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4,0 sur 5 étoiles
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Houston offre au début des années 60 un film qui est ambigu...Un film qui dénonce le racisme et qui le met en exergue tout à la fois...les années 60 où aux U.S on parlait encore de ségrégation raciale, où en France on vivait les guerres coloniales et où l'indigène était méprisé...
-la belle Audrey Hepburn interprète une jeune femme élevée dans une famille de fermiers...Orpheline, elle a été recueillie bébé après un massacre, petite indienne elle prend la place au sein de la famille d'un autre bébé massacré...Mère et frère ainé la considèrent comme une enfant de leur clan, une blanche, élévée comme telle dans la crainte des indiens...
-les autres fermiers voisins vont s'offusquer, à la découverte de la vérité sur cette naissance, un des frères également se révoltera contre une situation qui est "inadmissible", révoltante et veut fuir la réalité...
-les indiens sont aussi montrés comme des êtres, durs, sanguinaires, et pourtant loyaux...
La vie complexe de fermiers luttant pour leurs terres, leur famille et la presque paisible vie auprès des ennemis (quand les revendications sont inexistantes) sont parfaitement dépeintes.

Le suspens de ce western est soutenu...Le mystère de cette naissance à problème est progressivement dévoilé...les partenaires du drame sont parfois belligérants, parfois odieusement maltraités, parfois dociles et prêts au sacrifice, parfois de simple combattants...le spectateur sera partagé entre approbation de combats et révolte du massacre aveugle...

De splendides paysages et une photo superbe sont les atouts de ce film. Et les vedettes de ce film sont inoubliables...

Le scénario parfois se perd dans des descriptions de personnes annexes qui s'évanouissent ou comme le vieux maléfique qui n'a pas d'"histoire" à proprement parlé...
44 commentaires4 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
« Le vent de la plaine » est un western dramatique et sombre réalisé par John Huston en 1960.

Le scénario, adapté d'un roman d'Alan Le May, raconte l'histoire d'un secret et de ses conséquences, sur fond d'intolérance et de racisme, entre Indiens et blancs. La famille Zachary a jadis recueilli un bébé, la désormais belle jeune fille nommée Rachel (Audrey Hepburn) qui vit au Texas avec sa mère et ses trois frères, leur père ayant été tué par les Indiens. Les Zachary élèvent vaches et chevaux en association avec leurs voisins, les Rawlins. Alors qu'ils s'apprêtent à convoyer leurs bêtes à Wichita, la bonne entente au sein de la communauté d'éleveurs est perturbée par un vieil homme qui vient propager une folle rumeur : Rachel serait en fait une indienne volée aux Kiowa par le père Zachary, pour remplacer sa petite fille morte… Bientôt, les Kiowa viennent réclamer Rachel. Les Rawlins et tout le voisinage rompent aussi les ponts avec les Zachary, estimant qu'il faut rendre la jeune fille aux Indiens. Ben (Burt Lancaster), l'aîné des Zachary, refuse : l'heure des coups de fusils a sonné !

Tournée à une époque à laquelle le western entre dans une phase de grandes mutations, « Le vent de la plaine » propose un regard finalement très équilibré sur les réalités de l'Ouest américain, au milieu du XIXe siècle : les blancs ne voient dans les Indiens que des sauvages avec lesquels il est impensable de mélanger son sang, les Indiens tout en étant droits et respectables n'en sont pas moins violents et prêts à tout pour récupérer celles qu'ils estiment être de leur sang. Le film n'est déjà plus dans l'univers héroïque des décennies précédentes pour lesquels les bons indiens sont des indiens morts et pas encore dans la réhabilitation, voire l'idéalisation des indiens qui culminera trente ans plus tard avec « Danse avec les loups ».

Après une ouverture plutôt joyeuse et bucolique, le film bascule rapidement en un terrible affrontement et un véritable drame aux tournures très pessimistes. Une froide intolérance s'impose comme la norme dans un monde où il n'est pas question de partagé quoi que ce soit avec ceux qui ne sont pas de la même race. Même le cercle familial ne semble pas pouvoir déroger à cette règle. Quant aux personnages qui se situent entre deux communautés, comme le cow-boy Johnny Portugal (un Portugais que tout le monde prend pour un Indien), il semble condamné à vivre à la marge et à devoir sans cesse mendier la confiance des autres. Ben apparaît comme le seul personnage véritablement positif et juste, capable de négocier, même s'il ne fera in fine aucune concession, avec sans doute l'excuse de l'amour profond qu'il porte pour Rachel.

Intense et dérangeant, « Le vent de la plaine » souffre dans sa réalisation et sans doute son montage final de quelques imperfections. Là où le film aurait pu définitivement accéder au statut de chef d'œuvre, il retombe par moment vers une primauté à l'action et aux coups de poings et de pistolets. Aux côtés de Burt Lancaster et Audrey Hepburn, qui rayonnent tous deux de leur immense talent, on notera également la véritable importance donnée par de remarquables acteurs (Audie Murphy, Lilian Gish, Dough McClure ou Charles Bicford) à de nombreux personnages secondaires, ce qui constitue une des grandes forces du film.

