Commentaires en ligne


9 évaluations

4 étoiles
0

3 étoiles
0

2 étoiles
0

1 étoiles
0

 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

36 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une affaire en or, et une dizaine d'heures indispensables !, 18 avril 2012
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
La collection Sony Masters s'enrichit ici d'un joli pavé, réédition en format plus pratique d'un coffret publié sous le même titre (« The Stereo Collection ») par le label RCA, désormais repris par Sony. L'intégrale des enregistrements stéréo de Stokowski pour RCA y est comprise, et récapituler son contenu ne peut pas faire de mal en attendant peut-être que la fiche s'enrichisse :

CD 1
Beethoven : Symphonie n° 3 ; Ouverture Coriolan
Brahms : Ouverture pour une fête académique

CD 2
Chostakovitch : Symphonie n° 6 ; L'âge d'or
Khatchatourian : Symphonie n° 3

CD 3
Menotti : Sebastian (suite de ballet)
Prokofiev : Roméo & Juliette (sélection)

CD 4
Wagner : extraits de La Walkyrie, Tristan et Isolde, L'or du Rhin, Tannhaüser, Rienzi

CD 5
Wagner : extraits des Maîtres chanteurs de Nuremberg, Tristan et Isolde, Le crépuscule des Dieux

CD 6
Beethoven ; Haendel ; Humperdinck ; Bach ; Rachmaninoff ; Wagner ; Tchaïkovski ; Gluck ; Airs traditionnels

CD 7
Canteloube : Chants d'Auvergne (sélection) Anna Moffo, soprano
Villa-Lobos : Bachianas Brasilerias n° 5
Rachmaninov : Vocalise

CD 8
Dvorak : Symphonie n° 9 « du Nouveau Monde »
Smetana : La Moldau ; Ouverture de la Fiancée vendue

CD 9
Tchaïkovski : Symphonie n° 6 « Pathétique »
Enesco : Rhapsodie Roumaine n° 1
Liszt : Rhapsodie hongroise n° 2

CD 10
Rimsky-Korskakov : Schéhérazade ; La grande Pâque russe

CD 11
Bach : Chaconne ; Ein feste Burg ist unser Gott ; Air ; etc.
Haendel : Musique pour les feux d'artifice royaux

CD 12
Brahms : Symphonie n° 4

CD 12-13
Mahler : Symphonie n° 2 « Résurrection »

CD 14
Bach : Toccata et fugue en ré mineur
Extraits de répétitions de Bach (Toccata & Fugue) ; Wagner (Ouverture de Rienzi) ; Beethoven (Symphonie n° 6) ; Mahler (Symphonie n° 2)

