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le 31 octobre 2008
D'entrée, on peut déjà annoncer qu'il ne s'agit vraissemblablement pas du meilleur livre du marquis. L'aspect répétitif rend la lecture laborieuse et l'on s'enfonce inexorablement dans l'horreur la plus abjecte au fil des pages. L'ouvrage m'a cependant interpellé sur trois points qui me semblent être les limites de cet "Evangile du mal". Evidemment, j'ai un avantage de deux siècles par rapport à Sade pour juger son oeuvre. Il faudrait donc resituer le roman dans la société qui l'a vu naître. Mais j'expose malgré tout mes 3 points (l'impureté des relations sexuelles, la finalité de la vie d'un libertin et l'aspect techniciste des relations sexuelles décrites).
D'abord, peut-on considérer que les relations sexuelles, le libertinage et la jouissance ne sont que des choses impures ? Je ne le pense pas.
Ensuite, Sade semble nous dire que la jouissance sexuelle est la finalité d'une vie. En effet, alors que les pauvres cherchent à s'enrichir, les riches sont en quête de plaisir sexuel. Or, ce qui apparaît dans le Roman, c'est que le libertin (qui est donc riche) se cherche lui-même. Il va essayer de se placer au centre du monde pour permettre à toutes ses pulsions de s'assouvir. La finalité de la vie me semble donc plutôt être de devenir le centre des attentions. Et quoi d'autres que la sexualité peut mieux montrer l'intérêt que l'on porte à une personne ? On voit donc le libertin tenter vainement de se placer au centre des relations qu'il entretient avec ses victimes. Il décide, il choisit mais il est seul, l'autre n'existe plus que pour le satisfaire. Il s'agit presque d'une pratique masturbatoire tant la victime paraît absente. On observe donc des bourreaux déshumanisés, en quête de quelque chose qu'il ne trouve pas parce que finalement, ils ont pris la sexualité comme fin alors qu'elle n'est qu'un moyen.
Enfin, le troisième point est directement en relation avec le second, cette surenchère dans la description techniciste des situations scabreuses décrites par Sade vire au grotesque. Tout est compté, dénombré, répertorié. Le libertin doit être fouetté pendant un temps bien précis et recevoir telle vexation à tel moment pour pouvoir espérer se libérer de sa tension. On est dans un discours ultra techniciste ou rien ne doit être laissé au hasard, il ne faut pas déroger à la mathématique de l'amour sous peine de frustration. Point de sentiments et de légèreté, ce qui rend le libertinage intéressant finalement, juste de la technique, expliquée sur un ouvrage de plus de 400 pages.
En conclusion, voit-on des libertins dans ce livre ? Je dirai non, ce sont plutôt des conduites addictives technicistes qui sont décrites ici. Les héros ne sont que des esclaves condamnés à répéter les mêmes gestes, froids, précis et désincarnés, pour trouver une identité qu'ils n'ont pas. Si le libertin tente de faire entendre raison à sa victime grâce à cet impressionnant arsenal de sophismes et à des gestes d'une rare violence, en mot, s'il sort à chaque fois l'artillerie lourde pour tuer une fourmi, c'est bien parce qu'il a peur de ne pas se convaincre lui-même de l'interêt de sa conduite dans sa recherche du bonheur.
11 commentaire25 sur 29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 septembre 2007
Eh oui, le divin marquis a en effet donné son nom au sadisme, et ce livre en est la plus pure démonstration. Sade ne s'embarasse pas d'une histoire avec une intrigue et des noeuds scénaristque et avec un "twist" final recherché, non, vous ne trouverez rien de tout cela ici. Cet ouvrage ne se contente que d'une déscription détaillée de tortures, d'humiliations et de perversités sexuelles. Nombre de personnes décrivent ce bouquin comme un chef d'oeuvre de la littérature "érotique" alors qu'il n'en est rien ! L'érotisme, c'est un peu les préliminaires de la pornographie et ce livre ne s'embarasse pas de quelconques préliminaires, il va même au delà de la pornographie, il va tellement loin dans les sévices physiques et dans le sadisme qu'il atteint une catégorie de sexe à laquelle l'homme n'a pas encore trouvé de nom tellement elle le dégoûte. En revanche, je suis d'accord pour dire qu'il s'agit là d'un chef d'oeuvre littéraire, ça ne fait aucun doute.
