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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les variations Diabelli de Beethoven et de quelques autres, 23 mai 2012
Par 
Cymus - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Variations diabelli. diabelli par czerny, hummel, kalkbrenner etc. (CD)
Rappelons l'histoire : en 1819, le compositeur et éditeur Anton Diabelli adressa à un certain nombre de compositeurs et musiciens autrichiens un thème de valse qu'il avait composé en leur proposant de lui renvoyer chacun une variation pour piano sur ce thème. Une cinquantaine des destinataires répondirent, parmi lesquels : Schubert, Liszt (qui n'avait alors que 11 ans), Franz Xavier Wolfgang Mozart (le fils du grand Mozart), Carl Czerny, Conradin Kreutzer, etc. Ces cinquante variations (on en trouve la liste dans le livret de l'album) furent réunies en 1824 dans un recueil, le Vaterländischer Künstlerverein, qui comprenait également les variations composées par Beethoven, soit 83 variations au total.

Celui-ci avait en effet été évidemment destinataire de l'offre, mais avait répondu en composant non pas une variation, mais 33. Cet opus 120 est considéré comme le dernier grand chef d'œuvre pianistique de Beethoven qu'il écrivit entre 1819 et 1823. Il semble qu'il ait considéré le thème proposé par Diabelli comme assez pauvre, mais il ne s'en prit pas moins au jeu afin de montrer toutes les possibilités que l'on pouvait en tirer, l'ensemble de manière souvent ironique et parodique (écouter la variation 22 qui semble parodier Mozart).

De ce fait, leur écoute attentive nous révèle à quel point Beethoven a effectué un travail d'une modernité et d'une audace époustouflantes, brisant les codes de l'exercice, par exemple avec la première variation qui déconstruit complètement le thème sous la forme d'une marche à quatre temps, ou encore en achevant le cycle non pas avec une fugue, comme c'était habituellement le cas, mais avec un menuet (la fugue prend place à la 32e variation). On y trouve des variations avec des harmonies très innovantes (n° 9), des ruptures dans la progression, avec cette 20e un peu étrange, sous forme d'un andante très lent, qui crée un contraste saisissant avec les variations précédentes et celles qui suivent, ou encore les variations 21 et 22 qui sont ponctuées par des coups de percussions totalement inattendus (effets je pense de l'usage particulier des pédales de l'instrument), un changement de tonalité là encore très surprenant à la 32e variation. Sans compter l'extrême virtuosité de certaines parties (variations n° 10 ou 27 par exemple).

Andreas Steier, qui en fait ici une excellente interprétation en y apportant notamment la sonorité si particulière du pianoforte, a eu l'idée très intéressante de faire précéder les variations de Beethoven par quelques unes des variations composées par les autres musiciens. Il y en a dix en tout : Outre celles déjà cités, on trouve celles de Hummel, Kalkbrenner, Kerzkowsky, Ignaz Moscheles, Johann Peter Pixis. En guise d'intermède, on trouve également une introduction composée par le pianiste lui-même, sa propre variation pourrait-on dire.

Cet album nous permet ainsi de redécouvrir avec délectation ce chef d'œuvre de Beethoven qui est peut-être moins connu que ses autres œuvres pour piano.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin les variations Diabelli sur un instrument d'époque, 27 août 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Variations diabelli. diabelli par czerny, hummel, kalkbrenner etc. (CD)
Il est clair, en regardant l'édition originale des Variations Diabelli, que Beethoven avait pensé à utiliser toutes les possibilités des pianoforte de l'époque. On attendait de les entendre sur un tel instrument. Les voici, sur une superbe copie de Graf, et dans une interprétation merveilleuse, magnifiquement construite, pleine d'invention et d'émotion, par le meilleur pianofortiste de notre époque. En prime, quelques variations d'autres compositeurs sur la valse de Diabelli, où l'on retiendra particulièrement celle d'un inconnu, Kerzowsky, celle du tout jeune Liszt et surtout celle, si poétique, de Schubert. Prise de son magnifique, c'est une révélation, précipitez vous !
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une interprétation qui me semble plus musicologique que vraiment musicale, 2 juillet 2012
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Variations diabelli. diabelli par czerny, hummel, kalkbrenner etc. (CD)
Ce disque est intéressant sur le plan musicologique et historique, mais, du seul point de vue musical, il n'égale pas selon moi les meilleures versions de ce chef-d'oeuvre tardif de Beethoven.