Forcément, dans un tel ensemble, par un chef aussi original qu'inégal, il y a du bon et du moins bon. Mais, à ce prix, cette réédition depuis longtemps introuvable est quoi qu'il en soit une affaire quant à laquelle il convient de ne pas hésiter, et l'une des rééditions les plus excitantes de l'année.
Rentrons un peu dans le détail.
- Pour ce qui est de l'excellent, voire de l'incontournable, il représente à mon sens à peu près 50% du coffet. Il faut peut-être commencer par le répertoire du XXe siècle, Chostakovitch, Katchatourian (CD 2) mais aussi un Prokofiev enragé (CD 3), un Canteloube défendu avec l'ardeur passionnée d'une Anna Moffo (CD 7). Il faut y ajouter les partitions à grand spectacle dans lesquelles Stokowski excelle : Schéhérazade (CD 10), les extraits wagnériens (CD 5 et 6) ou encore les rhapsodies d'Enesco et Liszt (CD 9) et la Moldau de Smetana (CD 8). J'y ajoute une symphonie n° 4 de Brahms qui a de quoi transfigurer la vision de cette œuvre, à l'opposé de la perfection formelle proposée par un Kleiber ou un Giulini, nous avons en effet ici une vision sauvage, violente, extrême, un orchestre poussé dans ses retranchements, un coup de folie qu'on croirait réservé au concert : rien que ces instants-là méritent l'achat de tout le coffret !
- Pour ce qui est du bon voire parfois très bon, le répertoire symphonique un peu plus classique est excellement servi, bien que la personnalité de Stokowski s'y montre parfois excessivement, et que la concurrence très rude de la discographie laisse peu de place à ces enregistrements pour être considérées comme des références. Ainsi la 3e de Beethoven (CD 1) est-elle dépassée par bien des concurrents, la 9e de Dvorak (CD 8) l'est au moins par Reiner, la 6e de Tchaïkovski par Mravinski et Monteux (CD 9). Mais entendons-nous bien, cela demeure fort valable.
Toujours très bon, les arrangements orchestraux voire parfois choraux effectués le plus souvent par Stokowski lui-même, réunis sur les CD 6, 11 et 14. Ces sommets d'un kitsch stéréophonique très marqué par une époque et une personnalité axées vers le show et la popularisation d'un répertoire exigeant sont servis par une réalisation admirable qui en fait de petits objets à connaître, d'un charme certain, suranné et inimitable (quoique d'un goût parfois douteux, un peu trop dégoulinant peut-être, mais on n'est pas obligé de tout écouter d'un coup).
- Enfin, pour le superflu, il ne reste pas grand-chose. Je citerai tout de même la symphonie « Résurrection » de Mahler enregistrée avec le London Symphony Orchestra, Margaret Price et Brigitte Fassbaender. Car la contribution de ces deux excellentes chanteuses ne sauve pas vraiment une performance axée sur l'effet, l'artifice, et qui manque sont but essentiel, l'arc tendu de la dramaturgie mahlérienne, la maîtrise de la forme, et au final l'expressivité toute spirituelle qu'un Walter ou un Klemperer trouvent dans cette même partition. Si l'on souhaite entendre Stokowski dans cette symphonie le live BBC Legends semble préférable (malgré le concours de toux dans le public). Mais cela n'est que mon avis, et je sais que certains sont littéralement captivés par cette version studio, et y voient une référence absolue, j'invite donc chacun à se faire son avis...
Enfin, les extraits de répétition ne sont pas très intéressants, il s'agit de raccords orchestraux sans vrai travail de fond et l'on n'entend guère Stokowski y intervenir, sauf pour quelques éléments de mise en place qui ne portent pas en soi la marque d'un chef : le CD 14 est donc en grande part asez superflu.

Donc, sur 14 CD, 7 indispensables (environ 10 heures de trésors !), 5 bons à très bons, et 2 à mon sens un peu plus oubliables. Un excellent ratio pour un tel coffret, et qui plus est à un prix cadeau quand on sait que tout ça était devenu introuvable !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Parfait pour la musique!, 19 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
Tout a déjà été dit quant à l'interprétation et la qualité du son.
Un seul reproche: il n'y a pas de livret, aussi minuscule puisse t-il être. A moins que ce ne soit une lacune dans le coffret que j'ai reçu et dont je me délecte.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 Un énorme musicien, 3 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
Il s'agît ici d'une rémastérisation d’enregistrements du début de la stéréophonie, mais la qualité du son obtenu est tout à fait remarquable. En plus, Stokowski est à l'apogée de son art, le grand musicien (très controversé notamment à cause des libertés prises constamment avec les partitions, mais aussi à cause de ses mal aimées transcriptions) faisant preuve une fois de plus du ce qu'on appelle "avoir la musique dans le sang". Je suis peut-être subjectif, mais écoutez au moins la Rapsodie d'Enescu (je pense qu'il s'agît du premier enregistrement en plus) et j'espère que vous comprendrez. Bref, un très beau coffret à un prix dérisoire.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


21 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le lyrisme absolu !, 18 avril 2012
Par 
H. PILA "Michel" (Grenoble) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
Léopold Stokowski est à la direction d'orchestre ce que Glen gould est au piano. N'essayez jamais de situer une interprétation de ce grand chef par rapports aux autres. Il est hors norme. Cet anglais d'origine Polonaise montre évidemment une grande accointance avec les compositeurs venus de l'est, mais pas seulement. De ce coffret somptueux et bon marché vous ne trouverez rien à jeter... Peut-être ses orchestrations de Bach sont elles excessives, leurs seuls mérites en leurs temps furent pédagogiques à l'égard d'un public plus tourné vers la variété. Mais pour le reste cela force le respect. Il est en effet incroyable d'entendre une telle personnalité, plus que le compositeur, c'est l'âme musicienne slave de l'interprète qui ressort et transpire de chaque note, une Moldau pareille ça ne s'invente pas. Un autre incontournable est la rapsodie de Enesco, un fabuleux tourbillon, une montée inexorable vers une tumultueuse cavalcade inégalée.

