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le 16 juillet 2011
Depuis la parution des Lettres persanes en 1721, les commentateurs ont eu à cœur de disséquer les critiques des institutions, des mœurs et des lois de cette société française qui transparaissent ici à travers la plume de Montesquieu. Il est dès lors inutile d'épiloguer longuement sur ce sujet, tant cette manœuvre de l'auteur est palpable.
Il est aussi à remarquer que ce n'est pas seulement cela qui a fait le succès de l'ouvrage dès sa parution. Montesquieu sait doser sa prose de traits d'esprit appréciables et remarquables, et ne tarit pas d'humour lorsqu'il faut se dépecer d'un lourd regard pour porter un œil neuf sur son environnement.
Bref, à défaut de nous emporter par l'émotion, ce texte est agréable à lire, et a le mérite de nous faire voyager dans deux sociétés antérieures à la nôtre, et nous emmène à suivre les cheminements philosophiques de l'écrivain avec délectation.

Nous avons actuellement l'avantage du temps, ce qui nous permet également de juger les "prophéties" de Montesquieu... et là-dessus, on ne peut qu'être surpris par la justesse de certaines de ses analyses concernant notamment le devenir de l'empire Ottoman et la déchristianisation des peuples.

Il est à noter que cette édition de Paul Vernière mise à jour par Catherine Volpilhac-Auger (Les classiques de poche - Le livre de Poche) contient l'intégralité des lettres et fournit une analyse précieuse des influences de l'auteur.
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le 23 juin 2009
Très à la mode dans la littérature du dix-sept et du dix-huitième siècle, le principe consistant à faire parler un « étranger » décrivant les us et coutumes des autochtones d'un pays européen qu'il visitait semblait se faire alors de manière assez courante. L'orientalisme, alors très en vogue, s'invitait donc à être comparé, implicitement, à « l'avancée » occidentale, naturellement idéalisée. On retrouvera les germes d'une vision globale plus politique, consistant à « éduquer » cet orient primitif - et parallèlement à en piller les richesses. L'Algérie française deviendra alors le point culminant de cette amorce civilisationnelle que la vision orientaliste, essentiellement française, après avoir été sincèrement admirative, se cristallisera en un élan ressemblant d'avantage à une croisade qu'à un quelconque « devoir » professoral d'éducation. Le colonialisme naîtra.

Pour revenir au sujet nous intéressant, les Lettres persanes sont un savant mélange de sérieux et de badinage dont semblait raffoler la société de la Régence. Naturellement, à travers la vision tour à tour candide et critique de cet étranger un peu désemparé arrivant en ville, il est intéressant de noter que la satire déguisée de la société de l'époque est également très présente chez Montesquieu. Rabelais, puis Defresny furent les principaux précurseurs de ce genre littéraire, mais c'est Montesquieu qui a semblé en avoir tiré un équilibre structurel loin de toute caricature propre au genre. De ce fait, il est toujours intéressant d'étudier le style de l'auteur à travers quelques exemples :

« [...] Paris est aussi grand qu'Ispahan (aujourd'hui Téhéran) : les maisons y sont si hautes qu'on jugerait qu'elles ne sont habitées que par des astrologues. Tu juges bien qu'une ville bâtie en l'air, qui a six ou sept maisons les uns sur les autres, est extrêmement peuplée ; et que, quand tout le monde est descendu dans la rue, il s'y fait un bel embarras. [...]
On dit que l'homme est un animal sociable. Sur ce pied-là, il me paraît que le Français est plus homme qu'un autre, c'est l'homme par excellence ; car il semble être fait uniquement pour la société. [...] Un d'eux mourut l'autre jour de lassitude, et on mit cette épitaphe sur son tombeau : « c'est ici que repose celui qui ne s'est jamais reposé. Il s'est promené à cinq cent trente enterrements. Il s'est réjoui de la naissance de deux mille six cent quatre-vingts enfants. [...] le chemin qu'il a fait sur le pavé, à neuf mille six cents stades ; celui qu'il a fait dans la campagne, à trente six. [...] Je me tais, voyageur ; car comment pourrais-je achever de te dire ce qu'il a fait et ce qu'il a vu ? ». »

La mode, très présente dans la société française du dix-huitième siècle est également pointée du doigt par la finesse d'esprit - et par l'humour - de l'auteur :

« Je trouve les caprices de la mode, chez les Français, étonnants. Ils ont oublié comment ils étaient habillés cet été ; ils ignorent encore plus comment ils le seront cet hiver ; [...] Une femme qui quitte Paris pour aller passer six mois à la campagne en revient aussi antique que si elle s'y était oubliée trente ans. Le fils méconnaît le portrait de sa mère, tant l'habit avec lequel elle est peinte lui paraît étranger ; il s'imagine que c'est quelque Américaine qui y représentée, ou que le peintre a voulu exprimer quelqu'une de ses fantaisies.
Quelquefois les coiffures montent insensiblement, et une révolution les fait descendre tout à coup. Il a été un temps que leur hauteur immense mettait le visage d'une femme au milieu d'elle-même ; dans un autre, c'étaient les pieds qui occupaient cette place, les talons faisaient un piédestal qui les tenaient en l'air. »

