Commentaires en ligne 


11 évaluations
5 étoiles:
 (5)
4 étoiles:
 (3)
3 étoiles:
 (3)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 

Le commentaire favorable le plus utile
Le commentaire critique le plus utile


15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un film-phare
« Portait d'une enfant déchue » : le titre français escamote le fait que le spectateur du film se trouve bien face à un puzzle. Un portrait livré en pièces éparses et dont rien n'assure qu'il n'en manque pas.... La succession des séquences au présent et des différents flashbacks, n'a pas pour but de lier le tout...
Publié le 7 septembre 2012 par Clitandre

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Faye Dunaway en détresse
grande actrice pour une histoire triste. Dégringolade du modèle mal traité derrière le beau miroir. Beaucoup d'amertume qui s'enfonce dans un inconnu encore plus redoutable.
Publié il y a 3 mois par athéna


‹ Précédent | 1 2 | Suivant ›
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un film-phare, 7 septembre 2012
Par 
Clitandre (Ste Livrade sur Lot, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
« Portait d'une enfant déchue » : le titre français escamote le fait que le spectateur du film se trouve bien face à un puzzle. Un portrait livré en pièces éparses et dont rien n'assure qu'il n'en manque pas.... La succession des séquences au présent et des différents flashbacks, n'a pas pour but de lier le tout logiquement, mais au contraire de créer des doutes. Contrairement à un film d'action, où l'on attend sans cesse l'image suivante, le spectateur ici scrute l'écran plan par plan (« Qu'y a -t-il à voir dans cette image ? ») avec le sentiment grandissant qu'il n'y a peut-être rien au-delà des apparences. « Ce qu'il y a de plus profond en l'homme, c'est la peau.» (Paul Valéry)
« Puzzle of a downfall child » a été présenté au festival de San Francisco en 1970. Les critiques américains unanimes l'ont rabaissé avec une formule assassine : « un film de photographe de mode ». Le réalisateur, Jerry Schatzberg était à ce moment un photographe déjà très connu, dont les photos de mode et de célébrités paraissaient dans des magazines tels que Vogue. Les critiques sont venus voir son film avec cet a priori, qui les a aveuglés. Un film de photographe : so what ? (et alors ?). Il se trouve que ce premier film de J. Schatzberg (qui par la suite a réalisé Panique à Needle Park , l'Epouvantail...) est tout simplement bouleversant, sur le fond comme sur la forme.
L'histoire qu'il raconte est ancrée dans le réel : J. Schatzberg avait lui-même enregistré au magnétophone les confidences d'une amie mannequin en crise et ceci résume la trame du film. La personnalité de son amie et les difficultés psychologiques qu'elle traversait ont été scénarisées sous la forme d'un récit éclaté dans lequel souvenirs vrais ou faux se mêlent. L'interprétation de Faye Dunaway ne peut laisser personne indifférent : elle s'était déjà illustrée dans Bonnie and Clyde et sa liaison amoureuse avec Jerry Schatzberg, qui durait depuis deux ans, prit fin avec ce tournage (quand le personnage, Lou, dresse la liste des photographes avec qui elle ne veut plus travailler, on peut lire le nom de Schatzberg écrit de la main de Faye, au-dessus de celui qu'elle ajoute). Dans ce film, elle parait tour à tour (elle ou Lou, son personnage ?) séduisante, agaçante, angoissante, belle, redoutable, pitoyable... narcissique.
Le film a été projeté deux semaines dans un petit cinéma new-yorkais et a failli disparaître dans les oubliettes ; le français Pierre Rissient, qui était présent à la présentation à S.F. et qui était déjà une personne influente a fait ce qu'il fallait pour lui donner une deuxième chance. On peut donc dire que le film est « vraiment » sorti en 1972 à Paris (et il vient de re-naître en 2011 avec la numérisation et l'édition en DVD). Changement total de point de vue des critiques, les uns insistant sur la performance de Faye Dunaway, d'autres soulignant l'intelligence du scénario, ou le brio du montage, ou encore comparant Schatzberg à Bergman , Antonioni, etc...
La forme choisie pour composer ce film (l'intrication subtile de scènes au présent et de flashbacks, la superposition d'une voix off et d'images-souvenirs parfois en décalage ou en opposition) permet au spectateur de s'affronter à la complexité d'une subjectivité d'une manière rarement aussi intense au cinéma... Quelques années auparavant, dans la conclusion de son cours d' « Esthétique et psychologie du cinéma » à l'IDHEC, Jean Mitry espérait pour l'avenir un type de film « brassant les temps et les espaces, le présent et le passé, l'être et le paraître, l'imaginaire et le réel, tenant à la fois du reportage et du récit, du rêve et de l'observation, intégrant la durée, suivant le devenir des êtres ». Le film que vous allez voir est une parfaite réussite de ce pur cinéma résolument moderne.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un puzzle pour exposer tourments intérieurs et déchéance des apparences, 22 février 2012
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (Blu-ray)
NB Voir ci-dessus pour le synopsis, le commentaire de freddiefreejazz (auquel je réponds en partie), et tout en bas de mon commentaire pour ceux qui ne voudraient que l'appréciation de l'édition (excellente) proposée par Carlotta.

