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La chevauchée des bannis (Day of The Outlaw,1959) est un très grand western.
C'est un western au-delà du western.
André de Toth avait déjà tourné de nombreux westerns classiques. Il a voulu dépasser ce qu'il avait pu réaliser jusqu'à alors et ce qui avait été fait avant lui et se démarquer des aeuvres positives et souvent individualistes dominant le genre en créant un western-film noir.
Il y arrive par une série de ruptures, dans le scénario et dans le tournage.
Le film semble commencer par un scénario classique de western, de conflit entre éleveurs et fermiers poseurs de barbelés, mais dans un cadre totalement inhabituel. Dans un coin de montagne perdu, enfoui sous la neige, deux cavaliers essaient de rejoindre à grand peine un petit hameau. Il s'agit d'un éleveur, qui possède un millier de têtes, Starret (Robert Ryan) et de son adjoint. Starret est inquiet des velléités des fermiers de poser des barbelés autour de leurs champs, et en particulier des projets de Crane qui se trouve être en plus le mari d'une très belle femme dont il a été amoureux et qui aurait pu être la sienne s'il s'était décidé plus vite, le rôle de Mrs Crane étant interprété par Tina Louise qui joue ici le meilleur rôle de sa carrière.

Mais alors que dans le saloon très dépouillé du pauvre hameau perdu dans la neige, Starret s'apprête logiquement à affronter au revolver un groupe de trois fermiers, le scénario classique est brusquement interrompu par l'arrivée d'une bande de sept hors-la-loi qui se sont emparés de la solde de l'armée fédérale et ont trouvé refuge dans ce coin perdu et isolé pour échapper à la cavalerie qui les poursuit. Tout à coup, les querelles des fermiers et de l'éleveur apparaissent dérisoires. Les hors-la-loi sont dirigés par un ancien capitaine qui conserve un peu d'humanité et de sens du devoir et interdit à ses hommes toute consommation d'alcool et toute relation avec les femmes du hameau, quatre sur une vingtaine d'habitants.
Mais il est lui-même grièvement blessé et s'il meurt, il est certain que les habitants du hameau sont condamnés, promis au viol ou au massacre.

Dans un environnement hostile, délibérément tourné par de Toth en noir et blanc pour éviter tout effet de carte postale ou de station de ski, la tension monte d'heure en heure et le dénouement fatal semble de plus en plus imminent.

Starret va faire un choix totalement inattendu pour tenter de sauver la petite communauté de fermiers et de villageois malgré leurs divergences d'intérêts.

La Chevauchée des Bannis est un film qu'on n'oublie pas. L'âpreté des conflits, le réalisme du film, la sécheresse des décors, l'hostilité de la nature, la pauvreté du hameau, la cruauté des hors-la-loi (sauf un qui sera racheté) aux mines plus patibulaires les uns que les autres, la stratégie de rupture du héros, marquent le spectateur.

Le DVD comprend, outre le film en noir et blanc de 88mm en anglais et français avec option de sous-titres français, des bonus intéressants : un commentaire enthousiaste à juste titre de Bertrand Tavernier (26 mn), un entretien entre André de Toth et Patrick Francis (7 mn), le tournage raconté par André de Toth en commentaire audio ainsi qu'une galerie de photos.

Le DVD est inséré dans un livre technique et artistique de 80 pages, Noir comme neige, un western hors-la-loi, publié en juin 2010, écrit par Philippe Garnier, qui connaissait bien André de Toth pour l'avoir rencontré à de nombreuses reprises entre 1983 et l'année de la mort du cinéaste, en 2002, et avoir réalisé avec lui un livre d'entretiens haut en couleur, Bon pied bon aeil, Deux rencontres avec André Toth, Le dernier borgne d'Hollywood, publié par l'Institut Lumière.

