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42 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Six disques pleins de vie
Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un éditeur aussi exigeant qu'Alpha, ce coffret a beau être économique, il n'en est pas moins très soigné: chaque disque est en effet glissé dans une enveloppe cartonnée noire qui reprend la couverture de l'album original et qui indique, au dos, les oeuvres et les plages; quant au livret,...
Publié le 13 octobre 2011 par jacqueslefataliste

versus
3 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BACH RAFRAICHI
Version intéressante mais un peut trop sage à mon goût.
Je saluerais néanmoins la fraicheur de l'ensemble ainsi que la qualité de l'interprétation.
Publié le 31 octobre 2011 par FEATHER


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42 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Six disques pleins de vie, 13 octobre 2011
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un éditeur aussi exigeant qu'Alpha, ce coffret a beau être économique, il n'en est pas moins très soigné: chaque disque est en effet glissé dans une enveloppe cartonnée noire qui reprend la couverture de l'album original et qui indique, au dos, les oeuvres et les plages; quant au livret, il ne contient certes pas toutes les belles photos des livrets d'origine, mais il en reprend le texte principal et les renseignements précis.

Quant aux enregistrements, ils sont vraiment magnifiques, quelles que soient les remarques de détail qu'on peut faire ici ou là. Vivacité, légèreté, complicité, jubilation, énergie, poésie: rarement la musique de Bach aura été interprétée avec une telle luminosité et un tel naturel. Rien ici n'est forcé, démonstratif ou caricatural, mais rien n'est fade non plus: tout est éperdument vivant, gorgé de sève et, en un sens, libre, tout en étant parfaitement rigoureux.

Je possède plusieurs autres enregistrements de ces oeuvres (par exemple, les concertos pour clavier de Bob van Asperen, les Brandebourgeois de Savall, de Kuijken, de Gardiner, les concertos pour violon de Kuijken, les Ouvertures de Savall, etc.), mais, ici, l'enthousiasme et l'excellente prise de son emportent tout sur leur passage! Une remarquable réalisation.
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41 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bach dépoussiéré, 13 octobre 2011
Par 
Henrard "ivan henrard" (france) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Au printemps de 1729, JS Bach prend la tête du Collegium Musicum, ensemble avec lequel il va se produire chaque semaine de la froide saison dans les salles enfumées du Café de Gottfried Zimmermann, établi rue Sainte Catherine, l'artère principale de Leipzig, non loin de l'hôtel de ville. En été, le cafetier fait disposer tables et bancs dans les jardins, à l'ombre des tilleuls pour des concerts tous les vendredis soirs. Bach animera ainsi la saison de Leipzig jusqu'en 1737.

C'est dans cette direction que se sont orientés les musiciens de l'ensemble Café Zimmermann : un travail de solistes dans une ambiance conviviale, pour faire entendre la musique d'orchestre de Bach sans nécessité de regroupement thématique, mais plutôt à la manière d'un concert ... chez Monsieur Zimmermann.

Voila regroupés en un coffret de six disques les enregistrements que l'ensemble français "Café Zimmerman" a réalisé depuis quelques années:
Les suites et concertos de Bach sont de longue date entrés au répertoire du concert. Mais l'ensemble en replace mentalement les exécutions dans le contexte de l'époque, si différent de ce que l'on connaît aujourd'hui sur la scène moderne. Hors les cours, de quelque importance qu'elles fussent, ce qui est le cas des Concertos Brandebourgeois et des Suites orchestrales, il n'existait pas au temps de Bach d'orchestres constitués permanents.

Café Zimmermann a recréé avec génie l'esprit de ces orchestres, laissant chaque musicien (parmi les meilleurs de la scène européenne baroque) s'exprimer.

En effet l'interprétation se signale, entre autres qualités, par le soin apporté aux dialogues entre les instrumentistes ; C'est un réseau d'échanges très finement et très vigoureusement conduits qui anime les partitions dans cet esprit de conversation qui est véritablement celui de Concerts avec plusieurs instruments, pour reprendre l'appellation donnée par Bach lui-même à ce que nous connaissons aujourd'hui sous celle de Concertos Brandebourgeois.