Vous me direz 14 cd pour deux tubes c'est un peu léger, hé bien non, c'est sans compter sur le Roméo et Juliette de Prokofiev magistralement interprété, d'une beauté inouïe ou la La 9eme de Dvorak d'un lyrisme exacerbé. Léopold Stokowski est l'homme de tous les excès, il triture la partition pour la faire sienne. Ne vous lancez pas dans de hasardeuses comparaisons, c'est peine perdue. L'intérêt de ce coffret, outre le fait qu'il ne contienne que des captations d'une qualité parfaite, réside dans le fait que ce sont les ultimes prises de son d'un maitre tourbillonnant devenu sage. Ses extravagances passées sont calmées, il navigue dans les eaux puissantes d'un fleuve maintenant dompté, sa vision bouillonnante des ouvertures wagnériennes prouve qu'il pourrait s'agir du Rhin. de même, l'ouverture Coriolan est d'une vigueur incroyable avec toujours un lyrisme porté à son paroxysme.

Ce coffret ne remplacera nullement vos enregistrements favoris, il les complétera d'une approche personnelle et furieuse. Quelques soient les œuvres abordées, si l'on excepte le Bach qui pour moi ne passe vraiment pas, il conviendra de les entendre une fois de temps en temps, pour se prouver qu'il existe autant de voies que de génies. Car Léopold Stokowski en était un qui, malgré ses 90 ans qu'il portait lors de ces enregistrements, apporta une vision juvénile à ces œuvres et cela reste un vrai bonheur à entendre.

PS la photo du maitre en couverture est totalement anachronique, il n'a pas 40 ans alors que la plupart des enregistrements du coffret ont été dirigés par un chef âgé de plus de 90 ans !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Que du bohneur !, 3 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
Ah c'est vrai L.S. est un peu "manipulateur" certains puristes diront "quel mauvais goût !" et alors! si ça "rappe en bouche. " Pourquoi pas ? Exemple pour une approche Wagnérienne sans les voix. Faites entendre le "Maëlstrom digest du ring" à un d'jeune et dites lui que c'est "le Seigneur de l'anneau" d'u XIXème siècle ....Chaque transcription est un petit chef d'oeuvre (Ah oui ! Certains puristes vont crier "quel mauvais goût !" et alors! si ça...Etc. Stéréo un petit peu manipulée. Et alors !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le juste milieu, 24 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
Des 3 Coffrets proposés par RCA/ Emis et CBS celui qui propose le répertoire le plus varié est celui proposé par CBS : à côté de classiques, on trouvera des oeuvres de Bach interprété comme on le faisait dans le passé. Et quelques transcriptions.
Le Coffret EMI est plus curieux et dévoile des oeuvres rarement enregistrées mais c'est aussi le moins bien enregistré
Enfin le coffret RCA est un excellent juste milieu
Dans tous les cas on découvrira dans d'excellentes interprétation des chefs d'oeuvre du XXieme siècle
Stokowski était avec von Karajan le chef le plus sensibilisé à la reproduction sonore . Cela s'entend.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un best off de grandes qualités !!!, 21 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
En 14 cds on fait un tour d'horizon de cet immense chef, beaucoup critiqué, et maintenant aux enregistrements hors de prix !...Sauf celui-ci qui réunit la fameuse Toccata et fugue en rémineur, dans la version "fanstatique" de Mr Stokowsky l'arrangeur...
Des extraits de Mr Stokowsky dirigeant aux répétitions...: bref tout un art romantique et d'un autre temps qui fait vibrer les
âmes et les coeurs ...unique.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE MAGICIEN de l'orchestre, trop oublié, à thésauriser ABSOLUMENT !, 2 décembre 2012
Par 
L' AIGLE (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
( Révisé le 2 janvier 2013) Cinq étoiles ! Il faudrait pouvoir les multiplier quand il s'agit d'exception !
Nous ne répéterons pas la teneur des deux EXCELLENTS premiers commentateurs qui se complètent harmonieusement dans toutes leurs grandes qualités. Nous ne pourrions mieux faire. Nous ferons simplement à bâtons rompus quelques remarques qui s'imposent en y apportant notre témoignage.

