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4,4 sur 5 étoiles18
4,4 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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le 25 juin 2012
Que de délicatesse, de spontanéité et de naturel dans cette vison occidentale, une des toute première réalisée in situ au cinéma, de l'Inde.
Le film est traité comme un documentaire ajustant les images de la vie d'un fleuve et celles de la vie d'une famille de colons anglais installés là "comme des prunes sur un pêcher".
La plupart des acteurs sont amateurs, ce qui renforce ce caractère simple et spontané, teinté de touchante candeur. De ce qui aurait pu relever du défaut rédhibitoire, le génie d'un artiste tel Renoir permet de s'affranchir, et de créer un univers personnel, différent, et donc libérateur. Nous sommes loin ici des jeux d'acteurs sophistiqués, ou parfaitement maîtrisés. Non pas que la maîtrise soit absente. Loin s'en faut. Mais elle est principalement ailleurs. Elle est dans ce cadeau qui nous est offert de voir et ressentir autrement. Une vision toute de sensibilité, de finesse, à mille lieux d'un cinéma et de sentiments ostentatoires.
De cette absence d'un style habituel et convenu, on plonge donc dans autre chose. Une porte s'ouvre sur une autre sensibilité, sur un autre monde.
N'était ce pas le but recherché par Renoir, fascinés dés ses premiers pas posés sur le sol de ce quasi continent, si différent du monde occidental?
L'eau du fleuve et l'esprit de l'Inde en tout cas entrent en nous par cette voie et on s'en retrouve tout bouleversé.
La beauté des mouvements, des rythmes et des corps. La langueur du fleuve, les assauts festifs et colorés de la spiritualité. L'abandon des siestes, le calme recueillement des chaudes après midi et des prières contemplatives. La résignation heureuse et malheureuse. Le profond respect pour ce qui vit, survient et la dignité face à ce qui meurt aussi.
Certains plans de cette famille nous font penser à ces petites séquences de nos enfances, filmées en Super 8.
Ce que l'on pourrait dans un premier temps associer à de la naïveté renforce en réalité le caractère naturaliste de l'expérience. Ainsi, les images quasi purement documentaires de la nature et des rites autour du fleuve entrent en osmose avec l'histoire narrée de la famille anglaise dans l'intimité de son quotidien.
Apparemment le Fleuve était le film préféré de Jean Renoir. A ce titre seul il mérite déjà que l'on s'y attarde.
Pas ici d'analyse critique, ou si peu, sur le colonialisme, mais à sa façon une vision, certes décorative et exotique, mais aussi sincèrement fascinée, admirative et respectueuse pour un peuple et un région du monde qu'à l'époque le grand public découvrait pour une des toutes premières fois,... autrement que par des charges d'éléphants...

Niveau technique, on se trouve cette fois encore avec une image techni-color de toute beauté.
Le Bluray en général privilégie les gros plans aux vues d'ensemble. Les gros plans sont effectivement ébouriffants... Mais les vues générales sur le fleuves et les campagnes alentours sont également fort belles.
Très légères variations de colorimétrie de temps à autre. Pas du tout dérangeant. Le techni color était à l'époque une fameuse prouesse qui nous offre une matière colorée inusitée depuis. On accepte donc sans difficultés certains défauts qui le caractérise.

Il y a au milieu du film une séquence de danse indienne absolument inouïe. Ces quelques minutes de parfaite maîtrise, il faut les avoir vues.
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le 7 février 2013
Après sa période américaine (1941-1947), Jean Renoir décide de tourner en Inde un film qui sera l’adaptation du roman «The River» de Margaret Rumer Godden. Émerveillé par la simplicité et la sincérité de ce livre, il en acquiert les droits d’auteur mais il lui faudra cinq longues années pour faire aboutir le projet. Margaret Rumer Godden, dont «The River» est en partie autobiographique (elle a passé son enfance en Inde avec ses trois sœurs puis, pendant dix ans, a vécu au Cachemire avec ses propres filles), est au départ contre ce projet d’adaptation car elle déteste le film qu’a fait Michael Powell de son roman «Le Narcisse noir», film qui a été entièrement tourné en studio alors que l’histoire se déroule dans un village himalayen. Lorsqu’elle apprend que Renoir a passé une nuit dans sa maison d’enfance, elle change d’avis et collabore au projet.

