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41 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Six disques pleins de vie
Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un éditeur aussi exigeant qu'Alpha, ce coffret a beau être économique, il n'en est pas moins très soigné: chaque disque est en effet glissé dans une enveloppe cartonnée noire qui reprend la couverture de l'album original et qui indique, au dos, les oeuvres et les plages; quant au livret,...
Publié le 13 octobre 2011 par jacqueslefataliste

versus
3 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BACH RAFRAICHI
Version intéressante mais un peut trop sage à mon goût.
Je saluerais néanmoins la fraicheur de l'ensemble ainsi que la qualité de l'interprétation.
Publié le 31 octobre 2011 par FEATHER


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41 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Six disques pleins de vie, 13 octobre 2011
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un éditeur aussi exigeant qu'Alpha, ce coffret a beau être économique, il n'en est pas moins très soigné: chaque disque est en effet glissé dans une enveloppe cartonnée noire qui reprend la couverture de l'album original et qui indique, au dos, les oeuvres et les plages; quant au livret, il ne contient certes pas toutes les belles photos des livrets d'origine, mais il en reprend le texte principal et les renseignements précis.

Quant aux enregistrements, ils sont vraiment magnifiques, quelles que soient les remarques de détail qu'on peut faire ici ou là. Vivacité, légèreté, complicité, jubilation, énergie, poésie: rarement la musique de Bach aura été interprétée avec une telle luminosité et un tel naturel. Rien ici n'est forcé, démonstratif ou caricatural, mais rien n'est fade non plus: tout est éperdument vivant, gorgé de sève et, en un sens, libre, tout en étant parfaitement rigoureux.

Je possède plusieurs autres enregistrements de ces oeuvres (par exemple, les concertos pour clavier de Bob van Asperen, les Brandebourgeois de Savall, de Kuijken, de Gardiner, les concertos pour violon de Kuijken, les Ouvertures de Savall, etc.), mais, ici, l'enthousiasme et l'excellente prise de son emportent tout sur leur passage! Une remarquable réalisation.
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un événement discographique, une réinvention du Bach concertant, 17 décembre 2011
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Volume après volume, les 6 CD de « concerts » de l'ensemble Café Zimmermann ont à chaque fois réussi le pari de convaincre la critique, trouver un vrai public, et forger une réputation à ces musiciens montants et à cette réalisation discographique. Au point que ce cycle orchestral de Bach doit désormais être considéré comme un objet musical qui aura fait date dans l'histoire discographique de ces pièces, comme les interprétations pionnières du Collegium Aureum avec Leonhardt et de Harnoncourt et son Concentus Musicus dans les Brandebourgeois, ou de Reinhard Goebel et l'ensemble Musica Antiqua Köln 20 ans plus tard (volume 1 & volume 2), ou encore de LA Petite Bande de Sigiswald Kuijken, essentiellement pour les Suites orchestrales.

Ce coffret regroupe donc les 6 CDs précédemment parus, dans leur programmation originelle, c'est à dre sans regrouper les Suites d'un côté, les Brandebourgeois de l'autre, etc. C'est là l'une des grandes forces de ce coffret, car cette démarche originale permet sur chaque disque de construire un programme cohérent (soutenu à chaque fois par un essai très érudit des grandes plumes que sont Jean-Paul Combet et Gilles Cantagrel, repris intégralement dans le livret du coffret), et de faire se répondre des partitions séparées d'environ 30 ans dans la carrière de Bach, depuis l'époque de Weimar et de Köthen comme musicien de cour, jusqu'à la période de Leipzig ou ce répertoire était un amusement destiné à la clientèle du Café Zimmermann, bien distinct de ses fonctions pédagogiques et liturgiques de Cantor de Saint-Thomas.

