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le 18 juillet 2012
Fan depuis toujours du Crimson, ayant fait l'acquisition des précédentes rééditions remastérisées 40ème anniversaire, j'attendais avec impatience Starless. Comme pour les autres, le rendez-vous est à la hauteur de l'attente : l'objet reprend le design de ses grands frères, photos rares, ajout de textes, paroles des chansons et, surtout, il y a la musique. Le travail de Steven Wilson sur les bandes d'origine est tout simplement grandiose. Robert Fripp a remis de l'or dans les mains du Porcupine Tree boy et ce dernier l'a façonné. Par ce travail d'orfèvre, on comprend chaque note, on entend le jeu de chacun des musiciens, l'oeuvre du Roi est à son apogée. A l'époque de sa sortie, j'avais trouvé que Starless atteignait une forme d'accomplissement dans la carrière du groupe. Aujourd'hui, je m'aperçois que complexité peut rimer avec beauté pour peu que l'oreille soit affûtée et la tête vidée de toute idée préconçue. Amoureux du groupe depuis ses débuts, n'hésitez-pas à vous procurer ce bijou. Les autres, il n'est jamais trop tard pour commencer!
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Souvent considéré par les fans comme un chef-d'oeuvre, Starless and Bible Black est loin d'être mon album préféré de Crimson. Si je m'écoutais, je n'y mettrais presque que trois étoiles!(allez hop, soyons fous!).

Il m'a toujours laissé une impression de malaise, certainement dû à sa conception: des morceaux studio d'inégale valeur et une grande partie en live, plus ou moins improvisée, à laquelle on a enlevé le bruit du public, fait quelques retouches en studio, histoire de faire croire à une création dûment réfléchie . On suppose que le groupe, très souvent en tournée à cette époque, a dû recourir à cet artifice pour contenter sa maison de disque.

L'album commence avec "The Great Deceiver" (le grand imposteur): un riff en tutti hypnotique et névrotique accroché à un passage vocal un peu bancal, vite agaçant par ses répétitions ad nauseam ("cigarettes, ice-cream, figurines of the virgin Mary"). Quand j'étais jeune (en 1975) je l'appelais "Le Grand Décevant".

"The Lament", la chanson suivante commence avec un très beau passage presque floydien (on croirait entendre Rick Wright plaquer les accords). La voix de John Wetton (qui a fait des progrès par rapport à l'album précédent) est très émouvante, rejointe par une superbe mélodie au violon, agrémentée de mellotron et de délicates cymbales. Magnifique, mais trop court: le morceau se durcit (bizarre après ce coïtus interromptus!), beaucoup de breaks et d'énergie, mais Fripp a un peu trop tendance à abuser des montées en tierces mineures pour composer (parfois sa marque de fabrique ressemble à un tic).

"We'll Let You Know" est un fragment d'improvisation live, beau travail rythmique, mais harmoniquement assez pauvre, un peu remplissage.

"The Night Watch" (La Ronde de Nuit) est une magnifique chanson ayant pour thème Rembrandt (le peintre, pas le groupe de la musique de la série Friends). Emouvant, sublime, très beau solos de Fripp, et...beaucoup trop court!

"Trio" est à mon avis très surestimé, comme son nom l'indique c'est une une impro de fin de concert sans Bruford: Fripp au mellotron, David Cross au violon et Wetton qui égrène à la fin un arpège de basse qui n'a rien de bien remarquable (certains crient au génie en l'entendant). Harmoniquement et mélodiquement, ça tourne un peu en rond. De la joliesse, mais pas de quoi se relever la nuit. Le son flûté du mellotron est le même que celui de Strawberry fields Forever, un peu de douceur dans ce monde de brutes!

"The Mincer" (le hachoir!) est encore un fragment d'une plus longue impro live, ambiance noire de chez noir digne d'un film d'épouvante. Harmoniquement très monotone. On a collé à la fin un passage chanté qui fait un peu cheveu sur la soupe et la ligne de basse se termine de façon abrupte comme pour simuler une fin de bande magnétique, bizarre...

La deuxième face s'ouvre sur "Starless and Bible Black", une autre impro en faux vrai live (ou le contraire), peu de progression harmonique à part quelques chromatismes au mellotron, c'est violent, sauvage, Bruford se défoule à la batterie (vive les métriques impaires). Je verrais bien ça comme bande-son pour accompagner du Lovecraft.

"Fracture" qui conclut la deuxième face est d'après les fans la pièce maitresse, la clé de voûte, le plat de résistance de l'album. Basée sur des parties de guitares alambiquées et virtuoses, c'est surtout un assez bon brouillon de ce que sera "Red", l'album suivant. On se rend compte que le violon perd de son importance et que le groupe finira par se résumer à un trio. Un morceau viscéral, hypnotique, rappelant parfois le Mahavishnu Orchestra, à déconseiller aux personnes psychiquement fragiles.

Mon avis ira certainement à l'encontre des exégètes du groupe, mais à l'instar de la pochette de l'album, j'ai toujours trouvé à Starless and Bible Black un goût d'inachevé... un goût de brouillon.

