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Ce superbe film noir de Jacques Tourneur fait partie des œuvres les plus méconnues de son auteur. On connaît le cinéaste pour « Out of The Past » (1947), « Cat People » (1941) ou encore « Curse of the Demon », autant de films que l’on chérie et revoit avec toujours autant de bonheur... Dans le magnifique ouvrage que lui a consacré Michael Henry Wilson (Jacques Tourneur ou La Magie de la suggestion), on y trouve cette phrase qui prend une nouvelle fois tout son sens : « A Hollywood, Tourneur fut l'un des contrebandiers, peut-être le premier, qui a subverti le récit classique de l'intérieur. Un explorateur de l'autre côté, en quête de passages qui ouvrent sur d'autres dimensions. Un poète attentif à l'inquiétante étrangeté de notre décor quotidien lorsqu'il révèle ses fractures. Un promeneur extraordinairement solitaire, poursuivant à l'insu de tous, protégé par son humilité même, une expérimentation qui a transformé le cinéma en profondeur. » Nightfall est sans aucun doute l’un des films noirs les plus remarquables de l’âge d’or hollywoodien. Tourné en 1957, soit dix ans après la publication du roman de David Goodis, et près d'une décennie après le merveilleux « Out of The Past », « Nightfall » est bien plus qu’un film de série B. Confirmation dès la scène d'ouverture, sur un plan magnifique et carrément inoubliable : sur un air de jazz faussement mélancolique, l’attention est portée sur un homme seul en train de feuilleter un magazine. Il est dans une librairie mal éclairée. On ne voit de l’inconnu son dos et sa nuque seulement. Puis, éclair de spots lumineux. L’homme tressaille. Le propriétaire vient d’allumer la rampe de lumières du magasin. On comprend vite que cet homme n'aime pas la lumière ni la compagnie. Et surtout, il nous semble fragile, pour ne pas dire vulnérable. Confirmation que l'on aura plus tard quand il déclare de sa voix traînante et légèrement éraillée à quel point « il est fatigué » et qu’il ne désire qu’une chose : « qu’on lui foute la paix »...

Les autres acteurs (Brian Keith en tête, mais aussi Jocelyn Brando que l'on avait vue dans ce chef-d'oeuvre de Fritz Lang, The Big Heat) ne se contentent pas de faire de la figuration dans « Nightfall »... On a ainsi une pléiade d’acteurs bourrés de talents qui nous rendent ce film étrangement attachant. Bref, il s'agit avant tout de voir l’un des derniers films de Jacques Tourneur, véritable maître de la suggestion. Et franchement, c’est un film superbe. La « Film Noir Foundation » a présidé avec l'UCLA à sa restauration (éditée ensuite dans ce coffret Wild Side). Il n'existait en effet que des copies calamiteuses et le résultat après tout ce travail d’équipe est assez prodigieux, je dois vous dire. D'une qualité exemplaire en tout cas : contrastes du noir et blanc extraordinaires, luminosité parfaite, bande sonore excellente. A l'occasion de cette sortie, Wild Side présente donc le dvd accompagné d'un livret de 60 pages rédigé par un spécialiste du « film noir » (Philippe Garnier en personne), lequel livret est copieusement illustré (photos, affiches, articles de presse). Bref, un objet de collection pour un film rare. Car « Nightfall » est aussi l'un des meilleurs films noirs de Jacques Tourneur, inédit dans ce format en France jusqu’à ce qu’il soit diffusé au Cinéma de Minuit (Patrick Brion). Malgré quelques petits défauts liés au rythme ou à la mise en scène (qui est loin d’être parfaite : j'ai par moments eu le sentiment que le film avait été tourné pour la télévision, Tourneur n'ayant pas le budget adéquat...), Nightfall reste toutefois un film abouti et réussi en tout point pour peu que l’on ait ce goût marqué pour le film noir, genre si prisé à l’époque, et qui vit son apogée avec « Touch of Evil » d’Orson Welles ou encore « Underworld U.S.A. » de Samuel Fuller.

