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4.0 étoiles sur 5 Seuls les fous qui croient pouvoir changer le monde y parviennent
Ancien rédacteur en chef de Time (et non "du" Time comme il est écrit dans le livre, comme souvent il s'agit d'une confusion avec "le" Times anglais) et biographe réputé de génies (Edison, Eisntein), Walter Isaacson s'est vu demander par Steve Jobs d'écrire le roman de sa vie. Officiellement pour que ses enfants comprennent mieux...
Publié il y a 19 mois par Durand Sébastien

versus
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1.0 étoiles sur 5 Traduction française nullissime
Je ne sais pas combien mettre d'étoiles... j'ai absolument dévoré le contenu, le fond. Mais la forme, la traduction française, est une pure HONTE, une ignominie digne de Google Translate, et pourtant ils ont été deux traducteurs à s'y prendre ! L'éditeur JC Lattès a-t-il engagé des stagiaires...
Publié il y a 19 mois par Julien


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4.0 étoiles sur 5 Seuls les fous qui croient pouvoir changer le monde y parviennent, 26 novembre 2011
Par 
Durand Sébastien (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Ancien rédacteur en chef de Time (et non "du" Time comme il est écrit dans le livre, comme souvent il s'agit d'une confusion avec "le" Times anglais) et biographe réputé de génies (Edison, Eisntein), Walter Isaacson s'est vu demander par Steve Jobs d'écrire le roman de sa vie. Officiellement pour que ses enfants comprennent mieux qui avait été leur père. En réalité sans doute , le patron charismatique d'Apple, voyant sa mort approcher à grands pas, voulait prendre de vitesse tous ceux qui allaient vouloir raconter sa vie à sa place. Bien qu'autorisée, cette biographie n'épargne pas son sujet, l'égratigne parfois et donne la parole à ses opposants, à ceux qu'il a humiliés ou qui le haïssent cordialement. Mais paradoxalement (ou pas si paradoxalement d'ailleurs, c'est une technique de communication classique que de sembler embrasser le point de vue adverse pour faire mieux ressortir le sien) le portrait qui émerge est au final celui que Jobs voulait laisser de lui.

La vie de Steve Jobs est un vrai roman, ou un roman vrai, américain. Une success story en 3 actes : le héros parti de rien qui parvient au sommet ; il est ensuite chassé du paradis ; enfin, il y revient, plus puissant qu'il n'a jamais été et il change le monde. Et de fait, on découvre au fil de la lecture le visionnaire qu'on imaginait mais aussi un être complexe, insupportable et attachant à la fois. Ses produits ont sans doute plus que ceux de n'importe quelle autre entreprise révolutionné nos vies ces 30 dernières années. En cela, qu'il ne les ait pas inventés complètement lui-même et que son talent ait avant tout été de les commercialiser ne change rien à l'histoire.

Plus que ses produits, Jobs considérait que sa plus belle création serait Apple, son entreprise. La lecture de ce livre montre que le prix de toute réussite est un sacrifice, en l'occurrence celui de sa relation avec les autres. Que ce soit pour sa famille, ses amis ou ses collaborateurs, Jobs a été une énigme. Isaacson lève un coin du voile. Peut-être est-il prématuré de déclarer d'ores et déjà sa biographie comme définitive, mais on ne doit pas en être loin.

Le livre aurait dû sortir quelques mois plus tard, la mort de Steve Jobs en a précipité la fin et explique quelques maladresses stylistiques et redites. La traduction française est encore pire, avec ses fautes de style, ses contresens et ses lourdeurs. Mais il est difficile d'en tenir rigueur aux différents responsables tenus par de tels délais.
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80 internautes sur 87 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Traduction française nullissime, 10 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Je ne sais pas combien mettre d'étoiles... j'ai absolument dévoré le contenu, le fond. Mais la forme, la traduction française, est une pure HONTE, une ignominie digne de Google Translate, et pourtant ils ont été deux traducteurs à s'y prendre ! L'éditeur JC Lattès a-t-il engagé des stagiaires ? L'écriture est déjà complètement basique et linéaire et d'une pauvreté sans nom. "Il a fait ceci, il était cela, il a dit ci, il a dit ça..." mais cela vient peut-être du texte original. Quoi qu'il en soit la VF abonde de traductions littérales de l'anglais sans recherche littéraire, telles que "il était à la conjonction des arts libéraux et de la technologie" ("à la croisée de..." ne leur parle pas ?) ou de tournures familières limites, telles que "il a travaillé à Apple, puis à NeXT". J'imagine que ces deux traducteurs vont au coiffeur.

