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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Galileo Pollini
Maurizio Pollini est né le 5 janvier 1942 : il fête donc ses 70 ans. En 1960, devant un Rubinstein enthousiaste, le milanais remporte le Concours Chopin (l'édition suivante ce sera Martha Argerich), et la même année donne le 1er Concerto à La Scala avec Celibidache : deux événements qui vont propulser ce jeune homme de 18 ans sur...
Publié le 31 janvier 2012 par Savinien

versus
Aucun internaute (sur 3) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Non.
Déçu. Maurizio Pollini interpréte un Chopin froid et aseptisé. Artur Rubinstein reste pour moi insurpassable, il me touche profondément. Pas Pollini.
Publié il y a 10 mois par BENI


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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Galileo Pollini, 31 janvier 2012
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin (Coffret 9 CD) (CD)
Maurizio Pollini est né le 5 janvier 1942 : il fête donc ses 70 ans. En 1960, devant un Rubinstein enthousiaste, le milanais remporte le Concours Chopin (l'édition suivante ce sera Martha Argerich), et la même année donne le 1er Concerto à La Scala avec Celibidache : deux événements qui vont propulser ce jeune homme de 18 ans sur le devant de la scène, et lancer véritablement sa carrière. Mais Pollini ne veut pas être associé exclusivement à Chopin : il laisse donc volontairement ce répertoire de côté, pour mieux y revenir plus tard. Après quelques mois de concerts, il se retire une année pour parfaire sa technique et étendre son répertoire, sous le parrainage du maestro Arturo Benedetti Michelangeli.

Tout au long de sa carrière, Pollini aura ainsi touché un répertoire assez étendu, embrassant bien entendu la période classique et romantique (Mozart, Beethoven, Brahms, Schubert, Schumann, Liszt), mais offrant aussi une place particulière à la musique contemporaine (Schoenberg, Prokofiev, Stravinsky, Berg, Webern, Manzoni, Nono, ou encore Boulez et Stockhausen -- voir à ce sujet l'autre coffret DG 20th Century (6 CD)), sans oublier une incursion assez récente dans l'univers de Bach (voir Le clavier bien tempéré).

Au cours des quatre dernières décennies (entre 1972 et 2008), Pollini a enregistré une grande partie de l'oeuvre de Chopin, et nombre de ses enregistrements sont considérés par beaucoup comme des références. Ce coffret en regroupe l'essentiel, soit tous les enregistrements réalisés pour Deutsche Grammophon (il manque donc les captations EMI, comme le fameux 1er Concerto de 1960 avec Kletzki), réunis pour la première fois en un seul coffret "économique" (ou plutôt mid-price).

Le contenu du coffret est le suivant :
-CD1 : 12 Études Op.10 -- 12 Études Op.25 (enr. Munich, 1972)
-CD2 : 24 Préludes Op.28 (enr. Munich, juillet 1974)
-CD3 : 7 Polonaises (enr. Vienne, novembre 1975)
-CD4 : Sonate n°2 in en sibémol mineur op.35 "Marche funèbre" -- Sonate n°3 en si mineur op.58 (enr. 1984)
-CD5 : 4 Scherzi -- Berceuse en ré bémol majeur op.57 -- Barcarolle en fa dièse majeur op.60 (enr. Munich, septembre 1990)
-CD6 : 4 Ballades -- Prelude op. 45 in ut dièse mineur -- Fantasia en fa mineur op.49 (enr. Munich, avril 1999)
-CD7-8 : 19 Nocturnes (enr. Munich, juin 2005)
-CD9 : Ballade No. 2 en fa majeur op.38 -- 4 Mazurkas op.33 -- 3 Valses op.34 -- Impromptu n°2 en fa dièse majeur op.36 -- Sonate n°2 en si bémol majeur op.35 "Marche funèbre" (enr. 2008)

Le jeu de Pollini a déjà fait couler beaucoup d'encre. Il se caractérise par un quête de perfection formelle, une abstraction intraitable refusant pathos et sensiblerie. Aidé par une technique remarquable, le pianiste italien privilégie la limpidité de la lecture, souligne la force vitale des partitions, impose une rigueur inflexible. Une quête de lisibilité parfaite où l'on retrouve les traces de son maître Michelangeli, y compris dans une certaine distinction naturelle : avec une formidable maîtrise de la beauté des timbres, Pollini restaure le texte dans sa splendeur nue. Un style éloquent mais aseptisé, un aspect mélancolique retenu, distillé, occulté par un parti-pris ouvertement architectural.

Le Chopin du pianiste italien est donc littéral et se veut impartial : un traitement qui apparaît pour ainsi dire anti-romantique, et dont les arguments poétiques reposent quasi exclusivement sur une lecture objective du compositeur et non sur l'inspiration subjective de l'interprête. Tout le paradoxe de Pollini est là : dans un Chopin impeccable et en tout point magistral, mais dont l'objectivité pourrait sans effort paraître pour de la froideur.

