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Bruno Walter conducts Mahler
Format: CDModifier
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Dans Mahler, il y a la première génération, celle des élèves de Mahler, de ceux qui l'ont connu, qui ont travaillé avec lui, qui l'ont défendu alors que son œuvre était encore incomprise, rejetée, mise à mal. Et il y a les autres. Et, quel que soit l'attachement que l'on aie pour les grands défenseurs de Mahler que furent ou sont encore Bernstein, Tennstedt, Abbado, Sinopoli, Gielen, Jansons, Rattle, Kondrachine (liste à compléter à volonté, sans oublier les versions isolées de Karajan, Barbirolli, Horenstein !), il faut bien avouer que les témoignages de cette première génération sont de ceux dont on ne peut simplement se passer, du moins lorsqu'on les connaît.

Comme ceux de Klemperer donc, ou ceux de Scherchen, les enregistrements mahlériens de Bruno Walter sont des indispensables. On connaît évidemment très bien le Chant de la Terre viennois avec Ferrier et Patzak (Decca), et la Neuvième enregistrée en concert avant guerre, également avec les Wiener. On révère ces enregistrements... Au risque d'oublier ceux, pourtant fondamentaux, effectués aux États-Unis pendant la dernière partie de carrière de Walter, et pour le label Columbia (désormais Sony). Ce coffret, qui plus est à un prix vraiment très sympathique, vient offrir de nouveau ces références et a d'ailleurs la sagesse d'inclure en particulier les deux versions de la symphonie n° 1 « Titan », la première en mono et la seconde en stéréo. Voici donc un petit mot sur chacun de ces enregistrements.

- Symphonie n° 1 - New York Philharmonic, 1954 (mono) (CD 7)
Version superbement jouée, et très bien enregistrée dans un mono tardif clair et détaillé. On y découvre toute la puissance du Mahler de Walter : une maîtrise formelle extraordinaire, mais aussi une conception moins sérieuse, moins hiératique que chez Klemperer. Walter ne refuse pas l'effet orchestral et c'est ici ce qui saute aux oreilles : un Mahler spectaculaire, dont l'influence a été reconnue par certains chefs postérieurs (Abbado, pour un exemple très actuel).

- Symphonie n° 1 - Columbia Symphony Orchestra, 1961 (stéréo) (CD 1)
Une version parfois un peu sous-estimée par comparaison avec celle de 1954. À tort à mon sens, surtout quand on peut profiter des deux. Car il faut tout de même admettre que cette stéréo très pure, très crue de Columbia offre une dimension supplémentaire à ce Mahler spectaculaire. On gagne en confort et en saisissement, même si cette version est orchestralement un peu moins bonne, et un petit peu plus froide tout de même.

- Symphonie n° 2 - NYP, Emilia Cundari & Maureen Forrester, 1958 (stéréo) (CD 1-2)
La symphonie Résurrection est une de celles que personne n'a aussi bien joué que les chefs qui ont connu Mahler lui-même et bénéficié de ses indications. Aussi les deux plus belles versions sont elles un live de Klemperer en 1965 et celle-ci, encore une grande réussite dans la catégorie spectaculaire. Un spectacle sans artifice toutefois, et qui ne manque ni la furia du premier mouvement, ni le recueillement de la fin (contrairement à un Stokowski par exemple). Maureen Forrester est, comme on peut l'imaginer, sublime dans Urlicht.

- Symphonie n° 4 - NYP & Desi Halban, 1945 (mono) (CD 3)
Avec Willem Mengelberg, l'un des témoignages historiques les plus prenants dans cette symphonie chambriste, si touchante lorsqu'elle est réussie. Le soprano de Desi Halban n'a pas d'égal, à placer sur les mêmes hauteurs que Jo Vincent (Mengelberg) et Reri Grist (Bernstein I).

- Symphonie n° 9 - Columbia SO, 1961 (stéréo) (CD 3-4)
Peut-être le sommet de ces enregistrements, en tout cas une version qui complète celui de 1938 sans aucunement le remplacer ni pâlir à ses côtés. Un Mahler très direct, brut, cru (ce qui est renforcé par l'orchestre très extraverti et la prise de son). Et de tant de paramètres qui auraient pu donner de la dureté, naît au contraire la plus grande pureté, la profonde et tendre tristesse de cette partition-adieu, rendue et défendue comme jamais. Un grand enregistrement.

- Symphonie n° 5 - NYP, 1947 (mono) (CD 5)
Comme la 4e, une bande assez ancienne et à la qualité sonore forcément aléatoire. Une belle vision toutefois, un témoignage à connaître, bien que cette 5e ait beaucoup de défenseurs ardents, efficaces et peut-être plus concernés (Barbirolli, Rattle).