Pour lever toute incertitude, le coffret comprend donc :
- Concertos pour clavecin BWV 1052, 1055, 1056 ; pour 2 clavecins BWV 1061 ; pour 3 clavecins BWV 1063, 1064 ; pour 4 clavecins BWV 1065
- Concertos pour hautbois d'amour BWV 1055 & arr. BWV 1053
- Concerto pour hautbois et violon BWV 1060
- Concertos pour violon BWV 1041 & 1042 & pour 2 violons BWV 1043
- Concerto pour flûte, violon, clavecin & cordes BWV 1044
- 6 Concertos brandebourgeois BWV 1046-1051
- 4 Ouvertures (Suites orchestrales) BWV 1066-1069

Ou encore, CD par CD :
CD 1 : BWV 1052, 1055, 1042, 1050
CD 2 : BWV 1048, 1043, 1066, 1060
CD 3 : BWV 1049, 1053 (arr.), 1064, 1067
CD 4 : BWV 1041, 1061, 1044, 1047
CD 5 : BWV 1068, 1056, 1051, 1063
CD 6 : BWV 1069, 1055, 1046, 1065

Le tout, rappelons-le, est enregstré de façon impressionnante, avec un réalisme et une faculté à rendre toute la présence sonore que l'on dirait exceptionnelle, si Alpha ne nous avait pas habitué à ce luxe depuis des années.

On constate aisément que tous les concertos de Bach ne sont pas inclus. En réalité, Café Zimmermann a choisi d'éviter d'enregistrer les concertos existant dans plusieurs versions pour des instruments différents. Ainsi le concerto pour clavecin BWV 1054 n'est-il pas joué, car il est un arrangement du concerto pour violon BWV 1042 qui est, lui, bel et bien présent ; même chose pour le concerto pour clavecin et deux flûtes BWV 1057, arrangement du 4e brandebourgeois, etc. Si l'on ne peut parler d'intégrale il ne manque donc pas une seule note du Bach concertant dans ce coffret.

Parlons enfin de l'essentiel : l'interprétation ! Car si ces enregistrements ont fait événement et demeureront des réalisations marquantes, c'est par leurs choix radicaux. Ici, point de bel équilibre à la Trevor Pinnock (dont les enregistrements sont néanmoins une référence !) ou à la façon des superbes suites du Freiburger Barockorchester ! Café Zimmermann et ses meneurs (Pablo Valetti et Céline Frisch) font le choix de réduire l'effectif au maximum et de se jouer ces partitions (souvent rendues de façon très lisses) en les concevant comme une rencontre virtuose et détendue, une récréation musicale, ce qu'elles étaient effectivement pour Bach. Pas question ici de rechercher une artificielle perfection sonore : au contraire, l'on veut nous faire entendre le frottement des archets, la vibration des anches, et tout ce qu'un instrument ancien peut avoir de verdeur, c'est à dire non pas de défaut mais au contraire de vie bouillonnante et de fantaisie permanente.

Le Bach du Café Zimmermann regarde donc résolument vers l'Italie (influence majeure du Bach de Köthen !), voire vers la France, et rompt avec les interprétations nordiques qui paraîtront bien sages après 8 heures de ce traitement. Il s'inscrit aussi dans les pas des baroqueux les plus audacieux (Goebel dans les années 1980 par exemple) et récuse l'image d'un Bach trop esthétisant, trop abstrait finalement. Ici, la musique de Bach est avant tout ce qu'elle ne devrait jamais cesser d'être, c'est à dire objet, matière musicale et non pure réalisation théorique. Alors, certes, chaque cycle, chaque concerto pris isolément ne disputera pas forcément le label de « référence » à un Manze, un Hantaï ou un Savall. Mais ce n'est pas l'objectif de Café Zimmermann : la mission que ces musiciens-ci s'était assignée est remplie. Le Bach concertant est ici repensé, réinventé. Un nouvel éclairage aussi légitime et indispensable que ceux précédemment cités et qui n'a d'intérêt que pris en bloc sans en vouloir lisser les aspérités. Tout comme est précieuse, précisément pour ses irrégularités, la fameuse perle à l'origine de l'adjectif « baroque »...
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39 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bach dépoussiéré, 13 octobre 2011
Par 
Henrard "ivan henrard" (france) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Au printemps de 1729, JS Bach prend la tête du Collegium Musicum, ensemble avec lequel il va se produire chaque semaine de la froide saison dans les salles enfumées du Café de Gottfried Zimmermann, établi rue Sainte Catherine, l'artère principale de Leipzig, non loin de l'hôtel de ville. En été, le cafetier fait disposer tables et bancs dans les jardins, à l'ombre des tilleuls pour des concerts tous les vendredis soirs. Bach animera ainsi la saison de Leipzig jusqu'en 1737.

C'est dans cette direction que se sont orientés les musiciens de l'ensemble Café Zimmermann : un travail de solistes dans une ambiance conviviale, pour faire entendre la musique d'orchestre de Bach sans nécessité de regroupement thématique, mais plutôt à la manière d'un concert ... chez Monsieur Zimmermann.

