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Charlotte Rampling assuma parfaitement le scandale que ce film provoqua à sa sortie. Contrairement à Liliana Cavani qui ne réalisa que quelques films après celui-ci (j'aimerais bien que ressorte "La peau" en DVD avec Marcello Mastroianni) mais que l'on retrouve récemment dans la mise en scène de "Macbeth" avec Leo Nucci, Rampling "persista et signa" dans des rôles tout aussi équivoques, jusqu'à la nudité frontale dans "Swimming pool" de François Ozon, c'est dire si cette comédienne a prouvé son engagement pour des oeuvres très fortes et très personnelles ("Les damnés" où elle a un petit rôle, mais aussi "la chair de l'orchidée" de Patrice Chéreau...). "Portier de nuit" est un film "maudit" en France, puisqu'on ne peut pas l'obtenir en version sous-titrée français, ce qui est un comble! Autre partenaire exceptionnel : Dirk Bogarde, qui maîtrise parfaitement, sous son aspect glacial, tous les tourments d'un homme qui a connu l'enfer et qui préfère y retourner plutôt que de sombrer dans la banalité du remord.
Alors? Cavani-Rampling-Bogarde, un trio sans concession, dans une histoire sans concession, comme on ne les aime pas aujourd'hui.
Ce qui est amusant, c'est que Bogarde, à la fin de sa carrière, vint tourner en France (avec Tavernier, notamment), et que Rampling est considérée comme une actrice "française" au même titre qu'une Deneuve ou une Huppert, ce qui n'est pas le moindre des compliments...
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le 19 novembre 2011
Une approche non conventionnelle de l'Histoire à travers la petite histoire d'une relation homme/femme. Un film qui dérange à rapprocher de Kapo de Pontecorvo. Aujourd'hui ou les bien-pensants avec le politiquement correct dominent la culture de l'image, probablement que de tels films ne pourraient plus être aussi aisément produits. Pour la génération qui ne le connaît pas : à découvrir, pour les autres qui comme moi l'avaient vu il y a très longtemps : à re-découvrir.
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Des bretelles à même la peau, sur un corps maigre de femme à moitié nu, surmonté d'une casquette d'officier SS, c'est l'affiche du film qui a fait le tour du monde et bouleversé les « braves gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ». Cet « obscur objet du scandale », cette histoire incroyable, impossible a provoqué alors de virulentes réactions de par la planète entière et, apparemment, n'a pas fini de choquer...

Or pour pouvoir comprendre les choses, il faut en connaître, ne serait-ce qu'un tout petit peu, l'histoire...

Liliana Cavani est née en 1937 et a commencé de travailler pour la télévision italienne en 1961 comme réalisatrice de documentaires sur la seconde guerre mondiale (elle a par exemple été la première à tourner une histoire du III° Reich entre 1962 et 1963 qui reste comme la première œuvre télévisée critique du nazisme ; elle s'est également intéressée à Pétain et à Staline).

En 1965, elle a réalisé un documentaire sur les femmes dans la résistance -qui figure en bonus sur cette nouvelle édition du film en 2 DVD pour cette raison-là et pas pour en quelque sorte donner une caution positive à un film écœurant- et à cette occasion, elle a interviewé des femmes qui étaient passées par les camps de concentration. Or, l'une de ces femmes lui a révélée qu'elle se rendait chaque été depuis la fin de la guerre en vacances à Dachau, où elle avait été internée...

Et comme Liliana Cavani est une femme intelligente et curieuse, elle a voulu explorer cette zone d'ombre (car les êtres humains baignent plus souvent dans les zones d'ombre que dans le strict noir ou blanc et que ce sont justement ces zones d'ombre qui font nos particularités) et c'est donc de cette rencontre et de ce témoignage qu'est né 'Portier de nuit' (1974), une œuvre originale et forte, qui a surpris et peut déranger, ne s'adresse qu'à public TRES averti, mais surtout constitue une brûlante illustration d'un amour pas comme les autres.

L'action du film est située dans la Vienne défraîchie de 1957 juste après que les troupes soviétiques aient quitté la ville et que la vie ait repris comme si de rien n'avait été dans cette ville.