Petit prélude personnel : il y a une quinzaine d'années, quand les films de certains cinéastes américains des années 60-70 avaient presque disparu - ni passage dans les salles de répertoire, ni édition vidéo - je faisais tout pour les voir. C'est à cette période que j'ai vu, avant ne qu'ils ressortent dans de bonnes conditions, les premiers films de Terrence Malick - il n'existait même plus de copies vo de Badlands en circulation par exemple - et les premiers films de Jerry Schatzberg. Tandis que Scarecrow / L'Épouvantail (1973), son 3ème film, était encore visible de temps à autre, ce n'était plus le cas de Puzzle of a Downfall Child / Portrait d'une enfant déchue (1970) et The Panic in Needle Park / Panique à Needle Park (1971). Aiguillonné par ce qu'en disaient Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur 50 ans de cinéma américain, je guettais ces films, finis par les voir à l'occasion de séances exceptionnelles, et fus de fait conquis par ces oeuvres à la fois représentatives de leur époque et finalement assez singulières. Comme leur auteur, Jerry Schatzberg, qu'on ne sait jamais trop classer dans le cinéma américain de l'époque, car il a fait souffler le même vent de liberté que bien d'autres des cinéastes de l'époque, qu'on a regroupé sous l'appellation "Nouvel Hollywood", sans pour autant partager énormément de choses avec eux et peut-être surtout sans avoir jamais eu le quart de leur succès commercial. Je reste très admirateur de ces trois films, mais je dois également avouer qu'à revoir Portrait... à une quinzaine d'années de distance, j'ai eu une petite déception. Non pas que j'aie fantasmé le film à la première vision ou que je l'aie idéalisé au-delà du raisonnable par la suite. Mais il est vrai que - pour donner pleinement raison à freddiefreejazz avant de le contredire quelque peu - le goût de Schatzberg pour la psychologie, voire la psychanalyse (je n'irais pas forcément jusqu'à lacanienne quant à moi), alourdit certains passages et affaiblit quelque peu le film... qui reste malgré tout un très bel exemple de l'évolution du cinéma américain au tournant des années 70, et une oeuvre réussie.