Je mets une seule étoile afin que les lecteurs potentiels soient prévenus de la nullité de la traduction. En vérité le livre vaut plus et permet de mieux comprendre le parcours et la quête de ce génie disparu trop tôt. Bref, lisez le bouquin en VO si vous en avez la possibilité.
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Biographie de Steve Jobs : étonnements, réflexions et inquiétudes, 9 février 2012
Par 
Stephane Ely (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Je vous livre ici quelques étonnements et réflexions, suite à la lecture du livre de Walter Isaacson qui propose une biographie de Steve Jobs. Ce livre est incontournable pour quiconque s'intéresse à l'innovation et la créativité, tant Apple et Steve Jobs ont révolutionné de nombreux secteurs de l'industrie !

Ce n'est pas sans une certaine colère et de la crainte que j'ai refermé ce livre. Oui, Apple et Steve Jobs ont révolutionné l'industrie, ont gagné de l'argent comme aucune autre entreprise ne l'a jamais fait dans l'histoire de l'humanité' Et cela avec un soleil noir aux commandes ! Alors j'imagine les batteries de chefaillons - de petits chefs -, les petits tyrans qui se sentiront confortés dans leur position Mais parmi eux, très peu sont des génies, et quand bien même ils en seraient, cela reste inexcusable et intolérable.

« Pavé » de plus de 600 pages, extrêmement bien documenté, avec une écriture et une traduction à mon sens plutôt bien faites, ce livre nous fait vivre la saga de Steve jobs comme si nous étions dans un film. Il est d'ailleurs fort à parier qu'un film, un peu à l'image de The Social Network, ne tardera pas à sortir ! Cette biographie très riche croise de nombreuses sources, et propose des informations solides.

Une traversée de l'histoire de la micro-informatique : la genèse des films en images de synthèse, et la Saga Apple.
Le livre nous plonge dans l'histoire de la micro-informatique, une histoire passionnante pour un quarantenaire comme moi, ayant été bercé par l'apparition d'ordinateurs comme l'Apple de Macintosh et autres Commodore.

On y découvre l'importance de l'écosystème dans lequel se trouve un innovateur potentiel. En effet, Steve Jobs est né et a été éduqué dans la Silicon Valley, entouré d'ingénieurs un peu partout dans son voisinage ; et c'est bien là que cela se passait, c'est là que la possibilité de transformer le silicium en or a émergé !
On y découvre aussi l'extraordinaire saga industrielle Apple : le démarrage de l'Apple I puis de l'Apple II ; la bataille interne entre les équipes de Lisa et de Macintosh ; l'éviction de Steve Jobs et sa parenthèse NeXT ; puis son retour et les années d'état de grâce lorsqu'il remonte Apple, avec l'iMac ; les Apple Stores ; l'iPod ; l'iPhone ; l'iPad'
Et en parallèle, on (re)découvre le superbe succès des studios Pixar, dont Steve Jobs est l'un des grands artisans.