L'immense Dirk Bogarde-Max (1921-1999, 'Le cavalier noir', 'The servant' qui traitait déjà d'un renversement complet des rôles, 'Accident', 'Les damnés', 'Mort à Venise', 'Providence', 'Despair', 'Daddy Nostalgie'), 53 ans alors, est le portier de nuit d'un grand hôtel viennois, l'hôtel de l'Opéra, dans lequel vivent et/ou se rencontrent régulièrement quelques anciennes 'gloires' du nazisme. De temps en temps, ces hommes traquables organisent le procès fictif de l'un d'entre eux afin de pouvoir identifier toute éventuelle preuve, voire témoin de leurs exactions antérieures dans le but évidemment d'éliminer les traces de celles-ci. Or, c'est justement au moment où doit se tenir le 'procès' de Max (quelques années plus tard Charlotte Rampling jouera dans un film qui fit lui aussi scandale, et dont le titre est curieusement justement... 'Max mon amour'), que s'installent dans l'hôtel un célèbre chef d'orchestre américain et son épouse, la secrète et tragique Lucia (l'incandescente Charlotte Rampling donc, 28 ans à ce moment-là, elle avait déjà joué dans 'Les damnés' de Visconti en 69 avec le même Dirk Bogarde, et dans ces années-là dans 'Giordano Bruno', 'Zardoz', 'La chair de l'orchidée', 'Adieu ma jolie', 'On ne meurt que deux fois' et 'Angel Heart'). Or Max et Lucia se sont connus pendant la guerre dans un camp de concentration et se souviennent : Max, un officier SS, s'était fait passer pour un médecin et menait des études photographiques dont elle fut plus particulièrement l'objet, leur relation de bourreau à victime ayant fini par évoluer et se transformer, un amour sadomasochiste s'étant développé entre eux entre-temps, et ce jusqu'à inverser les rôles, la victime ayant fini par avoir du pouvoir sur son bourreau. Le problème, c'est qu'elle a également été reconnue par un enquêteur qui travaille pour le groupe d'anciens nazis...

Alors que tout semblait perdu pour Max, qui vivait comme une taupe dans ce vieil hôtel aux recoins tellement sombres de l'après-guerre, et que tout semblait écrit pour sa si chère 'petite fille' Lucia (mari célèbre et riche, enfants à venir, belle vie de grande bourgeoise aisée et insouciante), ils vont tous deux s'aimer à nouveau, comme si le temps qui s'est écoulé depuis leur première rencontre n'avait jamais existé, leur passé et leur présent s'entremêlant comme les fils de l'écheveau ne le font pas ; s'aimer quand même, envers et contre tout et tous, jusqu'au bout de leur nuit, avec toute l'intensité d'une passion dévorante : il n'y a pas de remède à l'amour fou, aucune guérison n'est envisageable...

Avec aussi Philippe Leroy-Klaus, qui, bien que français, a surtout fait carrière en Italie (c'est le père de la comédienne Philippine Leroy-Beaulieu), et les italiens Gabriele Ferzetti-Hans, Isa Miranda-la Comtesse (qui, inversement, a beaucoup tourné en France) et Amedeo Amadio-le danseur (autre sublime fantôme du film : ces gens ont existé, mais n'existent plus vraiment, si ce n'est dans le souvenir les uns des autres).

Alors, ce film est-il respectable ? Certainement pas : 'Portier de nuit', c'est de la braise, qui suit et précède un feu qui ne s'éteindra plus... Mais qui peut juger ? Le juif chantant Leonard Cohen a écrit une fois : « There must be a crack : that's how the light gets in ! ». Et si vous vous faisiez votre propre avis, « loin de la foule déchaînée » ?

A noter : dans l'une des scènes du long-métrage, Charlotte Rampling chante en allemand (un très bon allemand avec seulement une légère pointe d'accent) en nouvel ange, sinon bleu, du moins trouble, la chanson de Friedrich Holländer : 'Wenn ich mir was wünschen dürfte'...

A noter également : les italiens étaient alors les maîtres du film à scandale avec 'Le dernier tango à Paris' de Bernardo Bertolucci en 72, 'La grande bouffe' de Marco Ferreri en 73 ou 'Caligula' de Tinto Brass en 79...