Les reportages proposés en bonus sur le Blu-ray apportent un éclairage extrêmement intéressant sur une œuvre qui, par les difficultés rencontrées lors de son tournage, est longtemps apparu comme le « film maudit » de John Huston. « Le vent de la plaine » n'en reste pas moins un film important et un point de repère majeur dans l'histoire du western.
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le 1 septembre 2004
John Huston a réalisé deux westerns, trois avec Le Trésor de la Sierra Madre, qui date de 1947, et dans lequel papa Walter joue aux côtés d'Humphrey Bogart... sinon, sa première véritable incursion dans le genre est Le Vent de le Plaine en 1959, avant Juges et Hors-la-loi en 1972 (The Life and Times of Judge Roy Bean, truculente puis poignante et nostalgique évocation Paul Newmanesque des tables de la loi à l'ouest du Pécos...).
Il en est des westerns de Huston comme de ses autres films de genre: à chaque fois celui-ci est transcendé, toujours, justement, à l'aune de la transcendance. Celle de l'humain, du seul humain, au sens parfois quasi existentialiste du terme. Aller au bout: de soi, d'une fuite en avant, de la folie, de la blessure de la lucidité, avec ou sans alcool, toujours. Quitte à en mourir ou à ne contempler qu'un tas de cendres, celles des illusions. Moby Dick, les Misfits, l'Homme qui voulut être Roi, Au Dessous du Volcan et jusqu'à l'ultime Gens de Dublin en 1987 où Huston se mesure à Joyce.
The Unforgiven, tel est le titre original de ce premier western: celui ou celle à qui l'on a pas pardonné, ce qui est impardonnable... Clint Eastwood réutilise le titre sans article trente trois ans plus tard, dans un opus encore moins miséricordieux.
La famille zachary vit chichement de son ranch en vieux pays Kiowa. Elle est soudée. Burt Lancaster et Audie Murphy campent deux fils, Lilian Gish la mère... la mère et son piano dont les notes résonneront au vent du desert, aux lancinantes, cinglantes puis désespérées mélopées des Kiowas, assiégeant le ranch en flammes pour reprendre leur bien: celle qu'ils n'ont pas oubliée, qui est de leur sang, qu'ils leur faut au moins reprendre parce qu'ils n'ont plus rien, mais chérie depuis trop longtemps par le clan Zachary.
Audrey Hepburn déchirée entre deux mondes, après la révélation jusque là ignorée.
Pour une fois- elles sont rares dans le western- le titre de la version française se défend, car ce sont bien les fantômes du passé que le vent souffle, comme le mauvais prophète, dans les plaines du Texas ou n'importe où ailleurs.
0Commentaire31 sur 37 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
C EST LE FILM QUE JE COMMENTE ET NON LE BLU-RAY...JOHN HUSTON SIGNE ICI SON FILM LE PLUS ROMANTIQUE DANS LE HUIS-CLOS QUASI TOTAL D UNE FERME AU BEAU MILIEU D UN DESERT...PRES D UNE RIVIERE...AUDREY HEPBURN EN INDIENNE EST MAGNIFIQUE...BURT LANCASTER EN DEMI-FRERE AMOUREUX EST FORMIDABLE DE FORCE ET D AUTORITE....LILIAN GISH EST PARFAITE EN MERE PROTECTRICE....MAIS LA RVELATION DU FILM POUR MOI EST....AUDIE MURPHY LOIN DES ROLES *POUPINS* DE LA PLUPART DE SES WESTERNS...IL LIVRE UNE COMPOSITION HALLUCINANTE DE FORCE ET FAIBLESSE DE COURAGE ET DE LACHETE QUI RESTE DANS LES MEMOIRES....TRES GRAND FILM....
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Le vent de la plaine (Tne Unforgiven, ceux auxquels on ne pardonne pas), est un western âpre, un western western comme le disait John Huston, douloureux comme peut l'être la vie parfois. Le film entend ne pas cacher la dureté de la vie, mais délivre en même temps un message d'espoir et d'amour. La famille Zachary vit paisiblement à présent, après avoir essuyé les malheurs de la vie de pionniers en territoire hostile: la mère Mathilda Zachary (Lilian Gish), la fille adoptive (Audrey Hepburn) et les trois fils, ben (Burt Lancaster), le leader du clan, Cash (Audie Murphy) et Andy (Doug McClure), vivent dans un petit ranch et élèvent des chevaux et du bétail que les fils vont bientôt emmener à la ville. Mais un vieux cavalier solitaire, Abe Kelsey, répand partout le bruit que la fille adoptive de la famille, Rachel, serait en fait une indienne. Cette révélation exacerbe les conflits: les Indiens veulent récupérer leur soeur de race, les blancs rejettent celle qu'ils considèrent comme une intruse qui provoque le malheur. Le tournage a été difficile et a été émaillé lui-même de drames: Audrey Hepburn a fait une mauvaise chute de cheval et a perdu l'enfant qu'elle portait, deux acteurs ont failli se noyer, la paie a été dérobée, John Huston et Burt Lancaster se sont accrochés car Lancaster avait des velléités de réalisateur, John Huston n'a pas pu réaliser exactement le film qu'il voulait, au point qu'il ne voulut plus le voir par la suite. Mais il s'agit d'un très beau film sur la vie, ses épreuves, le racisme, l'intolérance, l'énergie et les choix cornéliens que l'on est amené à faire. Comme le dit Jean Tulard dans son Dictionnaire amoureux du cinéma, l'énergie du héros hustonien fait que l'on ne sort jamais abattu ni déprimé d'un film de John Huston.
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le 17 février 2012
Dans un ranch isolé vit une famille de fermiers. La mere et ses 4 enfants, 3 fils dont Ben Zachary et le chef et leur soeur Rachel. Un vieil homme solitaire vient repandre une rumeur, la jeune femme est en realité de sang indien, ces derniers informés veulent la recuperer. Huston realise un film avec en toile de fond le racisme et la relation blands-indiens, c'est un western completement magistral que cette sortie en DVD peut permettre de rehabiliter ce western maudit de l'histoire du cinema, son histoire est evoquee dans les supplements, c'est une malheureuse chute cheval dont elle fut victime, qui sera à l'origine de la fausse couche d'Audrey Hepburn quelques mois plus tard. Audrey Hepburn incarne merveilleusement cette jeune femme qui apprend sa vraie origine, à coté d'elle Burt Lancaster en chef de clan protecteur de sa soeur, et la mere Lilian Gish. Huston realise un western à placer tout en haut des westerns majeurs du cinema.
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le 16 avril 2015
reçu dans les temps en parfait état neuf ce dvd présente un film sans âge ,une histoire toujours fraîche, des acteurs pour la plupart disparus qu'on revoit avec grand plaisir
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le 21 février 2014
Le Vent de la plaine traîne derrière lui une curieuse réputation, s'étant jadis fait taxé de racisme et allant jusqu'à être désavoué par son propre réalisateur.