Il semble d'ailleurs de bon ton de critiquer Pollini pour cette froideur presque revendiquée, plus encore peut-être dans Chopin, répertoire où l'on peut usuellement s'attendre à force débordements sentimentaux. Mais est-on bien sûr que la vision architecturale est forcément subordonnée à la nature poétique, et que les deux visions sont définitivement irréconciliables ?

En 1610, un autre italien se tournait vers le ciel et observait les astres pendant un quart de siècle; lorsqu'il décrivait le soleil c'était pour mieux en dévoiler la mécanique céleste. Est-ce que le fait de mettre en lumière les lois qui guident notre étoile empêchait Galilée de savourer la poésie d'un coucher de soleil ? Ne peut-on s'émerveiller à la fois devant les lois de l'astrophysique et devant ses manifestations poétiques ?

On objectera donc à juste titre au pianiste milanais de ne pas atteindre l'exaltation secrète d'un Arrau, ou encore la perspective humaniste d'un Rubinstein. Mais lorsque Chopin nous parle des étoiles, ne peut-on également apprécier que Galileo Pollini nous décrypte les lois de sa physique ?...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du radicalisme au classicisme, 4 mai 2013
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin (Coffret 9 CD) (CD)
Ce coffret est à tout point de vue majeur pour tout amoureux de l'oeuvre de Chopin et j'avoue ne pas comprendre les critiques de froideur et d'objectivisme faites à Pollini.

Pour moi, il n'y a rien d'objectif dans ces interprétations. La preuve la plus évidente, c'est qu'il n'y en a aucune autre qui leur ressemble. L'autre preuve c'est que Pollini fait beaucoup de choix interprétatifs, donne énormément de relief aux différents plans sonores, aux timbres, il semble même parfois ornementer, ou en tout cas, nous faire entendre les ornements comme peu de pianistes peuvent le faire.

Un bon exemple est celui des scherzi que je trouve tout sauf objectifs, mais qui sont tantôt architecturés et mis en perspective comme jamais, tantôt reéllement lyriques (je pense notamment a une grande partie du scherzo #4 mais on le remarque dans tous les scherzi). La version de Richter est, quant à elle, beaucoup plus "objective".

Pollini est précis et clair (ce qui n'a rien à voir avec l'objectivisme), ce que tout le monde n'aime pas, mais c'est aussi ce dont la musique de chopin a énormément besoin pour retrouver de sa vitalité et de sa vigueur architecturale. La seul reproche potentiel que je comprendrais, à défaut de la partager, serait peut-être une certaine grandeur "officielle" dans le ton, pas forcément caractéristique de Chopin que l'on imagine plus intime et versatile, mais qui est parfaitement adaptée voire nécéssaire quand on joue chopin sur les grands pianos Steinway modernes dans de grandes salles.

En fait, pour moi, ce que ce coffret montre, quant au style de jeu de Pollini, c'est un glissement progressif d'une forme de radicalisme expressif anguleux de sa jeunesse vers une forme de classicisme épuré de la maturité tardive, dont l'exemple le plus patent est peut-être ces nocturnes, lesquelles sont les seules oeuvres sur lesquelles j'aurai des réserves quant aux phrasés assez conventionnels et à l'utilisation intempestive de la pédale étonnante chez Pollini. Une fois cela dit, je me suis même habitué et j'ai appris à apprécier ces nocturnes classicisantes qui sont si différentes de ce qu'on a l'habitude d'entendre et qui ont une tenue et une force intérieure remarquables.

Un coffret qui s'avère donc essentiel sur un des plus grands interprètes de Chopin de la seconde moitié du XXe siècle.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une somme essentielle mais qui contient des choses plus convaincantes que d'autres, 6 juillet 2012
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin (Coffret 9 CD) (CD)
J'ai acquis chacun de ces disques séparément, au fil de leur parution, et, plutôt que des discours trop généraux sur Pollini ou sur le Chopin de Pollini, j'aimerais dire de façon plus précise ce que je pense de chacun d'eux pris individuellement.

Les Études (CD 1) sont magistrales, mais elles sont, à mon avis, un peu gâchées par une prise de son très froide. Ce point négatif a souvent été noté: on se croirait malheureusement un peu dans une piscine...

Les Préludes, (CD 2) eux, sont les plus beaux que je connaisse: ici, la sobriété et la maîtrise de Pollini produisent une interprétation d'une concentration, d'une intensité et d'une poésie exceptionnelles.

Les Polonaises (CD 3) sont ascétiques, presque violentes parfois: c'est assez fascinant, mais aussi très intraitable.

