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Cela est vrai de presque tous les compositeurs : pour les connaître, il faut écouter leurs concertos pour piano. Dans le cas de Dmitri Shostakovich (l'orthographe francisée étant sujette à débat, je m'engage à en fournir un exemplaire différent à chaque apparition), le résumé est des plus éloquents : le sublime et le trivial, le complexe et le grossier, tous les opposés se côtoient pour former un tout incroyablement homogène.
Le second concerto, qui ouvre le disque, en montre rapidement l'exemple : à un premier mouvement aux sonorités populaires et grinçantes succède un second mouvement d'une élégance et d'une tendresse rares. Rachmaninov et Prokofiev semblent réunis, l'instant d'une œuvre, sans que jamais l'auditeur n'ait le sentiment d'un vulgaire collage.
Le premier concerto fait appel également à une trompette soliste. Le cas est unique, (seulement approché par le Concerto Parlando de Shchedrin, pour violon et trompette cette fois, magnifique mais quasiment introuvable), et montre l'originalité de Chostakovitch dès le début de sa carrière (il a moins de 30 ans au moment de la composition). Déjà l''œuvre forge sa personnalité dans le mélange des sources d'inspirations, allant de Bach à Berg en passant par les chansons à boire. Et la sonorité personnelle du compositeur est présente à tout instant. On appréciera en particulier la seconde partie du finale où la trompette, rejointe par le piano, est accompagnée des battues col legno de l'orchestre.

Afin de compléter le panorama, auquel aurait manqué sinon l'introspection et l'interrogation face à la mort, Alexander Melnikov a choisi d'intercaler entre les 2 concerti la rare Sonate pour violon et piano. Excellente idée : si la pièce n'est pas de la veine la plus accessible de Schostakovitch, elle n'en est pas moins un chef d''œuvre absolu. Les instruments tour à tour chantent leur peine, hurlent leur douleur, extériorisent leurs angoisses,... Moment magique au début du troisième mouvement (dont la structure immense et l'écriture de la partie de violon rappelle la magistrale Chaconne de Bach) : après des accords violents, le violon énonce un thème hésitant en pizzicati, rejoint ensuite par le piano staccato d'abord, puis legatissimo. A la surprise et l'incompréhension succède la plus immense tristesse.

Pour rendre justice à un pareil programme - et à un tel compositeur - il faut être russe (ou élevé à l'école russe) et posséder une certaine dose d'extravagance : c'est pleinement le cas du chef grec Teodor Currentzis (bouillonnant élève du bouillonnant Gergiev), excellent à la tête d'un Mahler Chamber Orchestra superlatif. Alexander Melnikov n'a évidemment plus rien à apprendre de Sostakovic, et nous rappelle à chaque note qu'il est chez lui dans cette musique.
Les deux autres solistes, bien qu'excellents, sont un ton légèrement en dessous : il manque au trompettiste belge Jeroen Berwaerts le panache russe et à la violoniste allemande la chaleur slave qui transformerait ses aigus perçants en sons déchirants.

Quoi qu'il en soit, le disque demeure indispensable, et s'impose d'emblée comme un sommet de la discographie de Chostakowic, en particulier pour le Second Concerto, inoubliable.
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Dans les versions relativement modernes des concertos pour piano, il y avait jusqu'ici les versions Argerich (voir mon commentaire Chostakovitch : Concerto pour piano No. 1, Quintette pour piano, Concertino pour deux pianos).

Il faudra désormais compter avec la magnifique version Melkinov/Currentzis à la tête du Mahler Chamber Orchestra. A ceci, un ensemble de raisons qui emportent une adhésion totale. Le jeu de Melkinov tout d'abord, d'une précision totale, d'une grande transparence, maniant virtuosité et expressivité, capable d'un style très percussif ainsi que de nombreux passages le requièrent, comme d'un toucher subtil dans les très beaux passages lents. La direction de Currentzis ensuite, à l'écoute de son soliste, marquant de façon franche, mais non carricaturale, les changements de rythme et les attaques d'un orchestre juste suffisamment fourni. Un très bon premier trompette aussi, indispensable à la réussite d'un deuxième concerto ou trompette et piano rivalisent de moquerie (même si la trompette dans la version Argerich lui est légèrement supérieure, plus virtuose qu'ici). La prise de son enfin, d'une très grande clarté, extrêmement dynamique, vous plongeant en plein concert avec un piano ni trop loin, ni trop près, juste parfaitement capté.