À ma mémoire immédiate et sans avoir le temps de chercher, Léopold STOKOWSKY (1882-1977) est LE SEUL CHEF QUI ÉTAIT ORGANISTE, et ceci explique cela de par la capacité d'improvisation que l'orgue exige du musicien, de la connaissance de la régistration (instrumentation de l'orgue) et la réactivité pour faire respirer l'instrument selon sa facture et l'importance de la réverbération de l'édifice, le choix du légato ou des différents staccato. Ainsi, faisait-il rugir l'orchestre comme le Roi des instruments en y apportant toutes les subtilités de timbres de cette énorme fabrique de sons.

STOKOWSKY était donc un organiste qui dirigeait un orchestre. D'où son goût des nombreuses transcriptions de BACH qu'il avait données tout au long de sa longue carrière. L'art unique du chef russe était reconnu aussi par sa capacité d'obtenir des cordes un soyeux unique de sonorités suaves exceptionnelles issues des jeux de fonds de l'orgue. Pour exemple, de mémoire, le prélude du 3e acte de Tristan...prodigieux ! Quant à la déclamation désolée du cor anglais, personne n'a fait sonner cela ainsi... une émotion gigantesque ! Il faisait chanter l'orchestre comme personne.
Avec Léopold, il se passe constamment qq chose qui vous tient en haleine auditive ! Cette agogique exaltée fait palpiter la musique dans tout ce que l'on croyait archi-connaître, allant au fond des choses, car cette passion constante exhale et exalte l'intensité cachée et inouïe de la partition.

J'ai découvert STOKOWSKY par un 33t de la GID, (Guilde Internationale du Disque) dans mon enfance, fin des années 50 par « le Poème de l'Extase » dont il est le meilleur révélateur avec SVETLANOV.
Un bon "interprète" n'en est plus un, il est un « révélateur », un éveilleur de conscience.
À part tous les CD (une trentaine) que l'on pouvait trouver du chef russe, J'ai le cube original paru en 1997 et donc réédité à ce jour où vous entendrez pour la première fois ce que vous pensiez connaître et dont vous vous êtes souvent blasé.
En fait, une redécouverte de l'oeuvre dont vous ne soupçonniez pas l'étendue et la profondeur. Cependant ce coffret n'est évidemment pas exhaustif du legs du chef. Il s'agit des enregistrements RCA. Le chef russe ayant enregistré sous différents éditeurs de fabuleuses révélations sonores chez EMI (Full dimension sound), DECCA, BBC LÉGENDS, LONDON (phase 4 stéréo), VANGUARD CLASSICS, EVEREST (35mm), MUSIC& ARTS, GALA Artists etc. plus les 4 volumes de 10 CD du maestro vous aurez une bonne discothèque d'un chef incontournable : Maestro Celebre /Vol.1 Maestro Celebre /Vol.2 Leopold Stokowski - The Columbia Stereo Recordings / Collection Icon : Leopold Stokowski (Coffret 10 CD)
Ainsi que les deux coffrets DECCA : Enregistrements decca 1964-1975 /vol.2 / Enregistrements Decca 1965 - 1972

De plus, avec STOKOVSKY, comme avec son opposé CELIBIDACHE, et plus près de FURTWANGLER, chaque audition conserve sa surprise et sa fraicheur d'écoute qui n'est pas figée et qui vous remue à chaque ré-audition !
Il y a là une sorte de « miracle » d'une source sonore que le cerveau et le psychisme ne cristallise pas !!! La pâte du chef étoilé, sa présence et sa signature sonore se ressentent d'emblée.

