qui possédant une ouverture pour la musique. Discipline est une très bonne introduction pour apprécier ce que King Crimson a fait après. L'album préféré de Robert Fripp... avec raison! Courez l'acheter!
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5.0 étoiles sur 5 Epoustouflant retour..., 15 juin 2004
Par 
Pierre Graffin (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
Après 7 ans de « silence » studio, ce qui est énorme pour l'époque, la bande de Robert Fripp (amputée de John Wetton parti pour des aventures « Asia"-tiques) se retrouve pour un album qui tranche littéralement avec le monstrueux brûlot précédent : "Red". Inutile de dire à quel point cet album était attendu au tournant et prit complètement à contre-pied les fans qui s'attendaient à un simple pendant de son grand frère.
"Discipline" devait être à l'origine le nom d'un nouveau groupe que Fripp avait eu l'idée de former avec Adrian Belew (chanteur, guitariste, ex Talking Heads, Frank Zappa...), Tony Levin (bassiste pour Peter Gabriel entre autres) et Bill Bruford (ex Yes, immense batteur selon Fripp, récemment remis de ses aventures « genesiennes »). Face à un refus de Virgin, "Discipline" devint le titre d'un bel et bien nouveau King Crimson. On ne peut que s'en réjouir, tant un tel chef d'œuvre n'aurait probablement pas eu le même écho sous un autre nom. On reste en effet confondu devant un tel concentré de créativité, d'inventivité, de prouesses instrumentales, rythmiques...Bref, devant un tel génie.
Le son est ici d'une précision d'orfèvre, incisif, claquant (« Frame By Frame »), sans pour autant dénigrer les élucubrations instrumentales purement « frippiennes », fruits des collaborations du « maître » avec Brian Eno ("Indiscipline", proprement...indiscipliné sans jamais être brouillon) et les plages planantes, délicates et purement jouissives ("Matte Kudasai" qui signifie littéralement « attendez », « prenez votre temps », en Japonais). L'ensemble regorge de feedbacks maîtrisés et contenus, de guitares savamment saturées, de fièvre et de sérénité, le tout dompté par une production impeccable laissant l'auditeur pantois face à une telle démonstration.
Cet album sera suivi des très bons "Beat" et "Three Of A Perfect Pair" qui soutiendront pourtant difficilement la comparaison. "Discipline" est avec "Red" dans un autre registre (et sans doute aussi "Thrak" beaucoup plus tard) la preuve éblouissante de l'ampleur du talent de Fripp et sa bande. C'est un album incontournable dans la découverte de ce groupe hors normes et un des rares disques des années 80, à l'instar du quatrième album de Peter Gabriel, à n'avoir pas pris une ride. L'intemporalité ? C'est peut ça, le génie, au fond...
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chef d'oeuvre de 1981, 16 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
chef d'oeuvre du nouveau "King Crimson"
Discipline restera au moment de sa sortie (1981) un véritable ovni
un album certes déconcertant ou dérangeant
Belew, fripp, Tony Levin le bassiste de peter gabriel et l'incroyable bill Bruford
4 musiciens D'EXCEPTION pour une musique atypique, brutale, mélange de folie dans la tête de ces deux guitaristes Belew et Fripp
Belew chante un peu comme Byrne
il y a du rythme et des variations et de l'invention, c'est de la musique à son plus haut niveau
certes il ne reste rien du merveilleux King Crimson des années 70
mais c'est ainsi ...
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3.0 étoiles sur 5 Le Roi est mort, vive le Roi !, 18 mai 2013
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
A l'origine, ce groupe aurait du s'appeler "Discipline",mais pour d'évidentes raisons commerciales il fut rebaptisé du nom beaucoup plus célèbre de "King Crimson".

On pourait alors se poser la question de la légitimité de Robert Fripp sur ce qu'il faut finalement appeler "la marque King Crimson"?
A mon avis,je pense que le nom d'un groupe appartient finalement à son public et que lorsque ce soit-disant groupe n'a plus rien à voir avec ce qui l'a rendu autrefois célèbre ,il devrait changer de nom,tout serait beaucoup plus clair!...Mais comme le commerce a des raisons que l'art ignore,c'est bien sous le nom de "king crimson" que cet album "discipline" sortira!

Mais revenons à nos moutons(toute allusion aux fans intégristes de Robert ne pourait être que fortuite!).Dès la première écoute cet album est bluffant: Bill Bruford joue toujours aussi bien, le jeu de Tony Levin et son stick est "tonytruant".Bien sur les sons de guitare pachydermiques sont très impressionnants,mais une fois le gimmick éventé,Elephant Talk retombe un peu comme un soufflé!Quant à la voix d'Adrian Belew apparement certains aiment...Mais on est bien loin de la voix fragile et romantique(au sens éthymologique du terme) de John Wetton ou juste simplement sublime de celle de Greg Lake.

J'estime que le nom "king crimson" mériterait mieux que cette voix trop linéaire et manquant de chaleur et de variétés d'expressions.
Les entrelacs de guitares sont certes au début très impressionnants,mais le recours systématique à ce mode de jeu devient vite irritant.Finalement,après le premier moment de surprise passé, j'ai vite eu une impression de froideur,d'artificiel et disons-le,de vide.

J'ai assisté à un de leurs concerts en 1982(tournée Beat) et l'impression fut confirmée:le public était subjugué par le jeu incroyablement technique,mais ne rentrait pas émotionnellement dans le concert.On n' avait pas l'allégresse qui suit la fin d'un concert réussi.