Une vie personnelle digne d'un roman...
Côté coulisses, la vie de Steve Jobs a une dimension romanesque certaine : adopté peu après sa naissance, il a une vie familiale compliquée, niant d'abord sa paternité, puis ce sera les retrouvailles tardives avec sa fille, mais aussi avec sa soeur biologique.
On apprend également ses amours avec Joan Baez, de 14 ans son aînée.
On est fasciné par cette relation étrange, et la rivalité entretenue avec Bill Gates, collaborateur de la première heure, puisqu'il y a un peu de Microsoft dans l'Apple II... Steve Jobs et Bill Gates ne cesseront de se croiser, s'insulter, se détester, mais au final se respecter.
Un moment surréaliste raconté dans le livre : Bill Gates rend visite à Steve Jobs chez lui, après son retrait d'Apple, pour une ultime discussion. Il entre par la porte de la cuisine qui est ouverte (Jobs refuse d'avoir des gardes du corps). L'un des enfants de Steve Jobs est là ; il ne se retourne même pas ; il pointe un doigt en direction de la chambre de son père. Bill Gates entre et s'assoit au pied du lit de Steve Jobs, pour discuter et refaire le monde

Steve Jobs : un tyran fascinant
Lors de son retour chez Apple, on arrive à sentir le climat, mais aussi l'incroyable état de grâce de Steve Jobs, qui réussit la prouesse extraordinaire de passer des microprocesseurs Motorola à Intel, ce que les ingénieurs d'Apple ont fait en moins de six mois. Et dernièrement, l'intégration, dans les iPhone 4 et iPad, de puces désignées en interne par Apple, pour remplacer les microprocesseurs Intel.
... Une prouesse extraordinaire, qui montre à quel point Jobs et ses équipes étaient capables de maîtriser l'ensemble de la chaîne de fabrication, de manière intégrée, avec un brio qu'aucune autre société aujourd'hui ne peut égaler.

Cette biographie apporte bel et bien un regard romanesque, mais certaines vérités et faits décrits sont difficiles à lire.
Certes, Jobs a su créer une magnifique entreprise et révolutionner quatre secteurs majeurs de l'industrie, que sont l'informatique, la téléphonie, la musique, et le cinéma.
Mais on ne peut rester insensible aux terribles descriptions de la personnalité du génie, de ses facettes humaines - ou plutôt inhumaines - absolument insoutenables. J'imagine la difficulté pour Walter Isaacson, à mesure des entretiens qu'il a pu faire, d'entendre, de dire et d'écrire la vérité sans juger... Jobs souhaitait que cette biographie soit réalisée (il l'a demandée à Isaacson), et ne souhaitait pas la relire. Alors, effectivement, il n'y a pas de censure. On apprend comment il a abandonné sa fille, on découvre les humiliations quotidiennes qu'il fit subir à ses proches, à ses collaborateurs ; on perçoit son égoïsme, sa totale incapacité d'empathie, son hygiène douteuse dans sa jeunesse, sa puissance de manipulation, sa mauvaise foi permanente, son pouvoir de destruction des autres' et la liste pourrait être plus longue.

Oui, Jobs est un génie hors du commun, comme l'humanité n'en a connu que quelques-uns. Mais hélas, ses qualités humaines, même si je me cantonne à celles qu'il a montrées dans vie professionnelle, sont absolument déplorables. Comme il le disait lui-même à la fin de sa vie : « ils [les gens qui liront le livre] vont dire que je suis un connard ».
Quels enseignements pour l'innovation et la créativité ?

Alors qu'est-ce que ce livre peut nous apprendre en matière d'innovation et de créativité ? Force est de constater que quelque chose a très bien fonctionné chez Apple. Innover à répétition pendant tant d'années n'est pas le fruit du hasard. Alors si l'on oublie les aspects négatifs du personnage, quelles leçons peut-on tirer ? Quels préceptes retenir de Steve Jobs ?