Je m'explique: il existe un certain nombre de versions des Variations Diabelli, mais presque aucune sur pianoforte. Cet enregistrement constitue donc une exception bienvenue, qui nous permet d'entendre cette oeuvre sur un instrument assez différent du piano, tant par sa sonorité que par la possibilité d'utiliser différentes pédales, comme la pédale de basson (cf. notamment les variations n° XXII et XXIII). Il est, d'autre part, exceptionnel d'entendre l'une ou l'autre des 50 variations sur la valse de Diabelli écrites par d'autres compositeurs que Beethoven. On est donc reconnaissant à Andreas Staier de nous donner ici 10 de ces 50 variations et en particulier celles de Czerny, Liszt et Schubert.

Néanmoins, à tort ou à raison, je trouve personnellement l'interprétation de Staier un peu terne. Où sont, ici, l'humour ravageur et la folie admirablement mis en valeur par Alfred Brendel dans chacun de ses quatre enregistrements (cf. 1964, 1976, 1988 et 2001)? Où sont les abîmes d'introspection dans les lesquels nous entraînait Arrau en 1985? Où sont les audaces et la démesure d'un Piotr Anderszewski fouillant les moindres recoins de chaque variation?

Je ne dis pas que le jeu de Staier soit sans valeur et sans charme, mais il manque vraiment de relief, me semble-t-il. Quant à l'usage de la pédale dans les variations mentionnées ci-dessus, il est plus divertissant que convaincant. Staier le musicologue devrait, selon moi, laisser s'exprimer davantage Staier le musicien!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un Enregistrement Pertinent, 20 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Variations diabelli. diabelli par czerny, hummel, kalkbrenner etc. (CD)
Voici un disque qui a pour principal avantage de nous faire découvrir une oeuvre très connue, sous un angle particulier. Tout l'intérêt de l'enregistrement réside en fait dans l'instrument utilisé: une copie réalisée d'après un Conrad Graf du début du dix-neuvième siècle. On sait que Conrad Graf fut un facteur d'instruments contemporain de Beethoven et Schubert. A ce titre, il poursuivit la fabrication des pianoforte comportant la mécanique à échappement simple dite "viennoise", telle qu'elle existait sur les instruments de Streicher et d'Anton Walter avant lui. La copie réalisée ici révèle un pianoforte possédant des basses et un médium riches en harmoniques. Ce qui se perçoit jusque dans le point d'orgue final. Mais le son, qui n'est absolument pas brillant, n'a pas grand-chose à voir avec celui d'un Steinway. Et c'est justement ce qui a incité l'interprète à proposer une vision de l'oeuvre axée sur la couleur du son.

Il se sert également des pédales supplémentaires à sa disposition pour créer des effets pittoresques. Tandis que dans le jeu sans pédale, la tenue des notes est beaucoup moins longue que sur un piano d'aujourd'hui. D'où un travail basé sur la couleur du son, à l'instar de la registration qui existait jadis, durant les siècles précédents, sur le clavecin et l'orgue. C'est pour cela que l'articulation du phrasé n'est pas aussi détaillée que dans les enregistrements de Brendel ou de Richter, pour ne citer qu'eux. En réalité, Andreas Staier propose ici une version des variations Diabelli basée sur la complémentarité des timbres entre eux, et sur les contrastes entre les différents registres. Il ne faut pas oublier non plus que cet univers sonore correspond à celui qu'a pu connaître le compositeur de son vivant. Ce sont les sonorités de l'époque qui ont été reconstituées ici, pour les besoins de l'enregistrement. Ce n'est donc pas seulement d'une interprétation musicologique ou historique qu'il s'agit. C'est à une véritable recréation que l'on est convié, par un des meilleurs spécialistes du pianoforte d'aujourd'hui.
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