- Das Lied von der Erde - NYP, Mildred Miller & Ernst Haefliger, 1960 (CD 6)
Forcément, lorsqu'on connaît la version du même Walter à Vienne avec Ferrier et Patzak, ou encore les versions de Reiner, de Jochum, de Klemperer, on peut avoir envie de négliger celle-ci. Ce serait bien à tort : Walter maîtrise toujours aussi bien la subtilité du discours orchestral dans cette symphonie qui ne dit pas son nom. Ernst Haefliger rivalise sans peine avec les ténors des autres versions, et Mildred Miller, impeccable, offre un Abschied qui ne manque pas d'émotion !

- Lieder eines Fahrenden Gesellen - Columbia SO & Mildred Miller, 1960 (CD 2)
On retrouve Mildred Miller ici, et comme la concurrence est un peu moins forte que dans le Chant de la Terre, ces enregistrements sont plus indispensables encore, surtout que peu de voix de femmes se sont réellement et aussi vaillamment illustrées dans ces lieder.

Un coffret à ne pas manquer donc, que l'on veuille découvrir Mahler ou que l'on souhaite en approfondir la connaissance, ici grâce à l'un de ses plus ardents défenseurs.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 avril 2015
Avec Otto Klemperer, Bruno Walter est une autorité incontestable dans le répertoire mahlerien, si ce n'est du simple fait d'avoir travaillé avec Mahler jusqu'au décès de celui-ci en 1911. Sa vision des symphonies mahleriennes qu'il a enregistrées rayonne même après plus d'un demi-siècle et représente à mon sens un sommet de la discographie du 20ème siècle en général. Un "must have " absolu pour les fans de Mahler, en plus à un prix dérisoire (merci Sony)
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19 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 mai 2012
Il y à boire et à manger dans cette compilation. Vu son prix, elle constitue de toute façon un maître achat.

Après quelques écoutes, je ne peux me livrer qu'aux commentaires suivants:

- La première symphonie sur le CD7 est tout simplement extraordinaire
- Le chant de la terre vaut la peine aussi, mais il n'égale en rien la version que Walter a enregistrée avec Férier
- La seconde symphonie est une des pièces maîtresses de la compilation, même si personnellement, j'aime mieux celle de Klemperer
- La cinquième symphonie proposée dans le coffret ne mérite pas le détour: personnellement, je préfère celles de Haitink, et Abaddo
- La neuvième symphonie est la plus belle que j'ai entendue, justifiant à elle seule l'achat de la compilation
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8 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 17 juillet 2012
Il faut rendre à Walter la place qui est la sienne dans l'interprétation mahlérienne, et ce coffret est particulièrement le bien venu. Avec celui de Klemperer récemment réédité par EMI on a deux piliers de toute discothèque Mahler, et notamment, deux grandes seconde symphonie, et les deux plus belles neuvième (même si j'ai une vieille tendance à mettre celle de klemperer audessus de tout). La quatrième est également une merveille.
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le 9 avril 2015
on trouvera ici l intégralité des enregistrements contenu dans le magnifique coffret hommage a Bruno Walter , avec en prime la " titan " de 54 .
je renvois au commentaire detaillé du coffret ou tout est dit !
la pierre angulaire de toute discographie mahlérienne pour un prix dérisoire .....
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10 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 avril 2013
Gustav, il est sympa mais avec ses états d'ame qu'il étale interminablement, ça craint! il manque un peu de (re)tenue!
Bruno c'est son copain classieux, qui essaie de mettre de l'ordre dans les idées de Gustav qui se bousculent au portillon de la partition (parfois , il n'y arrive pas comme avec la 5ème);
il faut dire que Gustav il peut etre longuet, limite casse-oreilles, mais que dans le tas il y a des diamants de première grandeur; après tout dans beaucoup d'opéras aussi c'est comme ça, on attend les morceaux de bravoure!
Gustav est omnubilé par ses grands devanciers mais Bruno l'assure qu'il ne doit pas avoir de complexes, car si Haydn a ouvert le chapitre de la forme 'symphonie', c'est lui Gustav, qui l'a clos!
Gustav a d'autres bons copains comme Bruno, Otto par exemple, qui sont bien aussi;
mais pour le prix et pour faire la connaissance de Gustav, Bruno est hautement recommandable;
et pour ceux qui connaissent tous les autres copains de Gustav, ils savent bien, et le disent bien, que Bruno est incontournable!
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8 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 avril 2012
Grand Mozartien s'il en est, Bruno Walter fournit de superbes enregistrements de Mahler, tout en finesse et en délicatesse. Une superbe acquisition pour qui voudrait découvrir cet ultime romantique tourmenté qu'est Mahler ou pour compléter avantageusement sa collection.
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