Les défenseurs de ce film étaient à l'époque de la sortie essentiellement français. Aux Etats-Unis, le film fut rejeté par la puissante critique new-yorkaise et passa inaperçu. Il fut même remonté, pour un résultat lamentable et qui bien sûr ne changea rien à sa destinée commerciale. Si l'on excepte Tavernier et Coursodon, les deux plus grands soutiens des premiers films de Schatzberg sont convoqués pour cette édition par Carlotta : l'éminence grise du cinéma mondial, notre plus grand découvreur de talents et passeur, Pierre Rissient, qui fut le maître d'oeuvre de la sortie du film en France; le critique Michel Ciment, qui signa quelques années plus tard un livre sur le photographe et cinéaste, Schatzberg de la photo au cinéma. Les uns comme les autres, à commencer par Rissient qui reconnaît bien volontiers qu'en allant voir le film il n'attendait pas grand-chose en raison de la réputation de Schatzberg comme photographe de mode et playboy, insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas du film biographique de photographe de mode que les critiques américains ont stigmatisé. Schatzberg revient sur son travail avec son chef-opérateur Adam Holender, qui certes pour les séances de pose du film adoptait un éclairage proche de celui qu'on utilisait dans la mode, mais qui à côté de cela adaptait son style photographique aux lieux de tournage et aux climats recherchés. C'est en ce sens que Tavernier et Coursodon avancent que la photographie du film est soumise à la mise en scène, à l'inverse de ce qui se passe dans ce qu'on appelle généralement les 'films de photographe', où la photographie phagocyte tout le reste et donne un résultat esthétisant qui passe tout à la même moulinette. D'ailleurs, cela éclate d'autant plus si l'on met côte à côte certains passages - ce que rend tout à fait possible le dvd ou le blu-ray - sans parler de si l'on regarde ce qu'ont fait Holender et Schatzberg dans Panique à Needle Park. Par ailleurs, ce que son film a de biographique est bien sûr dû au fait qu'il connaissait bien le milieu, mais surtout qu'il avait enregistré au magnétophone les confessions d'une de ses modèles, Anne St. Marie, qui à 30 ans avait senti le vent tourner et sombré dans une grave dépression. Cela étant, même touché par le destin de quelqu'un qu'il connaissait, Schatzberg entend bien qu'on considère son film comme une fiction : "Au final, le scénario se compose de 85% de fiction et 15% de la vie d'Anne St. Marie. Même ces 15% ont été élaborés uniquement à partir d'indices qu'elle a donnés. Sa vie était différente de celle de Lou Andreas Sand : elle était mariée et avait des enfants par exemple." Ni 'film de photographe' au sens où Schatzberg aurait appliqué son style photographique ou figerait indûment la matière - il y a des moments plus figés dans le film, mais ils alternent avec d'autres, aucun systématisme n'ayant présidé au tournage - ni plate confession biographique, le film bénéficie de l'interaction de la structure adoptée et des choix de mise en scène. En aucun cas je ne peux conclure comme le fait freddiefreejazz, pour le dire plus rapidement, que la forme serait d'une manière ou d'une autre dissociée du fond.

Si le film avait été linéaire, sur le schéma bien répertorié de l'ascension et de la chute d'un personnage qui connaît le succès puis la déchéance, il aurait été d'un intérêt très limité. Schatzberg a bien dû le sentir, la fragmentation du récit lui permettant non seulement de faire état d'un tourment intérieur mais également de remettre en question à la fois ce qui est dit et montré. Plus que d'un 'portrait', il s'agit bien comme l'annonce le titre original d'un 'puzzle'. Le portrait est-il complet lorsque le puzzle a été complété? Pas vraiment. Au-delà des blancs qui sont fort heureusement laissés ici et là, les décalages créés par le montage image et le montage son montrent bien qu'il s'agit de ne pas être dupe, non seulement des propos du personnage qui voit midi à sa porte et se contredit plus souvent qu'à son tour, mais aussi plus généralement des apparences. La forme n'est donc pas extérieure, et comme l'assure Ciment dans son livre, "chaque solution plastique ou de montage frappe par sa sobriété et sa rigueur". Là où le bât blesse, ce ne sont à mon sens pas les choix de structure ou les choix stylistiques - ni même les choix chromatiques, comme par exemple le blanc pour les scènes à l'hôpital psychiatrique, que je ne qualifierais de toute façon pas, pour ma part, de voyeuristes. Mais bien le côté effectivement un peu scolaire avec lequel Schatzberg et Adrian Joyce au scénario explorent les gouffres dans lesquels tombe Lou Andreas Sand. Si la structure permet de créer l'intérêt, mais aussi une certaine complexité dans le rapport qui se construit entre le personnage et le spectateur, certaines scènes semblent à l'inverse un peu longues et convenues pour rendre compte de la déchéance du personnage. Ainsi des scènes allant de son 'mariage' à l'internement, qui plombent quelque peu le film, au même titre que certaines des clés de lecture du comportement ou de la psychologie du personnage. D'ailleurs, je comprends mal comment freddiefreejazz peut regretter cet alourdissement (qui a franchement gâté nombre de films américains à partir des années 50, beaucoup plus que celui-ci à mon sens) et comparer ce film à ceux de Bresson, dont on sait à quel point ils étaient anti-psychologiques, les 'modèles' bressoniens étant bien loin du jeu d'une Faye Dunaway. Pour le reste, la façon dont le film expose une société ayant le culte des apparences et de la nouveauté à tout prix n'a de toute évidence pas tellement vieilli. Quant à l'interprétation de Faye Dunaway, en pleine gloire à l'époque, elle sera de toute évidence appréciée diversement, selon qu'on accepte que le jeu d'acteur sente un peu l'artifice ou pas. Non que son engagement ne soit pas réel, il l'est, et il n'y a guère que dans L'arrangement d'Elia Kazan qu'elle se soit autant exposée, mais il me semble patent qu'à certains moments son jeu sent quelque peu l'effort. Ce qui n'est pas plus gênant que cela, étant donné l'instabilité de plus en plus marquée du personnage, et la façon qu'a l'actrice de faire à tout moment affleurer la névrose sous l'apparente assurance.