Voila regroupés en un coffret de six disques les enregistrements que l'ensemble français "Café Zimmerman" a réalisé depuis quelques années:
Les suites et concertos de Bach sont de longue date entrés au répertoire du concert. Mais l'ensemble en replace mentalement les exécutions dans le contexte de l'époque, si différent de ce que l'on connaît aujourd'hui sur la scène moderne. Hors les cours, de quelque importance qu'elles fussent, ce qui est le cas des Concertos Brandebourgeois et des Suites orchestrales, il n'existait pas au temps de Bach d'orchestres constitués permanents.

Café Zimmermann a recréé avec génie l'esprit de ces orchestres, laissant chaque musicien (parmi les meilleurs de la scène européenne baroque) s'exprimer.

En effet l'interprétation se signale, entre autres qualités, par le soin apporté aux dialogues entre les instrumentistes ; C'est un réseau d'échanges très finement et très vigoureusement conduits qui anime les partitions dans cet esprit de conversation qui est véritablement celui de Concerts avec plusieurs instruments, pour reprendre l'appellation donnée par Bach lui-même à ce que nous connaissons aujourd'hui sous celle de Concertos Brandebourgeois.

Portée par des musiciens de tout premier plan, cette lecture conjugue parfaitement tension dramatique et expressivité, en se gardant aussi des dérives explosives observées cher Reinhard Goebel ou des partis-pris parfois un peu esthétisants de Jordi Savall, pour ne citer que deux versions majeures des fameuses Ouvertures, des Brandebourgeois, des concertos pour violon et clavecin.

L'impression qui domine dans ces six CD qui reprennent les oeuvres concertantes les plus célèbres de Bach, c'est une sensation de jamais entendu, un dépoussiérage bienfaisant, une impression de légèreté et d'athenticité pleine de fougue d'oeuvres archi connues et pourtant que l'on semble ici découvrir.

Alors on peut parfois préférer comme moi parfois tel ou tel concerto brandebourgeois par Trevor Pinnock par exemple, tel ou tel concerto pour violon par Koopman et Hugett, tel concerto pour clavecin par Akenine, il n'es reste pas moins que le présent coffret renferme une somme musicale somptueuse, les plus célèbres concertos de Bach, dans une interprétation de référence et sans doute amenée à bien vieillir et à rester longtemps au tout premier plan.

A acquérir de toute urgence.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 prise de son, 4 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
J'écoute très régulièrement cet entregistrement car je l'apprécie particulièrement.
La prise de son est excellente mais j'ai toutefois une petite réserve :

Je trouve le clavecin "très lointain" et c'est très gênant notamment pour les concertos... Et uniquement le clavecin !

Je possède d'autres enregistrements de ces oeuvres et je n'ai pas ce défaut.
les solis sont couverts par l'accompagnement et c'est franchement désagréable.
Suis-je le seul à faire cette constatation?
bizarre, car pour les autres instruments la prise est parfaite et très présente. A noter que j'écoute ces CDs sur une chaîne de qualité .
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel bonheur !, 27 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Dès le premier mouvement du concerto pour clavecin en ré mineur BWV 1052, on est séduit par la qualité de l'enregistrement (définition, relief, amplitude...). L'écoute de cet ensemble discographique est un régal. Les commentaires élogieux qui précèdent le mien me semblent tout à fait pertinents et se rejoignent d'ailleurs dans les appréciations très positives. Les six disques sont chacun glissés dans des pochettes illustrées et le coffret contient aussi un livret en plusieurs langues. Les cinq étoiles sont amplement méritées.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Jubilation à l'état pur, 3 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Pour la plupart des musiciens, Bach est le compositeur le plus génial qui ait jamais existé. Ses oeuvres instrumentales constituent la partie la plus séduisante de son oeuvre. Jouées ici par certaines de nos meilleurs musiciens, elles nous donnent à entendre de purs moments de jubilation. Un seul défaut, commun à toutes les interprétations de ces oeuvres archi connues : à force de les jouer, on les joue à la perfection, mais avec un petit manque d'âme car on ne peut pas jouer et rejouer les mêmes morceaux sans se laisser un peu gagner par l'habitude et la routine. Comme c'est à peine perceptible, c'est forcément négligeable. Cerise sur le gâteau, le coffret n'est vraiment pas cher. C'est donc un double cadeau du ciel
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une magnifique synthèse, 28 août 2012
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
L'enregistrement de la musique concertante de Bach par le Café Zimmermann fut un événement : non que cette interprétation balayât toutes les autres par une fracassante nouveauté, mais au contraire parce qu'elle en réalisait en quelque sorte une synthèse, en réunissant ce que chacune avait de meilleur. Par exemple, elle se place dans la filiation d'un Gustav Leonhardt, qui l'un des premiers avait compris dès les années soixante qu'il s'agit d'une musique de chambre, à interpréter sans chef avec un seul instrument par partie. On fut d'emblée séduit par la beauté des timbres instrumentaux, restituée par une prise de son proche et transparente, même si parfois l'équilibre sonore n'est pas parfaitement idéal entre les instruments – ce qui justifie, une fois n'est pas coutume, une écoute à un volume assez élevé. Le style est un heureux compromis entre le phrasé « baroqueux » et la grande ligne legato, sans rebondissements systématiques ni surarticulation, dans une complicité joyeuse entre les musiciens, tout à fait évidente pour qui les a vus en concert. Inutile de rappeler le grand talent des solistes, Frisch, Valetti, Baroni et Torunczyk : signalons seulement qu'aucun ne se met jamais en vedette.

