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le 20 novembre 2004
Je dois avouer que toutes ces éloges faites par les critiques ici ou là m'auraient plutôt encouragé à ne pas lire un seul bouquin de Philip Roth de toute ma vie et puis, je ne sais pas vraiment pourquoi, j'ai acheté ce fameux "Pastorale américaine". Je l'ai non seulement acheté mais je l'ai lu, que dis-je, je l'ai dévoré, je l'ai englouti, aspiré que j'ai été par cette écriture dynamique, imagée, vivante, inspirée, en un mot époustouflante. Je n'avais pas lu un roman avec autant de plaisir et d'appétit littéraire depuis que j'avais tourné la dernière page de "Middlesex" de Jeffrey Eugenides. Le style narratif des deux auteurs est d'ailleurs très proche. Un vrai bonheur.
Ce roman est aussi plus qu'un roman puisque le contexte historique (fin des 60's - début des 70's : la guerre du Vietnam) dans lequel l'action évolue, associé à l'engagement critique de Philip Roth, politisent ce "Pastorale américaine".
Je le dis à nouveau, j'ai aimé, j'ai adoré ce bouquin et je m'en vais de ce pas acheter un ou deux autres livres... de Philip Roth bien sûr. J'en suis devenu accro!
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le 2 août 2006
Bizarre comme on s'ennuie et comme on trouve cela beau. Roth reste un mystère de narration longue comme un jour de pluie et détaillée comme un livre de comptabilité. La fabrication des gants de qualité n'aura plus de secret pour le lecteur. Je me suis parfois demandé si ces longueurs ne noyaient pas le propos (très fort) de cet écrivain. Est-ce de la suprême insolence que de conseiller à Roth ou à son éditeur de couper ?
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Le narrateur, Nathan Zuckerman, écrivain juif américain, rencontre par hasard et déjeune avec le Suédois, frère d'un copain et idole sportive locale de son enfance, au début des années 1940 à Newark, New Jersey.
Le déjeuner est décevant car le Suédois s'avère lisse et superficiel. Nathan pense qu'il vit sur des souvenirs idéalisés et stériles, jusqu'au jour où il découvre que la vie du Suédois récemment décédé a été marquée par un drame intime qui l'a brisé.
Ce roman aux descriptions très détaillées, formidable dissection d'une relation parent-enfant, est le testament de la génération de l'après-guerre, qui a connu une ascension sociale fulgurante dans les « trente glorieuses » et des relations si instables avec ses enfants baby boomers et soixante-huitards; tant d'illusions et tant de désillusions. Bref, une page de l'histoire des Etats-Unis et de l'occident à travers le destin d'un père, de sa fille.
L'écriture est riche et captivante, l'histoire dirigée lentement mais surement par un auteur au sommet de son art.
Les thèmes de la nostalgie de l'enfance et de la jeunesse, de l'incompréhension des générations, de l'idéalisme dévoyé, de la vanité de l'accomplissement dans le travail, de l'amour paternel inconditionnel, de l'échec dans la réussite, de la déchéance du couple, des petites trahisons entre amis sont traités avec une rare intelligence.
Cette « pastorale » est tout simplement un roman énorme et explique pourquoi de nombreux américains attendent pour Philip Roth le prix Nobel...
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le 24 juin 2014
Très très bien écrit. Le roman ne se dévore pas mais se savoure. On le lit davantage pour le plaisir des mots que pour l'histoire en tant que telle, un peu trop même. Le point négatif est donc peut-être que l'histoire n'est pas assez prenante. Pourtant on n'est pas pressé d'arriver à la fin. Un peu contradictoire non?

Mais je ne suis pas seul à avoir pensé ça. J'ai lu un autre commentaire d'Amazon qui disait "Bizarre comme on s'ennuie et comme on trouve cela beau". Ça résume un peu mon impression à moi aussi.

Ne le prenez peut-être pas cet été pour lire sur la plage.
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le 27 août 2006
L'envers du décor du mythe américain.

Une plongée vertigineuse au plus profond de l'âme des personnages.

