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32 sur 32 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Le Clavier bien tempéré, pierre angulaire du corpus de clavier de Bach, par le grand Sviatoslav Richter. Cela vous dit quelque chose ? C'est normal : l'enregistrement studio réalisé à Salzbourg pour RCA Victor en 1972-1973 est un véritable best-seller, presque aussi répandu dans les discothèques que la fort contestable version Glenn Gould. On connaît donc les qualités du soviétique dans les 48 préludes et fugues des livres I et II : à l'inverse des interprétations mécaniques ou de la décomposition d'un Gould, Richter offre un Bach poétique, habité, avec la hauteur de vue qu'on lui connaît. Un Bach qui, par l'influence russe, se révèle dans une pureté que ne lui connaissent pas beaucoup d'interprétations allemandes (bien que la lumière et l'humanjité d'un Edwin Fischer soit incomparable).

Cette nouvelle parution Melodiya est un tout autre enregistrement, tiré de deux concerts moscovites d'avril 1969 qui couvrent le livre I (le livre II doit être prochainement édité par la firme russe), et jamais édités jusqu'ici. On ne peut manquer de la confronter à la version RCA. Or, malgré toute la méfiance que l'on pourrait avoir pour une bande radio soviétique des années soixante, ici, la version Melodiya tient tout à fait la confrontation et s'impose même sans aucun doute comme LA référence pour Richter dans Bach.

D'abord, pour les questions techniques, si étonnant que cela puisse être. Il faut dire que la version RCA n'est pas fameuse : sonorité très étriquée, piano dur, spectre sonore étouffant avec une réverbération gênante... La version que nous connaissions tous cumule les défauts, et si cela ne modère pas l'amour qu'on peut avoir pour ces enregistrements, on ne peut que prendre connaissance avec bonheur de ces bandes dont la conservation et la restauration offrent une image qui, sans avoir rien des standards contemporains, est du moins plus confortable et beaucoup moins éprouvante à la longue.

Ensuite, l'interprétation est ici superlative. Sans rien retirer aux qualités de la version RCA que j'adore, celle-ci est à la fois très proche (jusque dans les tempi, la durée de chaque prélude et fugue est souvent identique à quelques secondes près !) et totalement différente. C'est probablement la conséquence du contexte de concert, mais aussi en rapport avec la vision de Bach par Richter : ici, une certaine urgence, une volonté de « parler », de rendre chaque note unique et immédiate, permet de trouver une interprétation que l'on ne saurait rapprocher de celle livrée en studio trois ans plus tard. Pas qu'elle soit réellement meilleure, mais elle est tout simplement unique. Mais enfin, ça, Richter nous y a habitués, ses multiples versions dans certaines partitions de Beethoven, de Schubert, ont maintes fois démontré sa capacité à « inventer » la partition à chaque lecture, à la rendre comme une géniale improvisation.

Merci donc à Melodiya qui fait des choix de plus en plus admirables dans ses rééditions, et offre ici un vrai indispensable. Et comme on sait que Melodiya édite en quantité toujours limitée, il ne faut pas hésiter à commander ce double CD au plus vite...

Edit : j'ajoute grâce à une généreuse contribution en commentaire qu'il existe apparemment un enregistrement en concert effectué à Innsbruck en 1973 (soit à l'époque de l'enregistrement studio RCA), édité au Japon (label Poloarts), apparemment dans une belle qualité sonore. La comparaison se complique donc, mais un tel choix devient un vrai luxe.
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10 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 27 juin 2012
La seule relative déception avec cet album est le son : excellent pour un live russe des années 60, mais un peu métallique - surtout les "forte". Il faut bien régler sa chaine pour corriger cela. Mais rien à voir avec le son mat et opaque de son intégrale studio!
Sinon, que du bonheur : la présence du publique inspire Richter à une approche plus urgente et nerveuse, moins abstraite que dans son intégrale anthologique en studio Bach: Das Wohltemperierte Klavier 1. und 2. Teil - BWV 846-869 und 870-893 Ainsi, certains préludes et/ou fugues très mélancoliques le sont moins en live.
Par contre, d'autres pièces virtuoses, comme les préludes en do# majeur et en ré majeur du Cahier 1 sont absolument époustouflantes !!! Rarement on aura joué ces pièces aussi vite, et avec une telle clarté ! On pourrait parler de battement d'ailes d'un colibri...

Richter a des sonorités si différentes pour chacune de ces œuvres qu'on a l'impression qu'il change de piano pour chacune d'elles. Il obtient du piano toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, et même du haut-delà...
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4 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
50 PREMIERS REVISEURSle 22 novembre 2012
Evidement, il s'agit d'un document historique aussi majeur qu'inédit mis au jour par Melodiya:
- Une telle maitrise dans le clavier bien tempéré en version de concert est unique. Je ne connais pas un seul pianiste et claveciniste qui a fait mieux en concert
- Le son est étonamment clair et naturel surtout en comparaison de la fameuse version du clavier bien tempéré enregistrée quelques années plus tard en studio cette fois-ci (dite "de Salzbourg")
- C'est aussi une version majeure extrêmement intéréssante au niveau du jeu lui même ici beaucoup plus dynamique, non legato, plus extériorisé (tout est relatif évidemment) et surtout beaucoup plus proche du clavier bien tempéré de Glenn Gould, que Richter a toujours admiré mais dont l'influence est plus évidente ici que la version de Salzbourg
- Cette version de concert a une évidence que la version studio n'a pas

Pourtant, cette version n'est pas pour autant à mes yeux la version de référence de Richter car cette version de concert est aussi moins variée au niveau des phrasés, moins aboutie au niveau de l'éloquence des voix, moins intime et spirituelle, moins personnelle, moins douloureuse et les défauts de réverbération de la prise de son de la version de Salzbourg sont largement compensés par l'absence de toussements intempestifs de l'audience dont cet enregistrement de concert malheureusement souffre.

A recommander tout de même sans hésitation!
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8 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Une interprétation superbe...
Comme ce Clavier bien tempéré paraît facile sous les doigts de cet interprète inspiré ! Si l'on veut comparer cette version "live" de 1969 à celle de Glenn Gould il semble évident qu'elle est plus fluide et surtout plus intériorisée.
Il ne reste plus qu'à attendre l'édition du deuxième livre...
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3 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 11 mai 2012
J'aime beaucoup l'interprétation de Glenn Gould mais en découvrant celle-ci, j'ai pu apprécier une autre version tout aussi intéressante, captivante même d'un immense pianiste au toucher exceptionnel. A découvrir absolument!
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1 sur 15 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Bach par Richter c'est Richter joue du Bach...Mais le Père Bach, ce n'est une oeuvre détaché du Corpus.

La Canon englobe la Totalité et la Totalité vit dans chaque pièce mondaine ou spirituelle, austère ou allègre, pour Maître d'Oeuvre seul ou formation de Compagnons Musiciens...Chaque pièce vit par elle-même mais ne peut aussi se jouer que si l'on sait aussi d'où elle procède, à quel moment elle a vu le jour et pour qui elle a été écrite...

L'Artiste Virtuose, Démiurge issu d'une vision Romantique d'une classe affirmant son indépendance, peut rendre hommage à la Virtuosité. Il ne saisit pas la Part de Grâce illuminant en traversant la page l'Oeuvre du cantor.

SDG...
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