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le 9 avril 2009
Rosamond est une vieille femme qui vient de mourir à l'âge de 73 ans. Juste avant cela, elle a laissé, micro en main, un surprenant témoignage oral et visuel.Sa nièce, devant s'occuper de son héritage et visitant sa maison, découvre 4 cassettes audio et 20 photos qui sont le récit de sa vie, de ses souvenirs familiaux depuis les années 40 jusqu'à nos jours. S'adressant à une mystérieuse cousine disparue depuis plus de 20 ans, Rosamond va finir par délivrer de terribles secrets de famille. Chaque chapitre du livre est donc développé à a partir d'une photo sur le mode de la narration orale et évoque un souvenir, un moment de vie sensible de la vie de Rosamond. Particulièrement poignant (il y est principalement sujet de l'amour ou du désamour entre mères et filles), écrit avec sensibilité et finesse, j'ai dévoré et adoré ce roman. Jonathan Coe au sommet de son art. Un vrai régal littéraire. What else ?
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le 23 octobre 2010
Cela faisait des années que je croisais au hasard des rayons de librairies cet auteur, sans que jamais ses livres ne passent dans mes mains.

Au hasard, en voilà donc enfin un, que j'entamais avec curiosité.

Autant vous dire tout de suite que je ne l'ai pas regretté!!!!!

Ce livre raconte l'histoire d'un lignée de femmes (de la grand-mère jusqu'à la petite fille), au travers du XXème siécle (la 2ème guerre et la Bataille de Londres) jusqu'à aujourd'hui, racontée par une cousine éloignée.

J'ai tout d'abord été séduite par l'originalité de la construction narrative : l'histoire est racontée au travers de 20 photos, choisies par la narratrice ; ainsi, si l'histoire est racontée dans son ordre chronologique, il peut y avoir des sauts dans l'histoire, des trous qui ne seront pas forcément comblés.

Portés par un style d'un fluidité et d'une élégance rares, on suit donc avec fièvre les péripéties de ces femmes que la vie n'a pas épargnée.

Certes ce n'est pas drôle, mais c'est très juste, et toujours surprenant.

La fin de l'histoire m'a laissée pantoise, et un peu triste quand même.

C'est un livre qui fait réfléchir au sens et à la complexité de la vie sur sa durée : au poids du destin et de l'enfance, et aux différentes phases qui jalonnent une existence. Il souligne aussi les erreurs de jugement et nos entêtements pas toujours opportuns, la déformation des souvenirs et la possibilité du pardon.

Je ne sais pas si j'arrive à exprimer assez clairement tous les thèmes et sentiments qui se concentrent dans ce magnifique roman que je ne peux que vous conseiller chaleureusement.
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le 26 janvier 2009
Un livre d'une immense sensibilité sur le sujet très difficile du manque d'amour des mères pour leur fille. Une construction patiente, particulièrement habile et ineluctable pour aboutir à un tableau bien noir de ces vies brisées à la naissance.
Le seul reproche possible pour ce livre que l'on voudrait partager avec tous est la difficulté de l'offrir tant le sujet est délicat et l'émotion à chaque page. Alors offrez vous le sans hésiter.
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Factuellement, il n'est pas nécessaire, ni souhaitable, de rajouter quoi que ce soit à la présentation de l'éditeur. Elle est amplement suffisante.
Il me reste donc à livrer des éléments de cette expérience de lecture.

Il ne m'a pas fallu plus de 7 pages pour entrer dans l'histoire : dans ce laps de temps, la tante Rosamond est déjà morte et enterrée. On a aussi déjà fait la connaissance d'une douzaine de personnages (Rosamond, Gill, Stephen, Thomas, David, Sylvia, révérend Tawn, Elizabeth, Dr May, Ruth, Catharine, Imogen...). Leurs portraits physiques sont déjà esquissés, leurs profils psychologiques aussi, ainsi que les types de connexions interpersonnelles qu'ils entretiennent entre eux. Des tensions sont déjà palpables, des réminiscences d'événements passés affleurent. Pour couronner le tout, la mort de Rosamond semble receler une part de mystère, de même que son testament, dont la divulgation commence déjà. Bref, ça part bien.
Le poisson que je suis, a mordu à l'hameçon. Jonathan Coe ne m'a relâché que 2 longues soirées plus tard, vivant et satisfait, au terme de 250 pages d'immersion.

