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5.0 étoiles sur 5 Un trio formidable
Le comte Ory est un Don Juan local qui, profitant du départ de ces messieurs en Croisade (nous sommes en 1200) compte bien séduire les femmes de ces messieurs, momentanément délaissées. Il a fait son choix sur la vertueuse Adèle, en son château de Formoutiers. Mais il ne sait pas que le page Isolier, dont il est accompagné,...
Publié le 20 février 2012 par Mr. Daniel Zehnacker

versus
2.0 étoiles sur 5 promesses non tenues
Avec des moyens pharaoniques, la production du Met de 2011, réunie autour de la super-star Juan Diego Florez, s'est avérée un pétard mouillé. Il n'est que de comparer la direction d'acteurs de l'ancienne production Savary avec celle de Bartlett Sher pour mesurer combien les chanteurs jouent mal dans cette dernière, de façon lourde...
Publié il y a 1 mois par Véronique K


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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un trio formidable, 20 février 2012
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
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Le comte Ory est un Don Juan local qui, profitant du départ de ces messieurs en Croisade (nous sommes en 1200) compte bien séduire les femmes de ces messieurs, momentanément délaissées. Il a fait son choix sur la vertueuse Adèle, en son château de Formoutiers. Mais il ne sait pas que le page Isolier, dont il est accompagné, est très amoureux de la châtelaine. Ce qui aboutira, à la fin du 2ème acte, à un trio époustouflant emmêlant, sur le lit de la comtesse, les trois protagonistes passablement excités.
Le metteur en scène Bartlett Sher et son équipe ont bien différencié les 2 actes (l'un à l'extérieur et l'autre à l'intérieur du château) sans surcharger le décor, au contraire : un pont-levis, un lit, une estrade, des arbres en carton que l'on déplace au fur et à mesure des scènes, etc.). Les costumes sont chatoyants pour les dames de compagnie (avec une touche de ridicule pour certaines perruques et hénins) et comme les hommes qui accompagnent le comte sont tout le temps déguisés, l'humour est omniprésent, sans aucune trace de vulgarité.
Il faut dire que la distribution réunie est éblouissante. On connait les qualités physiques et vocales de Juan Diego Florez, le plus grand ténor rossinien de son époque. Le voir se dandiner, habillé en bonne soeur, pour essayer de conquérir la belle Adèle, est un moment particulièrent réussi, d'autant plus qu'il a retrouvé sa Gilda de Rigoletto, la superbe Diana Damrau. Son grand air du 1er acte est un modèle absolu de bel canto : pureté de la ligne vocale, précision des vocalises, longueur du souffle et pertinence des aigus. Dans le rôle travesti d'Isolier, c'est la Rosine de Florez qui confirme ses talents de mezzo avec une belle chaleur de timbre et d'engagement scénique.
Tantôt déguisés en ermites ou en nonnes, les hommes du comte se démènent sous la baguette experte de Maurizio Benini, qui redonne à cet opéra toute l'ampleur et la beauté de cette musique, comme le voulait l'opéra-comique français de l'époque.
Une réussite qui ne sera pas égalée de sitôt.
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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un spectacle enthousiasmant, 29 février 2012
Par 
Caroline LESNIAK (Vernon, Eure) - Voir tous mes commentaires
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Avec l'avant dernier de ses opéras , Rossini nous entraîne dans une farce tonique et enlevée, décrivant les aventures d'un comte entreprenant qui entend bien profiter de l'absence des hommes partis en croisade pour mener à bien ses projets de séducteur. Ses plans seront toutefois contrariés par son page Isolier, qui emportera la faveur d'Adèle, la châtelaine qu'ils courtisent- avec des sentiments différents- tous les deux. Les entreprises du Comte Ory seront dévoilées au grand jour, et il se verra contraint de prendre la fuite, juste avant le retour des Chevaliers.
Cette oeuvre connu un grand succès tout au long du XIXe siècle, puis tomba peu à peu dans l'oubli jusqu'aux années 1950, jugée sans doute plus proche de la farce que de l'opéra bouffe, de tradition plus noble, mais dans laquelle on retrouve pourtant tout le savoir-faire et le charme incomparable du compositeur du Barbier de Séville, à travers airs, duos, trios et ensembles que l'intrigue se charge d'introduire. Comme il le fit souvent, Rossini emprunta plusieurs thèmes musicaux à l'une de ses oeuvres antérieures, en l'occurrence le Voyage à Rheims , composé trois ans auparavant ( et dont le Comte Ory reprend en fait une bonne moitié de la partition).
L'oeuvre fut écrite pour Paris, il s'agit donc d'un opéra chanté en français: c'est un plaisir supplémentaire d'entendre les prouesses du bel canto rossinien s'appuyer sur les mots de notre langue !

