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Les quatre années passées dans une prison à Omsk ont ouvert brutalement les yeux de Dostoïevski sur la `vraie' vie. Là, il a été confronté à la complexité, mais aussi à la simplicité, mentale de l'homme; en un mot, au Bien et au Mal.

Une galerie fascinante
On peut trouver dans ce livre la base des principaux thèmes et personnages des oeuvres futures de l'auteur. Dans la prison, il a vu une fascinante galerie de caractères humains, comme l'idiot (Aley), l'éternel serviteur, l'éternel enfant, l'éternel malade, l'éternel vagabond, l'éternel bourreau, le vain, le meneur de jeu, le suiveur, le solitaire, le rêveur, le désespéré, l'indifférent, l'informateur, l'alcoolique, la bête humaine, le bouffon, le clown, le tueur froid, le corrompu, le dépravé, le malin feinteur (de folie, de colère), le missionnaire, le masochiste, le sadique, des gens montrant des compassions désintéressées, ainsi que des mourants.

L'Etre humain
Pour Dostoïevski, l'homme est son pire ennemi. Il est une créature qui dépend `monstrueusement' d'habitudes. Il peut aussi s'habituer à tout. Chaque homme, même le plus effacé, a besoin qu'on respecte de temps en temps sa dignité en tant qu'être humain. Mais, il peut d'un moment à l'autre perdre la raison et tomber dans une rage ou une folie incontrôlable. Les germes de chaque vice, de chaque vertu, de chaque perversion ou de toute sorte de violence sont enracinés dans chaque être humain et peuvent à tout moment monter à la surface et se développer subitement.

Scènes magiques, bouleversantes, atroces
La pièce de théâtre montre d'une manière magique que l'art est essentiellement la transmission d'émotions entre l'auteur et/ou l'acteur et le lecteur ou le spectateur. Autres scènes bouleversantes sont l'infernal bain collectif, la partie turbulente de Noël et les auto-flagellations nauséabondes (les éclats de tiges cassées sont arrachés adroitement de la chair ouverte), la mort atroce par la tuberculose (`Il doit avoir eu une mère aussi') ou le meurtre, 'comme un veau', d'une femme par son mari.

