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le 9 juin 2002
que se produit-il lorsqu-on aime, ou qu'on croit aimer?
que se passe-t-il lorsqu'on sent grandir en soi, ce monstre qu'est la jalousie?
Voici ce dont parle ce livre de Proust, qu'on aurait bien tort de reléguer au fond d'une bibliothèque. C'est non seulement un très beau livre, mais il est émouvant, parfois bouleversant, souvent surprenant par sa justesse.
c'est un livre d'une actualité étonnante.
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le 27 décembre 2013
Un des plus beaux livres illustrés publiés ces dernières années, à prix très raisonnable pour une édition à tirage limité. Le talent d'Alechinsky éclate à chaque page, le texte bien connu de Proust est discrètement sublimé par l'artiste. À recommander… s'il en reste quelques exemplaires !
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Lorsqu'il la rencontre pour la première fois, il ne lui trouve aucun charme - elle n'est pas "son genre". Charles Swann, esthète cultivé, célibataire raffiné et aimé de tous - imaginez Des Esseintes paré des grâces de la sociabilité et de l'amabilité mondaines - n'est pas amoureux d'Odette de Crécy. Il sait bien qu'elle est une "demi-mondaine", femme entretenue dont il remarque d'emblée le manque de culture. "Je trouve ridicule au fond qu'un homme de son intelligence souffre pour une personne de ce genre et qui n'est même pas intéressante, car on la dit idiote", résume parfaitement la princesse des Laumes. Par quel mystère insondable de la nature humaine Swann s'éprend-il d'une telle créature au point de sombrer dans les souffrances les plus atroces de la passion? "Un frisson glacé refluait en lui, et il se mettait à sangloter. Il ne voulait même pas savoir pourquoi, s'essuyait les yeux, se disait en riant: "C'est charmant, je deviens névropathe"."

"Un Amour de Swann" est un chef-d'oeuvre absolu sur la pathologie de l'amour. A travers une étude clinique d'une somptuosité indépassable, Marcel Proust ausculte un coeur déchiré de jalousie et compose sur la névrose d'aimer un drame psychologique d'autant plus poignant qu'il ne vient jamais à l'esprit du personnage de s'analyser en profondeur pour déterrer les racines de son mal. A l'image d'un aliéné s'agitant dans tous les sens et dont les mouvements désordonnés renforcent la folie, Swann déploie à l'infini tous les ressorts de sa haute intelligence, dévide les écheveaux sans fin de tant de pensées, épuise toute son énergie vitale sans pour autant toucher à la vérité de son être et saisir l'essence de sa maladie. Les efforts monomaniaques de l'amant jaloux ne font au contraire qu'entretenir ses tourments. "Un Amour de Swann" est le livre le plus implacable qui soit sur la tragédie de l'Inconscient.
Le mal dont souffre le personnage apparaît très précisément "le soir où il n'avait pas trouvé Odette chez les Verdurin". La passion naît de l'expérience traumatisante de l'absence de l'être aimé. Prodige incompréhensible de l'âme: c'est à l'instant où il envisage de perdre une femme qu'il n'aime pas que Swann commence à s'attacher passionnément à elle. Cet amour n'est rien d'autre que l'angoisse de l'abandon, d'autant plus inconsolable et dolente qu'il faudrait pour l'apaiser que la possession de l'être aimé soit absolue, ce qui est impossible et que seule la séquestration fantasmée de la femme pourrait satisfaire. La jalousie qui lacère l'esprit de l'amant se comprend dès lors comme le symptôme le plus aigu de cette angoisse de l'abandon. Swann et l'enfant des premières pages, dans l'attente du baiser de nuit, souffrent le même martyre. Voici l'une des ironies les plus glaçantes de "La Recherche du temps perdu": le supplice que lui inflige Odette par ses absences est celui-là même que Swann inflige au narrateur enfant par ses visites impromptues le soir qui retardent la présence maternelle au chevet. Swann et l'enfant amoureux de sa mère ne sont qu'un seul et même coeur.