Le MET nous offre ici un spectacle enthousiasmant, plein de vie, de mouvement, de gaieté, et une distribution de rêve, à la hauteur des espoirs que l'on pouvait nourrir à l'avance : c'est un véritable régal de la part des interprètes, qui témoignent d'un bonheur de chanter et de jouer ensemble, éclatant et communicatif, d' une complicité dont nous pouvons partager chaque instant grâce aux caméras qui nous placent au coeur même de l'action ( les retransmissions HD du MET sont remarquablement réalisées, avec des caméras placées sur des bras articulés de chaque côté sur les avant-scènes et télécommandées, de la plus grande discrétion pour les interprètes comme pour le public).

Quel entrain extraordinaire de la part de tous !

Juan Diego Florès, d'une forme vocale éblouissante, est égal à lui-même : éclat et sûreté des aigus, soin et élégance apportés à la ligne de chant 'mezza voce', précision des vocalises, qualité du timbre : une sorte d'idéal dans ce répertoire . De plus, il est aussi à l'aise comme comédien que comme chanteur, s'amusant tel un vieux routier du théâtre de boulevard ('vaudeville' serait ici plus approprié), avec oeillades et moues absolument irrésistibles... Un régal!

Joyce DiDonato, en Isolier, se montre particulièrement brillante dans ce répertoire belcantiste, où virtuosité, grâce et raffinement du chant, s'allient à une justesse d'expression et à un art de la caractérisation qui emportent l'adhésion.

Souvent réunis à la scène dans ce répertoire (un mémorable Barbier de Séville au ROH notamment, mais aussi la Cenerentola et la Donna Del Lago sur diverses scènes), Juan Diego Florès et Joyce DiDonato font preuve d'une grande complicité.

Diana Damrau se montre de plus en plus charmante comédienne et même très drôle au fur et à mesure que l'action progresse, incarnant une comtesse Adèle, au départ contrariée par la présence de tous ces hommes, mais qui finit par prendre plaisir à cette situation, sans le montrer de manière trop appuyée naturellement... Savoureux! Au charme de cette incarnation répond celui de la chanteuse : s'appuyant sur un medium suffisamment puissant et riche, elle nous ravit par l'aisance de ses aigus cristallins et la grâce d'un chant techniquement irréprochable, se montrant aussi à l'aise dans ce répertoire que chez Mozart ou Strauss.

En plus de leurs performances vocales et scéniques, il est à noter que tous les trois maîtrisent sans problème la prononciation du français (mention spéciale à JDF dont la diction est exemplaire), même si, compte tenu de la 'vocalité' du chant rossinien, l'apport des sous-titres n'est pas inutile lors d'une première audition.

Bravo aussi à Stéphane Degout, qui se montre lui aussi excellent comédien et chanteur, vocalisant avec le même brio que ses partenaires .

Complétant cette équipe, Michele Pertusi, baryton-basse familier du répertoire belcantiste ,et Susanne Resmark, grande voix mais prononciation en retrait par rapport au reste de la distribution.

Le plateau est si brillant qu'on en oublierait presque l'efficacité du chef d'orchestre, Maurizio Benini.
Comme souvent au MET, les choristes ne se contentent pas de faire de la figuration en chantant, mais prennent visiblement plaisir à s'impliquer dans l'action théâtrale.

Il faut dire que la mise en scène de Bartlett Sher est épatante, assumant pleinement l'expression comique de la farce, sans lourdeurs excessives, d'une bonne humeur communicative, avec certaines scènes que n'aurait pas reniées Robert Dhéry, le père des Branquignols ((les Chevaliers déguisés en nonnes). Quant au trio du 2e acte, qui voit se dérouler la scène dans un lit, c'est un moment de comédie enjouée qui déclenche les rires des spectateurs (celui des interprètes n'est pas loin) et atteste de la liberté et de la modernité de Rossini !