Par ailleurs, si je pense comme le dit freddiefreejazz que les films sont très différents et qu'ils n'ont à vrai dire que peu à voir si ce n'est le personnage féminin troublé et le rapport névrotique qu'il entretient avec sa féminité (ou l'image qu'on on en donne ou la façon dont on s'en sert), je lui sais gré de mentionner Lilith. C'est un film que j'aime énormément, et je désespère qu'il reste si méconnu. Merci à lui de me redonner l'occasion de le recommander chaudement (on peut se reporter au commentaire que j'ai consacré à l'édition anglaise, qui comprend des sous-titres français).

Si l'on a envie de voir les (souvent belles) photos de Schatzberg avant son passage au cinéma, il convient à mon sens de se procurer cet ouvrage-ci plutôt que les autres : Women Then: Photographs 1954-1969.

NOTES SUR L'EDITION CARLOTTA

Carlotta sort le film en dvd et en blu-ray. J'ai été agréablement surpris par leurs éditions, car les défauts de la copie qu'ils avaient distribuée en salle cet été ont été atténués. D'une part, à part quelques ondulations pendant les scènes à l'hôpital, le master est dans l'ensemble plus net. D'autre part, la plupart des idioties que l'on trouvait dans la traduction ont été corrigées (contresens, traduction de certains mots en dépit du bon sens). Image et son sont donc de très bonne qualité, pour le dvd comme pour le blu-ray. Le master du dvd est un peu plus granuleux, mais restitue déjà très bien la photo et les couleurs. Le master HD accentue peut-être encore un peu plus la froideur clinique de certaines scènes, mais est d'une belle clarté et ne trahit rien. La richesse de la bande-son est bien restituée dans les deux cas, mais attention pour les amateurs de son HD, le son DTS-HD Master Audio n'est que 1.0. Et surtout, il faut considérer pour ceux que cela gêne qu'il n'y a qu'une VOSTF et que les sous-titres ne sont pas amovibles.

Les suppléments, les mêmes pour le dvd et le blu-ray, sont particulièrement adéquats, car ils permettent de remettre Schatzberg et ses premiers films dans leur contexte. Pierre Rissient revient sur sa découverte du film et la façon dont il l'a imposé d'une part, dont il a fini par s'imposer d'autre part (13'). Il demande à la fin à ce que l'on "se méfie de ses paresses intellectuelles", ce en quoi je le suis tout à fait. Michel Ciment prend en charge l'entretien avec Jerry Schatzberg, qu'il a déjà beaucoup rencontré. Sa longueur, inhabituelle (51'), permet à Schatzberg non seulement d'éclairer les racines de son film et les circonstances de sa sortie, mais également de revenir aussi bien sur la conception d'ensemble que sur des détails. Chemin faisant, il donne des exemples de ce qui fait qu'il a toujours été un peu à part dans le cinéma américain, y compris dans les années 70.