Quand, en outre, vient s'intercaler la sonate pour violon et piano op. 134 avec rien moins qu'Isabella Faust au violon, on tient là un disque bien fourni et qui nous donne à entendre, magistralement interprétées, les différentes facettes d'un compositeur capable du plus grand clacissisme comme de l'humour, d'un ton grinçant comme de la moquerie, dans une capacité constante à faire siennes les bribes de musique entendues ici et là pour les assembler dans un style personnel et immédiatement identifiable.

Un très grand disque au service d'un immense compositeur. Merci !!!
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Si l'on compte au disque de nombreuses versions du Concerto n°1 de Chostakovitch - ex. Martha Argerich (Chostakovitch : Concerto pour piano No. 1, Quintette pour piano, Concertino pour deux pianos) ou, plus récemment, Lise de la Salle (Shostakovich, Liszt, Prokofiev - Piano Concertos No.1) - le concerto n°2 est quant à lui beaucoup moins enregistré. Bien sûr, le couplage de ce nouveau disque est loin d'être inédit, le compositeur lui-même ayant tenu la partie de piano sous la baguette d'André Cluytens, pour un disque qui fait autorité depuis déjà quelques lustres : Chostakovitch : Concerto pour piano, trompette et cordes - Concerto pour piano n° 2 - 3 danses fantastiques - 5 préludes et fugues.

Mais voilà pas moins de 3 références pour proposer les deux concertos ensemble. Au programme en ce début 2012, rien moins que Paul Gulda (Les 2 Concertos pour piano), Denis Matsuev (Concertos pour piano n° 1 & 2), et Alexander Melnikov. N'ayant pas écouté les deux premiers, je ne les mentionne que pour information, et parce que la comparaison promet d'être passionnante pour ceux que cela intéresse. En attendant, le disque associant Alexander Melnikov avec le Mahler Chamber Orchestra dirigé par Teodor Currentzis dans les deux concertos, avec la violoniste Isabelle Faust dans la Sonate pour violon et piano op. 134, sonne comme une réussite exemplaire.

Tout le monde rappelle aujourd'hui - Alexander Melnikov y compris, dans les notes de pochette qu'il s'est chargé de rédiger - que si ces concertos n'ont pas très bonne réputation, c'est en raison de ce qui peut apparaître comme un brillant superficiel et un optimisme de commande qui ne sont pas la part de Chostakovitch que l'on admire le plus aujourd'hui, tant s'en faut. Si ces oeuvres ont une portée certes limitée, ce serait pourtant à tort qu'on les négligerait. Dixit Melnikov, qui résume bien les choses à propos du 1er concerto : "Il n'est pas une oeuvre académique en soi, mais plutôt une succession rapide de parodies musicales, un kaléidoscope virtuose de différentes images musicales balayant un large spectre : 'grands classiques' (Bach, Beethoven), 'classiques populaires' (Weber, Haydn), 'classiques contemporains' (Mahler, Rachmaninov, Prokofiev, Hindemith), et bien sûr beaucoup de musique populaire, entendue dans les rues et les bars. Mais là aussi, il existe un deuxième niveau : Chostakovitch n'utilise pas la technique du collage telle que nous la connaissons aujourd'hui. Il travaille plutôt le matériau pour que les proportions soient parfaites et que les transitions se fassent en douceur. S'il brise la plupart des conventions du 'concerto normal' (il y a même deux solistes au lieu d'un, l'un se moquant constamment de l'autre!), l'auditeur a quand même le sentiment d'une construction à la structure cohérente. Dans le Premier Concerto, rien ne devrait cadrer mais tout va, dans une configuration intrinsèquement plus optimiste."