Que l'on le sache dès le départ, le Vent de la plaine n'est aucunement un film raciste, mais un film sur le racisme. Le problème est qu'il ne se révèle sans doute pas assez explicite dans son message, moins que d'autres films sur le sujet comme Soldat Bleu, ou bien les ellipses sont dues au montage charcuté par les producteurs. Huston s'en est plaint, mais il faut dire aussi que dès le tournage fini, il avait foutu le camp et s'est désintéressé du montage...

Si le film présente les Indiens comme des ennemis aux héros, en aucun cas, il ne les dépeint comme des êtres méprisables. Ils ne sont que des êtres défendant leur territoire et cherchant à récupérer l'une des leurs. Et il ne faut pas voir la scène où Rachel tue son frère biologique comme un refus discriminatoire à ses origines, mais comme l'acte de punir l'homme responsable de la mort de sa mère (ou plutôt la personne qui l'a aimé comme une mère), un geste qui montre à quel point elle lui était attachée. Les liens d'amour avant ceux du sang. Donc point de racisme, et point de manichéisme non plus car les personnages ne sont ni noirs ni blancs.

Soulevant avec gravité le problème sur le racisme, le fanatisme et la coexistence des races, le Vent de la Plaine reste un très beau western, réalisé impeccablement par Huston, porté par un Burt Lancaster dans un de ses meilleurs rôles et illuminé par une Audrey Hepburn touchante et rarement aussi belle. Il constitue une ode à l'acceptation de l'autre non pour ce qu'il représente (une race, un peuple...) mais pour ce qu'il est.
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le 23 mars 2013
Belle distribution avec une Lillian Gish habitée. J'ai passé un bon moment. La qualité du film sur BR magnifie les extérieurs. Je regarde régulièrement ce film, en premier lieu pour le charme d'Audrey.
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Un petit western sympathique, bien interprété, présentant même un léger intérêt historique en ce qui concerne la vie quotidienne et les préoccupations des cowboys.

Bien sûr, la bataille finale contre les Indiens est un peu ridicule. Se faire décimer ainsi à 30 contre 1, ce n'est décidément pas humain. Visage pâle avoir langue fourchue mais ruse du renard et oeil du lynx. Bon, c'est un classique. Ce qui l'est moins, c'est la romance entre les deux rôles titres. Tout au long du film, Burt Lancaster prend la mouche dès qu'il est question d'Audrey Hepburn : "Toi, tu ne parles pas à ma soeur" ; "Eh toi, c'est ma soeur que tu regardes ?" ; "Quoi ? Tu veux épouser ma soeur ?" ; etc. De son côté, Audrey laisse faire... jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'elle n'est pas sa soeur ! Du coup, direct, elle se laisse rouler un long patin !!! Après ça, on ne voit plus du même oeil ces types qui défendent farouchement l'honneur de leur frangine...
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