Une très belle sortie, à ne pas rater. Ne pas hésiter à compléter par ses films suivants : Panique à Needle Park et L'Épouvantail. Espérons une nouvelle édition d'un de ses beaux films ultérieurs, Reunion / L'Ami retrouvé, celle qui est déjà sortie en dvd étant en tout point calamiteuse et particulièrement déconseillée.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre oublié., 28 février 2012
Par 
Shan - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
Le film raconte la vie d'une jeune femme mannequin qui a réellement existée, son ascension et sa descente aux enfers racontée par l'heroine qui vit seule isolée du monde à un ami photographe. C'est justement un photographe de mode qui passe derriere la camera Jerry Schatzberg pour evoquer le milieu qu'il connait, une passionnante interview du cineaste de 50 minutes en bonus pour nous donner un autre eclairage sur ce film, et sa mauvaise reception. 40 ans plus tard, les eloges se multiplient sur cet authentique chef d'oeuvre sorti de l'oubli, film simple, beau, touchant, profond, austere, photo splendide, et Faye Dunaway dans un role at un film aussi important que Bonnie and Clyde et Chinatown, une sortie en DVD pour un chef d'oeuvre rare et sombre.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mieux vaut se confier à un magnétophone plutôt qu'à un psychiatre : ça coûte moins cher et c'est plus efficace., 13 février 2013
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
Dans l'excellente interview de 50 minutes qui accompagne le DVD (celui-ci uniquement en vo. sous-titrée, ce qui ne plaira pas à tout le monde!) Jerry Schatzberg explique très bien la génèse de son film, qui est bien un PUZZLE et non pas un PORTRAIT, comme le laisse entendre le titre français. Inutile donc de revenir là-dessus.
Le réalisateur a la pudeur de ne pas insister sur les relations scabreuses de son héroïne, relations notamment avec un homme âgé alors qu'elle n'avait que 14-15 ans. Le sujet, prétexte sans-doute à sa future dépression, ne sera qu'effleuré. Mais même dans cette scène, on ne voit pas "l'enfant Lou Andreas" mais la femme, ce qui ne fait qu'accentuer la confusion entre la réalité et le mensonge qui sont révélés par Lou à son ancien photographe et ami, qui est venu la voir et enregistrer son histoire dans l'éventualité d'en faire un film.
Schatzberg, photographe de mode avant d'être réalisateur, nous emmène sans fausse note dans cet univers particulier qui ne fait que confirmer la précarité de la célébrité. Mais ce problème de la longétivité peut aussi bien s'appliquer dans un tout autre domaine : le sport, par exemple, où les yeux sont toujours fixés sur la super-vedette qui saura susciter l'intérêt uniquement le temps qu'elle accumulera les performances.
Schatzberg joue parfaitement avec les couleurs : le maquillage éclatant de la star dans ses moments de gloire, la souffrance sans fards dans la blancheur de l'hopital psychiatrique pendant la dépression, et le retour à la "normalité" dans l'ambiance douce-amère de la maison au bord de la mer où elle dévoile ses confidences à son ami Aaron. Faye Dunaway (qui fut la compagne de Schatzberg avant le film) montre toutes les facettes de sa vulnérabilité, de ses doutes, sans arriver à vraiment les expliquer, comme s'il y avait un voile entre elle et ce qu'elle ne peut pas révéler et, dans ces cas-là, elle préfère avoir recours au mensonge, comme dans cette scène superbe où elle se prépare à épouser Mark (un publicitaire joué par le beau Roy Scheider) et où on la voit en robe blanche, alors que 5 minutes après elle réapparait pour le mariage, mais cette fois-ci dans la même robe, mais en noir, montrant ainsi son refus à cette union qui ne se fera pas.
L'intérêt du film est justement de nous proposer un puzzle, tout en ne nous donnant pas toutes les pièces qui pourraient nous permettre de résoudre facilement sa reconstruction. A nous de deviner dans quelle scène se trouvent les pièces manquantes...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Faye Dunaway en détresse, 31 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
grande actrice pour une histoire triste. Dégringolade du modèle mal traité derrière le beau miroir. Beaucoup d'amertume qui s'enfonce dans un inconnu encore plus redoutable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Comédie dramatique ou biopic romancé ?, 27 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (Blu-ray)
Avertissement : j'adore Faye Dunaway, ce qui altère sans doute mon objectivité, mais ce film inclassable m'a scotché. Superbement interprété mais surtout intelligemment scénarisé et filmé, c'est le genre de film dont on se souvient car il provoque de l'émotion. L'édition BluRay offre une qualité image et son de toute beauté. Un film que je ne connaissais pas et que sa sortie en vidéo m'a permis de découvrir. Un coup de chance.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Faye Dunaway forever, 15 juillet 2013
Par 
le dernier carré - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
La déchéance d’un mannequin pourrait sembler un sujet superficiel. Sous la férule de Jerry Schatzberg et avec Faye Dunaway devant la caméra, le film s’avère passionnant. Tourné en 1970, et contrairement à d’autres films marquants des seventies, Portrait d’une enfant déchue n’a pas pris une ride, ni dans sa forme ni dans son contenu.