En conclusion, une réussite totale, un moment festif, pour une oeuvre délicieuse et relativement méconnue, qui est ici particulièrement mise en valeur, à découvrir absolument.
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13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux heures de ravissement et d'hilarité, à la bonne heure !, 2 avril 2012
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Comte Ory (DVD)
Permettez-moi de commencer ce commentaire par un préambule historique.
Si l'on peut dire que Gioachino Rossini fut le plus français des compositeurs italiens, ce n'est pas seulement en raison de ses nombreuses affinités électives avec la France où il a vécu et où il est mort, mais encore et surtout parce qu'il acheva sa carrière de compositeur à Paris : il y a tiré sa révérence musicale à l'âge de trente-sept ans, seuil de sa seconde vie, celle d'un "ex-compositeur"..., selon son expression spirituelle, mélancolique aussi.
L'aventure commence quand il est invité à prendre la direction du Théâtre Italien de Paris, invitation qu'il accepte avec empressement car il brûle de travailler en France.
La résistance cocardière et virulente de quelques musiciens français hostiles à sa venue ne l'a pas dissuadé de quitter la "perfide Albion" où il oeuvrait alors pour s'établir à Paris, nous sommes au mois d'août 1824.
Sa réputation de plus grand compositeur de son époque, la faveur du public qui raffolait de lui et le surcroît de gloire que cette fameuse place lyrique parisienne pouvait en attendre lui vaudront la signature d'un contrat avec le Comte d'Artois, frère de Louis XVIII, lui assurant la perception d'une pension annuelle...
C'est dans ce contexte que Rossini ouvre sa carrière française et compose "Il Viaggo a Reims", à l'occasion du sacre royal de ce Comte d'Artois transformé en Charles X.
Las... lors de la création de l'œuvre, en présence du nouveau Roi et de la Cour, c'est l'échec.
Un musicographe présent dit que le Roi "lève les yeux au ciel comme Didon sur le bûcher" : en d'autres termes, cette musique l'assomme.
L'œuvre n'aura pas droit à plus de trois représentations...
Elle sera reprise vingt-trois ans plus tard sous un autre titre, "Andremo a Parigi !", pour célébrer... la révolution de 1848 !
Mais elle n'aura pas plus de succès sous ce nouveau titre et elle sombrera dans l'oubli, oubli qui semblait devoir être éternel puisque - signe du destin ? -, la partition originale fut égarée.
Quand Rossini a composé son œuvre suivante, le Comte Ory (création le 20 août 1828), il ne pouvait pas imaginer - de fait, personne n'aurait parié cent sous là-dessus - que quelque cent cinquante ans plus tard, oui, rien de moins que cela !, la partition du Voyage à Reims serait retrouvée, restaurée, et que l'œuvre serait recréée en 1984 au festival de Pesaro, sous la baguette de l'immense Claudio Abbado, avec une troupe vocale à se damner.
Il est ainsi aisé de comprendre que, dans la composition du Comte Ory, notre génial Rossini se soit octroyé la liberté d'extraire de son Voyage à Reims alors jeté aux orties quelques unes de ses pages les plus réussies et, soit dit sans ambages, époustouflantes de beauté mélodique, de fièvre rythmique et de virtuosité vocale, sans oublier bien sûr la verve et la drôlerie : nul autre que Rossini n'a porté à ce degré de puissance atomique l'art de composer une musique qui rit.
Il fallait que Rossini fût alors un compositeur "français" pour ne pas subir la censure que le sujet du Comte Ory lui aurait value en Italie ou ailleurs probablement, œuvre qui profane allègrement mais outrageusement l'habit religieux dans une histoire aussi exubérante qu'improbable, où se mêlent libertinage, libations, canaillerie et paillardise.