Avec le recul des années,on a l'impression que King Crimson,s'il a réussi son pari technique et avant-gardiste,a raté son pari artistique.Maintenant on évolue dans un monde froid,synthétique et calculé, n'ayant plus rien à voir avec le lyrisme des débuts.

A l'époque de "Red", Robert Fripp avait sabordé Crimson pour cause de "dinosaure du rock"(dans ses termes!),alors il est surprenant de le voir maintenant tenir un "langage d'éléphant"!
Le Roi est mort, vive le Roi!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le roi est mort, vive le roi !, 26 janvier 2008
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
A l'origine, ce groupe aurait du s'appeler "Discipline",mais pour d'évidentes raisons commerciales il fut rebaptisé du nom beaucoup plus célèbre de "King Crimson".

On pourait alors se poser la question de la légitimité de Robert Fripp sur ce qu'il faut finalement appeler "la marque King Crimson"?
A mon avis,je pense que le nom d'un groupe appartient finalement à son public et que lorsque ce soit-disant groupe n'a plus rien à voir avec ce qui l'a rendu autrefois célèbre ,il devrait changer de nom,tout serait beaucoup plus clair!...Mais comme le commerce a des raisons que l'art ignore,c'est bien sous le nom de "king crimson" que cet album "discipline" sortira!

Mais revenons à nos moutons(toute allusion aux fans intégristes de Robert ne pourait être que fortuite!).Dès la première écoute cet album est bluffant: Bill Bruford joue toujours aussi bien, le jeu de Tony Levin et son stick est "tonytruant".Bien sur les sons de guitare pachydermiques sont très impressionnants,mais une fois le gimmick éventé,Elephant Talk retombe un peu comme un soufflé!Quant à la voix d'Adrian Belew apparement certains aiment...Mais on est bien loin de la voix fragile et romantique(au sens éthymologique du terme) de John Wetton ou juste simplement sublime de celle de Greg Lake.

J'estime que le nom "king crimson" mériterait mieux que cette voix trop linéaire et manquant de chaleur et de variétés d'expressions.
Les entrelacs de guitares sont certes au début très impressionnants,mais le recours systématique à ce mode de jeu devient vite irritant.Finalement,après le premier moment de surprise passé, j'ai vite eu une impression de froideur,d'artificiel et disons-le,de vide.

J'ai assisté à un de leurs concerts en 1982(tournée Beat) et l'impression fut confirmée:le public était subjugué par le jeu incroyablement technique,mais ne rentrait pas émotionnellement dans le concert.On n' avait pas l'allégresse qui suit la fin d'un concert réussi.

Avec le recul des années,on a l'impression que King Crimson,s'il a réussi son pari technique et avant-gardiste,a raté son pari artistique.Maintenant on évolue dans un monde froid,synthétique et calculé, n'ayant plus rien à voir avec le lyrisme des débuts.

A l'époque de "Red", Robert Fripp avait sabordé Crimson pour cause de "dinosaure du rock"(dans ses termes!),alors il est surprenant de le voir maintenant tenir un "langage d'éléphant"!
Le Roi est mort, vive le Roi!
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Influences Talking Heads, 5 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
King Crimson à la sauce new wave ? Certains n'ont pas du en croire leurs oreilles lorsqu'ils ont posé cette galette un jour de 1981. Il faut dire que les dernières notes de Robert Fripp et sa bande en studio avaient été fixées sept ans plus tôt, avec Red, disque immense, noir, distordu, gémissant. Et quand Fripp ranime Crimson avec Tony Levin, Adrian Belew et le fidèle Bill Bruford, le punk et la new wave ont déjà modifié pour de bon le paysage musical. De plus, Fripp a pas mal expérimenté (Frippertronics, soit le guitariste et une paire de magnétos Revox ; et des collaborations fructueuses et ambiantes avec Brian Eno). Discipline est, comme son nom l'indique, un disque policé. Enfin, pas uniquement. Derrière les sonorités qui ne sont pas sans rappeler les Talking Heads, les boucles très propres de guitares et de percus (Sheltering Sky, Frame By Frame dans une certaine mesure, ainsi que le morceau-titre, carré au possible) côtoient pas mal de sons distordus, issus de l'instrument de Belew : ainsi, Elephant Talk, Thela Hun Ginjeet et le grandiose Indiscipline regorgent de feedback maîtrisé, de guitares saturées et de sonorités malsaines. Discipline résume à lui seul le King Crimson des années 80 : un groupe et des disques entre chaos et ordre, en équilibre instable, sur la corde raide. Tout cela avec style.
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5.0 étoiles sur 5 Ceci n'est pas un disque, mais un miracle., 18 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discipline (CD)
Un miracle oui, car après leurs débuts, marqués de hauts et de bas, l’entité musicale "King Crimson" à su se taire et se remettre en question afin de revenir avec une œuvre proprement improbable. En effet, tout en se renient complètement le groupe s'est plus que jamais retrouvé. Au revoir le pathos, le sérieux, le spacieux, la mégalomanie, le nombrilisme un tantinet puéril du Génie - à raison! - épris de son talent et fier, tellement fier, car il est le seul à même d’apprécier le travail qu'il fournit, faites donc place à la générosité, au condensé, à l'humour, à la confiance en soi, à la couleur, au dandinement... ainsi que, vers la fin, à une abysse de profondeur en deux actes: d'abord une électrocution mystique à vous faire douter de tout, absolument TOUT suivie d'une minutieuse remise en question cérébrale, tellement cérébrale que par le même coup rejoignant, sans détours, la douce sensualité. La DISCIPLINE prends le dessus, haut la main.
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