Portée par des musiciens de tout premier plan, cette lecture conjugue parfaitement tension dramatique et expressivité, en se gardant aussi des dérives explosives observées cher Reinhard Goebel ou des partis-pris parfois un peu esthétisants de Jordi Savall, pour ne citer que deux versions majeures des fameuses Ouvertures, des Brandebourgeois, des concertos pour violon et clavecin.

L'impression qui domine dans ces six CD qui reprennent les oeuvres concertantes les plus célèbres de Bach, c'est une sensation de jamais entendu, un dépoussiérage bienfaisant, une impression de légèreté et d'athenticité pleine de fougue d'oeuvres archi connues et pourtant que l'on semble ici découvrir.

Alors on peut parfois préférer comme moi parfois tel ou tel concerto brandebourgeois par Trevor Pinnock par exemple, tel ou tel concerto pour violon par Koopman et Hugett, tel concerto pour clavecin par Akenine, il n'es reste pas moins que le présent coffret renferme une somme musicale somptueuse, les plus célèbres concertos de Bach, dans une interprétation de référence et sans doute amenée à bien vieillir et à rester longtemps au tout premier plan.

A acquérir de toute urgence.
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5.0 étoiles sur 5 Vivacité, allégresse et élégance... dans les brandebourgeois, 5 septembre 2014
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
On pourrait écrire un petit ouvrage sue ce coffret magique. Pour écrire un article dans mon blog consacré aux seuls brandebourgeois, j'ai retenu cette interprétation qui allie les sonorités allègre des instruments anciens et une poésie retenue dans l'interprétation qui rejette la frénésie un peu trop de mode dans certaine gravures récentes. Faisons quelques présentations :

La marseillaise Céline Frisch, après ses études de clavecin, intègre la prestigieuse Schola Cantorum de Bâle où elle sympathise avec le jeune violoniste Pablo Valetti. Le jeune artiste va acquérir rapidement une notoriété par ses participations aux meilleurs orchestres baroques : Les Arts Florissants, le Concert des Nations, le Concerto Köln (ce dernier était un choix possible pour parler des brandebourgeois).
Créer un orchestre français baroque face à la pléthore d'ensembles de renom était un pari osé pour les deux complices. Café Zimmermann voit le jour en 1998 et s'est imposé depuis comme l'un des meilleurs serviteurs de la musique de l'âge classique et du siècle des lumières.
Aidé dans son travail par les précurseurs de l'authenticité baroque comme le claveciniste et chef d'orchestre Gustav Leonhardt ou le contre ténor Dominique Visse, Café Zimmermann parcourt le répertoire du XVIIIème siècle dans des salles de taille adaptée : Gaveau, la cité de la musique, etc. Leur discographie est déjà très riche et surtout fait autorité, remportant l'adhésion des critiques et du public.
Café Zimmermann a adopté une approche discographique tout à fait nouvelle et passionnante pour graver la quasi intégrale des concertos pour clavier, violon et divers instruments, ainsi que les six concertos Brandebourgeois et les quatre suites orchestrales. Au lieu de réunir chaque style de manière didactique, chacun des six albums réalisés propose un concert varié tel que l'on devait en entendre les œuvres à Leipzig dans le célèbre café. Par la suite, les 6 albums (dont 5 diapasons d'or) ont été réunis dans un coffret à prix doux. C'est dans cette édition que nous allons voyager dans le monde fantaisiste des concertos brandebourgeois.

