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le 10 janvier 2010
Ce témoignage choquant et courageux se lit d' une traite.
Qu' est-ce qui a changé aujourd' hui? Presqu' un siècle plus tard?
Les fous et les folles sont les-mêmes. Il y les fantasques, les imaginatifs, les paranoîaques, une poignée de monstres sadiques et à l' opposé, tous ceux qui peuvent revenir dans la société dite "normale". Tous ceux-là Albert Londres les décrit avec justesse et bienveillance, malgré les difficultés qu' il rencontrées pour pénétrer dans les asiles.

Aujourd' hui, dans les hopitaux psychiatriques, avec les neuroleptiques, il y a moins de violences , moins de scènes répugnantes, telles que celle où quelques dizaines de "folles" se ruent dans la sauvagerie sur un plat de nouilles gluantes.
On ne verra pas non plus des "fous" attachés à des chaises suspendues au plafond, comme ceux observés par Albert Londres.

Aujourd' hui, il y a les neuroleptiques qui calment l' agressivité et les angoisses. Il y a aussi le politiquement correct qui ne nous permet plus de parler de "fous" et de "folles". On parle de "malades", c' est moins suggestif, c' est plus technique. Cela permet de continuer à les isoler et à les ostraciser, comme le dénonce Albeert Londres.
Alors que les hopitaux psychiatriques diminuent leurs nombres de lits dans un souci d' économie à la petite semaine, alors que de nombreux fous mènent la dure existence de sans domicile fixe ... Le livre d' Albert Londres n' a rien perdu de son actualité.
Un nouveau CHEZ LES FOUS serait bienvenu.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 28 septembre 2011
Janvier 1925, Albert Londres entame une nouvelle plongée dans l'univers de l'enfermement. Cette fois ci, il s'interesse aux asiles d'aliénés, ceux-là même où la bonne société de ce début de XXème siècle enferme encore ceux qui la dérange sans vraiment les soigner : les fous, les demi-fous et les autres...

Après avoir vainement essayé de se faire interner comme dément, le grand reporter entame son tour de France de l'institution psychiatrique. Y sont enfermés 80.000 malades, du plus inoffensif au plus dangereux : furies, persécutés, déments séniles, toxicomanes, fous assassins, enfants monstres; toute la misère du monde que Londres rencontre de lieu en lieu et décrit dans le style tragi-comique qui a fait son succès...

En ce temps là, la psychiatrie n'en est encore qu'à ses balbutiements et tente des expériences plus ou moins heureuses qui font s'interroger le journaliste sur la question de savoir qui est le plus fou de l'aliéné ou de l'aliéniste ? Plus sérieusement, Londres constate que les brutalités et la maltraitance sont toujours répandues et s'en emeut. Il décrit des scènes tout à fait hallucinantes de contention : des déments attachés sur des chaises, la tête le bas,et nourris par le nez à l'aide de sondes ! .

Plus grave, Londres constate que les internements abusifs sont courants, souvent le résultat d'une cabale familiale ou d'une décision administrative arbitraire. Il estime ainsi que les deux tiers des malades pourraient être soignés sans le recours à l'enfermement permanent. L'asile n'est pas la prison et la plupart des fous ne sont coupables de rien...

L'enquête fera scandale à sa sortie dans les milieux psychiatriques et faillit valoir à son auteur quelques ennuis judiciaires. Mais une fois de plus le grand reporter vise juste en s'attaquant à une question qui reste malheureusement d'actualité.....
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le 19 janvier 2013
beaucoup d'humour, très grand journaliste, grand conteur et prises de position toujours très humaines. Albert Londres est un reporter à la déontologie sans failles. Beaucoup de jeunes journalistes devraient s'en inspirer. Tout est bon chez lui.
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le 17 février 2014
Ce récit effarant, bien qu'écrit il y a presque un siècle, nous met face à l'incompétence de la société dans laquelle nous vivons, face à nos propres défaillances et nos préjugés. Il malmène son lecteur et l'expose à une vérité difficile mais bien réelle.

Ainsi, les "fous" sont attachés, battus, humiliés et privés de ce que qui fait d'eux des êtres humains. Comment s'attendre alors à ce qu'ils guérissent (terme qui me semble déjà peu approprié à la maladie mentale) ? Traités comme des parias, mis dans des cases, leur réinsertion dans la "vie normale" semble alors impossible. Et comment un psychiatre peut-il croire un fou lorsque celui-ci lui dit qu'il va mieux ? Un cercle vicieux qui reste d'actualité, tous comme les mauvais traitements.