Le cinéaste et la romancière souhaitent que le capitaine John, un des personnages principaux, soit interprété par James Mason, Marlon Brandon ou une star hollywoodienne, meilleure façon de faire triompher un film aux États-Unis. Mais tous les studios se désistent car ils estiment le projet peu rentable. Finalement, Renoir choisit Thomas E. Breen, un complet amateur mais réellement unijambiste comme le capitaine John du roman. À part Esmond Knight qui apparaît notamment dans plusieurs films du tandem Michael Powell - Emeric Pressburger, et Arthur Shields, acteur d’une dizaine de films de John Ford, la distribution du «Fleuve» est essentiellement constituée d’enfants et d’amateurs.

Près de Calcutta, une famille de riches colons britanniques vit sur les bords du Gange, le fleuve sacré de l’Inde: le père y dirige une manufacture de toile de jute. Harriet, la narratrice du film, est l’ainée de trois sœurs, dont des jumelles, de son frère Bogey, et leur mère attend un sixième enfant. L’adolescente enflammée partage ses journées avec Valérie, la fille unique d’un riche propriétaire, et Mélanie, belle métisse née de père anglais et de mère indienne. Un jour d’automne arrive le capitaine John, blessé de guerre qui a perdu une jambe. Les trois jeunes filles ne tardent pas à tomber amoureuses de cet étranger…

L’intrigue n’est pas la qualité première du film: elle peut paraître minimale voire désuète.
Cette œuvre, inclassable que ce soit dans la filmographie de Renoir ou dans la cinématographie mondiale, est surtout un film contemplatif, imprégné de spiritualité indienne, qui montre que derrière les apparences toute chose est importante. Libéré de la dramaturgie classique, «Le Fleuve» évoque le bonheur éphémère dans ce qui s’apparente à un jardin d’Eden, jardin où rôde le cobra, serpent redoutable et vénéré, où trois jeunes filles vivent leurs derniers instants d’innocence. Dans le contexte de l’après-guerre, le film est placé sous le signe d’une acceptation paisible de la vie et de la mort. Cette philosophie panthéiste peut étonner de la part de Renoir. Elle peut être le signe de son humilité devant un pays immense où la spiritualité coexiste avec la misère, les conflits, la guerre.

Les plus belles scènes du «Fleuve» sont les longues parenthèses quasi-documentaires mais très poétiques de la vie des Indiens sur les bords du Gange: les étals des marchés, le va-et-vient des ouvriers vidant les bateaux de leurs marchandises, et les diverses activités convergeant vers le fleuve, pêche, baignade, rituels funéraires et rites religieux…
Il faut aussi rappeler que l’eau est une thématique constante dans l’œuvre de Renoir: «La Fille de l’eau» (1925), «Boudu sauvé des eaux» (1932), «Partie de campagne» (1936), «L’Étang tragique» (1941), «Le Déjeuner sur l’herbe» (1959).

L’autre grande qualité du «Fleuve» est son traitement coloré. C’est le premier film en couleur tourné en Inde et aussi le premier film en technicolor de Jean Renoir. Toutes les scènes sont parfaitement cadrées, évoquant une succession de compositions picturales et, aussi par la maîtrise du Technicolor, un hommage magnifique à son père Pierre-Auguste Renoir, peintre emblématique de l’Impressionnisme.

Pour finir, je proposerais à ceux qui ne seraient pas tentés par ce film «expérimental» de visionner la scène extraordinaire (de la 50e à la 53e minute) de la danse traditionnelle de Mélanie, exécutée par la danseuse Radha Shri Ram et dont les qualités visuelles valent tous les clips du monde. (Voir la remarque ci-dessous)

Le succès, tant critique que populaire, du «Fleuve» inspirera dans la décennie qui suit les grands maîtres du cinéma occidental tels Fritz Lang («Le Tigre du Bengale», «Le Tombeau hindou») et Roberto Rossellini («India mère patrie»).
Ce film aura une influence durable sur le cinéma indien et sur Satyajit Ray («La trilogie d’Apu»).
On peut aussi y déceler une source d’inspiration pour des metteurs en scène aussi différents que Wes Anderson («À bord du Darjeeling limited») ou Abbas Kiarostami («Le Goût de la cerise»).