Sur de Toth, on peut aussi recommander la lecture des entretiens avec Bertrand Tavernier et les commentaires de Tavernier publiés dans Amis américains.
44 commentaires40 sur 44 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 4 juillet 2010
Cet étrange western en blanc (présence écrasante de la neige) encore plus qu'en noir et blanc apparaît comme un des meilleurs films de Andre De Toth: huis clos oppressant, scénario subtil de Philip Yordan, mise en scène sobre et efficace et duel de magnifiques acteurs: les sous-estimés Robert Ryan et Burl Ives, chanteur folk reconverti en acteur d'une présence physique extraordinaire. A découvrir
0Commentaire14 sur 15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce western d'André de Toth, cinéaste remarquable qui m'avait sacrément surpris dans la mise en scène d'un film noir (Crime Wave) réalise ici un western dépouillé qui révolutionne quasiment le genre. En dire moins avec peu de moyens, voici le propos du cinéaste. Le film est tourné de manière très réaliste. Mais du réalisme au cinéma, je m'en tamponne un peu, si je puis m'exprimer ainsi. Parti pris d'un réalisateur obscur, mais parti pris tout de même qui ne me convainc pas du tout. Cela dit, c'est toujours un plaisir de redécouvrir Robert Ryan dans l'un de ses rôles les plus aboutis (il est vraiment l'atout du film), mais aussi Elisha Cook Jr. (L'Ultime Razzia). Quant à Tina Louise, qui n'est pas vraiment une grande actrice, elle donne là une interprétation surprenante. Trois étoiles pour un bon film mais dont l'épure ou le minimalisme, s'il a son intérêt, n'en présente pas moins ses limites aussi. Un film que l'on peut voir...
11 commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 février 2015
Film très sous-estimé et pourtant un chef-d'oeuvre. Les westerns "neigeux" sont rares ("La dernière chasse", Richard Brooks 1955). André de Toth échappe au manichéisme par les situations, les enjeux, les personnages tous complexes. Merci à Philip Yordan, l'un des meilleurs scénaristes du genre. L'argument semble classique pourtant : deux fermiers rivaux : Blaise représente le Vieil Ouest, prêt à tuer un homme qui veut poser des barbelés. Hal Crane le Futur, la propriété privée, le capitalisme naissant. L'honnête Blaise a tort moralement : il est prêt à tuer Crane. Le duel est interrompu (très belle idée scénaristique !. Sept bandits pénètrent dans le saloon et prennent le village en otage. Ils sont commandés par l'impressionnant ex capitaine Brühn. Ils ont volé la caisse de l'armée qui les poursuit.
Les rivaux sont du même côté, face au danger extérieur. Brühn a une éthique : (il regrette un massacre inutile de Mormons). Il tient ses hommes, les empêche de boire et de violer les femmes. Mais il a une balle dans la poitrine : seul un vétérinaire présent peut l'opérer. Il déclare : "A West-Point, on m'a appris à être un soldat. Ca laisse peu de temps pour être humain !"
Parmi ses hommes, seul le jeune Gene n'est pas foncièrement mauvais. Les autres sont des pervers, des brute, des assassins.
De Toth refuse la couleur et Russel Harlan signe une photo majestueuse en noir et blanc où dominent les gris subtils.
Aucune afféterie : il voulait que les acteurs "ne jouent pas" mais "soient" Il ne leur donne pas toujours d'indications. Pour la scène de bagarre à mains nues, il explique : "On les tourne généralement en réglant une chorégraphie savante avec des cascadeurs vêtus comme les personnages. On les filme de loin puis on ajoute des gros plans des acteurs pour faire croire qu'ils se battent réellement. J'ai refusé et dit aux acteurs : Battez-vous !" La scène est très violente : Robert Ryan et le bestial Jack Lambert ne sont pas doublés. Longs plans où tout trucage est impossible.
Autre séquence d'anthologie : les bandits obligent quatre femmes à danser. Il ne leur dit rien mais indique aux hommes qu'ils doivent être obscènes. Les actrices furent si choquées qu'elles se défendirent énergiquement. Ce fut très difficile pour la pauvre Tina Louise jetée d'un homme à l'autre. Le caméraman faillit arrêter plusieurs fois car les danseurs se déplaçaient de manière imprévue. Cela donne une vie incroyable à ces longs panoramiques désordonnés où tout semble improvisé.