De le revoir permet par ailleurs de mesurer la singularité et la force symbolique de cette œuvre rarissime. Vanning est un personnage solitaire donc, campé par l'acteur Aldo Ray (acteur assez méconnu mais dont le jeu est d’une belle sobriété). Sans trop dévoiler le contenu, je dirais simplement que cet homme traqué par des malfrats nous « parle », car dans une société de plus en plus avide d’argent facile, et en même temps dans une société où vivent des êtres solitaires, coupés de tout, les tensions et les pièges sont forcément plus grands. Vivant dans l'ombre suite à un malentendu (voir la synopsis ou relire l'excellent commentaire de zybine), Vanning aura bien du mal à semer ses poursuivants... Dans son errance, toutefois, il se trouve une alliée (la magnifique Anne Bancroft). Contraste saisissants là encore entre un personnage de l’ombre et un autre qui vit « dans la lumière » (elle est mannequin, sous les feux des projecteurs). Ce contraste ou plutôt cette alliance des contraires improbable est remarquable. Ainsi leur fuite, au milieu d'un défilé de mode, est un moment clé dont je ne dirai pas grand-chose... Le choix d'Anne Bancroft (voir Le Lauréat) est forcément judicieux. Avec son physique de belle brune énigmatique, elle tient un rôle qui n'a pourtant rien de glamour. « Nightfall » possède une sincérité et une qualité dans la mise en scène qui mérite tout simplement d’être saluées. Tourneur montre surtout qu'il est un vrai artisan, ou mieux, comme il le disait lui-même, « un menuisier ». Il aimait travailler avec des « acteurs » et non des « stars ». Et justement, ce Nightfall n'avait pas besoin de stars (de par son budget, déjà...). En cela, le film est marqué par une belle authenticité qui n'a rien d'hollywoodienne. Produit par la Columbia, le film se rapproche même du film indépendant (du moins les annonce-t-il...). Quant à la stylisation et la mise en scène, il y a de très bonnes idées (la scène avec le chasse-neige…). Modèle d'économie narrative, flashbacks judicieux, stylisation de la campagne et de la ville, « Nightfall » possède un cadre vraiment atypique.

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Dans les bonus, l'on trouvera la bande annonce originale, une galerie de photo et enfin un entretien précieux de plus de trente minutes avec Michael Henry Wilson. Pas de version française, uniquement la version originale sous-titrée en français (V.O.s.t.f.). 4 étoiles pour un grand film.
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Ce film noir tardif de Jacques Tourneur n'atteint pas le brio de La Griffe du passé mais réserve de bons moments. Adapté du roman de David Goodis (Nightfall), le film présente une trame simple, rendue plus subtile par d'abondants et savants flashbacks. Parti avec un ami pêcher dans le Wyoming, James Vanning (Aldo Ray) se porte au secours d'individus qui ont eu un accident de voiture. Il s'agit de casseurs qui ont 350 000 dollars en poche. Si son ami est tué par les individus, qui ne veulent pas laisser de traces, Vanning parvient à s'échapper et à récupérer la mallette qu'il laisse abandonnée dans un champ enneigé. Plus tard, à L.A., les deux braqueurs et un expert en assurances localisent Vanning. Et tout ce petit monde repart pour le Wyoming à la recherche du pactole.
En dépit de son cadre inusité (les montagnes enneigées des Rocheuses), Nightfall baigne dans une atmosphère achétypale de film noir. Fatum de l'argent non mérité, mauvais choix et paranoïa du héros, mélancolie de la liaison avec une toute jeune Anne Bancroft : tout concourt à faite de notre artiste la victime désignée des circonstances et de ses choix, qu'il assume avec un fatalisme lui aussi typique. Sa résignation douce amère ("je suis tellement fatigué" se plaint-il au contrôleur des assurances) et le trouble qui naît des allers retours en passé et présent ancrent le film dans une atmosphère qui tangente le fantastique cher à l'auteur.