A noter enfin : les Américains, qui ont si mal accueilli le film, avaient quand même eux-mêmes lancé en 1969 un sous-genre autrement plus discutable avec 'Camp spécial n°7', qui fut très vite suivi de 'Ilse, la louve des SS' et de bien d'autres, des films qu'il ne serait probablement même plus possible de réaliser aujourd'hui, mais qui ont trouvé leur public à ce moment-là et qui eurent le très mauvais goût que d'associer les notions de camps de concentration et d'érotisme (ce qui n'est en rien le cas de 'Portier de nuit', qui est tout sauf un film érotique)...
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le 7 février 2005
Plus jamais cela....La déportation, l'extermination d'êtres humains par dizaines de milliers ont fait l'objet de moult films, documentaires et surtout livres abordant toutes sortes de sujets, trés précis pour certains. Enfin,un film qui "ose" montrer les rapports sado-masochistes qui ont pu exister entre un bourreau et l'une de ses victimes. Ce thême n'a pas souvent été évoqué et ce film à le cran, le courage de montrer cette "complicité" plus que malsaine. D'autre part il n'y a aucune mièvrerie concernant la vie d'un camp, s'agissant aussi bien des internés que des S.S et autres nazis, d'où la crudité et l'horreur face à certaines scènes. C'est un film rare!
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le 8 avril 2004
Pour tenter de comprendre les relations qui pouvaient être nouées
dans l'horreur des camps, pour les cachés d'après-guerre, honteux ou pas, leurs réseaux, leur chantage, leur peur d'être démasqués, les points de non-retour...
Pour Charlotte Rampling, sublimissime (son premier rôle?),Dirk Bogarde digne des Losey et des Visconti...
Pour ne jamais oublier
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le 23 avril 2009
Juste une petite précision....
Il est indiqué que ce film (cette édition) contient les langues suivantes.....Anglais ET Italien..!!!!
Absolument pas...!!!!!!....cette édition ne comporte QUE la version Anglaise...!...
Donc....pour ceux qui ne comprennent pas forcément l'Anglais....risque d'y avoir un petit problème....
Sinon.....quand au film......UN GRAND FILM.....!
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 26 janvier 2012
N'est pas Pocahontas qui veut! En prenant la situation la plus inimaginable possible pour une relation amoureuse, le film a choqué (et choquera encore). Et pourtant... Pourquoi deux êtres ne pourraient-ils pas s'aimer bien que la bienséance nous indiquerait tout le contraire? Ce qui est le plus choquant, finalement, c'est que leur relation existe par, dans tous les sens du terme, leur rencontre en camp! Ils se retrouvent ensuite et c'est ce moment de leur vie commune qu'ils recherchent, comme une incroyable version du "bon vieux temps". Sans prendre parti, et sans aucun manichéisme, la réalisatrice nous livre, avec maestria, un excellent film intelligent et sensible. Elle laisse tranquillement l'histoire s'installer, sous des couleurs ternes et maladives, toutes en -âtres, jaune pisseux et blanc spermique, maladives, qui toucheront petit à petit les deux protagonistes. Génie du casting, Charlotte Rampling, avec son physique atypique et mystérieux, est parfaite dans le rôle, et Dirk Bogarde est génialissime, jusqu'au moindre froncement de sourcil, en dégageant toutes les subtilités, nuances et paradoxes de son personnage. La scène finale est magnifique et symbolise tout le film: l'être humain est capable et du plus bel amour et de la plus abominable horreur, et ce, en même temps. Tout le monde a les deux. Très bon film, courageux et puissant.
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le 11 décembre 2012
Oui, il fallait osé avoir l'idée de ce film, le tourner, s'entourer d'acteurs excellents et charismatiques, et en plus en étant "femme". Mais quel résultat ! Un film envoûtant, à peine dérangeant à mes yeux, juste différent, un bouffée d'air dans la politiquement correct actuel, qui ne toléré pas la moindre transgression aux règles du sacro-saint bien versus mal.
Ici le bourreau devient en même temps l'amoureux, et la victime se prend à le désirer, à l'aimer même. Eh oui, car il n’est pas seulement question d'une union "clandestine" et sadomasochiste dans l'univers des camps de la mort dont on connait les horreurs, mais aussi de passion, si obsédante qu'elle se prolonge dans le temps, jusqu'à ce que les protagonistes se retrouvent... pour de grandes minutes de cinéma.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 2 septembre 2011
J'avais vu ce film de 1974, réalisé par Liliana Cavani, dans le début des années 80 ; il m'avait beaucoup troublée. Le revoyant trente ans plus tard, je réalise que j'avais alors senti que c'était un grand film, et que les années n'y ont pas changé grand chose. L'histoire est dérangeante autant que captivante. On se surprend à comprendre l'ambiguité des sentiments et des désirs.

Le scénario : à Vienne en Autriche en 1957, Maximilian est portier de nuit dans un hôtel hébergeant des anciens nazis. Lucia accompagnant son mari, chef d'orchestre, loge dans cet hôtel. Maximilian reconnaît en elle une ancienne déportée qui était sa maîtresse. Lucia se trouve attirée par son ancien bourreau et redevient la maîtresse de Maximilian. Mais ils sont traqués par d'anciens nazis qui tentent de faire oublier leur passé.

On sent combien il pouvait être facile de glisser sans subtilité ni brio dans ce sujet vaguement macabre et qui plonge dans le sadisme, le masochisme et la perversité. Mais, mais... ce n'est pas le cas. L'interprétation est très maîtrisée ; la jeune Charlotte Rampling, en victime fascinée et consentante, amoureuse de son ex bourreau, commençait ce qu'elle a fort souvent répété : jouer des rôles difficiles, crus et peu conventionnels. Dirk Bogarde est magnifiquement sombre. La mise en scène est très fine, très soignée, et mêle adroitement flash-backs et retours au présent. Ces deux êtres semblent ne pas pouvoir s'affranchir de leurs fantasmes qu'ils poussent au-delà de toute limite, jusqu'au bout.

Un film sombre, dur, mais passionnant.
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Ce DVD est à posséder.
Possédé comme l'est le duo Rampling/ Bogarde.
Il n'y a qu'eux... je ne vois qu"eux... s'il ne devait en rester qu'un, qu'un seul film sur Terre.
L'amour, l'addiction, le jeu, la confiance, la trahison... un condensé du pire et du meilleur de la nature humaine: des extra-terrestres verraient ce joyau, il leur serait difficile de saisir l'ampleur des dégâts que peut occasionner pareille passion. J'y vois du génie, du beau, malgré... chut... je ne dis plus rien...
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