- Croire en ses rêves, imaginer que l'on peut changer le monde, écouter son coeur et son intuition ; faire ce que l'on aime, ce pour quoi on sent que l'on est fait au fond de soi...
- Savoir faire travailler les meilleurs, décloisonner les univers, les modes de pensée. L'extraordinaire rencontre entre Steve Jobs (le hippie féru de culture zen, marchant pieds nus et ne mangeant que des pommes des semaines durant), et Steve Wozniak (un gentil nerd), est un magnifique exemple de décloisonnement extrêmement productif.
- Faire le lien entre l'art et la technologie (comme a su le faire Apple en appliquant les codes de la culture zen à la micro-informatique).
- Ne jamais laisser la médiocrité s'installer dans le quotidien de ses équipes (sans tomber dans les excès de Jobs, pour qui il y avait les nuls d'un côté et les bons de l'autre).
- Refuser les concessions et se battre pour son idéal, quitte à se faire mettre dehors, ou à mettre son conseil d'administration dehors !!!
- S'appuyer sur les meilleurs fournisseurs et conseillers au monde, croiser les savoir-faire' C'est par exemple en dépensant des fortunes pour la décoration de ses bureaux NeXT, que Jobs se fait la main : il dépose des brevets pour les marches de son escalier en verre, qui lui serviront plus tard dans le cadre de ses Apple Stores.
- S'entourer des meilleurs dans tous les domaines' Ainsi, lorsque Steve Jobs porte un pull à col roulé pendant plus de 20 ans, ce n'est pas n'importe quel pull, c'est un vêtement dessiné par son ami Issey Miyake. Ainsi, lorsqu'il revient chez Apple, il renvoie tout le conseil d'administration et en crée un nouveau, composé des plus grands industriels et visionnaires américains dans tous les domaines : Eric Schmidt (PDG de Google), Larry Ellison (PDG de Oracle), ou encore les PDG de GAP, d'Avon' Et aussi Al Gore ; des hommes qu'il a choisis,
des entrepreneurs, qui, de son propre aveu, l'ont conseillé, ont enrichi sa réflexion et les actions qu'il mettait en place chez Apple.
- Savoir prendre des virages rapides.
- Simplifier tout dès que c'est possible.
- Avoir un vrai sens tactique, juridique, et financier.
- Vendre aussi la facette émotionnelle de la technologie, et pas uniquement la technologie ; marketer avec sa passion, ses tripes...
- Et pour finir, chercher le beau, dans sa dimension fédératrice et harmonieuse, au-delà du design...

Conclusion

Pour conclure mes remarques et étonnements, je dirais que l'innovation façon Apple est extrêmement inspirante. Les préceptes qui nous sont livrés constituent certainement un chemin que le luxe devra intégrer pour se renouveler ; je pense en particulier à la haute joaillerie, la haute horlogerie, la haute couture, ou encore les marques de luxe en cosmétique et dans l'automobile.
Dans une moindre mesure, les industries grand public peuvent également y puiser des enseignements : elles ont certainement le devoir d'intégrer le beau, le bon et le vrai dans leurs produits - en tenant compte des contraintes de production - afin de séduire de manière durable leurs consommateurs.
Le principal écueil auquel s'est heurtée cette entreprise, à mes yeux, tient à la personnalité de Steve Jobs : un tyran aux méthodes d'une rare violence, incapable de faire travailler ses équipes dans la joie et la bonne humeur, dépourvu de respect à leur égard. Steve Wozniak en parle très bien : c'est le principal reproche qu'il lui adresse, le point de discordance entre les deux hommes... Il pensait réellement que Steve Jobs aurait pu réaliser tout cela sans rendre tous les gens malheureux autour de lui.

Je reste persuadé que l'avenir se construira avec des entreprises qui réussiront à renouveler les codes du beau, du bon et du vrai dans leurs offres, en s'appuyant sur des modes de management alignés, à l'image des valeurs qu'ils veulent transmettre. La volonté de trouver du sens à travers sa consommation, d'être de plus en plus acteur, d'appartenir à une communauté de marque, va certainement révolutionner les types de management de demain, et privilégier des équipes avec des leaders inspirants et alignés. La créativité et l'innovation ne s'en porteront que mieux.