De bout en bout, Faye Dunaway est magnifique, tour à tour farouche, fragile, séductrice, sophistiquée, constamment versatile, une personnalité et une aura qui imprègnent la pellicule. Une reine. L’égale d’une Marlene Dietrich. Son interprétation est intense et, tous comptes fait, touchante.

Rien que pour ce film, pour ce rôle inoubliable, Faye Dunaway – qui a eu une carrière somme toute relativement brève (en haut de l'affiche entre 1967 et 1981 avant un bref retour dans Barfly en 1987) - a sa place dans le panthéon des comédiennes.

A noter également, en supplément, un entretien long, détaillé et très intéressant avec le réalisateur (par Michel Ciment, le patron de l’incontournable Positif).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 lacanien..., 21 janvier 2012
Par 
oiseau de nuit (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
Un peu à la manière de l'excellent Darling de John Schlesinger, tourné cinq ans plus tôt et qui narrait la vie d'un "top modèle" (Julie Chrisite en était alors la vedette principale, partageant l'affiche avec le magnifique Dick Bogarde), "Portrait of a Downfall Child" a pour cadre le milieu du mannequinat. Si le film de Schlesinger était très réussi et se faisait l'écho admirable des années 60, celui de Jerry Schatzberg accentue davantage l'ambivalence et le malaise de la société d'alors. Nous rentrons dans les années 70 avec son lot d'inquiétudes (guerre du Vietnam, terrorisme, consommation effrénée). Lou Andreas Sand (campée par Faye Dunaway) s'est isolée dans une maison au bord de l'océan où elle tente de s'isoler. De ce monde cruel, elle n'en peut plus. Elle n'en peut plus de vivre... Se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt (interprété par Barry Primus). Tous deux vont tenter de faire le point sur la vie... et le passé de la mannequin. Vu d'abord en salles il y a quelques mois (à l'Utopia de Toulouse), j'ai été frappé par la plastique du film... Ou pour le dire autrement, par son esthétique. A ce niveau-là, le film est à la fois simple et beau. Mieux: d'une maîtrise qui laisse pantois. Qui s'en étonnerait? Jerry Schatzberg (né en 1925) fut d'abord photographe de mode avant d'être cinéaste. Et "Puzzle of a Downfall child" est son premier long métrage. Saluons donc l'initiative de Carlotta de sortir un tel fleuron du cinéma indépendant. D'une maîtrise confondante, la photographie y est vraiment exceptionnelle. Si l'on considère que le cinéma, c'est d'abord une expérience visuelle, alors il ne faudra surtout pas manquer la sortie de ce dvd.