Autre grand ressort tragique d'un roman fastueux: la confrontation des intelligences. Swann ne comprend ce qu'il ressent qu'à travers le prisme d'une culture éthérée. C'est seulement à l'instant où son visage évoque une femme peinte sur une fresque par Botticelli qu'Odette devient charmante à ses yeux. C'est seulement à l'écoute de la sonate de Vinteuil que le caractère vain et désespéré de son amour lui est révélé (on trouve dans "Un Amour de Swann" des pages sublimes sur la musique comme voie d'accès à une vérité de l'âme autrement intraduisible). Odette, au contraire, loin d'être une "idiote" comme le croit le Tout-Paris, fait montre d'une intelligence remarquable, intelligence d'une nature différente certes, qui est celle de la femme intéressée, intelligence pratique, purement matérielle, qui parvient toujours à ses fins: soutirer de l'argent à ses amants. Combien de fois, lecteurs compatissants, voudrions-nous pouvoir nous entretenir à part avec Swann et lui expliquer une bonne fois pour toutes cette loi élémentaire qu'il ne saisit pas: deux intelligences si dissemblables et si éloignées l'une de l'autre ne sauraient communiquer entre elles. L'enseignement moral est d'une tristesse susceptible de froisser toute sensibilité un tant soit peu artistique: à ce jeu, en effet, c'est l'esprit matérialiste de la courtisane qui l'emportera toujours sur la culture raffinée et supérieure de l'esthète.
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Être Proustien est un plaisir qui demande du temps et de la persévérance. "La recherche du temps perdu" a été étudiée sous tous les angles et pourtant elle reste perpétuellement une énigme pour tout lecteur qui s'y plonge. Proust a poussé l'art de la narration, du portrait et de l'analyse psychologique à des niveaux jamais égalés. On entre dans la Recherche mais, en vérité, on en sort jamais. C'est le charme inexplicable de cette oeuvre multiple dont chacun peut faire l'expérience en prenant le temps nécessaire pour aller jusqu'à son terme.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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le 4 avril 2008
Comment est-il possible qu'il n'existe aucun commentaire sur cet ouvrage ?

Avis aux séducteurs et séductrices,vous avez là toute la finesse de l'analyse psychologique de Proust pour comprendre les ressorts intemporels de la passion amoureuse. Un chef d'œuvre d'intelligence et une excellente introduction à qui n'a pas encore eu l'occasion de se plonger dans la Recherche. A lire avant 40 ans si vous voulez avoir le temps de mettre en application la phrase célèbre de l'auteur "Il vous mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre ce soit encore la rêver"
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le 3 novembre 2015
"un amour de Swann" de Proust est le deuxième épisode du premier volume "Du côté de chez Swann" de l'oeuvre de Proust "A la recherche du temps perdu" .
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le 19 décembre 2012
Oeuvre à lire et à relire on ne s'en lasse pas il y a toujours à découvrir et à " déguster"... Oeuvre majeure du XXè siècle.
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le 3 décembre 2015
Un beau objet pour relire ou découvrir cette partie de la "Recherche" , le texte est bien mis en valeur ...
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le 4 avril 2016
Au départ c'est un cochon (schweine) qui aime un cygne (Zwann)...Le cochon tombe dans lelac et découvre une palanquée de Zwann...Il fornique à tout bout de queue en tire-bouchon qui assez étonnament (hé oui, les cochons aussi)...Et boum un paquet de Swann...Bref...Alors y doit quoi le petit planqué à sa Moman ?
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le 3 avril 2013
Une merveille, un bijou... Que dire d'autre pour un texte qui vous interdit de le lâcher tant que vous n'êtes pas arrivés aux ultimes sursauts du récit. Il peut être dur de s'y plonger mais le plaisir retiré n'en est pas moins important.
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