Quelques longueurs qui se font vite pardonner par la puissance de l'écriture ... un régal !
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le 10 octobre 2002
On ne peut que rester accroché à la lecture de ce livre. Le héros, dit le Suédois, est tout d'abord pris pour un homme naïf et simple, mais l'on constate au fil du récit sa profondeur et son humanité, pour enfin l'admirer dans son humilité et son courage face à la situation dans laquelle le plonge sa fille. Du reste, une description minutieuse du monde de la ganterie et un bel aperçu du monde américain à travers les yeux d'un amoureux des Etats-Unis, ce qui est rare de savourer de nos jours.
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le 19 juin 2016
On l’appelle « le Suédois », parce que c’est un blond aux yeux bleus, il a le teint clair, et les mâchoires carrées, et c’est autour de lui que tourne ce roman. De son vrai nom, c’est Seymour Irving Levov, un descendant d’immigrés juifs ; c’est un lycéen qui, pendant les années de guerre, excellait à Newark (dans le New Yersey) à tous les sports que l’école proposait. Et si la population l’adulait, c’est parce qu’elle voulait croire, à travers les succès sportifs du Suédois que l’Amérique pouvait gagner contre l’Allemagne, l’Italie et le Japon. Pendant ces années de guerre, le frère du Suédois - un certain Jerry – au physique si différent du frère aîné était dans la même classe que le narrateur (« Bonjour la mise en profondeur »), le futur écrivain Nathan Zuckermann, qui raconte l’histoire.
Si Nathan devient vaguement l’ami de Jerry, c’est parce que ce dernier parvient systématiquement à le battre au ping-pong, un ersatz insignifiant par rapport à ce que le frère aîné peut faire.
Tandis que monsieur Levov père devint riche en se lançant dans le commerce des gants pour dames, le père de Zuckermann, pédicure, ne gagne que juste de quoi entretenir sa famille.
Après la guerre - en 1947 - le Suédois renonce à un contrat avec les « Giants » (et par là-même à une carrière sportive qui s’annonçait brillante), pour entrer dans la société de son père. Il épouse une « shiksè » (c.-à-d. une non juive) , miss New Yersey et comme on pourrait dire, « il se range ».

En 1985, Zuckermann rencontre par hasard le Suédois et se présente comme l’ancien ami de Jerry. C’est à cette rencontre que fera allusion le Suédois, dix ans plus tard, pour inviter Nathan, devenu écrivain connu, à New York. Il doit clairement évoquer quelque chose de très important et - qui sait - faire appel aux talents d’écrivain de Zuckermann pour confier au papier une histoire qui apparemment lui tient à coeur… . A ce moment de sa vie, le Suédois, qui sort de l’hôpital suite à une opération pénible qui l’a profondément ébranlé, a trois enfants : Chris (18 ans), Steve (16 ans) et Kent (14 ans). Il a alors presque 70 ans et le narrateur (tout comme le lecteur évidemment) est bien en peine de deviner la raison profonde de ce RV à New York. En effet, jusque-là, la vie de Levov le Suédois avait été « très simple, et donc très banale, et par conséquent formidable, l’étoffe même de l’Amérique » (p. 54)
En tant que lecteur, il faut attendre ce moment du récit pour commencer à comprendre (en même temps que Zuckermann le dit) que vous lisez un livre sur l’Amérique, sur la société américaine de la fin du XXe, et vous vous dites que vous allez peut-être comprendre pourquoi ce livre a obtenu le prix du meilleur livre étranger en 2000 … Vous apprenez finalement (par Jerry) que le Suédois est mort (des suites de son opération – voir plus haut) et qu’il avait eu avant ses trois fils, une fille, appelée Meredith (Merry), une révoltée contre la société américaine, terroriste à ses heures, scandalisée par la guerre du Vietnam – on est en 1968 – et qu’elle a fait sauter la poste de Newark (entraînant la mort de deux innocentes victimes) « question de faire comprendre à l’Amérique ce qu’était la guerre du Vietnam » (p.113).
Par cette action, cette fille va faire sortir son père de sa « pastorale » et « le précipiter dans un univers hostile qui en est le parfait contraire, dans la fureur, la violence, le désespoir d’un chaos infernal qui n’appartient qu’à l’Amérique » (p.126)
J’ai ainsi réussi à lire un cinquième d’un roman primé, écrit par un auteur considéré comme un des plus grands auteurs américains contemporains, mais je-n’en-peux-plus ! Trop de circonvolutions, trop de réécritures de tout sentiment, impression, état de conscience, réflexion, trop de questions sur ces impressions et de questions sur les questions. Et je suis à bout de souffle.
On comprend la déchirure immonde causée dans cette génération de ’68, qui ramène l’intégration d’Américains immigrés à zéro, mais l’auteur s’y appesantit tellement, à longueurs de phrases, de paragraphes, de pages, de chapitres que le livre m’en tombe des mains, je crois relire un «auteur obligatoire » comme ce qu’on m’imposait à l’école, mais cette époque est heureusement révolue et je ne lis plus que pour le plaisir. Désolé, j’abandonne, ce n’est pas pour moi. C’est peut-être de la grande littérature, mais ce genre de romans ne me convient pas. Et je tenais à le faire savoir … au cas où cela pourrait vous être utile.
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le 24 novembre 2006
Seymour Levov, surnommé «le Suédois» à cause de son physique, est le modèle type de la réussite à l'américaine. Petit-fils d'immigrés juifs, il reprend l'entreprise familiale de ganterie qu'il fait prospérer et devient le plus gros employeur de Newark. Il incarne ainsi à merveille le rêve américain, celui d'une intégration et d'un succès social tout à fait réussis.