Pour parler davantage de ce livre sans trop en révéler, je vais utiliser des sentiers détournés :
1) Dès la première occurrence du prénom "Rosamond" (le personnage principal) dans le roman, j'ai malgré moi fait le rapprochement phonétique avec le mot "Rosebud". Je dois dire que la voix d'Orson Welles (en V.O) prononçant ce mot dans le film Citizen Kane, avec un gros plan sur sa bouche, est imprimée dans ma mémoire de façon indélébile et prégnante. Dans ce film, le richissime Charles Foster Kane (interprété par O.Welles) laisse échapper cet ultime mot en mourant. Un journaliste va s'efforcer d'en trouver la signification, dont on pressent l'importance. "Rosebud" renvoie effectivement à un évènement ancien, traumatisant et essentiel. Mais faute de témoignages, le mystère risque de se refermer définitivement et le sens de ce souvenir structurant pour Kane pourrait disparaître avec lui.

2) J'ai chez moi une reproduction d'une photo de foule prise sur la plage de Coney Island en 1929. Toutes ces personnes (des centaines) fixent l'objectif (et donc moi !). Leurs traits et leurs regards sont d'une grande netteté. A travers les 80 années qui nous séparent, il semble que nous nous fixons, que nous établissons les prémices d'un contact.
Cette photo est fascinante mais elle provoque un certain désarroi. Toutes ces personnes (probablement mortes maintenant) sont autant de vies et d'histoires, mais tout ce que je peux en tirer s'arrête à cette surface insondable. À elle seule, cette image reste désespérément muette et sujette à toute interprétation fantaisiste. De plus les apparences sont trompeuses. On "prend la pose" le temps d'un cliché, l'affectation surgit pour masquer la "vérité" de l'instant qu'on essayait justement de saisir.

Dans cette histoire, Rosamond digresse, s'éloigne des descriptions formelles, révèle les couches profondes d'une vingtaine de photos.
Dois-je le préciser? J'ai beaucoup aimé.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 3 novembre 2015
Le livre s’articule autour du long récit de Rosamond, qui lègue à Imogen, une arrière-petite-cousine aveugle, quatre cassettes enregistrées à son intention, où elle commente vingt photos par ordre chronologique. Celles-ci introduisent donc aux épisodes de la chronique de la famille. C’est l'histoire de trois générations de femmes, Beatrix, Thea et Imogen, irrémédiablement liées par la violence des relations mère-fille et la haine récurrente entre mère et fille. Le thème des scénarios qui se répètent de génération en génération a été largement traité par les psychologues, par exemple le cognitiviste Jean Cottraux La répétition des scénarios de vie. Demain est une autre histoire qu’on peut difficilement accuser de faire dans l’ésotérisme ou dans la psychanalyse. Mais je ne vois pas bien à quoi sert cet artifice littéraire des photos, surtout que destinées à une aveugle, il se croit chaque fois obligé de les faire décrire minutieusement par la narratrice. Le procédé devient vite lassant pour le lecteur (Imogen on ne saura jamais) et rend la progression quelque peu statique. Sinon, on découvre un nouveau Jonathan Coe, plus délicat, plus intime, moins préoccupé de politique comme dans Testament à l’anglaise ou Bienvenue au club, mais qui sait toujours nouer avec brio ses récits situés dans l’Angleterre profonde.
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Reprocher à un roman d'être artificiel est sans doute paradoxal.
C'est pourtant ce qui m'est venu à l'esprit durant la lecture de ce livre de Jonathan Coe.

L'histoire est relativement linéaire et facile à suivre.
Nous sommes en Angleterre. Rosamond vient de mourir et sa nièce, Gil, découvre dans les affaires de la vieille dame, une série d'enregistrements destinés à une personne dont on ignore à peu près tout.

On découvre rapidement que la vieille dame s'adresse en fait à une femme appelée Imogen, qu'elle a perdu de vue et à qui elle veut raconter l'histoire de sa famille, au travers d'un commentaire d'une vingtaine de photos.

Il s'agit donc d'une courte saga sur une cinquantaine d'années et 3 générations.

Ce livre m'a laissé relativement insatisfait, sans doute pour des questions de forme et de fond.

L'idée d'évoquer des vies, d'expliquer un parcours et une histoire familiale au travers d'un commentaire de photos, est pourtant plutôt originale, mais à mon sens, tourne assez vite au procédé et finit par lasser.

Dans ces conditions, et à quelques exceptions près, je n'ai éprouvé qu'assez peu d'empathie avec les personnages.

