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le 24 avril 2013
Dans cet essai, Michel Onfray organise l'économie de son discours autour de trois temps. Le premier s'intitule : « La communion des saints hérétiques », le second : « Une clarté médiévale » et le troisième : « Le christianisme épicurien ».

Dès l'abord, dans son introduction, l'auteur établit une critique historique de la naissance du christianisme sur le mode d'une brève rétrospective accusant l'empereur Constantin et Paul de Tarse d'être les principaux responsables d'une croyance tout entière orientée vers le mépris du corps, la haine des femmes et de la science, et qui perdure à notre époque. À cet égard, Onfray n'hésite pas à comparer l'action paulinienne à un symptôme névrotique et choisit au cours des chapitres qui composent le présent ouvrage de mettre au jour plusieurs pensées alternatives qui sont nées et se sont développées dans le même temps que la religion officielle, empruntant chacune à des degrés divers aux philosophies d'Épicure ou de Lucrèce.

Aussi restitue-t-il dans son exégèse les principaux axes de réflexion qui fondent et animent les pensées des premières sectes gnostiques non reconnues par l'historiographie classique, que l'Église qualifia d'hérétiques et dont elle traita et condamna les adeptes comme tels, sans autre forme de procès, au bûcher le plus souvent.

Puis, son discours s'ancre dans la période médiévale et défend les philosophes du Libre-Esprit comme Walter de Hollande, Jean de Brno, Heilwige de Bratislava, Quintin Thierry, entre autres, appelés aussi les goliards, dont la plupart furent là encore condamnés à périr sur le bûcher de l'Inquisition. De ces penseurs, Onfray écrit ceci : « Épicure les inspire, la plupart l'ignorent probablement, quelques-uns peut-être... L'Église les combat : elle n'aime ni leur ironie, ni leur liberté d'esprit, pas plus leur vagabondage et leur mendicité. Au point que les goliards disparaissent au XIIIe siècle, victimes du zèle de leurs persécuteurs chrétiens. Le mot "goliard" sert dès lors à fustiger le trompeur, le railleur, avant de devenir, dans le langage judiciaire, synonyme de tenancier de maison close. »