J'aime beaucoup l'enregistrement des deux Sonates (CD 4): ici encore, l'intensité est remarquable et elle ne s'oppose pas du tout au lyrisme. J'aime tout particulièrement la Sonate n° 3, mais la 2e est aussi très réussie et je la préfère au remake, plus terne selon moi, du récital de 2008 (cf. CD 9).

Je trouve les Scherzi (CD 5) un peu trop intraitables (cf. mon commentaire). Certes, cette approche "verre brisé" est impressionnante, mais, tout de même, ça ne respire pas beaucoup. Heureusement, le disque se finit sur une très belle Berceuse et une tout aussi belle Barcarolle!

Les Ballades (CD 6) sont, elles, très réussies. Ici, l'approche concentrée et ascétique fonctionne bien et elle ne vire pas à la violence. Cela dit, selon moi, Pollini ne trouve pas tout à fait autant qu'Arrau (récemment réédité) le grand mouvement poétique.

Les Nocturnes (CDs 7 & 8) me semblent, comme les Préludes, une réussite et une référence absolues. Dans ces pièces qu'il est si facile de surcharger de sentiment, la tenue de Pollini fait des miracles: elle laisse la musique chanter d'elle-même, de façon sobre et droite, sans la moindre mièvrerie. Remarquable.

Quant au récital de 2008 (CD 9), comme je l'ai écrit dans mon commentaire de ce disque, je trouve qu'il est plus convaincant par son programme que par son interprétation, qui manque un peu de caractère.

On l'aura compris: ce coffret n'est pas une somme parfaitement homogène et univoque. Il contient des disques gravés sur plus de 30 ans, qui n'ont pas tous la même valeur, ni le même impact. Il n'en reste pas moins vrai que découvrir le legs de Pollini dans Chopin, même un peu inégal et diversement convaincant (mais aussi parfois fascinant et bouleversant), demeure une aventure passionnante!
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Chopin moderne, 25 avril 2012
Par 
Tim - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin (Coffret 9 CD) (CD)
C'est le magazine "Le monde de la musique" (sauf erreur) qui a écrit une fois: "Pollini jouera un récital rassurant, sans compositeurs modernes, mais est-ce que tous les compositeurs ne sont pas modernes avec Pollini?".
C'est assez vrai: le pianiste italien défend une vision qui est résolument moderne et non-sentimentale. Pollini est considéré par beaucoup de mélomanes comme "parfait, mais froid", ce à quoi je n'ai jamais souscrit. Pour moi, il n'a effectivement jamais réincarné le type de l'artiste hyperindividuel, comme par exemple Cherkassky, qui jouait souvent selon l'humeur et dont les concerts n'étaient jamais prévisibles, tant qu'ils différaient l'un de l'autre. Pollini est plutôt l'artiste qui mùrit longuement ses interprétations qui culminent en une lecture analytique, sans qu'elles soient dénuées de sentiment.

Si on veut ses lectures sont "neutres", mais au sens positif. J'aurais pu dire "monumentales" aussi, car dans quantité de ses interprétations, il a établi un standard bien difficile à égaler sinon surpasser. Je suis sans doute pas objectif, car j'ai grandi avec quelques-uns de ces disques, dont les études, que j'ai entendues sous d'autres doigts impressionnants (Arrau, le jeune Ashkenazy, Egorov), mais que j'ai rarement écoutées mieux jouées. Les Préludes ensuite sont également un exemple d'une parfaite lecture classique (bien qu'Argerich me reste chère, à cause de sa liberté), les Scherzos ne sont pas en reste, puis les Ballades (a-t-on entendu la fin de la Quatrième jouée avec autant de fougue et de passion? Le seul dont je me souvienne était Zimerman en récital), dans les Nocturnes, Pollini égale le tour de force et le choc qu'ont causés les célèbres enrégistrements d'Arrau. Celles de Pollini sont aussi remarquables, j'y entends un dramatisme que pas tellement de ses confrères ont révélé.
Pollini a décidément marqué la discographie chopinienne, profitez de l'aubaine de trouver maintenant tous ses disques Chopin réunis dans un coffret!
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5.0 étoiles sur 5 musique, 24 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin (Coffret 9 CD) (CD)
Très bonne oeuvre, excellente interprétation.
Je passe de très bons moments à l'écoute de cette oeuvre.
L'expédition fut rapide et le paquet de bonne qualité.
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Aucun internaute (sur 3) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Non., 29 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin (Coffret 9 CD) (CD)
Déçu. Maurizio Pollini interpréte un Chopin froid et aseptisé. Artur Rubinstein reste pour moi insurpassable, il me touche profondément. Pas Pollini.
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Chopin (Coffret 9 CD)
Chopin (Coffret 9 CD) de Maurizio Pollini (CD - 2012)
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