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4,3 sur 5 étoiles
Kathleen Ferrier : The Complete EMI Recordings
Format: CDModifier
Prix:9,99 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium
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10 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 12 septembre 2012
Bien sûr, il n'y a ici « que » 3 CDs, et c'est chez Decca qu'on trouvera la majeure partie du legs de Kathleen Ferrier – notamment des Brahms (les 4 Chants Sérieux, la Rapsodie pour contralto), Schumann (L'amour et la Vie d'une Femme), et Mahler encore (Le Chant de la Terre), absolument inapprochables. De toute façon, rien de ce qu'a enregistré ce météore n'est négligeable, tous les mélomanes ont déjà tout, parce que personne ne peut l'avoir écoutée une seule fois sans vouloir à tout prix TOUT connaître et TOUT entendre de ce qu'elle nous a laissé. Il vous faudra donc aussi, inévitablement, acquérir les enregistrements Decca... mais le moyen de ne pas se vouloir chaque jour bouleversé par la beauté ?
La raison en est simple : indépendamment du tragique de son destin, c'est sa voix elle-même qui porte en elle cet assentiment rayonnant et apaisé, surhumain vraiment, à la souffrance et à la mort – assentiment non pas stoïcien (on n'imagine pas un Stoïcien chaleureux...), mais, au choix, de Christ au Jardin des Oliviers, ou de surhomme nietzschéen : consentement global et aimant à la finitude et au temps, qui nous tuent et nous constituent à la fois, d'un seul et même élan.
Ainsi y a-t-il, dans le grain même de cette voix, à chaque instant, des sanglots en MEME TEMPS exactement qu'une joie presque incompréhensible d'exister : un vibrato qui est celui de la douleur lancinante en même temps que celui de la palpitation vitale.
Je ne vois pas d'autre façon de la caractériser : un rai de lumière à travers les larmes, le soleil à travers un voile ou une buée de larmes. Les deux. Au même moment. Et à tout instant. Mort ET vie mêlées, souffrance ET bonheur, Crucifixion ET Résurrection (comme si elles se produisaient non pas successivement, mais simultanément). Cette voix, vraiment, est celle d'une conscience étendue à l'intégralité de la condition humaine, celle, cosmique, d'une « tête qui pren[d] les dimensions de l'univers », comme dit Giono à la fin d'Un Roi sans Divertissement. Le sourire du commencement (mais du commencement seulement) de la consolation. Une sorte d' « adieu » qui est aussi un « amen » confiant. Le dernier souffle, le dernier chant, l'éclat « tôt voué à disparaître » de ce qui brille plus fort, une dernière fois, au moment même de s'éteindre : soleil englouti par la mer, ultime écho des étoiles mortes. C'est ça, je crois, la voix de Kathleen Ferrier : quelque chose comme l'équivalent sonore du sourire embué, perdu et éperdu de Romy Schneider.
Ajoutons encore que dans ces 3 malheureux et bénis CDs, vous trouverez par exemple (et on pourrait dire : évidemment, tant cette œuvre semblait écrite pour cette voix-là, et celle-là justement) les Kindertotenlieder de Mahler – peut-être l'un des 5 ou 6 enregistrements les plus importants du siècle écoulé et de ceux à venir – où la contralto est accompagnée par son « inventeur » et mentor, l'immense chef Bruno Walter, le confident même de Mahler, un Bruno Walter qui dira d'elle : «Les 2 plus grandes expériences musicales de ma vie ont été de rencontrer Kathleen Ferrier et Gustav Mahler. Dans cet ordre. »
Il avait raison.
Au risque de choquer, je ne vois aucun équivalent, dans toute l'histoire de l'interprétation « classique », au poignant de cette voix (ni la Callas, ni même le « O Solitude » d'Alfred Deller). Non, aucun. Il n'y a en réalité que 2 autres voix qui m'ont semblé, parfois, se situer à peu près dans le même ordre de conception du chant, et de l'existence : celle de Billie Holiday, et celle d'Amy Winehouse.
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47 sur 52 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Une de mes plus grandes émotions de mélomane me fut offerte au temps de mon adolescence par Kathleen Ferrier interprétant la rhapsodie pour contralto, choeur d'hommes et orchestre, de Brahms. C'était il y a bien longtemps,au temps du vinyle et de la "mono", mais Kathleen Ferrier avait déjà disparu, emportée prématurément par la maladie.
Sa carrière et sa célébrité tiennent en dix années d'une fécondité extraordinaire.
Le répertoire pour voix de contralto est rare, parfois bien négligé. Kathleen Ferrier a contribué à le rendre populaire... auprès des musiciens eux-mêmes.
