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5.0 étoiles sur 5 fascinant Joseph Cotten, 2 janvier 2006
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SebastoPol - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
Philadelphie. Charlie Oakley (Joseph Cotten) se repose sur son lit et apprend par sa logeuse que deux hommes l'ont demandé. Il découvre que les hommes en question sont là et il réussit à échapper à leur filature. Il décide de se rendre chez sa saeur à Santa Rosa. Il la prévient alors même que la jeune Charlie (Teresa Wright), sa nièce, s'apprêtait à lui envoyer un télégramme. Charlie, qui porte donc le même prénom que lui, lui voue une grande admiration...

A noter, un fait rare chez Hitchcock, environ un quart des scènes furent filmés sur des sites réels, à savoir la ville de Santa Rosa, alors que le réalisateur privilégiait en règle générale les prises de vue en studio.
La progression du film est en totale corrélation avec les relations de l'oncle et de sa nièce, l'attirance -quasi-incestueuse- fera peu à peu place à la répulsion. Ici, Hitch brosse une parabole sur l'adolescence et le passage toujours délicat vers la vie d'adulte.
Ce film, proprement fascinant, souligne l'objectif que le réalisateur donne à nombre de ces films à savoir rendre vraisemblable ce qui est déjà vrai.
Ce métrage reste avec Psychose l'un des rares films d'Hitchcock où le héros est un méchant, brillamment campé par le fascinant et troublant Joseph Cotten.
Gordon McDonell fut nommé à l'Oscar du meilleur scénario original en 1944.
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5.0 étoiles sur 5 Trouble adolescence !, 28 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
Nous sommes en 1943, de la nouvelle York (filmée comme on filme aujourd'hui la ville de Detroit : en déréliction) à Santa Rosa en Californie (un cocon au contraire), un homme fuit ; cet homme, c'est Joseph Cotten , l'un des comédiens fétiche d'Orson Welles ; il s'appelle Charlie, il a beaucoup de classe, séduit naturellement et systématiquement tous ceux et surtout toutes celles qu'il rencontre.

A Santa Rosa il rejoint sa sœur, qui l'adore, et la petite famille de celle-ci, dont sa nièce, prénommée elle aussi Charlie, en son honneur bien sûr. Charlie (la nièce) vénère cet oncle qui, dans cette vie tellement sans surprise qui est la sienne, fantasme sur tout ce que son oncle représente pour elle, en l'occurrence les voyages, les cadeaux, l'argent (il vient placer 40.000,-$ à Santa Rosa), l'aventure quoi, tout ce qui peut permettre d'échapper à son triste ordinaire.

Et pendant ce temps le père de Charlie (la nièce), employé de banque de son état, et le frère de celui-ci, l'excellent Hume Cronyn (dont ce fut la première apparition à l'écran et qui coécrivit ensuite pour 'Hitch' ses films 'La corde' et 'Les amants du capricorne' en 1948 et 1949) ne cessent de réfléchir au crime parfait en lisant des récits policiers et en confrontant ensuite leurs propres théories sur ce sujet, sans se douter un seul instant qu'ils abritent peut-être sous leur toit un dangereux spécialiste de la chose.

Car Charlie (l'oncle) est très discret ; il refuse de se laisser photographier ; deux hommes semblent beaucoup s'intéresser à lui, à Santa Rosa comme à New-York ; on ne sait trop d'où lui vient tout son argent ; ses cadeaux sont curieux, ainsi les initiales gravées à l'intérieur de la très belle bague offerte à sa nièce ne sont-elles pas les siennes ; et puis il n'hésite pas à faire disparaître des pages de journaux.

Petit à petit un soupçon se fait jour dans la jolie tête de Theresa Wright (la nièce) : et si son oncle n'était pas qu'un séduisant aventurier de la vie, une sorte d'artiste ?