Comme souligné dans un autre commentaire, les sévices sont de nos jours bien plus "soft"... du moins en apparence ! L'entrave des membres est toujours présente mais désormais les malades sont brisés psychiquement, emprisonnés dans une camisole chimique, médicamenteuse qui les rend souvent apathiques et incohérents. Une véritable lobotomie qui ne semble servir à personne sauf peut-être au personnel soignant.

Un constat terrifiant qui devrait servir d'électrochoc (sans mauvais jeu de mots) au monde de la psychiatrie. Cela est apparemment resté lettre morte puisque les "fous" sont toujours aussi nombreux, si non plus, mais le nombre de structures pour les accueillir est en chute libre...

"Quand la fièvre nous tient, nous, gens de raison, nous avons des rêves horrifiants. L'angoisse nous étreint... mais en sursaut mouillés de sueur, nous nous réveillons. Le cauchemar est fini. Pour les pauvres persécutés le cauchemar continue toujours..."
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le 3 février 2014
Ce récit effarant, bien qu'écrit il y a presque un siècle, nous met face à l'incompétence de la société dans laquelle nous vivons, face à nos propres défaillances et nos préjugés. Il malmène son lecteur et l'expose à une vérité difficile mais bien réelle.

Ainsi, les "fous" sont attachés, battus, humiliés et privés de ce que qui fait d'eux des êtres humains. Comment s'attendre alors à ce qu'ils guérissent (terme qui me semble déjà peu approprié à la maladie mentale) ? Traités comme des parias, mis dans des cases, leur réinsertion dans la "vie normale" semble alors impossible. Et comment un psychiatre peut-il croire un fou lorsque celui-ci lui dit qu'il va mieux ? Un cercle vicieux qui reste d'actualité, tous comme les mauvais traitements.

Comme souligné dans un autre commentaire, les sévices sont de nos jours bien plus "soft"... du moins en apparence ! L'entrave des membres est toujours présente mais désormais les malades sont brisés psychiquement, emprisonnés dans une camisole chimique, médicamenteuse qui les rend souvent apathiques et incohérents. Une véritable lobotomie qui ne semble servir à personne sauf peut-être le personnel soignant.

Un constat terrifiant qui devrait servir d'électrochoc (sans mauvais jeu de mots) au monde de la psychiatrie. Cela est apparemment resté lettre morte puisque les "fous" sont toujours aussi nombreux, si non plus, mais le nombre de structures pour les accueillir est en chute libre...

"Quand la fièvre nous tient, nous, gens de raison, nous avons des rêves horrifiants. L'angoisse nous étreint... mais en sursaut mouillés de sueur, nous nous réveillons. Le cauchemar est fini. Pour les pauvres persécutés le cauchemar continue toujours..."
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le 13 décembre 2014
J'aime me plonger dans les récits d'Albert Londres car ils dépeignent une époque que l'on connait finalement assez peu. Le portrait qu'il nous dresse des asiles et autres maisons pour « fous » paraît terrible, mais traduit surtout une manière d’aborder les relations humaines et la maladie avec beaucoup (trop) de froideur. Le médecin est roi, le patient est esclave, prisonnier sans remise de peine, et comme souvent à cette époque, l’État tient une posture de rigueur, qui ne va pas dans le sens de la dignité humaine. On retrouve beaucoup du bagne dans ces établissements avec une impossible rémission, une impossible évasion.

Je regrette toutefois que l'auteur n'aille pas plus loin dans l'histoire de certains personnages, pourtant hauts en couleurs. On reste un peu sur notre faim alors qu'il pose toutes les bases d'une histoire incroyable. Je trouve qu'il se limite trop à un témoignage superficiel qui ne nous permet pas assez de saisir la détresse des malades, des familles, mais aussi des soignants.

J’ai donc beaucoup aimé, mais je conseille avant celui-ci la lecture de son livre « Au bagne ».
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le 24 avril 2013
Il est intéressant de découvrir le fonctionnement et la vie quotidienne des asiles psychiatriques de l'époque.
Les pensionnaires y sont décrits avec precision et une pointe d'humour.
Un bon travail de journaliste qui présenta de nombreuses difficultés.
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le 5 avril 2013
Quand on a lu "au bagne" et "adieu Cayenne", on ne peut qu'être déçu par les autres reportages d'Albert Londres, même s'ils sont tous intéressants quand-même.
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le 25 juin 2015
bonjour!j ai lu ce livre,je suis satisfaite et un peu déçu,je m attendait à plus de détails(mais c est un bon livre!!!!)je vais le faire lire à mon"analyste",il ser--a ravi -o-lie (lol)!!!!merci
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le 16 avril 2010
au Québec on nomme "les fous" les gens extraordinaires..Albert Londres nous plonge dans leur univers et on en sort un peu moins ordinaires...troublant
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