Concerto n° 1 (fa Majeur) BWV 1046 : c'est le seul qui comprend quatre mouvements (20' en tout) et il possède une orchestration très riche, de nombreuses cordes auxquelles se joignent hautbois, bassons et cors.
Dès les premières mesures, la musique virevolte dans la plus volubile gaité. Les bois papotent comme les habitués du café Zimmermann. Les cors naturels imposent leur sonorité aigrelette et joyeuse. Il sera difficile d'écouter des cors d'harmonie après avoir entendu ces instruments. Le tempo choisi par Pablo Valetti n'accuse aucune lenteur romantique mais évite les frénésies excessives parfois entendues avec certains ensembles baroques. La prise de son très limpide permet d'entendre tous les solistes dans leur écrin de cordes. Café Zimmermann exclut toute conception métaphysique hors de propos dans cette page de divertissement. Nous ne sommes ni dans l'art de la fugue ou dans une œuvre religieuse. Prodigieux de vitalité ! Avec ses solos de hautbois et de violon d'une belle transparence l'adagio contraste par sa douceur nocturne avec la vigueur de la sinfonia initiale. L'allegro retrouve l'énergie de la sinfonia. On se prend à vouloir esquisser des pas de danses, sauf que là, contrairement à maintes suites de Bach, il n'y a aucune forme de danse dans la notation (pas de sarabande ou autres). Café Zimmermann achève son interprétation par la suite française avec une verve pétillante qui fait justement oublier le rythme un peu noble qu'impose le style français de l'époque. Une entrée en matière parmi les plus vivantes que j'ai entendues depuis ma découverte de ces concertos à la fin des années 60. Comme les Dupondt, je dirais même plus : une redécouverte.

Concerto n° 2 (fa Majeur) BWV 1047 : le plus bref et le plus frénétique de l'ensemble avec sa trompette solo diabolique présente dans les deux mouvements extrêmes. Bach met en avant quatre solistes : flûte à bec alto, trompette, hautbois, violon. De sa voix agreste, la trompette sans piston de Café zimmermann joue au chef d'orchestre. Hannes Rux, trompettiste solo nous bluffe en faisant preuve d'une justesse absolue avec son instrument si difficile à maîtriser dans cette tessiture. La remarque s'applique à tous les instrumentistes. L'andante bien rythmé confie un à un la parole à chaque soliste hormis la trompette. Quelle fraîcheur pastorale dans cette conversation entre solistes discrètement accompagnés du simple continuo. La fugue finale notée allegro retrouve l'ardeur de l'introduction et surtout nous rappelle que Bach était le maître incontesté de l'art du contrepoint.

Concerto n° 3 (sol Majeur) BWV 1048 : Comportant en apparence trois mouvements, ce concerto insert entre deux allegros un adagio de quelques secondes qui n'est qu'une transition. L'œuvre, aussi courte que le second concerto, ne retient dans son orchestration que des cordes et le continuo avec clavecin. (Violons, altos et violoncelles par 3). La mélodie serpente de cordes en cordes. Le climat est plus proche du concerto grosso que les deux concertos précédents de par l'absence d'instruments à vents solistes. C'est vivant, avec une certaine noblesse dans le phrasé. Les cordes de Café zimmermann se font élégantes, sans dureté ni ornementations spectaculaires. L'Allegro final accélère le jeu pour établir un contraste jubilatoire avec le premier et éviter tout aspect monolithique à l'ouvrage.

Concerto n° 4 (sol Majeur) BWV 1049 : Ce concerto se fait à la fois grosso et classique dans le sens où le violon devient le soliste principal face aux deux flûtes altos. Bien entendu, cordes et continuo accompagnent les trois solistes. L'introduction donne la part belle aux flûtes puis aux accents virtuoses du violon. Café Zimmermann (je risque de me répéter) distille avec précision et transparence toutes les facéties de cet allegro initial. On discerne dans le déchaînement du jeu du violon de suaves glissandi, technique peu commune à l'époque. Le concerto comprend deux autres mouvements : un élégiaque et méditatif andante puis un presto. Le jeu complexe du violon rappelle l'école italienne, notamment celle de Vivaldi, autre grand maître de l'archet…

Concerto n° 5 (ré Majeur) BWV 1050 : L'omniprésence du clavier (clavecin) tant dans le continuo que dans le développement général conduit à une singularité musicologique. Ce concerto est en fait le premier concerto pour clavier de l'histoire de la musique ! Pour la petite histoire, lors de l'enregistrement des brandebourgeois par Pablo Casals à Marlborough début des années 60, c'est rien de moins que Rudolf Serkin qui jouait, au piano, la partie soliste. Trois mouvements : Allegro, Affetuoso et Allegro. Le jeu de nos baroqueux est à la fois joyeux, une fois de plus, et mystérieux. Céline Frisch égrène les notes avec poésie. Grâce à la souplesse et à l'articulation de son phrasé dans les mélodies, le vieux cliché de "la divine machine à coudre" Bach n'est plus qu'un souvenir d'un passé lointain et académique (une facétieuse expression de Colette semble-t-il). À noter que deux flûtes solistes égayent l'œuvre notamment dans le passionné Affetuoso. L'espièglerie de l'allegro final confirme le désir d'insuffler la plus grande joie de vivre par Café zimmermann dans ces concertos.