Enfin, la dernière partie met en perspective les philosophies de quatre penseurs de la Renaissance que Michel Onfray s'est proposé d'inscrire dans le domaine du christianisme épicurien et, par là même, de réhabiliter aux yeux de son lectorat ; ce sont : Lorenzo Valla, Marsile Ficin, Érasme et Montaigne. « La Renaissance, écrit-il, expose autrement, de manière plus fluide, plus élégante, plus légère, plus agréable. Si j'osais, je dirais plus hédoniste... » De Montaigne, auquel il consacre un grand nombre de pages, Onfray dresse le portrait d'un philosophe majeur, allant même jusqu'à dire qu'il est l'inventeur de la philosophie française : « Montaigne invente la philosophie française : que seraient les libertins érudits sans lui ? Et Descartes sans les Libertins ? Ou Pascal, qui pille un nombre considérable de ses idées. Et Bossuet, Malebranche ? Et Rousseau : sa théorie de la nature, ses thèses sur le bon sauvage ou sur l'éducation ? Et Voltaire, Diderot et la philosophie des Lumières ? La dette à l'endroit des Essais est considérable... »
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le 24 avril 2013
J'avais beaucoup aimé le traité d'athéologie, parce qu'en dehors de quelques outrances, on y apprenait beaucoup de choses...
Dans la contre-histoire de la philosophie, on en apprend aussi... mais au compte-gouttes.
L'écriture est en effet très répétitive (des mêmes informations sont écrites plusieurs fois, presque à l'identique), assez lourde, avec un procédé récurrent de présentation des philosophes sous la forme: "pas comme ceci, mais comme ça, pas comme ceci, mais comme ça", ou sous une énumération de 10, parfois 20 adjectifs consécutifs. L'information est très délayée (je pense qu'on aurait pu facilement diviser le nombre de pages des livres par 2) et il y a peu de portraits véritablement passionnants (1 sur 4 ou sur 5, en moyenne).
Sur ce tome 2, parler de philosophes méconnus ou ignorés alors que Montaigne occupe presque la moitié du livre n'a pas beaucoup de sens! Surtout si c'est pour annoncer que Montaigne était chrétien, ce qu'aucun de ses lecteurs n'ignore! (On espère que la "révélation" du Voltaire déiste et non athée n'occupera pas 100 pages dans un prochain livre!).
Il reste encore à supporter l'obsession anti-chrétienne de l'auteur qui se cristallise sur certains personnages, comme Saint-Paul, invariablement accusé d'être un malade hystérique et névrosé, pour oublier la critique autrement plus fine qu'il aurait pu faire sur d'autres, comme saint-Augustin (car s'il est bien un personnage dont l'oeuvre est en décalage avec sa notoriété, c'est lui!), qu'il ne fait que citer au détour d'une page de manière très floue, ce qui semble dire que ses connaissances de l'auteur ne sont pas de première main...?
De la même façon, lorsqu'il évoque Pascal, c'est pour le caricaturer en ne retenant avec partialité que ses écrits les plus contestables (autrement dit, une partie seulement des Pensées, et rien sur Les Provinciales, bien sûr).
Pour Jésus, cette mauvaise foi atteint des sommets, puisqu'il commence par développer la thèse de son inexistence, que plus beaucoup d'historiens ne se hasardent à défendre (et qui n'est d'ailleurs pas le problème), avant de ne retenir des évangiles que les pièces supposées à charge (Jésus chassant les marchands du temple) ou d'interpréter des bouts de phrase de manière à donner une image négative du personnage. Sa condamnation se résume en un mot: Jésus est un personnage "falot" et sans consistance! (Pas mal cependant pour quelqu'un qui n'était même pas censé exister).
Dans l'ensemble, une série qui donne l'impression d'être écrite à la va-vite, de manière alimentaire, alors qu'elle aurait peut être mérité des analyses plus fines et de se concentrer sur les philosophes dont l'analyse se révèle vraiment enrichissante (et il y en a!).
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le 14 novembre 2013
Evidemment, cela ne remplace pas le cours enregistré, mais ce livre de poche permet dy avoir accès à un moindre coût
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le 22 juillet 2012
Tout comme le tome 1, ce livre se laisse lire et comprendre facilement.
Plus de 100 pages sur Montaigne où Onfray en montre un autre visage.
Il met en lumière des philosophes oubliés ou ignorés et montre qu'il est possible d'avoir un christianisme épicurien ou hédoniste comme le laisse penser le titre du livre...
Tout comme le 1er, je le conseil.
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Première tentative de lire Onfray en choisissant un de mes thèmes de prédilection, l'iconoclasme. Loin de l'œuvre philosophique attendue j'ai eu l'impression de lire une revue de presse, de la philo champagne avec bulles paillettes et approximations. Tout commence par une mise en pièce du gnosticisme assimilé sans vergogne à la gnose alors que l'un est un contenu historique dogmatique fondé sur une cosmogonie particulière et que l'autre est une démarche qui implique la connaissance par soi même d'un contenu non défini à priori.

Onfray règle son compte au gnosticisme dans lequel il ne voit qu'un capharnaüm doctrinal en ignorant toute possibilité de significations ésotériques camouflées. J'attends de lire ce que cet auteur pense de l'ésotérisme de la Kabbale, de la La doctrine secrète, tome 1 : La cosmogenèse - L'évolution cosmique - Les stances de Dzyand'Helena Blavatsky ou du Traité sur les sept rayons. volume 1. psychologie ésotérique. d'Alice Bailey pour juger d'un éventuel parti-pris.

C'est à la hussarde qu'Onfray aborde son sujet sans toujours regarder dans les détails. Ainsi page 155 l'auteur nous parle de l'Eglise (Sylvestre 1er) qui recevrait de Constantin la primauté sur les quatre sièges principaux (Antioche, Alexandrie..) Mais à cette époque on ne peut pas parler d'église. La chrétienté sort de sa proto-orthodoxie pour devenir orthodoxe et reste placée sous l'autorité des évêques régionaux. De plus parler de l'Eglise en restreignant ce terme au seul évêque de Rome est raccourcir l'histoire de près de 800 ans, tout autant que d'appeler cet évêque Pape au sens catholique romain du terme qui prétend établir une lignée avec Saint Pierre.

Plus loin Onfray nous indique que l'empire est devenu chrétien sous Constantin 1er. Faux ! Constantin a autorisé et encouragé la chrétienté et il ne s'est lui-même converti que sur son lit de mort. Il faudra attendre Théodose ( et Gratien pour l'empire d'occident) pour que cette fois le christianisme soit élevé au rang de religion d'état après que Julien l'Apostat ait tenté de rétablir le paganisme.

Parlons-en justement de Julien. Page 251/252 Onfray ne contredit pas Montaigne qui nous annonce que ce Julien ne peut être Apostat du fait qu'il n'était pas chrétien. Re faux ! Peut-être que Montaigne ne le savait pas mais depuis on a appris que Julien l'Apostat avait justement été élevé dans le christianisme, l'arianisme exactement.