La volonté de ce disque, c'est précisément, en insérant la Sonate - plus représentative de la musique de Chostakovitch telle que nous l'appréhendons le plus souvent, tourmentée, tout à la fois plus hantée par les ténèbres et plus grinçante - entre les deux concertos, de leur redonner toute la place qui leur revient. Très différents de la Sonate par le style, ils n'en sont pas moins porteurs d'une imagination de conception et d'une vivacité qui appartiennent de plein droit à leur compositeur. Et ce d'autant plus que la réussite dans l'exécution de ces concertos est totale.

Souvent accompagnés par des chefs et des orchestres quelque peu décevants, les pianistes peinent à donner toute leur dimension à ces pièces. Alexander Melnikov a droit à un accompagnement par un orchestre à son affaire, une trompette soliste de qualité et un chef toujours inventif, qui ne réussit pas tout ce qu'il fait sans doute mais qui n'engendre que rarement l'ennui (voir ce que je disais à son sujet sur son Macbeth à l'Opéra de Paris, ou son très discuté Requiem de Mozart, que je n'ai pour ma part pas écouté). Currentzis fait ici caracoler l'orchestre quand il le faut, mais il est surtout extrêmement attentif à l'équilibre des forces et à la progression du discours. Incroyablement dynamique, le dialogue concertant se pare de couleurs que l'on n'entend que rarement dans ces pièces, qui sont données souvent de façon plus mornement académique, précisément, dans un faux rythme des plus irritants. Rien de cela ici : que des contrastes aussi bien marqués qu'agencés, pour un allant mais aussi des subtilités (les pianissimi, par exemple) du meilleur effet. Le "Lento" du 2ème Concerto a rarement aussi bien sonné, en rappelant plus que jamais Rachmaninov mais sans pour autant gommer les pirouettes et le côté élégiaque de la partition. Melnikov, quant à lui, sait faire un sort à toutes les dimensions de ces partitions. Même s'il me semble que son son est à de rares moments un peu trop fluet, sa capacité à se jouer de toutes les difficultés et à soigner les transitions en fait un des meilleurs interprètes de ces pièces. Cela étant, c'est là que la comparaison avec un Denis Matsuev risque de s'avérer des plus passionnantes. Pour ce qui est de l'équilibre entre orchestre et pianiste toutefois, je doute en l'occurrence que Gergiev arrive au niveau de ce que Currentzis rend possible, mais cela reste à vérifier bien sûr.

Si l'on ajoute à ces versions ô combien stimulantes des deux concertos une très belle Sonate avec Isabelle Faust, on conçoit à quel point ce disque Chostakovitch fait partie des meilleurs parus ces dernières années. Bien conçu, pour le programme comme pour l'ordre des pièces, admirablement exécuté, à la prise de son équilibrée mettant toutes les forces en présence en valeur, il est à mon avis à marquer d'une pierre blanche.

NB Depuis, j'ai entendu Melnikov (avec le Quatuor Jerusalem) dans les Quatuor et Quintette avec piano de Schumann et ai là aussi été conquis : Quatuor avec piano op.47 & Quintette avec piano op.44 (voir mon commentaire).
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le 18 avril 2012
Ecoutez l'Andante du n°2. Vous comprendrez pourquoi je ne cherche pas les mots pour vous décrire cette interprétation. La prise de son contribue aussi à cette émotion. Le n°2 est moins joué que le n°1. Ici, cette version reste unique finalement, en ce qui me concerne.
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le 22 décembre 2015
Alexander Melnikov est un interprète sensible, et aussi un excellent pédagogue (en concert, il n'hésite pas à parler au public). Militant de la cause Chostakovitch de surcroît.
Les deux concertos pour piano sont plutôt hors normes dans la production de Chostakovitch, faciles à écouter, et d'apparence agréable.
Le couplage est très intéressant, avec la sonate pour violon et piano, où l'on retrouve le compositeur douloureux.
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