Concerto n° 6 (si bémol Majeur) BWV 1051 : L'ultime concerto adopte une forme étrange et ancienne. On pense plutôt à une sonate du XVIIème siècle pour 2 petites violes, 2 violes de gambe, deux violoncelles et la basse continue. L'imagination et la profusion de couleurs cèdent un peu le pas dans cette partition, mais les mélodies virevoltent avec allégresse. La vigueur des tempos et de l'articulation de Café Zimmermann achèvent dans la jubilation un cycle qui se place désormais comme une référence moderne des concertos brandebourgeois… On notera au passage que toutes les tonalités sont en mode majeur, choix en faveur d'exécutions dans des fêtes princières. Il est fort possible que Bach ait joué ce concerto en compagnie du dédicataire, le margrave de Brandebourg, violiste à ses heures.
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Ces concertos ont connu une réelle renaissance au milieu du XXème siècle. La discographie est riche d'interprétations des plus variées. Dès 1949, Fritz Reiner grave les brandebourgeois et les suites pour orchestre avec un souci métaphysique mais sans la lourdeur romantique en vogue à cette époque dans l'interprétation des œuvres du cantor. Il est amusant de comparer la conception de l'adagio du 1er concerto par Fritz Reiner et, 60 ans plus tard, par Café Zimmermann.

Pour ceux qui souhaiterait écouter les brandebourgeois dans la continuité et non à raison de un par CD comme dans ce coffret, quelques suggestions :
Les enregistrements de Reinhard Goebel de 1986 à la tête du fabuleux Musica Antica Köln proposent une interprétation toute aussi vif-argent que Café Zimmermann mais sans doute trop farouche. Les 2 CD sont toujours disponibles avec des suites en complément et on les trouve également dans un coffret anthologique, encore plus fourni que celui présenté aujourd'hui, mais pas toujours abouti pour les concertos pour clavier et violon. (Archiv)
Très pittoresques et réédités, les disques de 1964 de Pablo Casals avec un groupe de potes dont Rudolf Serkin au piano et Alexander Schneider. C'est brut de décoffrage, pas toujours très léger, mais un témoignage amusant pour les admirateurs de ces artistes (Sony)
Enfin, dans le registre baroque et instruments d'époque tendance dure, le double album d'Il Giardino Armonico fera le bonheur des amateurs de musique décoiffante… C'est somptueux mais sans la légèreté de Café Zimmermann. (Teldec)

Extrait d'une article paru dans le Deblocnot (voir profil)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jubilation à l'état pur, 3 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Pour la plupart des musiciens, Bach est le compositeur le plus génial qui ait jamais existé. Ses oeuvres instrumentales constituent la partie la plus séduisante de son oeuvre. Jouées ici par certaines de nos meilleurs musiciens, elles nous donnent à entendre de purs moments de jubilation. Un seul défaut, commun à toutes les interprétations de ces oeuvres archi connues : à force de les jouer, on les joue à la perfection, mais avec un petit manque d'âme car on ne peut pas jouer et rejouer les mêmes morceaux sans se laisser un peu gagner par l'habitude et la routine. Comme c'est à peine perceptible, c'est forcément négligeable. Cerise sur le gâteau, le coffret n'est vraiment pas cher. C'est donc un double cadeau du ciel
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20 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un événement discographique, une réinvention du Bach concertant, 17 décembre 2011
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Volume après volume, les 6 CD de « concerts » de l'ensemble Café Zimmermann ont à chaque fois réussi le pari de convaincre la critique, trouver un vrai public, et forger une réputation à ces musiciens montants et à cette réalisation discographique. Au point que ce cycle orchestral de Bach doit désormais être considéré comme un objet musical qui aura fait date dans l'histoire discographique de ces pièces, comme les interprétations pionnières du Collegium Aureum avec Leonhardt et de Harnoncourt et son Concentus Musicus dans les Brandebourgeois, ou de Reinhard Goebel et l'ensemble Musica Antiqua Köln 20 ans plus tard (volume 1 & volume 2), ou encore de LA Petite Bande de Sigiswald Kuijken, essentiellement pour les Suites orchestrales.