Pour le reste je retiens un long passage consacré à Montaigne mais qui m'a semblé être en boucle pour revenir sans cesse sur le même argumentaire. Au total un livre qui s'éparpille. Je ne doute en aucun cas de l'érudition et de la qualité de l'auteur et pour ce qui concerne les remarques que j'ai fais ici je dois dire franchement je n'étais pas à Nicée et n'ai pas connu personnellement Julien ni Constantin. Mais ce n'est pas moi l'écrivain ni le philosophe et encore moins l'historien mais comme lecteur j'espèrerais plus de précautions pour qu'au moins soient évoquées les différentes thèses contradictoires pouvant relever des sujets traités.

Certains avocats sont plus connus à la télé ou la radio qu'au prétoire, pourrait-il en être de même avec des philosophes trop impatients de publier.
44 commentaires34 sur 46 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 12 février 2013
Onfray poursuit sa contre-histoire de la philosophie en s'attaquant cette fois-ci au Moyen-âge et donc aux chrétiens dissidents. Il nous fait découvrir la vie des sectes gnostiques de Palestine très éloignée de la patristique et de l'orthodoxie chrétienne. En effet, il est question de Simon le magicien, Carpocrate, Basilide, Epiphane... qui prône tous un usage très libre du corps et qui organisent des orgies sans retenue allant même jusqu'à confectionner des pâtés de foetus...
Tout est raconté dans le moindre et détail et avec humour comme d'habitude chez Onfray. L'Eglise catholique, apostolique et romaine en prend aussi pour son grade.
Ensuite, on passe au coeur du Moyen-âge et on retrouve les Frères et soeurs du libre-esprit, qui toujours dans la même veine refusent de se plier à l'idéologie dominante de l'Eglise. Souvent des communautés de pauvres gens qui n'hésitent pas à faire l'apologie du vol pour sortir de leur condition sociale et sont plus proches en réalité du panthéisme de Spinoza que du christianisme de Jesus.
Ensuite Onfray nous présente trois philosophes biens connus (Lorenzo Valla, Erasme et Montaigne) mais sous un jour nouveau car pour Onfray il ne fait aucun doute que ces trois là soient à la fois des chrétiens authentiques mais aussi de fervents épicuriens.
Une bonne moitié du livre est consacrée à Montaigne et une large part de ces pages est consacrée à sa biographie car on ne peut comprendre les "Essais" sans connaitre la vie de celui qui les a "dictés" et pas "écrits".
Comme d'habitude pour aller plus loin en fin d'ouvrage on dispose d'une bibliographie largement commentée.
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le 11 janvier 2011
Erudit mais accessible par tous, Mr Onfray remet en lumiere les libres penseurs. (antique au contemporain)
La veritable histoire de la philosophie.
Sans obscurantisme sectaire
Sans ses religions qui ont detruit, cacher, detourner le monde des idees pour des profits mystiques !!
Sans ses createurs de fables devenus verite !!!
MERCI pour se fastidieux et intellectuel travail d'archeologue, de fouineur de textes oublies.
Pour nous donner a tous,toutes les armes du savoir, pour ne plus jamais se laisser endoctrine, manipule par divers dogmes politicoreligieux !!!
Merci Mr Onfray de nous bousculer et d eveiller nos miserables consciences engourdie apres des millenaires d anesthesie collective...
A LIRE ET A FAIRE LIRE !!
22 commentaires4 sur 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 juin 2015
M. Onfray nous emmène dans un voyage passionnant dans l'histoire de la philo en marge du discours officiel des professionnels de la philo.
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le 18 septembre 2010
Je trouve cette contre-histoire de la philosophie intéressante et agréable; elle donne au lecteur une couche de vernis culturel supplémentaire. L'écriture est enlevée. Je ne suis pas déçu car, à chaque volume, je n'attends pas des pensées de M. Onfray mais des informations sur des personnages peu étudiés. C'est bien ce qu'il décrit de façon plaisante. Au lecteur de s'informer plus à fond ensuite s'il est accroché par tel ou tel philosophe décrit.
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le 12 novembre 2013
Ce livre a changé ma vision d'une époque médiévale que j'vais étudié à l'école. La vie des philosophes marque des courants fort différents des nôtres. Du capharnaüm sectaire à Montaigne en passant par Simon le magicien ou Érasme la description de l'auteur nous montre vision matérialiste et libertaire bien têtue. Le pâté de fœtus m'a surpris ainsi qu'un certains nombre d'anecdotes qui rendent la lecture distrayante. Ce tome 2 de la contre histoire de 350 pages aborde beaucoup d'idées avec Nietzsche en filigrane. Que du plaisir.
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