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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un joyau de musique de chambre du baroque XVIIIe, et (au moins) une découverte, 2 avril 2012
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Friedrich der Grosse, 1712-2012 : Musique à la cour de Frédéric le Grand (CD)
2012 n'est pas que l'année Debussy : nos amis allemands célèbrent en effet aussi le tricentenaire de la naissance de Frédéric II dit « le Grand », roi de prusse, archétype du monarque éclairé selon l'idéal des Lumières, roi-philosophe, protecteur des arts et des artistes, mécène et employeur de nombreux musiciens, qui firent de sa retraite de Sanssouci un petit Versailles, en particulier grâce à Carl Philipp Emanuel Bach qui resta pendant 30 ans claveciniste de la cour et devint le « Bach de Berlin » ; Johann Joachim Quantz flûtiste de la cour et professeur du roi ; ou encore Franz Benda qui s'illustrait au violon. Retenons aussi que la rencontre entre le grand Bach et le jeune Frédéric II mena à la composition de l'Offrande musicale, ce qui suffirait d'ailleurs à attester de l'importance du roi de Prusse comme mécène.

L'Akademie für Alte Musik de Berlin ne pouvait pas manquer cette occasion de rendre hommage à tout un répertoire musical qui domina la scène profane allemande pendant la majeure partie du XVIIIe siècle. Ici, pas de Couperin ni de Rameau, mais les musiciens employés à la cour de Prusse, ceux qui la fréquentèrent brièvement, ou qui bénéficièrent de la protection de Frédéric. Les plus attendus des compositeurs ici joués sont certainement Johann Gottlieb Graun, avec son Ouverture et Allegro et son Concerto pour viole de gambe (par le brillant Jan Freiheit) et Carl Philipp Emanuel Bach avec sa superbe Symphonie en ré majeur Wq. 183/1 (déjà superbement enregistrée par Gustav Leonhardt et l'Orchestra of the Age of Enlightenment et ici rendue de façon plus chaleureuse peut-être, moins lisse, également convaincante). Mais on découvre aussi deux œuvres très méconnues.

D'abord, une sonate pour flûte accompagnée composée par Frédéric II lui-même, différente de celle livrée par Emmanuel Pahud sur son récent CD, et qui, sans être un chef d'œuvre, est un modèle fort représentatif de la musique de cour en Allemagne à cette époque, et pas du tout inférieure à de nombreuses productions contemporaines. Ensuite (et surtout), le concerto pour clavier de Christoph Nichelmannn, brillamment interprété par Raphael Alpermann au pianoforte, est une véritable révélation. Élève du père Bach à Leipzig avant de devenir le collègue du fils à Berlin, Nichelmann (1717-1762) mériterait probablement que l'on exhume d'autres de ses partitions s'il en existe car il s'agit ici (malgré la beauté de la Symphonie de CPE Bach) du sommet du CD (et je suis ravi de lire que Jean-Luc Macia, de Diapason, est d'accord avec moi ;) ).

L'Akademie für Alte Musik est à son habitude extrêmement convaincante, et parvient comme toujours à offrir aussi bien des timbres solistes fruités et lumineux, un sens du discours et de la liberté rhétorique parfois époustouflants (les solistes parviennent toujours à construire un propos sans perdre le contact avec l'accompagnement), et lorsqu'il en est besoin une véritable sonorité d'orchestre, avec la cohésion que cela suppose. Une excellente réalisation donc, bel hommage à Frédéric II et vraiment trèèèès supérieure au double CD déjà mentionné d'Emmanuel Pahud, qui n'aura jamais paru autant kitsch (malgré la bonne volonté évidente de ce grand flûtiste) que par comparaison avec cette nouvelle parution.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dresde et Mannheim n'étaient pas les seules capitales musicales en pays germanique, 11 avril 2012
Par 
MATHONNET STÉPHANE "Musicophage" (Aix-en-Provence) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Friedrich der Grosse, 1712-2012 : Musique à la cour de Frédéric le Grand (CD)
Les commémorations réservent parfois d'heureuses surprises : un deuxième CD consacré au "roi flutiste" est publié en cette année 2012.
La passion de la guerre qui a animé le roi Frédéric II de Prusse (1740-1786) nous a fait oublier que ce monarque était passionné de philosophie (son amitié avec Voltaire) et un passionné de musique. Très jeune, il joue de la flûte traversière et compose quatre concertos pour flûte ainsi que plus de cent sonates pour flûte, quatre symphonies et quelques marches militaires. Sa musique est d'un niveau tout à fait honorable à nombre de ses contemporains, et sont encore régulièrement enregistrées de nos jours.
Les oeuvres sont plus variées que dans l'opus de Pahud puisque tous les genres sont représentés (une Ouverture en deux mouvements et un concerto pour viole de gambe de Johann Gottlieb Graun, un concerto pour pianoforte et orchestrede Cristoph Nichelmann dont j'ignorais jusqu'au nom et une symphonie hambourgeoise et non berlinoise de CPE Bach). L'Akademie für Alte Musik excelle dans l'interprétation de la musique du XVIIIe siècle et particulièrement dans la transition baroque/classicisme (elle a livré de très bons albums consacré à trois des fils survivants du Kantor de Leipzig). L'AFAM restitue la fraicheur qui animait les musiciens présents à la cour de Prusse, la diversité des couleurs de chaque oeuvre ainsi que l'étagement des plans sonores, évitant les artifices au bénéfice d'une mise en valeur de mélodies plaisantes. On admirera les oppositions dynamiques qui admirent les oeuvres concertantes et dans l'nterprétation de la symphonie de CPE Bach la netteté des articulations.
Cet album est moins marqué (en apparence) par le marketing que celui consacré au roi flûtiste par Emmanuel Pahud (Sa Majesté n'a toujours droit qu'à une sonate, ce qui est peu) mais il nous révèle l'atmosphère qui existait à la cour de Postdam : Dresde était à n'en pas douter une capitale musicale en Europe mais d'autres centres (dont Berlin) ne déméritaient pas.

Une anthologie impose toujours de choisir : on peut regretter que, sur sa lancée, l'AFAM n'ait pas programmé un second CD comprenant des oeuvres des autres musiciens adorés de Frédéric II, à savoir Johan Joachim Quantz ou Franz Benda (dans des oeuvres pour violon par exemple) afin d'éviter les doublons avec le disque d'Emmanuel Pahud.
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1 internaute sur 8 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 LES DEUX FONT LA PAIRE (II), 19 mai 2012
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Friedrich der Grosse, 1712-2012 : Musique à la cour de Frédéric le Grand (CD)
Frederic le Grand (le pote à Zadig ET à Voltaire), Frederic Chopin, Frederic Lefebvre....Jack Burton, Jack l'Eventreur, Jack Lang...4 sont de trop...Lesquels ?

Un indice : Sluuuurrrrppppp!
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