Article tiré de l'In-carnet La lettre delycorp. numéro 5 Janvier 2012
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Géniale ordure!, 6 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Format Kindle)
Sur la forme tout d'abord: je n'ai pas lu la version anglaise de la biographie, mais le style rédactionnel de la version française est du niveau d'un quotidien ou hebdomadaire de seconde zone... Le niveau de français, loin d'être soutenu, comprend même quelques traduction littérales de l'anglais (telle chose ne faisait pas de sens = it didn't make sense), ou erreur d'appellation (Airborne au lieu de Airport).
Qui plus est, l'on sent bien que les cent dernières pages ont été rédigées en vitesse afin de "profiter" de l'occasion marketing du décès du CEO.
Ceci étant dit, le tout se lit très facilement, peut-être grâce justement à ce style peu soutenu.
L'édition Kindle n'appelle pas de commentaires particuliers.

Sur le fond: Steve Jobs, en tant qu'homme, était quelqu'un de fort peu appréciable, ne faisant pas preuve d'encouragement, de tendresse ou de présence tant avec ses proches qu'avec ses collaborateurs.
Il n'en reste pas moins que son parcours professionnel impose le respect! De rien, il a créé une société ayant atteint la plus haute capitalisation boursière. Ses attitudes, comportements, points de vue ne furent pas nécessairement les plus beaux, voire les plus intègres, qui soient mais ne nous leurrons pas: personne n'arrive à ce niveau en gardant les mains parfaitement blanches.
Loin de la vénération que certains semblent porter à l'ancien CEO d'Apple, cette biographie est intéressante pour comprendre comment, de rien, n'importe qui peut, à force de passion et de travail (et de manque d'empathie), réaliser ses rêves et atteindre un niveau de pouvoir difficilement imaginable.
Lecture à recommander à tout étudiant en marketing ou école de commerce.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellents insights de marque et récit très éclairant quant à la personne qu'à été Steve Jobs, 22 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Format Kindle)
Très enrichissant pour ceux qui veulent avoir une vraie vision d'une grande marque et de sa genèse.
Ce livre est cependant pour moi l'histoire d'une aventure humaine qui nous amène à réfléchir sur nos propres choix, valeurs et engagements....
Le marketeur, Steve Jobs, est brillant ; l'homme ne m'inspire pas du tout.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Traduction Médiocre, 13 janvier 2012
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Je rejoins l'avis de certains consommateurs à propos de la traduction en français qui est juste médiocre comme par exemple :
I liked him (Je l'aimais bien) dans la version anglaise qui se traduit par : "J'aimais bien l'homme" en français. Sérieusement, Dominique Defert et Carole Delpore devraient avoir honte d'eux même pour ce genre de traduction. Je conseille vivement la version originale qui est nettement meilleure.
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5.0 étoiles sur 5 une somme indispensable, 3 juin 2013
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un livre que tout bon geek, tout chef d'entreprise, toute personne qui souhaite encore rêver et découvrir un grand homme se doit d'avoir
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4.0 étoiles sur 5 La vie de Steve Jobs, 23 mai 2013
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Une biographie très bien document de la vie d'un des plus grands PDG de ces 30 dernières années. Malgré ces nombreuses pages, le livre se lit très bien et l'on a du mal à décrocher. Il permet à la fois de mettre en avant le génie de cet homme mais également ses côtés sombres.
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5.0 étoiles sur 5 Une passion pour l’innovation, 26 avril 2013
Par 
Herve Lebret (Lausanne, Switzerland) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
J’ai enfin lu la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson. J’ai longtemps hésité (l’édition originale date de 2011) car je redoutai un peu se lecture. de plus j’avais lu l’excellent The Apple Revolution ainsi que Return to the Little Kingdom. Je l’ai finalement lu en français et c’est aussi excellent. A lire si vous avez un intérêt pour le sujet. Je ne vais pas en faire l’analyse mais faire comme à mon habitude quelques extraits subjectifs ou frappants. Les citations font référence à la version livre de poche datant de octobre 2012.