C'est en 1722, que Montesquieu publia les Lettres persanes. Ce n'est qu'après qu'il voyagera et modèlera ainsi son esprit, ouvrant une voie plus rigoureuse aux autres grands classiques qu'il rédigera dans un tout autre style, les « Considérations » en 1734, et « L'esprit des lois » en 1748.
Mais ici, c'est un Montesquieu alerte, drôle, vif, incisif et diablement fin qui semble se révéler au lecteur, attentif avant tout à la subtilité des mots et à leur traitement.
Parce que les classiques sont faits pour être lus, relus, étudiés, appréciés et non pour être donnés en pâture aux mites ou autre animal parsemants nos intérieurs et ne parvenant toujours pas, pauvre bête, à faire la différence entre un génie tel Montesquieu et un pleutre inutile comme Houelbecq ou Dantec, il serait d'autant plus navrant de se priver de ce véritable chef-d'oeuvre de la littérature française, n'ayant prit, au cour des siècles, que quelques rides faisant opportunément ressortir son charme des plus délicat.
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le 9 novembre 2009
Je n'ai pas été assez vigilante avant d'acheter ce volume. Il s'agit d'une SÉLECTION de lettres et non du texte intégral. Je me permets de faire ce commentaire car j'ai trouvé que ce n'était pas assez clairement indiqué dans l'entête du produit (que je vais devoir racheter).
Sinon, 5 étoiles bien sûr pour les Lettres Persanes elles-mêmes.
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le 29 décembre 2013
Usbek,Persan ,découvre la France à la fin du régne de Louis XIV,et entretien une correspondance épistolaire avec son compagnon de route ,ses amis,le grand eunuque gardien de son harem ,ses épouses. Il s'étonne,admire, s'interroge,doute, mais souvent critique les mœurs,lois ,institutions religieuses ou savantes de France et d'occident. Il établit des parallèles avec les pratiques de son pays pas forcément toujours à l'avantage de celui-ci. Enfin comble d'ironie, ses certitudes concernant le bien fondé et l'inviolabilité de son harem s’avèrent illusoires .Contrairement à un autre ouvrage construit sur le même modèle d'échanges épistolaires-les liaisons dangereuses- ou le suspens est entretenu par une action dont on veut connaitre le dénouement,ici les événements se déroulent au gré des circonstances et tiennent moins le lecteur en haleine .C'est cependant une suite de réflexions sur la relativité des organisations et mœurs humaines pertinentes. Elles ne peuvent qu'inciter à s'interroger sur le bien fondé des vérités bien établies et à pratiquer la tolérance.
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le 10 juin 2014
Enfin un texte intégral, accompagné de notes succinctes, mais éclairantes. Conviendrait à des élèves de première ou terminale. Je n'ai rien à ajouter.
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Ecriture fluide, moderne par l'ouverture d'esprit, la lucidité, la modération.

Avec une fausse naïveté, le jeune Montesquieu assemble des écrits hétéroclites, prenant le contexte persan (à la mode) et l'échange de lettres (pratique) pour donner une unité au tout. Il passe en revue la France (ou plutôt le milieu des privilégiés de Paris) pour faire réfléchir sur les institutions, les us et coutumes, la religions chrétienne ou la condition féminine.
Sur les 150 lettres, les meilleures sont celles qui dresse un tableau faisant revivre ses contemporains et leurs travers.

Pour un commentaire détaillé, voir l'excellent Georges Gusdorf, dans l'édition de 1984.
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le 29 août 2013
Alors, bien sûr, Les Lettres Persanes restent un chef d'oeuvre de la littérature mais que de fautes dans cette édition payante (très bon marché, ok, mais quand même!)
J'ai signalé toutes les erreurs que j'ai pu relever, je n'ai jamais reçu de fichier corrigé.
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le 20 juin 2015
Très bon livre, un classique de la littérature française à ne négliger sous aucun prétexte. Surtout pour ce prix :)
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le 6 novembre 2013
Montesquieu est un classique intéressant, l'étude qu'il donne de la société de l'époque est surprenante, heureusement que l'Education nationale revient aux auteurs anciens.
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le 25 février 2015
Pour mes cours de littérature française dans un lycée italien j'ai eu besoin de toute l'oeuvre de Montesquieu...donc voilà mon achat dont je suis complètement satisfaite!
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