Ce document humain est, à tout point de vue, une des meilleures, des plus profondes, des plus choquantes, des plus provocantes et des plus bouleversantes dissections de la nature humaine jamais mise sur papier. Dostoïevski a écrit un des plus grands chefs-d'oeuvre littéraires de tous les temps.
A lire absolument.
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le 10 décembre 2010
ce récit se rapproche plus d'un journal que d'un roman. Le style simple et profond de dostoievsky nous plonge dans cet univers des bagnards où "vivent" ces rejetés de la société: c'est une brochette de portraits hauts en couleurs où jamais la vision sans concession de l'auteur russe ne perd de son humanité et de sa compassion. Parfois le ton prend un côté sarcastique, mais la justesse des descriptions nous plonge dans l'âme humaine. Ce chef d'oeuvre est un voyage où l'on ressort changé, comme souvent chez dostoievsky. La petitesse y cotoie la grandeur.
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le 31 juillet 2008
J'avais dix ans quand j'ai lu ce texte, qui se trouvait dans la bibliothèque de mon école. En deux jours, pratiquement d'une seule traite. Je découvrais simultanémet la prose, la gravité des choses, cette description fluide, sobre, d'une précision à la fois satisfaisante et troublante. Le temps du prisonnier s'écoule selon une durée qui n'est pas rythmée ni même mesurée, et a de ce fait quelque chose de végétal. Nous sommes très au-delà (ou en-deçà?) de l'indignationn, de la récrimination et du temps des hommes. Et pourtant nousq sommes de bout en bout parmi les humains, dans le cadre de rapports sociaux dont on peut se demander s'ils sont appauvris ou plutôt réduits à l'esentiel. Non, ce n'était pas un roman, mais le plus beau,, le plus vrai des reportages. La dernière phrase, seule à être empreinte d'émotion, mais d'émotion vraie, n'a jamais cessé de me bouleverser. Alors, faites comme moi, faites lire ce livre à vos enfants. Ils y trouveront une dimension disons rare dans le monde actuel...
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le 25 octobre 2010
Cet ouvrage de Dostoïevski nous plonge dans l'univers des forçats Russes du XIXe siècle. L'auteur nous entraîne à travers son héros dans la vie quotidienne de ces hommes. Nous suivons le cheminement mental du héros tout au long des ces 10 longues années en Sibérie. Ce qui est particulièrement passionnant, c'est cette galerie de portraits décrits tout au long de cette nouvelle.
Un bon moment de lecture malgré la dureté du sujet.
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le 14 novembre 2010
Descente à la fois distancée et profonde dans l'âme humaine. Nous cotoyons ces forçats, parfois condamnés pour des raisons mineures.
Etude psychologique saisissante. Un certain humour parfois.
Livre superbe que je n'aurais pas lu si je n'appartenais à un groupe de lecture qui l'a mis dans son programme.
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le 24 août 2013
Bien que vieux de près de 150 ans, ce roman sur le bagne russe du XiXème siècle rappelle cruellement que la déportation et les camps de travaux forcés russes ne datent pas du communisme de Staline mais de bien avant. En même temps, qu'une description de la vie dans les camps, on y retrouve donc toute une galerie de personnages aux destins fort différents, riches ou pauvres, bons ou cruels, qui ont tous finis dans ce camp du fond de la Sibérie. C'est l'occasion aussi de quelques réflexions sur l'enfermement, et sur la relation de l'homme avec l'espoir de liberté.
La version Kindle contient pas mal de coquilles qui nuisent un peu à l'agrément de la lecture.
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le 16 avril 2013
Même décrivant les pires situations, Dostoïevski reste cet écrivain fidèle à lui-même. Une grande dignité pour parler des pires personnages qu'il a cotoyés. Une éducation hors du commun qui fait qu'il reste digne en toute occasion. Un grand moment de lecture.
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Souvenirs de la maison des morts/F.M.Dostoievski
Ce récit retrace les quatre années de captivité de Fiodor Mkhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881), certainement le plus grand écrivain russe, déporté dans un bagne de Sibérie. Entré dans une école d’officiers il se lia à des mouvements progressistes russes et fut arrêté en 1849.
De façon originale, l’auteur se met en scène dans la personne de Petrovitch qui produit une sorte d’autobiographie, un journal du bagne. Il feint d’avoir trouvé ce récit dans les papiers d’un ancien déporté, criminel de droit commun, qu’il nous représente comme un repenti digne de toute indulgence.
Peu d’épanchements et beaucoup de sensibilité contenue dans ce récit. Ni lyrisme ni effet tragique. Au bagne, on a vite fait de comprendre que la fatigue physique est saine et que la souffrance morale est salutaire. Le seul vrai malheur serait celui de manquer de foi et d’espérance. L’homme est un animal vivace, un être qui s’habitue à tout.
L’auteur avoue que dans cette maison de force, la vie lui sembla moins pénible que ce qu’il attendait. En effet « les détenus, bien qu’embarrassés par leurs fers, allaient et venaient librement dans la prison : ils s’injuriaient, chantaient, travaillaient fumaient leur pipe, jouaient aux cartes et buvaient de l’eau de vie. »
Au camp, l’argent est essentiel :
« Le déporté est à demi consolé si quelques kopeks sonnent dans sa poche. Au contraire, il est triste, inquiet et désespéré s’ !l l’a pas d’argent, il est prêt alors à commettre n’importe quel délit pour s’en procurer. »
Et l’alcool bien sûr :
« Le peuple russe ressent toujours une certaine sympathie pour un homme ivre ; chez nous, c’est une véritable estime. »
Finalement on découvre que la vie peut n’être pas si terrifiante qu’on pourrait le croire dans ces camps et nombre de pauvres diables commettent des crimes afin d’être envoyés aux travaux forcés et d’échapper ainsi à une liberté incomparablement plus pénible que la réclusion ; au bagne, on mangera tout son soûl. » En vérité, les privations intellectuelles y sont plus pénibles à supporter que les tourments physiques.
En résumé, une fresque où l’histoire de nombreux détenus nous est contée en une narration lente, un peu désordonnée et parfois obscure qui nuit à la lecture facile de ce long et austère récit. Cependant sa valeur documentaire est indéniable en dépit d’une absence d’enquête psychologique sérieuse. Le détachement dont l’auteur ne se départit à aucun moment est aussi assez surprenant.
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le 23 avril 2014
Le récit de la vie du bagne. Des réflexions poignantes, une réalité dure, et toujours la démarche de l'écrivain, qui même les fers aux pieds intellectualise sa situation pour en livrer une réflexion entière sur l'humanité.
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le 27 mai 2004
Il ne faut pas se fier à la construction du récit qui n'est pas construit comme un roman mais plutôt comme un recueil de notes, ce en quoi cet ouvrage se différencie des romans de l'auteur. Il s'agit d'une analyse de la vie sociale qui doit se réorganiser en prison. On peut tout particulièrement noter la construction des désirs: Réné Girard dans sa théorie du désir mimétique s'appuira sur ce récit. C'est souvent dans les situations paroxistiques que l'on comprend mieux la nature humaine: de ce point de vue on est servi.
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