La Silicon Valley

« Divers séismes culturels bouleversèrent San Francisco et la Silicon Valley vers la fin des années 1960. Il y avait la révolution technologique, initiée par l’augmentation des contrats militaires, qui avait attiré des sociétés d’électronique, des fabricants de puces, des concepteurs de jeux vidéo et des fabricants d’ordinateurs. Il y avait une sous-culture, celle des pirates – des inventeurs de génie, des cyberpunks, des dilettantes comme des purs geeks ; on comptait également dans leurs rangs des électroniciens qui refusaient d’entrer dans le moule de HP et leurs enfants impétueux qui voulaient faire tomber toutes les barrières. Il y avait des groupes de recherche quasi-universitaires, qui menaient des expériences in vivo sur les effets du LSD, tels que Doug Engelbart à l’Augmentation Research Center, qui participera plus tard au développement de la souris et des interfaces graphiques, ou Ken Kesey, qui faisait l’éloge de la drogue dans des spectacles psychédéliques, mêlant musique et lumière, animés par un groupe de musiciens qui deviendra le mythique Grateful dead. Il y avait également le mouvement hippie, issu de la beat génération de Kerouac, originaire de la baie de San Francisco, et les activistes politiques, nés du Mouvement pour la liberté d’expression de Berkeley. Et, englobant tout ça, il y avait divers courants spirituels cherchant l’illumination intérieure – zen, hindouisme, méditation, yoga, cri primal, privation sensorielle et massage Esalen.
Steve Jobs était l’incarnation de cette fusion du Flower Power et des puces électroniques, de la quête de la révélation personnelle et de la haute technologie : il méditait le matin, suivait l’après-midi des cours de physique à Stanford, travaillant la nuit chez Atari en rêvant de lancer sa propre entreprise. » [Page 114]

La passion pour l’entrepreneuriat

Bushnell [fondateur de Atari] est de cet avis: « Pour être un bon chef d’entreprise, il faut avoir quelque chose de particulier, et j’ai vu cette chose chez Steve. Il n’était pas seulement intéressé par l’électronique, mais aussi par les affaires. Je lui ai montré qu’il fallait se comporter comme si on allait réussir ce qu’on voulait entreprendre et qu’alors ça se faisait tout seul. C’est ce que je dis tout le temps : si l’on feint de savoir ce que l’on fait, les gens vous suivent. » [Page 111]

Ses amis les plus proches pensent qu’avoir appris, si jeune, qu’il avait été abandonné à la naissance avait laissé des cicatrices indélébiles. « Son besoin d’avoir la maîtrise totale dans tout ce qu’il entreprend vient de cette blessure » [Page 34] … « Le plus étonnant chez Steve, c’est qu’il ne peut s’empêcher d’être cruel envers certaines personnes – une sorte de réflexe pavlovien. La clé du mystère, c’est le fait d’avoir été abandonné à la naissance. » [Page 35]

Il retourna donc vers Nolan Bushnell : « Steve m’a demandé de mettre cinquante mille dollars sur la table et qu’en échange il me donnait le tiers des parts d’Apple. Je me suis cru finaud et j’ai dit non. Quand j’y repense, j’en ris encore. Pour ne pas en pleurer ! » [Page 142]

Le champ de distorsion de la réalité

- « C’est de la folie. C’est impossible. »
On lui répliqua que Jobs ne voulait rien savoir.
- La meilleure définition de cette bizarrerie, tu l’as dans Star Trek. Steve crée un champ de distorsion de la réalité. En sa présence, la réalité devient malléable. Il peut faire croire à n’importe qui à peu près n’importe quoi. L’effet, certes, se dissipe, quand il n’est pas là, mais cela t’empêche sérieusement d’avoir des prévisions réalistes pour quoi que ce soit.
Le CDR était un mélange troublant de charisme et de force mentale ; c’est la volonté de plier les faits pour qu’ils entrent dans le moule. [Page 207]
Quand Jobs décréta que les sodas dans le réfrigérateur seraient remplacés par des jus bio d’oranges et de carottes, quelqu’un de l’équipe fit imprimer des tee-shirts avec écrit devant : « Attention au Champ de Distorsion de la Réalité ! » et derrière : « Il vient des jus de fruits ! »