CD 1 : Le grand concerto pour clavecin BWV 1052 sonne ici moins sombre et dramatique que dans d'autres versions, ce qui n'est pas forcément plus mal. Si parfois l'équilibre sonore n'est pas parfaitement idéal entre les instruments (clavecin trop peu audible dans le premier mouvement, et contrebasse trop en avant), cela justifie, une fois n'est pas coutume, une écoute à un volume assez élevé. La reconstruction du beau concerto BWV 1055 pour hautbois d'amour s'imposait comme prioritaire, par exemple pour les notes tenues du larghetto. Le concerto pour violon en mi majeur est interprété avec la simplicité et l'humilité requises pour une oeuvre aussi connue. Quant au cinquième "Brandebourgeois", justice est parfaitement rendue à ce chef d'oeuvre, tant par la modernité du solo de clavecin de son premier mouvement que par l'intimisme du trio du deuxième mouvement.

CD 2 : Dans les trois concerti de ce deuxième volume, le dernier mouvement est pris très vite, mais avec une netteté parfaite. Le second allegro du troisième "Brandebourgeois" devient un sabbat frénétique particulièrement réjouissant. Celui du concerto pour deux violons, très véhément, est un peu alourdi par le choix discutable de tripler les premiers violons et de doubler les seconds violons du ripieno, mais la bonne prise de son et l'acoustique excellente de l'Arsenal de Metz permettent le maintien d'une grande clarté. Dans la suite pour orchestre en ut, l'ouverture met en valeur la savoureuse partie de basson, tandis que les six danses qui suivent n'ont en revanche guère plus d'originalité que leurs homologues des suites de Telemann. Enfin, on apprécie que le concerto pour hautbois et violon soit interprété sans traîner, comme c'est trop souvent l'habitude.

CD 3 : Le quatrième "Brandebourgeois" est peut-être le plus chatoyant des quelque vingt concerti de Bach : le violon de Valetti s'y marie aux deux flûtes à bec sans jamais se mettre trop en avant. Pour le concerto BWV 1053, les interprètes ont eu raison d’opter pour le hautbois d'amour plutôt que le clavecin, qui n'est sans doute pas l'instrument original : Beaugiraud y est parfait. Le concerto pour trois clavecins est une curiosité attachante : la prédominance du premier clavecin semble attester une écriture à l'origine pour d'autres instruments. Enfin, la deuxième suite BWV 1067, toute de douceur et de légèreté, avec la flute traversière de Diana Baroni en solo, est la plus réussie et la plus populaire des quatre suites pour orchestre : son ouverture est moins impressionnante que celle de la première suite BWV 1066, mais les danses qui suivent sont nettement les plus inspirées, notamment la célèbre "Badinerie".