Une œuvre qui se situe au temps des Croisades mais est semble-t-il inspirée d'une ballade picarde de la fin du XVIIIème siècle, que Rossini et ses deux librettistes français ont traitée avec une liberté de ton, une insolence et une audace détonantes en ce début d'un XIXème siècle plutôt connu pour sa pruderie voire sa pudibonderie, sur le théâtre des apparences en tout cas.
Librettistes français et livret écrit en français.
La manière dont Rossini reprend du Voyage à Reims une musique composée pour un texte italien et parvient à la fondre parfaitement avec un texte français en dépit de toutes les singularités de la langue française ici considérée comme support d'une écriture musicale est absolument prodigieuse, on pourrait croire que tout est nouveau dans cette œuvre composite.
Quant aux pages proprement nouvelles, elles sont divinement rossiniennes mais elles sont celles d'un "Rossini français", celui qui admirait ouvertement l'esthétique musicale et orchestrale française passée et contemporaine, dont il voulait s'approcher.
Le sommet de l'œuvre, qui ne doit rien au Voyage à Reims - le trio entre le Comte Ory, la Comtesse Adèle et Isolier, "à la faveur de cette nuit obscure" -, nous donne une musique qui est un pur joyau de grâce et de raffinement, on est proche de Mozart, pour accompagner une scène licencieuse unique dans l'histoire de l'art lyrique.
Trio dont Berlioz, peu suspect d'un excès de bienveillance pour Rossini, a dit, sans sarcasme aucun, qu'il était le "chef d'œuvre absolu du compositeur".
Le Comte Ory : une oeuvre étourdissante, enthousiasmante.
Cette représentation nous offre une distribution de rêve, de rêve absolument, avec Juan Diego Florez en Comte Ory, Diana Damrau en Comtesse Adèle et Joyce DiDonato en Isolier (rôle travesti).
Ils sont tous les trois sur les cimes de la perfection vocale et interprétative, aussi m'abstiendrai-je de la moindre différenciation entre leurs performances respectives, on est là en présence du mystère de l'art total et de la beauté idéale, et de la bienheureuse osmose alchimique entre trois artistes fabuleux dont il faut en outre saluer l'excellente diction française, même là où c'est le plus difficile pour un Péruvien, une Allemande ou une Américaine : la liaison entre le "r" d'un infinitif et la voyelle du mot suivant, par exemple, exemple topique car c'est un écueil redoutable pour un chanteur qui n'est pas né au pays de Molière, le géant Jon Vickers en a su quelque chose.
Pour que notre éblouissement soit complet, nos artistes évoluent dans une mise en scène astucieuse et belle, mêlant intelligemment le médiéval et le contemporain, et fourmillant d'idées originales mais bienvenues : preuve accablante pour les cuistres qu'une mise en scène lyrique de notre temps peut être inventive sans être grotesque.
Le magnifique orchestre new-yorkais et son excellent chef, Maurizio Benini, accompagnent les trois héros avec une délectation perceptible, ils leur laissent la bride sur le cou, point n'est besoin de leur rappeler le tempo, ce spectacle est un irrésistible galop qu'ils maîtrisent et enlèvent jusqu'au triomphe que leur réserve un public ivre de bonheur.
Ne manquez pas ces deux heures de ravissement et d'hilarité conjugués, comment s'en priver ?!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est charmant ! C'est divin !, 5 novembre 2012
Par 
Eliacin - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Comte Ory (DVD)
Une jolie façon de faire connaissance avec ce Rossini méconnu.
La mise en scène, traditionnelle et rigolote, ne casse pas trois pattes à un canard, mais le plateau vocal est magnifique, dominé par un Juan Diego Flórez survolté et si bien chantant ! Joyce DiDonato est au même niveau de qualité, et il n'y a pas une faiblesse parmi les autres chanteurs, qui, sans exception (chœurs compris) chantent un français remarquable. L'orchestre du Met manque un peu de finesse, mais la direction de Maurizio Benini est ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle dans le répertoire rossinien.