L'histoire elle même manque de consistance. Le sillon du drame n'est pas suffisamment creusé et du coup, les évènements surviennent sans provoquer de réelle surprise ou au bout d'une attente insupportable.

Je ne sais pas si c'est le fruit de l'habitude de récits plus alambiqués et offrant davantage de retournements de situations, mais j'ai trouvé qu'ici, l'histoire se déroulait d'une manière trop sage, relativement prévisible et presque ennuyeuse.

J'avais hâte d'en finir en espérant une révélation extraordinaire ou une fin spectaculaire pouvant rehausser a posteriori l'intérêt de toute l'histoire : ce n'est pas le cas et j'ai donc refermé le livre, un peu déçu.

Ce n'est pas un mauvais livre pour autant, loin de là et on se laisse malgré tout, entraîner facilement. Sans être flamboyant, le style est agréable.
Dommage que l'ensemble ressemble au lac Chambon évoqué au cours d'un passage du récit : une surface plane et aux stricts reflets.
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A 73 ans ,Rosamond s'est éteinte ;figée dans son fauteuil, un micro en main, en train d'écouter un disque de chants d'Auvergne.
Près d'elle , un verre de Whisky vide.
Sa petite nièce - Gill - venue récupérer les affaires, va découvrir 4 cassettes audio ou sa tante a consigné le plus extraordinaire des témoignages destinée à sa petite-fille ; Imogen .
Témoignages oraux organisés autour de la description de 20 photos choisies de 1938 à 1983.
Un témoignage destiné à transmettre à Imogen la " conscience de son histoire , de son identité et de ses origines " .

Un roman magnifiquement construit autour de 20 photos dépeintes avec précision , sensibilité et amour .
" La plupart de nos souvenirs les plus vifs ne sont pas visuels. Ils sont faits d'odeurs , de sensations " .
" Une photo est souvent plus expressive que les mots pour la décrire " .
Un roman autour du souvenir , des " signes " du destin ( la répétition de même scènes d'une génération à l'autre... )
Hormis l'originalité de la construction; l'histoire est superbe , émouvante , poignante.
Jonathan COE fait coup double par le fond et la forme ; une oeuvre attachante !

" Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux ".C'est bien possible mais votre roman est bel et bien tangible et m'a enthousiasmé Mr COE !
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le 25 août 2012
L'idée de raconter une vie et une histoire à travers 20 photos est interessante mais en plus, la façon dont la vie, les amis, la famille nous échappent, et la façon dont la maltraitance, ou tout au moins le manque d'amour, passe d'une génération à l'autre, sont très subtilement décrites.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 26 février 2014
Œuvre importante portée par une écriture sans fards. Plusieurs générations de femmes, plusieurs destins, l'auteur place son récit (une confession) sur l'inexorable destinée de ces choses qui finissent par arriver fatalement quand on choisi une autre voie, une voie rebelle, une voie différente. Ces destins de femmes décrits avec l'élégance des auteurs touchés par la grâce vous feront traverser l'histoire, vous placeront face à des questions de société, face à la réalité. Les romans réussis ont cette faculté de toucher davantage la réalité qu'un quelconque témoignage parce qu'ils touchent à l'universel, à l'essentiel. La pluie, avant qu'elle tombe est magistral. Et comme l'écrit l'auteur : ce n'est pas parce qu'une chose n'existe pas qu'on ne peut pas l'aimer. Et on pourrait même rajouter : ce n'est pas parce qu'une chose n'existe pas qu'elle n'est pas réelle. Ce roman est bien réel, de ce réel qui frappe à votre porte et qu'on ne peut pas y échapper.
Le style est fluide, quelques fulgurances : un livre qui marque l'œuvre d'un auteur attendu et toujours au rendez-vous.
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Jonathan Coe signe ici un roman intimiste, qui nous convie dans les aveux d'une vieille dame sur son lit de mort. Cette dernière Rosamund, nous conduit par la description de photos à travers l'histoire douloureuse mais bien réelle de sa cousine, et des liens indéfectibles qui les ont réunis, dans la joie, la peine et la douleur.

Ce livre construit subtilement les profils psychologiques des personnages de la famille, tissant au fil des descriptions photographiques la toile du drame et du secret. Le thème de l'amour filial y est récurrent et marque le récit de par sa douloureuse répétition. L'histoire de toute une vie y est disséquée à travers de minuscules détails (un bas filé) et nous démontre que derrière la surface lisse des photos se trouve une réalité bien plus sombre.

Un bon petit roman, exemple de la tragédie familiale.
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