CD 4 : Le concerto pour violon en la mineur contient un andante à l'inoubliable balancement de marche solennelle. Très original, le concerto pour deux clavecins en ut se distingue par le dialogue des deux claviers sans orchestre de son mouvement lent : le claveciniste Dirk Börner, qui nous enchanta aussi en concert dans le Cinquième "Brandebourgeois", a peu à envier au talent de sa partenaire Céline Frisch. Le triple concerto BWV 1044, d'origine composite, est écrit pour les mêmes instruments que le populaire cinquième "Brandebourgeois", mais en plus virtuose encore par la densité particulière de son contrepoint. Quant au deuxième "Brandebourgeois", il ravit par la joie pimpante de sa fanfare, d'où émerge la trompette virtuose de Hannes Rux.

CD 5 : Bien que plus extravertie que les deux précédentes, la troisième suite pour orchestre fait suivre, par contraste, son impressionnante ouverture à la française d'un « air » recueilli, célèbre et souvent galvaudé, mais qui retrouve ici sa fraîcheur et toute sa légèreté dans un tempo judicieusement rapide. Le bref concerto en fa mineur, malgré son origine composite, est un vrai concerto pour clavecin, dont la ligne se détache clairement de la trame orchestrale, et qui bénéficie d'un bel adagio sur fond de pizzicati. Le sixième concerto Brandebourgeois, le plus ancien sans doute, est aussi l'un des plus originaux et des plus attachants, par sa combinaison inusitée d'instruments solistes aux timbres graves : il fournit notamment aux alti, peu souvent mis l’honneur, l'occasion de faire valoir leur timbre doux-amer dans le tendre duo de l'adagio. Enfin, le concerto pour trois clavecins en ré mineur semble attester une écriture à l'origine pour d'autres instruments, à en juger par la prédominance du premier clavecin sur les deux autres.

CD 6 : Après l'opulente ouverture de la quatrième suite pour orchestre, le basson papillonne de façon réjouissante autour du thème de la seconde bourrée, opportunément allégée par un tempo vif. Le beau concerto en la majeur BWV 1055, déjà enregistré dans sa transcription pour hautbois dans le volume I, méritait bien d'être aussi interprété au clavecin, comme ici avec un seul instrument par partie. Le premier concerto "Brandebourgeois", en revanche, est joué avec un « gros » effectif de cordes, et parmi les solistes la part belle est faite aux deux cors. Le menuet et polonaise final, qui paraît parfois un peu longuet, est pris très vite, ce qui évite cet inconvénient. Quant au concerto pour quatre clavecins, transcrit d'un concerto pour quatre violons de l'Estro armonico de Vivaldi, joué avec légèreté à un instrument par partie, c'est une petite merveille qui clôt parfaitement l'entreprise du Café Zimmermann.

Une telle réussite donne le regret que cette "intégrale" ne comprenne pas les versions pour clavecin des concerti BWV 1053 et 1060, ni les concerti pour clavecin 1054, 1057, 1058, et 1062 ; mais peut-être Céline Frisch nous les offrira-t-elle plus tard... Surtout, ne manquez pas une occasion d'écouter cet ensemble en concert : le spectacle de la complicité et du plaisir de jouer des musiciens ajoute encore au bonheur de l'auditeur.
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5.0 étoiles sur 5 Bach: l'Alpha et l'Oméga de la musique., 22 novembre 2013
Par 
Le Café Zimmermann nous emmène faire un voyage aux frontières du sublime où l'extase musical est permanent. Il s'agit d'une interprétation qui se place au sommet de la discographie aux côtés de Gustav Leonhardt, mais avec une sonorité plus riche.
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5.0 étoiles sur 5 Une interprétation de référence, 13 septembre 2013
Par 
M. FIEVET (Dinard, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Que dire de plus par rapport aux commentaires précédents qui louangent à juste raison ces enregistrements? Un seul conseil aux amateurs de Bach qui souhaitent une interprétation idéale, sans "coquetteries": précipitez-vous sur ce coffret à prix doux, vous ne le regretterez pas.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 bien gouleyant, 28 décembre 2011
Par 
Gilles-daniel Percet (F) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Oui, juste mon petit grain de sel pour répéter que ce coffret est un vrai enchantement. J'en profite pour vous signaler un autre coffret pour île déserte, passé chez nous scandaleusement inaperçu : tout le clavier solo de Bach par le pianiste Ivo Janssen (c'est une auto-édition, précipitez-vous tant que...). Une autre perfection qui fait oublier l'inodore et sans saveur Angela Hewitt, par exemple (et, non, il n'y a quand même pas que Glenn Gould dans la vie!).
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