Tourné en noir et blanc , avec une musique de Dimitri Tiomkin (plutôt connu pour ses musiques de westerns), en partie en décors naturels (ce qui était rare chez 'Hitch'), pratiquement sans action, uniquement centré sur des bavardages entre les uns et les autres, ce film distille non pas du suspens (il n'y en pas vraiment à vrai dire), mais bien du doute : et si les apparences étaient trompeuses, et si tout ce qui brille n'était pas de l'or, et si prendre ses fantasmes pour des réalités pouvait nous jouer de sales tours, et si le fait de projeter sur d'autres et d'autres situations nos envies et nos rêves ne faisait pas que nous faire tourner en rond ?

C'est donc bien un film sur l'adolescence, période de trouble et de questionnements, de doute et de rébellion que Sir Alfred a tourné sous forme d'une sorte de polar élégant qui n'intéressera probablement plus guère les jeunes gens d'aujourd'hui, habitués à plus de bruit et de fureur. Mais si la délicatesse du propos et la finesse de l'analyse (sans parler du délicieux humour tellement britannique du Maître) sont pour vous une plus grande priorité qu'un son THX porté à son maximum, prenez donc la peine de vous plonger dans ce film : il en vaut la peine, sans l'ombre d'un doute !
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4.0 étoiles sur 5 "Charlie, think. How much do you know about your uncle?", 25 mai 2005
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shadow of a Doubt [Import USA Zone 1] (DVD)
Being directed by Hitchcock, people tend to overlook that the story was writing credits Thornton Niven Wilder who wrote "Our Town" three years earlier.
Teresa Wright one year earlier was in "Mrs. Minver"
This film is creepy from the beginning as Charlie (Joseph Cotton) goes to his hometown to avoid two mysterious men following him. Who are they and what do they want of him?
Mean while back home things are just down right monotonous. Little Charlie (Teresa Wright) plans to send a telegram to Uncle Charlie to come and brighten up the place. She realizes she possesses telepathy when Uncle Charlie's telegram reaches her first. When Uncle Charlie arrives he brings secrets and the two mysterious men show up as magazine men doing a survey. Little Charlie must find the secrets and why the men are there. Each scene and secret reveals a more sinister environment. It just gets creeper.
The film and the camera angles are exceptional. Even the dialog helps build up the tension. Yet on this VHS copy I can not help but thing that some scenes were cut or something to that affect. One minute Little Charlie is walking happily with her quasi date. The next moment she is being apologized to for being deceived as he reveals his purpose. I wonder how many more scenes were cut or condensed?
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5.0 étoiles sur 5 film noir majeur, 23 septembre 2007
Par 
SebastoPol - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ombre d'un doute [VHS] (Cassette vidéo)
Philadelphie. Charlie Oakley (Joseph Cotten) se repose sur son lit et apprend par sa logeuse que deux hommes l'ont demandé. Il découvre que les hommes en question sont là et il réussit à échapper à leur filature. Il décide de se rendre chez sa saeur à Santa Rosa. Il la prévient alors même que la jeune Charlie (Teresa Wright), sa nièce, s'apprêtait à lui envoyer un télégramme. Charlie, qui porte donc le même prénom que lui, lui voue une grande admiration...

A noter, un fait rare chez Hitchcock, environ un quart des scènes furent filmés sur des sites réels, à savoir la ville de Santa Rosa, alors que le réalisateur privilégiait en règle générale les prises de vue en studio.
La progression du film est en totale corrélation avec les relations de l'oncle et de sa nièce, l'attirance -quasi-incestueuse- fera peu à peu place à la répulsion. Ici, Hitch brosse une parabole sur l'adolescence et le passage toujours délicat vers la vie d'adulte.
Ce film, proprement fascinant, souligne l'objectif que le réalisateur donne à nombre de ces films à savoir rendre vraisemblable ce qui est déjà vrai.
Ce métrage reste avec Psychose l'un des rares films d'Hitchcock où le héros est un méchant, brillamment campé par le fascinant et troublant Joseph Cotten.
Gordon McDonell fut nommé à l'Oscar du meilleur scénario original en 1944.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand les liens du sang coulent..., 13 septembre 2013
Par 
Ada Leema (Finistère + Québec) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
Sacré Hitchcock, va! Encore en train de nous manipuler et de nous embarquer dans une histoire, que dis-je un duo, un pas-de-deux à deux, un combat fratricide entre la jeune nièce et l'oncle tueur en série: quel beau portrait de famille... et dire que certains se plaignent du côté plan-plan de leurs existences: ici, ce serait plutôt l'inverse; ça swingue dans ce petit nid familial où pullulent les bizarres en tout genre, dont le père qui cherche par tous les moyens à commettre le crime parfait!
Excellente séance à l'humour noir et au suspense haletant et soutenu par un noir et blanc audacieusement contrasté.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Charlie, think. How much do you know about your uncle?", 22 novembre 2007
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ombre d'un doute [VHS] (Cassette vidéo)
Being directed by Hitchcock, people tend to overlook that the story was writing credits Thornton Niven Wilder who wrote "Our Town" three years earlier.
Teresa Wright one year earlier was in "Mrs. Miniver"