Deux heures et demie délicieuses d'opéra au meilleur niveau.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Opéra Marketing, mais superbe en tous points, 19 mai 2012
Par 
Laneton "Jip" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Comte Ory (DVD)
Au vu des commentaires très (trop ?)flatteurs parus récemment, non seulement sur Amazon, mais aussi dans diverses revues musicales ou non,(quel marketing !),j'ai quand même acquis ce DVD d'une oeuvre pour moi totalement inconnue.
Certes la qualité de l'interprétation est exceptionnelle, la musique de Rossini toujours vivante et gaie, la mise en scène et les costumes superbes comme de coutume au Met, la direction d'orchestre précise. Le rendu image est parfait et ne nécessite nullement le Blue-Ray qui d'ailleurs ne se justifie que bien rarement et coûterait quelques euros de plus. Ici comme souvent "le mieux est l'ennemi du bien"
Voici pourtant un DVD qui après 2 ou 3 visions va finir au fond d'un placard, car ce n'est qu'une joyeuse bouffonnerie, une farce, et bien loin d'un opéra culte que l'on revoie des dizaines de fois avec émotion (ici totalement absente) et envie. Rossini a fait tellement mieux. Voici pourquoi je ne veux pas lui attribuer les 5 étoiles qu'à elle seule Diana DAMRAU mériterait, elle qui illumine la scène avec une voix qui en fait la meilleure soprano colorature actuelle. Ses 2 airs du premier acte sont fantastiques, et elle a une formidable présence scénique , enfin elle est tellement belle.
Je serais injuste de ne pas souligner la précision du chant et le jeu de J.DI DONATO, la présence de M.PERTUSI à la voix de baryton bien posée, le dynamisme de S.DEGOUT.
Une autre réserve concerne J.FLORES qui est lui aussi incontestablement le meilleur ténor du moment dans ce registre, mais pourquoi faut-il qu'il force sa voix dans les "forté" pour en faire des cris oubliant la musicalité? Cela tend d'ailleurs à devenir un peu la mode, J. KAUFMANN a parfois le même défaut. Mais c'est un défaut que l'on pardonne car il n'est l'apanage que des meilleurs.
Comment font ces acteurs pour s'exprimer aussi bien en Français qui n'est pas pour la plupart,leur langue, c'est parfaitement intelligible.
Cependant, je ne regrette pas cet achat qui m'a permis de découvrir une oeuvre, certes secondaire, mais avec un plateau de rêve et la mise en scène toujours soignée du MET. Comme nous avons de la chance de disposer de nos jours d'un accès à tout le répertoire de l'opéra grâce aux DVD. Encore faut-il, comme c'est le cas ici, que ce soit un "spectacle" total, c'est à dire du théâtre chanté avec d'excellents acteurs interprètes physiquement adaptés à leurs rôles.
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5.0 étoiles sur 5 le comte Ory, 8 juin 2014
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un enregistrement parfait avec des acteurs parlant un très bon français (ce qui est rare) un bon moment d'opéra pour ce conte peu connu
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5.0 étoiles sur 5 Le rire assuré..., 7 juin 2014
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On connait beaucoup Rossini pour son "Barbier de Séville" !
Mais j'ai découvert cette perle qu'est le "Comte Ory" avec une distribution inimitable à cette heure !
Juan Diego Florez en comte Ory séducteur est très comédien et on rit de bon coeur à ses mimiques...Joyce Di Donato en page Isolier est parfaite aussi ainsi que Diane Damrau en comtesse Adèle !
Citons Stéphane Degout accolyte du comte Ory et le reste de la distribution est parfaite !
A découvrir si vous souhaitez passer un merveilleux moment avec des morceaux de bravoure pour les voix qui ne sont pas à négliger !
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2.0 étoiles sur 5 promesses non tenues, 6 juin 2014
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Avec des moyens pharaoniques, la production du Met de 2011, réunie autour de la super-star Juan Diego Florez, s'est avérée un pétard mouillé. Il n'est que de comparer la direction d'acteurs de l'ancienne production Savary avec celle de Bartlett Sher pour mesurer combien les chanteurs jouent mal dans cette dernière, de façon lourde et maladroite. Ce qui passait encore sur scène, à New York, vu de loin, devient franchement risible à la captation de près. Diana Damrau, divine et insurpassable dans Mozart et Strauss, est complètement à contre-emploi dans ce rôle qui ne lui convient nullement, et dont elle n'a pas la tessiture. Elle semble complètement perdue. Elle minaude de façon grotesque, contre toute vraisemblance dramatique – a-t-elle jamais rencontré une comtesse ? – et oublie au vestiaire les redoutables vocalises de son rôle en les remplaçant par des contre-notes à tout bout de champ, la plus pauvre ornementation vocale à laquelle on puisse penser. On est loin, loin derrière ce que pouvaient faire dans ce rôle Annick Massis (production de Jérôme Savary, 1997), ou aujourd'hui Cecilia Bartoli (Leiser et Caurier, 2012).

La scène du trio, à la fin de l'acte II, présente un lit qu'on remonte à coup de manivelle. L'idée est marrante… mais pas neuve. Elle est copiée, sans aucun scrupule, de la production de Savary. Quelle créativité !

Certes, Juan-Diego Florez est magistral dans ce rôle, mais à lui seul il ne sauve pas la production.
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4.0 étoiles sur 5 bonne humeur, 1 janvier 2013
Par 
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Il y a peu d'enregistrement vidéo de cet opéra et celui-ci ne manque ni de vaillance ni d'humour.Voila qui change des sempiternels barbiers de Séville. Rossini c'est aussi ça !
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Videothèque idéale - achat sans risque, 15 mai 2012
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Super, Génial, drôle..distribution hors pair avec Florez, Damrau, Di Donato, Pertusi et notre Degout National, rien à dire.
Du vrai spectable jubilatoire en plus c'est le MET qui fait les choses bien pour une fois...alors pourquoi se priver de + deux heures de bonheurs.
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