A lire absolumment, LE génie de Sade exprimé ici dans sa version la plus "hard" !
0Commentaire19 sur 23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 novembre 2013
Ce livre a été écrit en captivité, due et faisant suite aux Affaires d'Arcueil et de Marseille. Suite à des actes sadiques donc. Le livre est une systématisation de la pensée sadienne unique en son genre, après lequel peuvent venir "Justine" puis le reste de l'oeuvre (avec "Juliette" notamment). Je dirais, au contraire d'un commentaire précédent, qu'il s'agit du meilleur livre du marquis. Les répétitions infinies et les abjections variées sont le propre du sadisme et atteignent ici l'apogée. Certes la lecture en est laborieuse, voire ennuyeuse, comme dans toute l'oeuvre sadienne. Il faut absolument lire ce livre et, en contrepoint, regarder le film de Pasolini Salo ou les 120 jours de sodome - Edition ultime 2009. Il y a une différence entre la lecture de l'abject et sa vision. Je n'entrerai pas dans les détails pour ne pas déflorer ces deux oeuvres. (Tout en gardant à l'esprit que le film est une dénonciation et non une vue de complaisance, mais il est aussi la "réalisation" visuelle et non plus seulement en imagination de l'abject).Si vous voulez avoir une idée de la littérature sadienne ce livre y est indispensable, avec "Justine ou les malheurs de la vertu".Là y est exposée la philosophie de Sade dans son style le plus propre, oui propre, précisément lorsqu'il rejoint la scatologie la plus pure...
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Extrême, en effet, le Divin Marquis! Au cours de son récit des 120 journées, il énumère tout ce que l'humanité a pu inventer de perversions. Eros et Thanatos, l'Amour (physique) et la Mort, s'y mélangent allégrement, et le dernier a souvent le dessus. Ce roman est certes inachevé; mais sa structure apparaît clairement. Et le pire reste encore à écrire, à partir du synopsis laissé par D. A. F. de Sade.
Depuis, on n'a guère fait mieux... ou pire, dans le genre!
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 10 juillet 2012
La lecture des 120 journées de Sodome est sans conteste extrêmement éprouvante et provoquera le plus souvent colère et indignation. Mais à quoi donc avons-nous affaire ici ? Sade était-il un dément en s'appliquant ainsi à faire un catalogue quasiment exhaustif des perversions les plus inimaginables que puisse envisager l'esprit humain. Avant de se précipiter vers cette hypothèse commode et quelque peu hypocrite, il est préférable d'aller à la rencontre de cette personnalité tout à fait hors du commun.
Sade fut embastillé sans jugement (par décret royal) et pour une sorte d'éternité jusqu'à ce que la Révolution Française le fasse libérer opportunément.
Cet emprisonnement ne fut consécutif à aucun crime grave mais provoqué par ce que la Bonne Société de l'époque considérait comme un comportement scandaleux; non pas pour son libertinage mais par le fait que notre Marquis s'obstinait à ne pas vouloir le dissimuler et s'affichait ostensiblement.
Voilà ce qui décidément n'était pas pardonnable pour l'hypocrisie bourgeoise montante. Sa mise à l'écart fut donc décidée et sans qu'aucune limite ne soit fixée à sa peine.
Sade était de ce genre d'êtres qui porte la liberté en eux-mêmes comme une brulure. Sans aucune issue vers l'extérieur, il ne lui resta plus qu'a plonger en lui-même, au plus profond, pour pouvoir la retrouver.
Et alors, à sa manière, Sade inventa la psychanalyse, plus d'une centaine d'années avant Freud ...
Se prenant lui-même comme unique objet de son analyse, ( et pour cause), il plongea dans les recoins les plus obscures de son inconscient, ne reculant devant rien et motivé par la rage inextinguible qu'il ressentait du fait de sa situation, il produisit cet ouvrage sidérant.
Ce livre est donc un acte de libération; le seul qui était alors à sa portée.
Il faut le comprendre comme une exploration radicale de l'inconscient, dans ce contexte très particulier ou se trouvait alors le divin marquis.