This film is creepy from the beginning as Charlie (Joseph Cotton) goes to his hometown to avoid two mysterious men following him. Who are they and what do they want of him?
Mean while back home things are just down right monotonous. Little Charlie (Teresa Wright) plans to send a telegram to Uncle Charlie to come and brighten up the place. She realizes she possesses telepathy when Uncle Charlie's telegram reaches her first. When Uncle Charlie arrives he brings secrets and the two mysterious men show up as magazine men doing a survey. Little Charlie must find the secrets and why the men are there. Each scene and secret reveals a more sinister environment. It just gets creeper.

The film and the camera angles are exceptional. The dialog helps build up the tension. Yet on this VHS copy I can not help but thing that some scenes were cut or something to that affect. One minute Little Charlie is walking happily with her quasi date. The next moment she is being apologized to for being deceived as he reveals his purpose. I wonder how many more scenes were cut or condensed?
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4.0 étoiles sur 5 Hitchcock et L'ombre d'un doute, 20 février 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
L'ombre d'un doute (1943) est le 29è film d'Hitchcock, le 6è tourné aux Etats-Unis entre Cinquième colonne et Lifeboat..

Hitchcock disait de l'un de ses films préférés que l'histoire n'avait aucune importance, que seule comptait les détails de la mise en scène. C'est bien ce qui le distingue de la très grande majorité des cinéastes actuels où l'histoire est primordiale et le traitement de l'image secondaire ! En pleine guerre, l'auteur va également très loin dans la critique de la société américaine et le ton adopté se démarque nettement des productions nationales à cette époque.

Le méchant - on le verra dans d'autres films - a les traits d'un homme distingué, aux bonnes manières, à l'aise en société et avec les enfants, très élégant et très poli, charmeur et charmant, attirant autant le regard des jeunes filles en fleurs et des veuves joyeuses que ceux de la police. Frère chéri de sa soeur aînée, oncle adoré de sa nièce, il séduit tout le monde dans sa famille, sauf sa petite nièce qui porte symboliquement des lunettes - typiquement hitchcockiennes - qui lui permettent de voir immédiatement clair vis-à-vis de lui. Les autres sont tous aveuglés par le personnage.
Plastiquement, la noirceur de l'oncle Charlie est annoncée par la fumée noire très épaisse du train qui l'amène à Santa Rosa et l'ombre portée immense de celui-ci sur le quai de la gare. La soi-disant blessure qui l'isole dans le wagon (il se cache derrière un rideau et s'appuie sur une canne) pourrait être la marque d'une fêlure morale. On apprend qu'il a eu, étant petit, un accident de vélo qui lui a causé une blessure grave à la tête. Tout le long du film, les plans de l'oncle Charlie nous le montrent zébré et balafré d'ombres symboliques lui cachant une partie du visage. Certains plans en contre-plongée accentuent sa menace latente et son lien avec la fumée de son cigare, de la locomotive ou de celle produite par les gaz de la voiture dans le garage destinés à asphyxier sa nièce accentuent son aspect diabolique. A certains moments bien choisis, le cadrage devient oblique (restes de l'expérience allemande de Hitchcock dans les années 20), annonciateur d'un détraquement. Au début, on remarquera qu'il habite une chambre meublée au n°13 (!). La première image de lui est en position allongée sur son lit, fumant le cigare dans une pièce ombragée et rêvant à côté d'une table de nuit où sont posés négligemment des billets de banque qui tombent par terre. Persuadé de sa bonne foi en matière criminelle, l'argent n'est pour lui que le moteur le transformant en serial-killer et non le but. La moralité douteuse de la société - une « porcherie » - la vie honteuse menée par des veuves dépensant l'argent durement gagné par leur mari, qu'il séduit, assassine puis dépouille, assurent le lien entre sexe, meurtre et vol (comme dans Marnie ou Psychose).