S'inscrivant dans la fameuse trilogie du cinéaste (The Panic in Needle Park en 1971 et Scarecrow en 1973, deux films ayant pour vedette Al Pacino...), Puzzle of a Downfall Child, sorti en salles en 1970, est une oeuvre déroutante... Mes réserves se situent au niveau du message lacanien, parfois insupportable, sans parler de la séquence de l'internement dans un asile psychiatrique (scène quasiment voyeuriste).. Malgré ces réserves, le résultat global est plutôt irréprochable. Seulement, le choix psychanalytique du cinéaste (choix légitime, d'autres avanceraient peut-être que c'est un choix qui relève de la prise de risque...), ce choix par exemple de tourner dans un blanc aveuglant (en tout cas pour la scène de l'internement...) ne m'a pas tout à fait convaincu (l'effet de style pour l'effet de style). Appréciation hâtive de ma part, peut-être, mais je ne classerai pas non plus ce film comme l'on fait quelques magazines américains de l'époque, dans la catégorie "film de photographe de mode". Loin de là. Car l'héroïne a un passé, une histoire, un vécu (sur lequel j'ai certes eu du mal à accrocher...). Le talent de Faye Dunaway est indéniable, elle parvient à nous rendre son personnage attachant. Au fil du film, l'on voit bien son problème (séparation et enfance malheureuses). Comme le cinéaste, elle aussi vient du milieu de la mode. Oeuvre autobiographique donc, "Puzzle of a Downfall Child" est plus qu'un film de photographe de mode: le cinéaste essaie de comprendre, d'analyser les affres de son héroïne, et de percer le mystère d'un mannequin qui est au bout du rouleau... Les flashbacks fort réussis sont là pour revenir sur son passé.

Alors pourquoi seulement trois étoiles? Et bien, comme je le disais plus haut, l'oeuvre m'apparaît profondément austère (un regard à la Ingmar Bergman - que j'aime beaucoup au demeurant - ou à la Robert Bresson ou encore à la manière du dernier Haneke, "Le Rubanc Blanc"...). Je ne remets pas totalement en cause la qualité des dialogues, mais pour moi, ça manque de respiration et de silence. D'où une impression de lourdeur. Le côté psychanalytique est pesant, voire lourdingue... Mais l'intérêt, c'est bien sûr le témoignage d'une époque révolue: la fin des années 60 et cette tendance aux travaux de grands psychiatres et psychologues. Je peux me tromper, mais la psychanalyse depuis un certain temps n'a plus droit de cité... même Woody Allen a délaissé cet aspect-là dans ses films... George Steiner avait plus d'une fois, lui-aussi, déclaré que la psychanalyse était un luxe qu'on ne trouvait qu'à Paris et à New-York... Je ne parlerai pas de Michel Onfray qui est depuis passé par là...). Aucun doute là-dessus: en regardant "Puzzle of Downfall Child", les fanatiques de Lacan s'y retrouveront... Par contre, je ne suis pas totalement d'accord avec Jean Pierre Coussodon et Bertrand Tavernier (qui défendent admirablement ce film...) quand ils affirment dans "50 ans de cinéma américain" que la photographie d'Adam Hollander est entièrement soumise à la mise en scène. Pour moi, c'est plutôt le contraire. C'est plutôt la mise en scène (psychanalytique et autobiographique) qui est ici prétexte à la qualité photographique... Ce qui laisse par ailleurs une grande liberté au réalisateur. Liberté dans le montage, liberté dans les flashbacks. Au final, l'on a là un très beau film (photographie exemplaire), mais qui pourra en rebuter plus d'un ou laisser des sentiments mitigés (j'en fais partie) pour ce qui est du message. Un film âpre et dur donc, que l'on pourra rapprocher de Vol au-dessus d'un Nid de Coucou de Milos Forman ou encore de l'admirable Lilith de Robert Rossen. Certes ces trois oeuvres ne sont pas tout à fait comparables, mais pour qui s'intéresse au phénomène psychiatrique, l'on ne manquera pas de visionner chacune de ces oeuvres...