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Un film de J. Tourneur (qu'il ne faut pas confondre avec son père Maurice), c'est toujours bien. Et ça peut atteindre le sublime : "La féline", "Passage du canyon", "La griffe du passé", pour ne citer que mes trois préférés. Ce film est un film noir, très noir. Un homme, témoin involontaire, devient victime. Pourchassé, bien sûr, il est aidé, trahi, etc... Classique, convenu ? Aujourd'hui peut-être, mais pas il y a 50 ans ! En outre le traitement vous laissera pantois. Grand film, grande interprétation (le trop discret A. Ray, la trop confinée à un rôle, A. Bancroft) et tous les autres rôles. Les dialogues sont superbes, les allusions ou sous-entendus sont délectables. La restauration (merci Wild Side, comme toujours) est exemplaire. Un reproche : il n'y a qu'une VO et ST français ! Il est accompagné d'un copieux livre (oui !) de P. Garnier. Bon, ce n'est pas donné, OK.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 3 janvier 2013
Incroyable Jacques Tourneur. La filmographie de cet enfant de la balle donne le vertige avec une constance dans l'oeuvre: l'ombre. Ombre de la psychée dans Angoisse avec Hedy Lamarr (disponible chez Montparnasse), ombre de l'inquiétante étrangeté dans son cycle de films d'horreurs tournés pour Val Lewton et dans Curse of the Demon (l'un de ses films que je préfère), ombre du monde criminel (Out of the past), il parvient même à insuffler cette thématique dans ses films les plus lumineux, comme Anne of the Indies et The Flame and the arrow, avec un questionnement existentiel sur l'origine de ses héros. Dans Nightfall il est question également d'ombre mais d'ombre blanche avec une luminosité remarquable pour un tel film noir: enseignes lumineuses, défilé de mannequins sous le soleil, étendues immaculées de neige, peut-être des métaphores pour suggérer la quête de vérité, de lumière, qu'entreprend James Gregory (aka Ben Fraser dans le film) en espionnant Aldo Ray soupçonné non seulement de meurtre mais également de la disparition du fruit d'un hold-up. Bien évidemment cette lumière qui grignote tout sur son passage est imputable, en 1957,à l'influence grandissante de la télévision, qui contamine les foyers américains avec ses plateaux suréclairés, véritable antonymes de la salle noire et mystérieuse des cinémas. Cela n'empêche pas Tourneur de demeurer un exceptionnel filmeur d'histoires. Il faut voir avec quelle habilité ll passe, en un plan, du présent au passé. Il faut admirer la fluidité de sa caméra qui colle au personnage de Vanning, le héros qui a eu la mauvaise idée de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment et par le biais duquel Tourneur inscrit trois autres traits caractéristiques de son oeuvre : la peur, la fatigue et la souffrance. Et puis, pour terminer, quels acteurs! Ma préférence va à Rudy Bond, méchant d'anthologie, qui assassine entre deux ricanements.
Au film, présenté en vost dans une copie des plus éclatantes, est associé un livre de Philippe Garnier, Le cinéma de David Goodis, le romancier dont est inspiré le film. Bien qu'il comporte de belles photos, il ne m'a que moyennement intéressé me paraissant à certains endroits limite hors sujet. Néanmoins amis cinéphiles l'investissement s'impose!
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le 27 février 2013
Ce film de Jacques Tourneur est très attachant. Le scénario tiré d'un roman de David Goodis est ce qui a de plus conventionnel, mais Tourneur réussit à en faire une oeuvre où l'humain est débarrassé de pas mal de stéréotypes. Considéré comme l'un des derniers fleurons du "film noir", Nightfall n'a pas peut-être la flamboyance des grands films de Fritz Lang (La Femme au Portrait) ou Robert Siodmak (Les Tueurs) mais quel film tout de même! Anne Bankroft tient un rôle inoubliable, entre femme fatale et amoureuse d'un Aldo Ray d'une épaisseur peu commune. Scènes d'anthologie multiples. A voir et à revoir.
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le 15 septembre 2013
Ça y est je l'ai vu ! Avec un ami on à décidé de regarder ce vieux film noir ! On a été surpris c'est excellent ! L'ambiance, les prises de vue, l'éclairage, et de voir toute jeune la trépassée Anne Bankroft ! C'est un bon film ! Hélas trop court, à peine 1 heure et quart ! Le blond Aldo Ray est crédible, vu également dans : "We are no angels et dans Battle Cry ! À voir !
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