La gémellité entre la nièce et son oncle est adroitement évoquée : mêmes prénoms, mêmes positions dans le plan (vues de face, de profil, côte à côte en montage alterné, positions identiques au début allongés sur le lit), télépathie. Leurs rapports frôlent l'ambiguïté : échange de la bague, regards équivoques, contacts physiques subjectifs. Les rapports du frère et de la soeur sont ceux d'une aînée à son cadet : sur-protection, admiration, nostalgie du passé. Le mari de sa soeur fera plus les frais de son cynisme et de son humour noir (scène de la banque). Quoiqu'il en soit, le manipulateur beau parleur (il donnera une conférence!) toujours aux aguets conserve de bons rapports avec tout le monde autour de lui. Il se fera même prestidigitateur (scène de la dissimulation de l'article de journal). Son rapport à l'image est la quête de l'invisible : la police ne connaît pas son visage (uniquement des soupçons), il déteste être pris en photo (la famille ne possède qu'une image de lui enfant).

Au cours du film, l'atmosphère devient de plus en plus froide et tendue. Même sa soeur se pose des questions. La nièce passe de sentiments positifs à la haine et au rejet. Le leitmotiv ironique des intentions meurtrières est rendu par le thème musical classique très approprié tiré de l'opérette « la Veuve Joyeuse » (!!) : d'abord en générique où l'on voit des couples danser cette valse en ronde de la mort, puis sous la forme de thème sifflé par la nièce puis sa mère. L'escalier symbolique qui apparaît lui aussi plusieurs fois bénéficie de plans toujours originaux, avec les immenses ombres portées des balustres.

Un certain humour tout hitchcockien viendra détendre l'atmosphère : les scènes entre le mari et le charmant voisin amoureux éconduit de Charlie, amateurs de romans policiers discutant sans cesse du meilleur moyen de se supprimer mutuellement !

Hitchcock expose une critique violente de la société américaine : dans cette petite ville, où l'ennui amènera l'impatience et créera le chaos, il y a un gentil policier un peu naïf qui fait la circulation, de gentilles demoiselles bien habillées qui vont à la messe le dimanche dans une jolie petite église blanche, de beaux pavillons un peu délabrés dans des quartiers proprets. Mais chaque élément cache bien son jeu hypocrite : le policier réprimande vertement Charlie qui traverse au mauvais moment, la bibliothécaire la laisse rentrer après la fermeture en la sermonnant, les demoiselles déshabillent du regard les jeunes garçons ou les hommes verts, les veuves joyeuses faisant de même, le curé fait une apologie post-mortem du meurtrier, le directeur de la banque accepte l'argent volé de l'oncle Charlie après que ce dernier ait fait entendre son opinion sur les pratiques douteuses de l'établissement sans poser de questions. Une marche d'escalier démise, une porte de garage qui se bloque, une voiture qui roule un peu vite, des militaires avinés dans un bar louche enfumé : on sent que d'un seul coup, tout peu déraper, jusqu'à la tentative finale de meurtre dans le train en marche. La fausse enquête des policiers se transformant en agents de l'état souhaitant établir des portraits des familles typiques américaines fait mouche : le mari employé modèle, sa femme au foyer esclave, les enfants insupportables bien habillés et bien polis, l'intérieur de la maison propret, les réunions hebdomadaires entre gens de la bonne société; on lit le journal en rentrant du travail avec une petite bière et une pipe sur le perron, on discute avec son gentil voisin de sujets scabreux, on mange à heure fixe, on travaille bien à l'école : Hitchcock nous manipule comme à son habitude et justifie presque les actes de l'oncle Charlie en nous rendant sympathique un meurtrier asocial, révolté contre ce monde pourri de l'intérieur.