__________________________________________________________________________
Pour les bonus, on nous annonce sur le site: . Un nouveau master restauré HD. Deux documentaires, dont un entretien avec Jerry Schatzberg qui revient sur sa première oeuvre cinématographique au gré de nombreux souvenirs personnels... Sans oublier la bande annonce de 2011.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un puzzle difficile., 19 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
"Portrait d'une enfant déchue", de Jerry Schatzberg, met en scène l'interview d'une ex-mannequin qui a quitté le métier (ou que le métier a quitté) à la suite d'une grande dépression nerveuse.
Ce film, qui traite du milieu "éphémère" et factice de l'image de mode, du métier de mannequin, laisse un goût doux-amer. Doux par la beauté de la mise en scène, des décors et des personnages. Amer par le sujet traité. Devenue star, la mannequin est rapidement détrônée par une autre "star"...
La construction en puzzle du film, qui peut désorienter le spectateur, est en fait une retranscription de la dés-orientation, de la perte de repères de "l'héroïne"...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Souvenirs d'une icône brisée au bord de la mer, 1 juin 2012
Par 
Jack Leron (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] (DVD)
Connaissez-vous Lou Andreas Sand ? C''était un mannequin célèbre, adulé, choyé, préféré, recherché par les plus grands photographes. Sa beauté stupéfiante s''étalait sur les couvertures des plus prestigieux magazines. Tout lui était promis, tout lui était dû. Et puis la pression de ce succès hors normes s''est faite de plus en plus pesante, insupportable. La dépression a suivi, les médicaments, l''internement pendant un temps. Recluse dans une maison au bord de la mer, près de New York, Lou essaie de se souvenir de son passé brillant et de sa chute, à la demande d''Aaron, photographe et ami, ancien amant, qui aimerait faire un film sur elle.
Sur cette base de scénario (une histoire vraie arrivée à l''une de ses amies, Anne St. Marie), Jerry Schatzberg nous offre un film magnifique. Le fait qu''il était un photographe de mode célèbre à l''époque, avant de devenir réalisateur, et que Faye Dunaway avait eu une liaison avec lui et sans doute l'occasion d'approcher ce milieu, contribuent à la force et à la vérité de « Portrait d''une enfant déchue ». Ils savaient tous les deux de quoi ils parlaient, et le résultat est un captivant portrait de femme à travers le prisme de la mode, univers à la fois sublime et factice, exprimé par Faye avec justesse et subtilité.
Dans la maison près de la mer, Lou se raconte devant Aaron et un magnétophone qui tourne, et on revit son passé en images et en sons : le succès, les excès, la chute. La réalité se mêle à la fiction, à l''imagination, au fantasme. Faye Dunaway est présente pratiquement dans chaque scène, et l''on est fasciné par son talent et sa beauté ; les autres personnages ne font que passer. La photographie est magnifique, le récit se déroule comme une tragédie à facettes, avec des scènes qui vous restent longtemps devant les yeux après avoir vu le film.
J''utilise rarement le mot chef-d''œuvre dans mes commentaires, je ne cède pas à l''inflation des mots. Mais ici, ce terme est justifié. Il faut voir et revoir ce film, que vous trouverez peut-être un peu lent par moment, comparé à la narration frénétique de la plupart des films aujourd'hui. Prenez votre temps pour le savourer, avec cette magnifique édition restaurée que nous offre Carlotta : image superbe, son impeccable, V.O. sous-titrée, sans version doublée, ce qui aurait été un crime. Merci Carlotta.
P.S. En bonus, un entretien de Pierre Rissient, qui fit découvrir le film en France, et une interview de 51 mn de Jerry Schatzberg par Michel Ciment (Positif), qui jette un éclairage extrêmement intéressant sur le film. Un regret : que Faye Dunaway n'ait pas été elle aussi interviewée.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


‹ Précédent | 1 2 | Suivant ›
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector]
Portrait d'une enfant déchue [Édition Collector] de Jerry Schatzberg (Blu-ray - 2012)
EUR 18,70
En stock
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit