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Dans le répertoire wagnérien peut-être plus encore qu'ailleurs, on trouvera moult arguments contraires, en fonction des sources ou simplement des affinités. Les enregistrements de Barenboïm sont souvent négligés, et pourtant parfois encensés; il semble impossible de constituer un avis (ou simplement une tendance) unanime à son sujet ! Et pourtant...

Globalement, on peut dire que les Wagner de Barenboïm bénéficient surtout de... Barenboïm. Bien sûr, on hésitera sans doute un peu à le classer parmi les plus grands wagnériens du siècle, mais il est toutefois loin de faire de la simple figuration, lui qui a gagné à juste titre le respect de ses pairs par sa science musicale et par son expérience orchestrale et lyrique développée au fil des années. Une direction qui se caractérise surtout par un son volontiers ample mais capable de se montrer intimiste, des arches sonores souvent très bien construites, une direction généralement dramatique, et suffisamment théâtrale, avec une égale attention portée à l'action et aux personnages, même si dans le même temps on pourrait aussi lui reprocher quelquefois de manquer de mystique, quand ce n'est pas simplement de poésie. On notera en outre la particularité d'accorder plus que la moyenne une grande importance aux vents, ce qui lui permet d'offrir par moment des couleurs particulières, ou de faire entendre des détails souvent cachés ailleurs sous un lit de cordes.

Egalement signe extérieur de sa place respectable, Barenboïm bénéficie pour ses Wagner d'orchestres pas toujours parfaits (combien peuvent s'en vanter ?) mais néanmoins parmi les meilleurs phalanges dans ce répertoire (Staatskapelle de Berlin, Berliner Philharmoniker, Bayreuth). Il en va de même pour les choeurs, généralement excellents (Deutschen Staatsoper Berlin, Bayreuth). Et bien sûr, troisième élément général non négligeable, d'une très bonne prise de son !

Comme c'est aussi le cas sous d'autres baguettes, le problème des versions Barenboim vient essentiellement de distributions vocales souvent hétérogènes, où le bon (citons par exemple René Pape, en Henri ou en Landgrave) peut cotoyer l'honorable (Peter Seiffert, en Tannhaüser, Lohengrin ou Walther), mais parfois aussi le moins bon (Jane Eaglen, par exemple, mise en difficulté en Senta). On trouvera toutefois (et ce n'est déjà pas si mal) des valeurs sûres de ce dernier quart de siècle, comme Waltraud Meier, remarquable dans plusieurs grands rôles (Kundry, Waltraute, Isolde, voire Vénus), John Tomlinson (Wotan), ou encore le parfois sous-estimé Siegfried Jerusalem (en Siegfried dans le Ring de Bayreuth 1991, en Tristan, et en remarquable Parsifal berlinois).

Evidemment, il en va de même de bon nombre de distribution, rarement parfaites. Pourtant, avec un niveau général assez solide, quand bien même il serait assez variable d'une réalisation à l'autre, il n'y a en définitive dans ces versions Barenboïm aucune vraie référence. Sauf, peut-être, un Parsifal qui peut probablement compter parmi les références "modernes" de la discographie; pour le coup une vraie réussite, avec une distribution à la fois remarquable (Jérusalem, Meier, Van Dam) et équilibrée, et dans une prise de son que pourraient envier d'autres captations. Quoique sans doute un peu moins réussi, le Tristan se distingue également, grâce surtout à un couple principal convaincant (de nouveau Meier/Jerusalem). Enfin, même s'il ne portera guère aux nues, le Lohengrin se démarque par l'homogénéité de la distribution, et constitue une bonne "seconde" version (outre les grandes historiques, la référence dans les "modernes" est plutôt à chercher chez Abbado... avec Jérusalem, décidément !). Quant au Ring de 1991, sans être exceptionnel dans la discographie complète (surtout face à ce que l'on nomme d'ordinaire un "âge d'or" révolu), il ne démérite certainement pas face aux autres productions de ces 30 dernières années.

Réunis dans un seul coffret des 10 opéras, ces Wagner/Barenboïm forment donc un ensemble globalement recommandable (avec des hauts et des bas), mais sans rien de véritablement indispensable. Un Wagner de complément donc, dont le choix pourra éventuellement aussi dépendre du prix, parfois très fluctuant selon le moment et la plateforme Amazon…
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le 6 mars 2013
Tous les operas à partir du Vaisseau, - certes un coffret pratique, comme tant d'autres, et qui aurait un avantage, c'est l'unité interprétative, puisque un seul chef et quelques chanteurs fidèles, dont Waltraude meier, mais en définitive rien de bien fabuleux. Barenboim est un musicien et humaniste admirable, et il connaît son Wagner, mais ses orchestres sont parfois peu concernés (les Maitres ou le Ring) et les chanteurs loin d'être globalement à la hauteur. Parmi les chefs qui ont tout capté, plutôt dont on a tout capté, il faut d'abord écouter Bohm (presque tout, mais hélas pas de Parsifal), Karajan (surtout Karajan)ou Solti - qui bénéficient de meilleurs orchestres et de distributions plus homogènes.
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