Pour terminer, attirons l'attention sur quelques tics cinématographiques du réalisateur :

- l' « oeil de Dieu » : lorsque Charlie confirme ses soupçons dans la bibliothèque, la caméra s'élève au plafond et domine la scène, en une plongée écrasant le personnage. On voit des ombres portées très noires et menaçantes. Lorsqu'elle se révolte contre l'habitude des hommes de parler de meurtre à table : on voit de haut la tablée puis la caméra redescend sur l'oncle.
Lors de son couplet anti-veuves, la caméra se rapproche lentement de l'oncle Charlie jusqu'à un très gros plan où il tourne un regard interrogateur et cynique vers la caméra.
- lors de l'annonce par les deux policiers de la découverte de l'assassin des veuves, l'oncle Charlie, enfin libéré, dit : « j'ai une faim de loup »! Il rentre dans la maison, monte les escaliers : d'en haut on le voit en plongée fixer sa nièce en bas en un plan subjectif en plongée dominateur et menaçant : on sait qu'elle deviendra sa prochaine victime. Le plan suivant sera penché, insistant sur sa fêlure morale et ses intentions de meurtre.

Hitchcock apparaît à 15'50 dans le train qui annonce l'arrivée de Charlie : vu de dos, il joue au bridge avec un couple. Un très gros plan est fait sur sa main droite où l'on voit son jeu au complet : il possède toutes les cartes de pique (symboliques?), de l'as au roi !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il n'y a pas l'ombre d'un doute : Hitchkock est un maitre du thriller psychologique, 11 novembre 2012
Par 
marialicia "stella di crena" (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
1942, C'est en grande partie sur le sol américain que Hitchcock tourne ce film, dans la petite ville de Californie de Santa Rosa, une ville paisible où tout le monde est "gentil" où la vie même, en ces temps de menace japonaise est image...
Une Famille tranquille aussi est le théâtre du drame, le vers est dans le fruit...le Mal menace le Bien... Il y a deux "Charlie", des jumeaux ? non pas !
-l'un est l'oncle brillant, adulé par la soeur quasi amoureuse, fortuné...mais mystérieux, mystificateur, séducteur...démasqué par de jeunes policiers qui recherchent un tueur de veuves riches...soupçonné malgré son attirance par la nièce qui n'ose faire une dénonciation...C'est le MAL. interprété par Joseph Cotten.
-l'autre "Charlie" est la jeune nièce, la fille de la soeur chérie, la jeune fille enthousiaste, prête à ne voir que le vernis éclaboussant de l'oncle...Charmée aussi par le jeune policier qui l'aide à ouvrir les yeux...menacée, elle n'ose avouer ses soupçons...C'est le BIEN. interprété par : Teresa Wright.

Hitchcock va utiliser le hasard pour dompter le Mal, va laisser planer l'ombre sur la personnalité de cet Oncle démoniaque, fou et sauvegarder l'intégrité de la gentille famille....La Vérité appartient au spectateur et à ceux qui n'ont plus à la craindre....

Ce film est parfaitement restauré, Le DVD offre VF , VOST et Italien et Espagnol en Audio...Sous-titres : Anglais, Français, Espagnol, Portugais, Italien.

Des bonus Très instructifs présentent les interviewes récentes des acteurs principaux /
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12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un de mes Hitch préférés !, 11 juillet 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
J'aime beaucoup Joseph Cotten et Teresa Wright, ainsi que Hitchcock. J'aime beaucoup l'histoire de cette nièce, qui adore son oncle, dont elle porte le prénom (Charlie), et qui se rend compte qu'il est en fait un dangereux tueur en série. Hitchock filme à merveille l'atmosphère de cette petite ville de province, de cette famille américaine traditionnelle bouleversée par l'arrive de cet oncle fascinant. Les rapports entre les deux Charlie sont très intéressants du point de vue psychologique, et le jeu des acteurs est si bon qu'on a l'impression que la nièce ressemble à son oncle. Faites attention, vous risquez de regarder votre oncle préféré d'un autre oeil la prochaine fois qu'il passera chez vous !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tout le monde aime Charlie !, 18 septembre 2012
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ombre d'un doute (DVD)
"Shadow Of A Doubt", Alfred Hitchcock, 1942, NB, belle copie, VF et VOST. en bonus un making off et un carnet de production.