POURQUOI L'ART DE STOKOVSKY DÉRANGE BEAUCOUP D'OREILLES ?

Malheureusement, un phénomène, que nous avons qq fois souligné, empêche beaucoup de mélomanes - comme des « critiques » qui ont fait profession de cet anachronisme - de goûter les libertés et subtilités de la musique par le formatage inconscient de la RÉCURRENCE AUDITIVE de la MÉMOIRE :
Toute première écoute engramme la virginité d'un modèle dans les mémoires qui se densifient à chaque réécoute et provoque la mise en route automatique d'une piste préenregistrée qui refuse, la plupart du temps, de se laisser détrôner par l'information de l'instant présent d'une écoute différente de la même oeuvre, et qui dérange ce qui est stocké. Ainsi le connu (passé) barre la route à la révélation du présent, l'inconnu !
On n'écoute plus l'information neuve de l'instant présent mais la bande magnétique du passé. Combien de mélomanes écoutent en chantonnant les thèmes et en gesticulant ! Ainsi se forme une tyrannie plus ou moins consciente de ce qui « doit-être ou ne pas être ». Où est la liberté de nos démocraques ?

Bien sûr, il existe néanmoins des anachronismes qui plombent une oeuvre et en défigurent plus ou moins sa teneur. Mais cela est du ressort du musicien rare et érudit qui a dépassé son propre ego et n'est plus piégé par la récurrence auditive. L'auditeur ordinaire (ce qui n'est pas le cas de nos deux brillants et sensibles commentateurs) peu très rarement en juger, en dehors de la prise de son et encore ! Écoutez la 5e de BEETHOVEN comme si c'était la première fois, vous mettra devant la difficulté de ce problème de distanciation ! Ce n'est possible que par une écoute radiographique en profondeur où transparaitraient tous les détails de la partition et pas seulement la ligne des thèmes mélodiques.
La restitution d'une musique est semblable à la contemplation d'un paysage observé sous différents éclairages de l'aube au crépuscule selon les caprices du temps et tout au long des jours et des mois des quatres saisons. Ainsi se décline les différentes versions de dites « interprétations » qui restituent où pas la musique. Sa reproduction est donc soumise aux lois de la nature comme celle de la physiologie du vivant, au degré d'hygrométrie, de la composition de l'air, ions positifs ou négatifs... Ce qui en fait sa richesse infinie pour une seule et même oeuvre, selon sa complexité. Également, la plus ou moins fiabilité du médium que constitue un enregistrement mécanique avec tous les paramètres de la prise de son et de l'acoustique de la salle ajoutent un nombre considérable d'impondérables plus ou moins maîtrisés, et ceci reproduit par des appareils plus ou moins bons qui restituent la source sonore à domicile.
Ainsi on comprend mieux notre notion de quadrature du cercle ou se résolvent les composantes dans la fusion de l'unité : l'oeuvre, le ou les musiciens, la date, le lieu et la prise de son. Très peu d'enregistrements ont atteint ce sommet.

La subtilité et la complexité du psychisme humain ne peut en aucun cas cristalliser une musique dans une unique « interprétation ». Lorsque l'esprit et l'âme d'une partition en sont respectés, l'éventail des possibilités sonores sont analogues aux couleurs du spectre lumineux. La sagesse que confère la connaissance d'une longue pratique induit à savoir goûter, sans exclusive, mais cependant avec discernement selon les penchants ou les préférences inévitables à sa propre nature, ce qui évite la condamnation facile de celui qui croit savoir.
Plus le champ de conscience s'élargit et plus l'écoute comme la vision des choses s'en trouvent transfigurées à jamais car l'amour des êtres et des choses remet de l'ordre dans la hiérarchie des valeurs... Souvenez-vous d'une des phrases d'un des poèmes des « Nuits d'étés » mis en musique par notre gloire nationale sur des paroles de Théophile Gautier contant un naufrage en filigrane " Sur les lagunes" : « Ma belle amie est morte, Je pleurerai toujours...Que mon sort est amer! Ah ! sans amour s'en aller sur la mer! » Cette grande plainte lyrique de la dernière phrase dans une simple gamme descendante et qui revient trois fois en conclusion des trois strophes ! Cette métaphore est un avertissement dans une évidente leçon de vie.

