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5.0 étoiles sur 5 Ceux qui croient à la légende célébreront en 2012 le douze-centième anniversaire de la révélation de l'ermite Pelayo,..., 9 mai 2012
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique Medievale De Pélerinage (Camino De Santiago I & Ii) (CD)
...qui aurait aperçu une lumière surnaturelle lui désignant le tombeau de l'apôtre Jacques. Quelle que soit son étymologie (GiaCOMo aPOSTOlo, campus stellae...), la cité de Compostelle devint ville sainte sous le pontificat de Calixte II (1050-1124), et une destination de dévotion qui inspira maints chants de pèlerins et de louanges à la Vierge protectrice.
Notamment les quelque quatre-cents Cantigas de Santa Maria compilés sous la supervision du roi Alfonso el Sabio (1221-1284), à la cour duquel se fréquentaient musiciens de religion catholique, juive ou musulmane.

Pour fêter cet anniversaire, quel meilleur cadeau pouvait-on offrir au mélomane que la réédition en un seul CD (plein comme un œuf, 79 mn !) des deux microsillons que le Studio der frühen Musik consacra en 1972 aux Camino de Santiago, enregistrés dans la collection Reflexe du label Emi ?
Parmi les premiers consacrés à ce répertoire, ces vinyles piochèrent bien sûr au recueil d'Alphonse le Sage et au Codex Calixtinus, principales sources du genre, pour orienter une itinérance qui nous amène en Galice via la Navarre, la Castille et la province de León.
Voilà un passionnant voyage en compagnie des âmes qui marchaient vers Compostelle, joyeuses mais en proie au découragement, aux accidents, au brigandage. Sur cette route réjouie par les conductus, rassurée par les chants confraternels, ragaillardie par la liesse collective, se dressent aussi quelques planctus inquiets pour la cohésion politique et religieuse de cette Espagne du Nord, résistant à l'emprise mauresque.

Les couleurs brutes, la force rythmique et les humeurs orientalisantes de l'équipe guidée par le regretté Thomas Binkley conviennent idéalement à ce parcours où la sincère ferveur du chant se renforce par la candeur de l'instrumentarium (cordes pincées, vielle, organetto, chalémies, et une vigoureuse percussion).
Parmi les étapes marquantes de ce programme, on s'enthousiasmera de ce "Non en gran causa", et surtout de ce chavirant "Seigneur, sachiez qui or ne s'en ira" qu'embrase la voix écorchée de Richard Levitt : une des plus brûlantes pépites de toute la discographie médiéviste !
L'auteur d'une si ardente chanson est un certain « Teobaldo », mieux connu sous son nom de trouvère : Thibaut IV, comte de Champagne, devenu Roi de Navarre à la mort de Sanche-le-Fort, et preux chevalier des croisades.

J'espère que les sentinelles de la presse musicale se feront un large écho de cette toute récente reparution qui ne doit pas passer inaperçue !
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