Heureusement, le sublime "Red" viendra remettre les pendules à leurs places .
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le 19 octobre 2004
Pour moi, "Starless and Bilble Black" est le meilleur album de King Crimson! Le précédent album "Lark's Tongues in Aspic", était leur meilleur jusqu'alors, mais avec "Starless and Bible Black", King Crimson écrase litéralement leur précédent opus! Beaucoup plus accessible, plus travaillé et plus varié, cet album est phénoménal à tous point de vue! Le meilleur morceaux de l'album est le long instrumental de 11 min. "Fracture" qui clot remarquablement l'album. Ce titre est inquiétant, très subtil et très travaillé, bref très riche à tous point de vue. Un pur régal! Sinon, "The Night Watch", est une ballade d'une très grande beauté. Disque varié, donc. "Lament" est aussi extraordinaire, avec un roulement de batterie implaccable! Bref, cet album est une pure merveille!
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le 4 décembre 2014
cet album représente une étape importante après plusieurs évolutions au fil des albums précédents.
il est constitué de morceaux, pour certains joués en concert et très peu corrigés en studio et d'autres complètement enregistrés en studio.
on peut s'en rendre compte par leur qualité sonore superbe comparé à un live, enregistré à Amsterdam le 23 novembre 1973 (intitulé the Night Watch) et qui sortira bien plus tard, mais qui donne déjà une idée des premières prises effectuées en concert, de ces morceaux (notamment pour starless and bible back, trio...).
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Le guitariste et compositeur Robert Fripp est l'archétype du musicien intègre, qui depuis des décennies, creuse son sillon, développe sa pensée, conserve intacte l'énergie sauvage de sa musique, indifférent aux modes et aux pressions du marché. A l'époque de ce disque (sorti en 1974) le chanteur de son groupe King Crimson est John Wetton, ici bien loin de ce que sera la musique commerciale d'Asia, voix splendide, en plus d'être un bassiste talentueux (The Night Watch). Le batteur est l'impressionnant Bill Bruford, engagé avec la guitare de Fripp dans un dialogue sophistiqué, chacun poussant l'autre dans ses retranchements. Dans chaque morceau, il se passe beaucoup de choses. Même une pièce contemplative comme Trio, où le violoniste David Cross est très présent, a bien vieilli et reste plus étrange que mièvre. Et chacun l'a noté, Fracture, où les musiciens sont étonnamment soudés et solidaires, offre à ce disque peu banal un finale fascinant, épopée en condensé, qu'il faut apprécier à partir de l'aventure du morceau précédent, celui qui donne son nom à l'album, comme on écoute une fugue répondre à son prélude, comme on éprouve dans la décision la délivrance après le doute.
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le 14 janvier 2008
Ce disque est un chef d'oeuvre de la même veine que Red, mais il est moins accessible que celui ci.

Il se distingue surtout par les deux derniers morceaux, Starless et Fracture, qui constituaient la 2nde face du vinyle. Il semblent improvisés et ils permettent aux musiciens d'atteindre les limites d'un style qu'ils ont créé, fait d'une utilisation extraordinairement précise de sons, plus que de notes, dans une tension inouïe. Je me sens incapable de décrire cette musique autrement que comme une musique concrète réalisée avec des instruments.

A acheter rien que pour Fracture.
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le 2 août 2009
"Starless And Bible Black" est assez sous-estimé, mais fait partie des meilleurs de Crimso. Un disque barbare, à vif, violent, putride comme la tache de moisissure qui imprègne sa pochette, l'album, à la fois live et studio, est une épreuve limite. Mais un sacré choc auditif !
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le 2 septembre 2001
Après un Larks' Tongues In Aspic qui les a remis sur le devant de la scène rock, le Crimson King version Fripp-Wetton-Cross-Bruford (Qui a perdu Muir depuis l'album précédant) revient avec un album etonnant. La chanson d'ouverture, avec son riff enorme, et ultra rapide annonce déjà un album hors du commun, différent de ce qu'a fait KC avant. La suite nous le confirme entre morceaux plus ou moins conventionels (Lament, Night Watch) exceptionnels et allant encore plus loin que ceux de Larks' Tongues, et improvisations souvent enregistré en live (Trio, Fracture, Starless And Bible Black) etonnantes, et envoutantes, auquelles on mets tout de meme du temps a s'adapter. L'album beneficie en plus des paroles genialissime (cf The Great Deceiver) de Carl Palmer-James. Et je ne vous parle pas de la fin en apotheose avec Fracture, LE chef d'oeuvre instrumental de Robert Fripp... a mon sens on ne peut pas faire plus fort en intrumental.
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le 12 avril 2003
Dans la légende du groupe, Starless and Bible Black fait partie de ces albums maudits. Plus obtus, plus sombre, plus difficile d'accès encore que son prédécesseur, il est un des premiers disques qui fera définitivement jeter l'éponge à pas mal de ses anciens aficionados. En lieu et place, la créature polymorphe de Robert Fripp décide d'enfoncer le clou et nous propose huit titres incandescents d'une noirceur tétanisante. C'est un album qui nécessite des écouteurs pour vraiment l'apprécier. Il est dans la même lignée que Lark's tongues in aspic, mais un peu plus cacophonique. Mis à part "The Great Deceiver et son riff entêtant et entraînant est fabuleux ", "Lament" et "The Night Watch", tous trois enregistrés en studio sont du même acabit. Le reste du répertoire est constitué d'improvisations en concert retravaillées pour l'occasion ; "Trio", par sa troublante beauté, et "Fracture", au crescendo insoutenable, restent de grands moments de musique. Les autres compos sont bonnes si vous êtes d'humeur à voyager dans des mondes où aucune oreille humaine n'a jamais écouté.
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le 11 juin 2003
King Crimson est probablement le seul groupe de rock progressif qui ait droit au respect de ceux qui détestent ce genre musical. Il est vrai qu'ici on est très loin de Yes ou de Genesis et plus proche du grunge par le son et l'énergie animale. Moins diabolique que Lark's Tongues in Aspic, moins noir que Red, beaucoup plus rock, cet album magnifique contient quelques unes des improvisations les plus réussies de Crimson, et surtout LE chef-d'oeuvre du groupe, Fracture, un modèle de montée en tension qui vous tétanisera - et qui donnera envie à pas mal de guitaristes de se mettre au triangle.
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