Ce coffret regroupe donc les 6 CDs précédemment parus, dans leur programmation originelle, c'est à dre sans regrouper les Suites d'un côté, les Brandebourgeois de l'autre, etc. C'est là l'une des grandes forces de ce coffret, car cette démarche originale permet sur chaque disque de construire un programme cohérent (soutenu à chaque fois par un essai très érudit des grandes plumes que sont Jean-Paul Combet et Gilles Cantagrel, repris intégralement dans le livret du coffret), et de faire se répondre des partitions séparées d'environ 30 ans dans la carrière de Bach, depuis l'époque de Weimar et de Köthen comme musicien de cour, jusqu'à la période de Leipzig ou ce répertoire était un amusement destiné à la clientèle du Café Zimmermann, bien distinct de ses fonctions pédagogiques et liturgiques de Cantor de Saint-Thomas.

Pour lever toute incertitude, le coffret comprend donc :
- Concertos pour clavecin BWV 1052, 1055, 1056 ; pour 2 clavecins BWV 1061 ; pour 3 clavecins BWV 1063, 1064 ; pour 4 clavecins BWV 1065
- Concertos pour hautbois d'amour BWV 1055 & arr. BWV 1053
- Concerto pour hautbois et violon BWV 1060
- Concertos pour violon BWV 1041 & 1042 & pour 2 violons BWV 1043
- Concerto pour flûte, violon, clavecin & cordes BWV 1044
- 6 Concertos brandebourgeois BWV 1046-1051
- 4 Ouvertures (Suites orchestrales) BWV 1066-1069

Ou encore, CD par CD :
CD 1 : BWV 1052, 1055, 1042, 1050
CD 2 : BWV 1048, 1043, 1066, 1060
CD 3 : BWV 1049, 1053 (arr.), 1064, 1067
CD 4 : BWV 1041, 1061, 1044, 1047
CD 5 : BWV 1068, 1056, 1051, 1063
CD 6 : BWV 1069, 1055, 1046, 1065

Le tout, rappelons-le, est enregstré de façon impressionnante, avec un réalisme et une faculté à rendre toute la présence sonore que l'on dirait exceptionnelle, si Alpha ne nous avait pas habitué à ce luxe depuis des années.

On constate aisément que tous les concertos de Bach ne sont pas inclus. En réalité, Café Zimmermann a choisi d'éviter d'enregistrer les concertos existant dans plusieurs versions pour des instruments différents. Ainsi le concerto pour clavecin BWV 1054 n'est-il pas joué, car il est un arrangement du concerto pour violon BWV 1042 qui est, lui, bel et bien présent ; même chose pour le concerto pour clavecin et deux flûtes BWV 1057, arrangement du 4e brandebourgeois, etc. Si l'on ne peut parler d'intégrale il ne manque donc pas une seule note du Bach concertant dans ce coffret.

Parlons enfin de l'essentiel : l'interprétation ! Car si ces enregistrements ont fait événement et demeureront des réalisations marquantes, c'est par leurs choix radicaux. Ici, point de bel équilibre à la Trevor Pinnock (dont les enregistrements sont néanmoins une référence !) ou à la façon des superbes suites du Freiburger Barockorchester ! Café Zimmermann et ses meneurs (Pablo Valetti et Céline Frisch) font le choix de réduire l'effectif au maximum et de se jouer ces partitions (souvent rendues de façon très lisses) en les concevant comme une rencontre virtuose et détendue, une récréation musicale, ce qu'elles étaient effectivement pour Bach. Pas question ici de rechercher une artificielle perfection sonore : au contraire, l'on veut nous faire entendre le frottement des archets, la vibration des anches, et tout ce qu'un instrument ancien peut avoir de verdeur, c'est à dire non pas de défaut mais au contraire de vie bouillonnante et de fantaisie permanente.