Sortant donc de sa prison avec la révolution, nous le retrouvons membre actif de la Section révolutionnaire des Piques et seuls, ceux qui n'auront pas compris sa manière toute particulière d'envisager l'aristocratie s'étonneront de le trouver là, jusqu'à ce que le tyran Bonaparte le fasse à nouveau enfermer.
En vieux français, le mot "sade" signifiait: doux, gentil, charmant ...
Vérifiez !
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le 8 avril 2014
La version des 120 journées de Sodome auto-publiée via CreateSpace Independent Publishing Platform n'est qu'un simple copié-collé de ce PDF libre de droit [...] , le problème est que LES FAUTES DU PDF SONT COMPRISES dans cette édition physique.

Tournez vous plutôt vers(je n'ai vérifié AUCUNE des ces éditions) :

- Les éditions 10/18 pour la version poche : http://www.amazon.fr/120-journ%C3%A9es-Sodome-Sade/dp/2264026995/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1396975832&sr=1-1&keywords=120+journ%C3%A9es+de+sodome+10

- Les éditions Tripode pour la version brochée : http://www.amazon.fr/120-journ%C3%A9es-Sodome-Marquis-Sade/dp/2370550171/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1396975813&sr=1-3&keywords=120+journ%C3%A9es+de+sodome

-Les éditions Hachette pour la version reliée : http://www.amazon.fr/120-journ%C3%A9es-Sodome-L%C3%A9cole-libertinage/dp/2012198244/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1396975813&sr=1-2&keywords=120+journ%C3%A9es+de+sodome
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le 13 mars 2015
Curieux comme les hommes sont tous differents mais l'histoire est un eternel recommencement ,à ne pas mettre entre toutes les mains
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le 4 décembre 2014
Le livre d'un mec qui s'emmerde en taule.
La version a quelques ratées, rares, du genre un mot d'outre-espace en lieu d'un caractère incompris, il semble, voire a peut-être même un décalage de texte (c'est possible que ce soit l'auteur...). L'œuvre, elle, est rébarbative. Ce n'est sûrement pas inintéressant de la replacer dans son époque, ce n'est pas particulièrement mal écrit, mais c'est chiant. Souvent au sens propre d'ailleurs. Ça manque de crédibilité (pour le coup, c'est marrant); tout de même, c'est une fiction certes, mais pas du fantastique!
Je ne recommande ce livre à personne. Ou alors aux chercheurs. Ou alors, en survolant, un page sur dix.
Il va de soit que le même talent, le même cynisme, appliqués à plus de réalisme, pour mieux embarquer le lecteur, et une peinture des émois des victimes eût pu donner quelque chose d'autrement plus terrible. Bien tenté.
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le 21 décembre 2008
Je concède que ce livre n'est pas toujours d'une lecture aisée et que plus on avance , plus c'est vraisemblable , mais j'ai beaucoup aimé ce livre . Donatien en rajoute beaucoup et je crois qu'il s'est amusé en l'écrivant ! Parfois au détour d'une série ou d'un livre , je repense à tout ce p'tit monde et cet univers clos
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le 11 juillet 2008
Allons au fait : ce livre est un des plus hilarants qu'il m'ait été donné de lire. La juxtaposition de la langue châtiée et doucereuse du XVIIIème siècle à la description d'ébats libertins rend un effet ultra-comique qui m'arracha des éclats de rire quasiment à chaque page...
On ne suivra pas le Marquis sur les pentes de sa philosophie, très insuffisante ; on lui sera reconnaissant d'avoir eu cette idée géniale, cette fontaine à fantasme : enfermer des créatures hautement désirables dans un huis-clos démoniaque.
Il est dommage que le point de vue soit celui de quater scélérats, de quatre vieux barons qui corrompent la jeunesse et torturent à tout va ; on aurait préféré que ces paillardises soient commises par de vigoureux éphèbes ou de jolies pucelles.
Mais Sade a voulu épuiser l'ensemble de ses fantasmes, l'ensemble, peut-être, des dispositifs auquel les corps humains ont accès dans le but de jouir.
Un chef d'oeuvre qu'il faut avoir lu, notamment pour sa partie sur la merde, la plus drôle de toutes (qui choquait même le pseudo-subversif Alfred Jarry, auteur d'Ubu Roi, qui disait à la lecture des 120 journées : "Excellent, sauf la merde").
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