Le commentaire de Michel est PARFAIT car son analyse pertinente et fine dit exactement et sans restrictive personnelle ce qu'il fallait EXPRIMER sur ce musicien et chef exceptionnel, hors normes, si mal compris et souvent méprisé par « le musicalement correct » qui n'a rien saisi à la Musique où comparaison n'est pas raison ! Très important de le souligner. Je souscris à 200 % à l'écoute libre de Michel. Celui de « Suprêmes Classiques », plus rationnellement tempéré et ouvert à la « critique » à l'avantage de vous donner la teneur du coffret. S'y reporter absolument. À un tel prix, c'est donné ! Cependant aucun livret et la même illustration sur chaque CD.

Devant la confusion d'une ixième redite d'une partition archi connue, dont le but unique est de faire valoir l'ego d'un « interprète » immature par la publicité, là, comme partout dans notre époque de décadence accélérée, il faut TOUJOURS EN REVENIR AUX FONDAMENTAUX car la race des grands chefs est éteinte, c'est sûr ! Il ne reste que des 3e et 4e couteaux (l'on ne peut plus parler de baguette dans ce monde de sots rien !) Et que la pub monte au pinacle d'un système commercial qui se saborde lui-même par entropie, répétant toujours les mêmes erreurs à la surface de l'iceberg au lieu de sonder l'océan inépuisable du génie occidental de la musique. Certain labels, nordiques, allemands et anglais le font très bien.

Il nous est impossible personnellement de faire des commentaires de fond sur tout ce qui le mérite, et démultiplié par les innombrables « interprétations » existantes et rééditions bienvenues devenant exponentiellement pléthoriques et souvent inutiles, car il faudrait y consacrer ses nuits et ses jours, comme sait le faire l'excellent et irremplaçable MÉLOMANIAC et quelques valeureux chevaliers de l'écoute musicale, uniques sur ce site.

N.B. Il sera très utile de consulter « LA SYMPHONIE DES CHEFS », L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE sur 700 chefs-d' orchestres, reste incontestablement le livre de Robert PARIENTÉ.
C'est à son érudition musicale et à son talent d'intervieweur que nous devons cette SYMPHONIE DES CHEFS parue en 2004 aux ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE.
La Préface en « Prélude » de Manuel ROSENTHAL vous assure de l'exceptionnelle qualité de cet ouvrage unique.
La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Flambloyant, 19 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leopold Stokowski: The Stereo Collection 1954-1975 (Coffret 14 CD) (CD)
On a tous en mémoire, le dessin animé de Disney, Fantasia, avec, rappelez-vous la formidable voix off de François Perier (dans la VF de l'époque) et quelle voix... et puis aussi la présentation un peu kitch, voire un tantinet prétentieuse du chef d'orchestre de la bande de son : Léopold Stokowski. Ce film lui donna une célébrité et un retentissement immédiat de la seconde guerre mondiale aux années 60, mais en retour elle lui octroya un mépris souverain de la majorité des critiques de l'époque qui ne virent qu'un vade-mecum de vulgarisation de la musique classique. Un enregistrement stéréo fut effectué en 1940 de cette bande son.
Aujourd'hui ce précieux coffret, Red Seal RCA, nous restitue avec une qualité sonore remarquable la plupart des enregistrements effectués par Léopold Stokowski.
Le Maestro excelle particulièrement dans ses interprétations de Bach ( et oui....), la puissance, le souffle épique presque glorieux qui imprègne la suite N°3 BVW est phénomènale.
Ne boudons pas notre plaisir : c'est vrai, c'est un peu Kich, mais quelle puissance, quelle force, c'est souvent étincelant, et toujours étonnant et somme toute assez jubilatoire !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit