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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Haendel, l'harmonieux forgeron, 17 mai 2012
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eight Suites For Piano (2 CD) (CD)
Ce titre fait bien sûr référence à l'Air (et ses cinq variations) qui vient conclure la 5e des Huit suites de Haendel, air devenu célèbre et populaire sous ce nom.

Quelle est la plus jolie musique du monde ? Eh bien, à mon goût du moins, c'est sans doute cet « Harmonious blacksmith » placé judicieusement à la fin du premier de ces deux disques, dont Harold Bauer Intégrale Des Enregistrementsavait donné, en une face de 78 tours, une version superlative, en comparaison de laquelle celle-ci ne pâlit pas.

Si on pense a priori que les suites elles-mêmes ne se comparent pas aux recueils équivalents de Bach, elles sont pourtant bien plus belles et plus variées, plus gratifiantes pour l'auditeur qu'on pourrait le croire : qu'on écoute la 3e suite en ré mineur qui ouvre le second disque, l'élégance immaculée de l'Air qu'elle inclut, les variations qui suivent. Rien en tout cas qui justifie de les négliger (Sviatoslav Richter les a gravées en alternant avec Andrei Gavrilov).

Le retour du clavecin a eu cet effet indirect que ne jouent plus régulièrement au piano le répertoire du XVIIIe siècle pré-classique, pour l'essentiel, que ceux qui ont quelque chose à y dire. Qu'on pense à Evgeni Koroliov pour Bach, à Johanna MacGregor pour Scarlatti, à Mikhail Pletnev pour Carl-Philip-Emmanuel Bach, ou ici à Lisa Smirnova pour Haendel. Qui chacun à leur manière, renouvellent des réussites mémorables du passé, comme celle de Marcelle Meyer dans Rameau, des « gravures » qui sont comme des stèles et qui ne se démoderont jamais.

Née à Moscou et installée à Vienne, Lisa Smirnova est une pianiste pour laquelle l'époque romantique n'est pas le coeur du répertoire. Quelle découverte gratifiante ! Son piano aux aigus cristallins, aux graves épanouis et sonores, est ici d'une élégance souveraine. Elle alterne recueillement méditatif et volubilité étourdissante.

On peut juste reprocher à la prise de son, par ailleurs exemplaire, d'être un peu trop proche et de trop capter parfois (suite n°2) la respiration de la pianiste.

A moins d'être un intégriste aussi sourd que dogmatique, difficile de ne pas entendre ce que l'instrument et le jeu aisé et spirituel de Lisa Smirnova apportent à leur façon à ce répertoire.

Dans un monde voué à l'agressivité systématique, à la vulgarité, au conformisme et au marketing, ce disque est beaucoup mieux qu'un disque : une île enchantée, un havre de paix, une Arcadie où règnent la mesure, la joie et le plaisir.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Splendide., 18 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eight Suites For Piano (2 CD) (CD)
Comme chaque fois du passage de clavecin au piano, l'oeuvre s'enrichit de la dynamique du piano et de sa clarté. Ces suites de Haendel trouvent une dimension différente au piano et Lisa Smirnova donne à son interprétation à la fois précision, sensibilité et procure une divine jubilation.
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Eight Suites For Piano (2 CD)
Eight Suites For Piano (2 CD) de Lisa Smirnova (CD - 2012)
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