Il y a un petit bug page 225 : Pour tracer des cercles, Atkinson trouva une astuce fondée sur le fait que les sommes des nombres impairs donnaient une succession de carrés parfaits (par exemple, 1 + 3 = 4, 1 + 3 + 5 = 8, etc.) [L’affirmation est correcte car la dernière somme vaut 9 et pas 8 !]

Être un pirate

« Mieux vaut être un pirate que de rejoindre la marine » [Page 248] Et le Jolly Roger décoré du logo Apple flotta pendant quelques semaines sur le toit du Bandley 3.

Les chapitres sur la vie privée de Jobs et sur Pixar sont assez passionnants. A propos de l’IPO de Pixar : « Plutôt cette année-là, Jobs avait tenté de trouver un repreneur pour Pixar, pour cinquante millions de dollars, histoire de récupérer ses fonds. A la fin de cette journée historique, les actions qu’il avait gardées – soit 80% de la société – valaient plus de 20 fois cette somme : un milliard deux cents millions de dollars ! C’était près de 5 fois plus que ce qu’il avait gagné avec l’introduction en bourse d’Apple en 1980. Mais Jobs de fichait de faire fortune, comme il le confia à John Markoff du new York Times : « Je ne compte pas acheter de yacht. Je n’ai jamais fait ça pour l’argent. » [Page 471]. Il est à ce titre très différent de Larry Ellison, fondateur et CEO d’Oracle dont il devint l’ami et qui l’aida à revenir aux commandes d’Apple.

Le retour

A ce sujet, il y a une anecdote amusante page 482 : « Deux ans plus tôt, Guy Kawasaki, le chroniqueur du magazine Macworld (et ancien évangéliste de la Pomme) avait publié dans le magazine une parodie racontant qu’Apple rachetait NeXT et élisait Jobs comme PDG. L’article mettant en scène Mike Markkula s’adressant à Jobs : « Tu veux passer le reste de ta vie à vendre Unix avec un joli enrobage, ou changer le monde ? » Et Jobs répondait : « Désormais, je suis père de famille et je ne veux plus jouer les aventuriers. » L’article faisait cette supputation : « Suite à ses déboires avec NeXT, il est possible que Jobs, pour son retour dans le giron de la maison mère, apportera à la direction d’Apple une dose d’humilité. Bill Gates était aussi cité ; il disait que si Jobs revenait en piste, Microsoft aurait à nouveau des innovations à copier ! Tout était inventé et purement humoristique. Mais la réalité a cette fâcheuse habitude de rattraper toutes les satires. » [Page 482]

Et sur son retour: « Son credo était la perfection. Il n’était pas très doué pour les compromis, ou pour s’arranger avec la réalité. Il n’aimait pas la complexité. C’était le cas pour le design des ses produits ou le mobilier des ses maisons ; il en était de même pour ses engagements personnels. S’il était sûr de son fait, alors rien ne pouvait l’arrêter- Mais s’il avait des doutes, il préférait parfois jeter l’éponge, plutôt que de se retrouver dans une situation qui ne le satisfaisait pas complètement. [Page 509]

La mort

[Avec Markkula] Ils passèrent le reste du temps à parle de l’avenir d’Apple. Jobs voulait édifier une société qui lui survive et il lui demanda conseil. Markkula lui répondit que les sociétés qui perdurent sont celles qui savaient se renouveler. C’est ce qu’avait fait sans cesse Hewlett-Packard; elle avait commence par construire des instruments de mesure, puis des calculettes, puis des ordinateurs. « Apple a été évincé par Microsoft sur le marché des micro-ordinateurs, lui expliqua Markkula. Tu dois changer de cap, orienter Apple vers un autre produit. Tu dois être comme un papillon et accomplir ta métamorphose. » Jobs ne fut guère loquace, mais il retint la leçon. [page 515]