Le Bach du Café Zimmermann regarde donc résolument vers l'Italie (influence majeure du Bach de Köthen !), voire vers la France, et rompt avec les interprétations nordiques qui paraîtront bien sages après 8 heures de ce traitement. Il s'inscrit aussi dans les pas des baroqueux les plus audacieux (Goebel dans les années 1980 par exemple) et récuse l'image d'un Bach trop esthétisant, trop abstrait finalement. Ici, la musique de Bach est avant tout ce qu'elle ne devrait jamais cesser d'être, c'est à dire objet, matière musicale et non pure réalisation théorique. Alors, certes, chaque cycle, chaque concerto pris isolément ne disputera pas forcément le label de « référence » à un Manze, un Hantaï ou un Savall. Mais ce n'est pas l'objectif de Café Zimmermann : la mission que ces musiciens-ci s'était assignée est remplie. Le Bach concertant est ici repensé, réinventé. Un nouvel éclairage aussi légitime et indispensable que ceux précédemment cités et qui n'a d'intérêt que pris en bloc sans en vouloir lisser les aspérités. Tout comme est précieuse, précisément pour ses irrégularités, la fameuse perle à l'origine de l'adjectif « baroque »...
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel bonheur !, 27 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Dès le premier mouvement du concerto pour clavecin en ré mineur BWV 1052, on est séduit par la qualité de l'enregistrement (définition, relief, amplitude...). L'écoute de cet ensemble discographique est un régal. Les commentaires élogieux qui précèdent le mien me semblent tout à fait pertinents et se rejoignent d'ailleurs dans les appréciations très positives. Les six disques sont chacun glissés dans des pochettes illustrées et le coffret contient aussi un livret en plusieurs langues. Les cinq étoiles sont amplement méritées.
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5.0 étoiles sur 5 Une interprétation de référence, 13 septembre 2013
Par 
M. FIEVET (Dinard, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
Que dire de plus par rapport aux commentaires précédents qui louangent à juste raison ces enregistrements? Un seul conseil aux amateurs de Bach qui souhaitent une interprétation idéale, sans "coquetteries": précipitez-vous sur ce coffret à prix doux, vous ne le regretterez pas.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bach: l'Alpha et l'Oméga de la musique., 22 novembre 2013
Par 
Le Café Zimmermann nous emmène faire un voyage aux frontières du sublime où l'extase musical est permanent. Il s'agit d'une interprétation qui se place au sommet de la discographie aux côtés de Gustav Leonhardt, mais avec une sonorité plus riche.
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5.0 étoiles sur 5 Un coffret bien séduisant, 18 septembre 2014
Par 
calade (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
On retrouve là un très bel ensemble avec les suites, les Brandebourgeois, plusieurs concertos. C'est interprété avec beaucoup de vivacité, d'engagement, de couleurs. Les musiciens sont servis pas une magnifique prise de son. Pour chaque morceau on pourrait citer d'autres références mais comme coffret de base pour l'orchestre de Bach, c'est parfait. A offrir à des mélomanes qui commencent leur discothèque par exemple. La présentation est économique mais on dispose quand même d'un livret très conséquent donc rien de mesquin dans ce coffret très bon marché.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 prise de son, 4 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concerts avec plusieurs instruments (vol.1 à 6) (CD)
J'écoute très régulièrement cet entregistrement car je l'apprécie particulièrement.
La prise de son est excellente mais j'ai toutefois une petite réserve :

Je trouve le clavecin "très lointain" et c'est très gênant notamment pour les concertos... Et uniquement le clavecin !

Je possède d'autres enregistrements de ces oeuvres et je n'ai pas ce défaut.
les solis sont couverts par l'accompagnement et c'est franchement désagréable.
Suis-je le seul à faire cette constatation?
bizarre, car pour les autres instruments la prise est parfaite et très présente. A noter que j'écoute ces CDs sur une chaîne de qualité .
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