Les mots ne sauraient rendre toute l'émotion que donne la voix chaude, douce, de Kathleen Ferrier, qui choisit toujours la tendresse et la sincérité plutôt que la virtuosité. Le contralto de Kathleen Ferrier, toujours naturel, jamais forcé dans le grave, c'est la voix des anges.
Les trois CD offrent un choix assez complet de l'oeuvre de la grande cantatrice, notamment l'Orphée de Glück, in extenso, et les Kindertottenlieder de Mahler.
Mon seul regret est que la collection EMI ne comprenne pas cette rhapsocie de Brahms qui m'a autrefois donné tant de joie. Mais il n'y a que demi mal. Quand on peut se procurer pour moins de dix euros trois heures de purs chefs-d'oeuvre sur trois CD, on peut doubler la mise pour un quatrième: j'ai donc commandé et j'attends pour demain cette merveilleuse rhapsodie pour contralto, choeur d'hommes et orchestre.
Je crois bien que j'aurai envie d'en parler, même si mes mots, cette fois encore, resteront très en deçà de ce que j'aurai à dire.
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 juin 2012
Le contenu de ce coffret n'est pas une nouveauté, mais il faut savoir gré à EMI d'avoir rassembler en un seul objet l'ensemble de son legs Ferrier, qui complète ainsi idéalement la somme Decca, et pour un prix dérisoire. Les essais d'enregistrements avec Gerald Moore sont de vrais pépites, tout comme les duos avec Isabel Baillie (merveilleux Mendelssohn), et bien entendu les kindertotenlieder avec Walter sont la version la plus bouleversante avec la première de Fischer-Dieskau, mais j'attire l'attention des happy few sur l'agnus dei de la messe en si de Wien avec karajan : les ingénieurs EMI, présents sur les lieux pour autre chose, ont capté cela "à l'arrache" (c'est, paraît-il dans le nouveau petit robert), et il manque le début. Mais les cinq minutes qui subsistent sont extraordinaires. L'orchestre et le chef (Karajan !) sont subjugués et attentifs à la moindre inflexion de la chanteuse : c'est elle qui dirige, sans diriger d'ailleurs autre chose que sa simple intention d'atteindre le coeur du message de Bach. Prodigieux.
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11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 10 mai 2012
Regroupe en un seul coffret tous les enregistrements EMI précédemment publiés dont 4 extraits de la messe en Si de Bach dans une prise de son exceptionnelle, dirigée par Karajan (dont les deux duos avec Elisabeth Schwartzkopf), et les inoubliables Kindertotelieder avec Bruno Walter.
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 25 mai 2012
Kathleen Ferrier est totalement bouleversante, et sa disparition si jeune est une tragédie pour la musique. Ce coffret est une pure réjouissance, à un prix vraiment canon. Mon seul regret : qu'il n'y ait que 3 disques...
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 novembre 2012
et la plus bouleversante, surtout quand on sait qu' elle est morte jeune, d' un cancer. Inoubliable surtout dans Mahler. Bien sûr, ce sont des enregistrements "mono", ne bénéficiant pas encore de techniques modernes. Mais il faut savoir si on préfère du "beau son" ou une belle interprétation, juste, sensible, touchante sans pathos...
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 10 novembre 2013
Tous les fans de Ferrier auront fait l'acquisition de ce coffrer qui regroupe les enregistrements de la contralto chez EMI. On a là des choses indispensables : les Kindertotenlieder. A eux seuls ils justifient l'achat. Autre incarnation où Ferrier est irremplaçable : Orphée et Eurydice. Il faut là simplement faire abstraction d'un orchestre pataud et d'un choeur tout simplement laid. C'est l'explication de l'étoile manquante dans mon évalutation
Mais heureusement, on a aussi du Bach (duo avec Schwarzkopf dans la Messe en Si) et du Haendel. De quoi prouver que Kathleen Ferrier est bien la contralto du XXe s (et pour moi la plus grande voix jamais enregistrée)!
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le 27 janvier 2013
C'est Kathleen Ferrier et il n'y a plus rien à ajouter. Sublime. De la beauté, rien que de la beauté !
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le 5 décembre 2013
Kathleen Ferrier LA voix du siècle. Je l'ai découverte avec Brahms et la fameuse rapsodie, et dès la première audition, j'ai été bouleversé. Et chaque fois que je l'écoute, ce qui est souvent, je suis ému aux larmes que je laisse couler, je n'ai pas honte de le dire. Et j'ai maintenant trois quarts de siècle d'âge, et un nombre imposant de CD de cette grande dame.
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le 28 juillet 2014
Je pense que c'est en partie dû à l'époque de l'enregistrement. Probablement la voix serait mieux mise en valeur avec les moyens techniques actuels, mais quand même !
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