Autre atout : de Toth refuse le studio, cherche un lieu désolé qu'il trouve en Oregon (et non au Wyoming où se situe l'action). Environnement hostile et glacial, Village construit en dur six mois à l'avance,déjà patiné avant le tournage.
Autre trouvaille : le saloon, l'hôtel, les magasins sont quasiment vides. Coupé du monde, le village n'étant plus approvisionné. On sent que les acteurs souffrent du froid dehors. L'équipe fut très éprouvée, le vent palpable physiquement.
La dernière demie heure se passe dans des paysages gelés. Blaise prétend sauver les bandits en les guidant par un passage inexistant. En fait, il les éloigne du village pour sauver les habitants, quitte à mourir avec eux. Voyage inhumain.
Robert Ryan est un héros tourmenté qui se juge sévèrement : "J'étais prêt à tuer un homme, je ne vaux pas mieux qu'eux mais eux ne font pas semblant !" Burl Ives est énorme; impressionnant, d'une grande sobriété. Blaise apprécie son sens moral. Tina Louise est belle, bonne actrice, convaincante. Les bandits patibulaires sont bien différenciés : Lance Fuller, ricanant, vêtu de noir., Frank de Kova, l'Indien fou et surtout Jack Lambert, bovin, obsédé, qui trouve un de ses meilleurs rôles.
A la fin du film il tient Blaise au bout de son fusil. Il veut tirer mais ses doigts sont gelés.
Il faudra accorder au "quatrième borgne d'Hollywood" (après Walsh, Ford et Lang) la place qu'il mérite. A VOIR !
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le 16 septembre 2010
L'un des meilleurs westerns d'André de Toth expressemment tourné dans un noir et blanc très avantageux en décors naturels avec une distribution de choix, tant parmi les vedettes que les seconds rôles .
L'édition est exemplaire par la qualité du DVD mais aussi par sa présentation : commentaire sous-titré du "director", avis passionnant de Bertrand TAVERNIER (comme sur les DVD westerns de SIDONIS) enchâssés dans un luxueux coffret reproduisant par écrit ce qui aurait pu constituer le "making-off" du film, le tout au prix le plus doux du marché .A quand les prochaines éditions de cette qualité ?
0Commentaire11 sur 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 décembre 2015
Une bande de hors-la-loi prend en otage les quelques habitants d'un village perdu dans les montagnes du Wyoming. Pourchassés par la cavalerie, les truands devront alors fuir et entamer une chevauchée meurtrière sans issue au sein d'une montage hostile...
Un beau western rude, rigoureux, étouffé par la neige. Un décor dépouillé, claustrophobique, avec des scènes fortes : une extraction de balle à éviter aux âmes sensibles, une danse un peu trop virile pour les femmes du village... Et au final, un grand film noir, en tension permanente.
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le 29 août 2010
Film faisant fi des codes habituels du genre (solei, prairie, ville avec saloon, bureau du sheriff, magasin général, bons et méchants), l'on se trouve ici face à autant de "méchants" qui se réhabilitent ou le deviennent ou le demeurent, etc ... Le tout dns un contexte hivernal qui tend à resserrer l'acion au maximum. Un des meilleurs films d'André de Toth.
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le 16 novembre 2015
J'ai bien reçu cet article et je vous en remercie.J'ai visionné ce film qui est parfait.Aussi bien par le jeu des acteurs que par l'histoire
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le 30 novembre 2015
Sublime et original . Le noir et blanc collent parfaitement à ce western qui reste un film rare et magnifique
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le 19 décembre 2012
J'aime ces vieux westerns et celui-ci est tout à fait convenable.

Les images sont très belles, le scénario est original (pour l'époque) sans être pour autant exceptionnel. Disons qu'on est agréablement surpris par l'histoire.

Ce film est plutôt une bonne transposition d'un film noir au western.

Robert Ryan et Burl Ives sont très bon.

En conclusion ce film est bon pour les amateur du genre noir dans un western, mais je trouve certains commentaires trop élogieux.
Il n'y a pas de quoi en faire un film exceptionnel et surtout pas les 27 EUR que j'ai payés.
C'est trop cher même si le film est bon d'où ma cotation de deux étoiles seulement.
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