La restauration du film est magnifique et le travail éditorial de Carlotta, comme souvent, est remarquable. Et on peut imaginer ce que doit être le Blu-ray.
Les deux dvd comportent des suppléments intéressants. Martin Scorsese évoque sa passion pour le film en précisant dès le début qu’il s’agit, avec «Les Chaussons rouges» de Michael Powell, du plus beau film en couleurs de l’histoire du cinéma. Le documentaire «Autour du Fleuve», réalisé en 2008 par Arnaud Mandagaran, retrace, par une longue approche chronologique, la genèse d’un chef-d’œuvre du patrimoine cinématographique mondial.
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le 21 juillet 2006
Tourné en 1951 en Inde, près de Calcutta, en décors naturels, entreprise hasardeuse, LE FLEUVE est un film mythique. Au premier abord les émois amoureux de trois adolescentes anglaises pour un capitaine américain , blessé de guerre, peuvent paraître un peu niais même si la découverte des tourments sentimentaux est rendue avec la gravité qu''elle prend à cet âge. Le journal intime de la jeune Harriet en voix off et ses poèmes naïfs font aussi partie de cet univers de l''adolescence. Mais l''intérêt est ailleurs : dans le regard que porte Renoir sur la vie quotidienne en Inde, en admirable peintre qui saisit les couleurs et les lumières, mais aussi la grâce des gestes simples ou rituels. Il nous immerge dans ce voyage aussi authentique qu''exotique, il capte des visages, des regards étonnamment expressifs. La force du film est aussi dans la façon dont le vert paradis des amours enfantines, le jardin d''Eden devient peu à peu, de façon à la fois symbolique et humainement bouleversante, le cœur du Mal et de la tragédie. Le film oscille imperceptiblement entre insouciance et drame, dans la grâce et la contemplation. Il y a des séquences d''une beauté impressionnante, comme celle de la danse de la jeune hindoue (le plus beau personnage du film) ou encore ces plans de sieste des différents personnages qui s''abandonnent au sommeil ou à la mort. Et il y a le fleuve qui est la vie et l''âme de cet univers.
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le 26 mai 2013
Je n'avais pas revu ce film depuis fort longtemps et j'ai été enchantée, bouleversée de nouveau .La délicatesse avec laquelle Jean Renoir traite les premiers émois amoureux de ces adolescentes si différentes, mais toutes terriblement attachantes, est remarquable. Tout est beau dans ce film, tout est vrai . L'idée d'avoir choisi des acteurs amateurs est très intéressante: elle donne un accent de vérité indéniable .
La lenteur ne me dérange pas, au contraire, elle permet de mieux savourer .
Liliane Chandelier
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le 26 avril 2012
excellent film de Jean Renoir, entièrement tourné en Technicolor, dans une Edition DVD très belle.Quelle photographie! Une des plus somptueuse de l'histoire du cinéma.
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La vie tranquille d'une famille anglaise et de leurs voisins en Inde (au Bengale) alors que les jeunes filles n'ont d'yeux que pour le jeune héros de guerre invité.
Peinture intimiste et délicate, le Fleuve est une chronique paisible et émouvante, avec des plans si beaux qu'ils en deviennent oniriques.

Image : excellente - une haute définition ultra-détaillée, fastueuse, complètement dépaysante.
Son : anglais mono (sous-titrage optionnel français) de très grande qualité.
Bonus : pas complètement visionnés, apparemment très intéressant.

Effectivement, le film est un trésor de la haute définition et du cinéma, et en haute définition, l'immersion est totale et on a l'impression d'y être.
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le 7 mai 2012
Le drame et l'humour, les jeux et les passions sont, chez Renoir, le plaisir de l'art suprême. Ce blu-ray est un grand hommage au chef d'oeuvre d'un grand maître.
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le 31 mai 2014
Une histoire racontée avec simplicité, en apparence seulement. Des propos d'une retenue touchante. Un acteur un peu fade dont s'éprennent trois jeunes filles mais les faiblesses mêmes - et la véracité d'une blessure - donnent davantage d'authenticité à l'histoire. Des épisodes dramatiques traités avec une pudeur qui les rend d'autant plus bouleversants. Superbes passages indiens, qui enracinent l'histoire dans son étrangeté.
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le 9 janvier 2014
Avec ce ce film Renoir signe une declaration d'amour à l'inde et ravira ceux qui le sont également .
je suis de celles qui s'inclinent devant ce fleuve majestueux qu'est le Gange car il met en lumière la spiritualité extrement vivante dans l'inde d'aujourdhui ;
Ce film s'adresse à aux amoureux de l'inde et de la magie qui entoure ce film .
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le 5 avril 2014
Remastérisé par Carlotta Films, nous avons là un véritable bijou,
sensible et très bien restauré. Les couleurs sont magnifiques
et la digitalisation des images est sans aucun reproche. De nombreux
films bien plus récents et très mal digitalisés devraient s'en inspirer.
Du travail d'orfèvre !
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