Mais derrière cette prospérité, ce bonheur d'apparat, se dissimule l'envers du décor, «l'Amérique du chaos et de la fange», représenté ici par sa fille Merry. Après une enfance faite de douceur, de tendresse et de calme apparent un violent esprit de révolte la gagne sur fond de guerre du Vietman et c'est une véritable guérilla qu'elle entreprend contre son propre milieu. Devenue farouchement hostile à cette famille de bien-pensants, elle s'oppose à tout ce que cette communauté peut représenter en réussite sociale. Considérant son père comme un capitaliste oppresseur, elle le rend responsable, tout comme ses semblables, de bien des maux de la société. Et ses élans de dénégation de plus en plus virulents finissent par passer à l'acte et atteindre parfaitement la cible.

Seymour ne se relèvera pas.

À partir de là, le «Suédois» vivra une double vie : d''une part celle des apparences, à sauvegarder coûte que coûte dans la société, et d''autre part celle de tenter de récupérer sa fille du cauchemar dans lequel elle s''est fourvoyée, persuadé qu''elle était manipulée.

D''accord, Philippe Roth écrit vraiment bien et sait être passionnant. Par contre, il a du mal à faire dans la concision et dans cet ouvrage là, peut-être davantage encore que dans les autres. J''avoue que j''ai trouvé de nombreux passages d''une longueur ennuyeuse qui, à mon avis, auraient pu être écourtés sans poser de préjudices à l''ensemble. C''est sûr, l''univers de la ganterie mérite certainement que le lecteur en connaisse les subtilités, mais enfin à ce point'

Puis tous ces personnages de second ordre qui gravitent autour du «Suédois» et dont on pénétre largement les joies et les tourments n''étaient pas toujours utiles dans la narration.

Ce qui est certain, c''est que ce livre, trop long par moments, écorche indiscutablement le mythe du «rêve» américain.
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le 20 janvier 2006
Voici un livre que j'ai beaucoup aimé. C'est l'histoire d'un brave type - bien sous tout rapports, positif, arrangeant, dynamique,leader carismatique de son lycée et sportif adulé dans sa jeunesse, GI respecté pendant son armée puis industriel besogneux, respectable et accompli dans sa maturité, marié avec Miss New Jersey (eh oui...) dans sa maison dorée de la province de Newark... bref, l'icône americain par excellence propre sur lui d'une infaillible droiture et "sans histoires".
Une fois les présentations effectuées, on se dit que l'histoire d'un type "sans histoires" ne va pas nous passionner pendant 500 pages (Roth est un auteur qui ne sait pas être concis, faut bien reconnaitre !)
Et pourtant... quel plongeon on va faire, petit à petit, lorsque Roth comence à creuser les failles de ce type là, et à lézarder impitoyablement tout ce bel édifice bien lisse en surface...
En second rideau, c'est encore une fois le système de valeurs américain qui est écorné à cette periode de transition importante qu'a été la fin des années 60 et les 70', avec les mouvements pour les droits sociaux, les rebellions de toute une jeunesse conte un système qui s'embourbait au vietnam et après, dans le watergate... décidemment une histoire que l'on ne connait pas tout à fait en France, où l'on imagine être les seuls à avoir eu un certain mois de Mai...
Il faut louer le sens du récit de Roth, qui vous gobe littéralement et il est très dur de lâcher ce livre.
C'est un supplice que d'accompagner ce brave homme dans sa déchéance et sa détresse impuissante. Le roman atteint des paroxysmes de douleur comme j'ai rarement ressenti, on en est tout retourné... l'angoisse du père vis à vis de l'enfant insurgé est définitivement insoutenable ...
A noter, comme à chaque fois avec cet auteur, un travail très approfondi et hyper documenté (Roth travaille à fond son contenu, quel bourreau de travail : vous saurez tout sur l'industrie du gant!).
Pour finir, un roman qui rate de (très) peu l'excellence à cause de sa fin, un peu déroutante, surtout après le ravage émotionnel qui vous aura complètement retourné auparavant...
Très recommandable.
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le 13 février 2015
Retour sur un chef d'oeuvre écrit par Philip Roth, illustre auteur américain ayant (hélas!) pris sa retraite il y a quelques mois après soixante années d'écriture.