Film opposant d'abord, comme en prélude, et court diptyque, l'Amérique trouble de la métropole et celle innocente de la petite ville, deux mondes peints par touches successives, séquences rythmées se terminant chacune par un ou une Charlie, l'oncle puis la nièce qui portent le même prénom, couchés sur leur lit, les yeux au plafond, en proie au doute et à la mélancolie...
Mais Charlie l'oncle et Charlie la nièce forment le diptyque essentiel de ce film tout en reflets, avers et envers d'une même personnalité, doubles inversés d'une même adolescence, l'une réelle, l'autre attardée, mais toutes les deux faites de désirs chimériques, de détestations intempestives, d'ennui, de dégoût, de mélancolie et de jugements à l'emporte-pièce, comme toutes les adolescences... Deux adolescences qui doivent faire place à l'âge adulte : l'oncle en mourant puisqu'il n'a jamais réussi à la dépasser, la nièce en ouvrant les yeux et faisant face à la réalité.
Film dont le suspens ne consiste pas à savoir si Charlie-oncle est un personnage douteux, on le sait dès la première minute (l'argent facile croulant de la table de nuit), et l'on apprend très vite qu'il est "le tueur de veuves", mais à savoir comment Charlie-nièce va percer à jour l'oncle fabuleux, jeune, riche, séduisant, presque incestueusement adulé par sa soeur, auréolé du prestige de l'éloignement, et attendu comme le Messie...

La petite ville californienne de Santa Rosa où se réfugie, assez maladroitement d'ailleurs l'oncle Charlie (car on surveille toujours d'abord la famille), cette petite ville provinciale est l'image emblématique de l'innocence, comme la maison familiale où l'on ne ferme ni porte ni fenêtre, lieu paradisiaque où le Mal (le Malin au sens biblique du terme) va pénétrer : il y a là un évident symbole, nous sommes en 1942, ne l'oublions pas, et cette pure et innocente ville américaine menacée par le Mal, c'est l'Amérique elle-même qui vient d'être traîtreusement attaquée à Pearl Harbour...

Au-delà de la mise scène, de la photographie, à chaque instant admirables, de plans-séquences superbes, de la direction d'acteurs, au cordeau comme toujours chez Hitchcock, au-delà d'un humour grinçant (la Valse de "La Veuve Joyeuse" que toute la famille chantonne sans arriver à mettre un nom dessus, le père et son pote Herbert jouant à qui tuera l'autre), ou bonhomme (la manière dont oncle Charlie jette insolemment son chapeau sur le lit, après qu'on lui a dit de ne pas le faire, narguant le sort), au-delà de toutes ses qualités cinématographiques, romanesques et psychologiques, ce qui surprend dans le film, c'est que si Charlie paie ses meurtres de sa vie, s'il est condamné dans sa chair, il est rédimé dans l'esprit : il a droit à des funérailles officielles. Au yeux de la communauté qu'il a comblée de ses dons, aux yeux de la famille (à part sa nièce, évidemment) qu'il a parée de son prestige, il restera le bienfaiteur et l'oncle émérite. C'est à ce prix que la communauté conservera son innocence et la famille sa cohésion : le vers a été extirpé du fruit avant de l'avoir gâté.
Tout le monde, ou presque, continuera d'aimer Charlie !

Mais c'est quand même d'un assassin que le pasteur fait l'oraison funèbre devant tout Santa Rosa...
Si Hitchcock célèbre, non sans tendresse, une image idéale de l'Amérique profonde, son humour reste un humour anglais.
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L'Ombre d'un doute de Alfred Hitchcock (DVD - 2012)
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