La musique fut évidemment un art essentiel dans la vie de Jobs. On sait sa passion pour Bob Dylan, pour Joan Baez, pour les Beatles. Mais voici un extrait plus étonnant : Bach, déclara-t-il, était son compositeur classique préféré. Il appréciait particulièrement le contraste entre les deux versions des Variations Goldberg enregistrées par Glenn Gould – la première en 1995 par le pianiste peu connu de vingt-deux ans qu’il était, la seconde en 1981, un an avant sa mort. « Elles sont comme le jour et la nuit, me dit un jour Steve après les avoir passées l’une après l’autre. La première est une œuvre exubérante, jeune, brillante, jouée si vite que c’en est une révélation. La seconde est plus économe, plus austère. On décèle âme profonde, au vécu douloureux. » Jobs en était à son troisième arrêt maladie quand il écouta les deux versions. Je lui demandai quelle était sa version préférée. « Gould préférait la dernière version. Autrefois, je préférais la première, l’exubérante. Mains maintenant, je comprends mieux ce qu’il voulait dire. »

Isaacson termine son livre par une brillante pirouette de Jobs sur le sujet de la vie et la mort. « Mais d’un autre côté, peut-être que c’est comme un interrupteur on/off. Clic et plus rien! » Il marqua une nouvelle pause et esquissa un sourire. « C’est sûrement pour cela que jee n’ai jamais aimé les interrupteurs on/off sur les produits Apple. »

L’héritage

J’aurais aussi pu placer ces dernières remarques plus haut dans la section la passion pour l’entrepreneuriat. « Ma passion a été de bâtir une entreprise pérenne, où les gens étaient motivés pour fabriquer de formidables produits. Tout le reste était secondaire. Bien sûr , c’était génial de réaliser des profits, parce que cela nous permettait de créer de bons produits. Mais la motivation est le produit, non le profit. [...] La différence est subtile, mais au final elle est cruciale, car elle définit tout: les gens qu’on embauche, ceux qu’on promeut, les sujets abordés en réunion. [...] Les gens ne savent pas ce qu’ils veulent tant qu’ils ne l’ont pas sous les yeux, Voilà pourquoi je ne m’appuie jamais sur les études de marché. [...] L’intersection entre les arts et les sciences. J’aime ce point de jonction, il a une aura magique. [...] Notre innovation recèle une grande part d’humanité. Je pense que les grands artistes et les grands ingénieurs se ressemblent.. Tous deux ont le désir de s’exprimer. [...] J’ai ma propre théorie pour expliquer le déclin de sociétés telles qu’IBM ou Microsoft. L’entreprise fait du bon boulot, innove et arrive au monopole ou presque dans certains domaines. C’est alors que la qualité du produit perd de son importance. La société encense les bons commerciaux [...] qui finissent par prendre le contrôle de la boite. [...] Je déteste les gens qui se disent entrepreneurs quand leur unique objectif est de monter une start-up pour la revendre ou la passer en Bourse. Il n’ont pas la volonté de bâtir une véritable société. [...] Il ne faut jamais cesser d’innover. [...] Je pense que la plupart des gens créatifs veulent remercier leurs prédécesseurs de l’héritage qui leur ont laissé. » [pages 889-892]
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3.0 étoiles sur 5 La biographie détaillée d'un génie révolutionnaire, 20 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Ce pavé de 600 pages est certes assez mal écrit (style descriptif, beaucoup de répetitions, on le sent baclé sur la fin). Mais cette biographie est extrèmement bien documentée. On apprend énormément sur l'industrie informatique, les grands acteurs de cette industrie. Puis idem pour l'industrie de la musique, des médias, du téléphone. Steve Jobs est un génie qui marque l'Histoire comme Ford ou Newton. Connaitre son histoire, c'est connaitre une partie de l'Histoire.
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