Pastorale Américaine (American Pastoral en VO) est un roman aux multiples récompenses : prix Pulitzer de la fiction (1998), prix du meilleur livre étranger (2000), une place dans le palmarès des cent plus grands livres de Time Magazine (2005), seconde place des meilleurs romans des vingt-cinq dernières années dans le supplément littéraire du New York Times (2006) N'en jetez plus, la coupe est pleine!

Par où commencer pour rendre hommage à cette oeuvre incontournable? Question difficile tant la structure de son récit pourrait s'assimiler à une spirale (infernale). Peut-être que le plus simple est alors de se laisser guider par son fameux narrateur, Nathan Zuckerman...

Nathan Zuckerman? Ce nom ne vous est pas étranger? Cela n'aurait rien de surprenant. Il mérite bien que l'on s'attarde sur son cas quelques instants. Il n'est autre que l'alter-ego à peine voilé de Roth qui l'a utilisé comme protagoniste ou comme narrateur dans nombre de ses romans, ajoutant une profondeur « méta-fictionnelle » bienvenue et une fine analyse de la figure de l'écrivain. « Sa vie, son oeuvre... » comme dirait l'autre.

L'histoire débute par un courrier reçu par Zuckerman. Seymour Levov (dit « Swede »), figure ultra populaire de ses années lycée le contacte pour lui demander d'écrire un livre sur son père. Seymour Levov, ancien sportif de haut niveau et idole de ses camarades, est devenu un père de famille et un homme d'affaires prestigieux. Zuckerman, pétri d'admiration depuis son enfance, accepte sans se poser de questions et se précipite au rendez-vous fixé dans un restaurant.

Zuckerman masque tant bien que mal sa déception lorsque la conversation à table lui paraît superficielle et qu'il ne semble plus être question d'un livre... S'agit-il d'un malentendu? D'une rencontre manquée?

Ce n'est que plus tard que le narrateur comprendra ce qui s'est passé à table. Levov a essayé de lui parler, mais n'a rien pu lui dire. Les mots lui ont littéralement manqué.

Levov chérissait son mode de vie, son idéal de réussite atteint à la sueur de son front. Une réussite familiale prolongée sur trois générations. Il aura fallu attendre la quatrième génération et les bouleversements des années soixante pour que tout finisse par voler en éclats. A cause d'un drame inqualifiable. Innommable. Une déflagration dont les dommages collatéraux s'additionneront jusqu'à ce que les piliers du rêve américain cèdent et qu'il ne reste plus que ruines et désillusions.

Zuckerman aura à coeur de plonger dans l'histoire familiale des Levov en effectuant de nombreux aller-retours sur le drame (dont il vaut mieux ne rien dévoiler ici) qui a mis le feu aux poudres, en s'en écartant pour prendre du recul, explorer des pistes, émettre des hypothèses pour toujours y revenir, attiré comme par un aimant maléfique. Le narrateur investigateur n'aura de cesse d'explorer les moindres recoins de l'âme des protagonistes, sondant l'avant et l'après. Il s'effacera rapidement derrière une histoire plus grande que lui, plus grande que les Levov, plus grande que le New Jersey où se déroulent les événements. Celle du rêve américain dont il arpentera les cendres avec amertume et compassion.

Au vu de ses innombrables qualités et de ses perspectives sans fin, Pastorale Américaine aurait tout aussi bien pu porter un autre titre. Celui d'une autre oeuvre de Philip Roth : Le Grand Roman Américain.

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