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4,0 sur 5 étoiles
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A près de soixante dix balais, il aurait pu se contenter de sa petite réputation auprès du « grand public » et de sa grosse cote auprès des autres musicos. Le musician's musician par excellence. Il aurait pu continuer à sortir des disques tous les deux-trois ans, qui certes ne valaient pas ceux de ses débuts à la fin des 60's, mais qui bon an mal an, ravissaient son public clairsemé.
Ce « Locked down », rien qu'à voir la pochette, on sent qu'il s'est passé un truc. Pas au niveau de la coiffure, Dr John s'est toujours coiffé avec un poulpe. Non, non, l'indication cruciale, elle est en bas à droite, c'est le logo du label, Nonesuch. Le label des aujourd'hui très bankables Black Keys. Dont le guitariste Dan Auerbach a produit et co-écrit tous les titres de ce « Locked down ». Que les fans du duo à la mode ne se jettent pas sur ce disque, le bon docteur ne s'est pas fait phagocyter par le Black Keys sound. Dr John, c'est pas le genre à se laisser impressionner par le premier type à la coule venu. Pensez, on la fait pas à un gars qui ouvrait pour les Stones au début des seventies. Dr John fait du Dr John, avec du piano (son instrument de prédilection sous toutes ses formes) omniprésent, tout juste peut-on noter de temps en temps quelque guitare d'Auerbach qui dépasse du fouillis sonore habituel ... Parce que McRebennack (son vrai nom), c'est le spécialiste de l'épais potage sonore, bien épais et consistant, d'où surnagent des bouts de blues, de jazz, de soul, de rhythm'n'blues, des fanfares cajun, du groove à la tonne, une incompréhensible voix nonchalante, ... et tout ça mélangé, malaxé, trituré dans absolument tous les morceaux. Le New Orleans groove dans toute sa splendeur par un des ses meilleurs démiurges ... On est ici en terrain connu.
Sauf que la confrontation-collaboration avec Auerbach a peut-être obligé Dr John à sortir de sa routine, à écouter et partager avec un autre, alors qu'il avait depuis longtemps l'habitude de n'en faire qu'à sa tête. Rarement sa voix aura été aussi claire et précise, lui qui d'habitude se contentait de marmonner et grommeler sur sa musique. Sans que pour autant on puisse le confondre avec Florent Pagny.
En fait, le seul moment de flottement à l'écoute de ce disque, c'est pendant l'intro de « Locked down », le titre. Une similitude rythmique très troublante avec ... le Magma de 73. Le reste est, comme d'habitude, indescriptible, humide, sale, moite, un joyeux foutoir groovy et festif. On jurerait entendre le ronronnement des antiques amplis à lampes tant on est loin du son actuel ripoliné et ultra-compressé.
De temps en temps, on perçoit une tentative de prise de pouvoir par Auerbach, quand la rythmique se rigidifie un peu (« Revolution »), ou « You lie » avec sa guitare aux riffs très Black Keys, avant que les cuivres ne viennent faire tanguer et swinguer ce boucan ... Et puis, on sent que les deux ont du s'amuser, en écrivant pour recréer des choses que l'on n'avait plus l'habitude d'entendre. Une paire de titres très blackxploitation (« Gateway », « Eleggua »), qui voient passer les ombres de Richard Roundtree, Ron O'Neal, Shaft, Superfly, Curtis Mayfield et Isaac Hayes. On a droit aussi en filigrane sur quelques morceaux à des choeurs féminins traités façon hippie enjoué, des choses qui rappellent « Jesus-Christ superstar », « Hair », ce genre de comédies musicales désuètes fleurant patchouli et baba-coolisme. Marrant, parce qu'effet madeleine proustienne garanti.
Il faut attendre les deux derniers titres pour avoir les choses les plus classiques, celles dont on peut désosser le plus facilement la mécanique. C'est très fin années 60, l'un dominé par un Rhodes, l'autre par un B3, et ça évoque furieusement ce que faisait Dylan à cette époque-là, c'est dire si c'est du très bon ...
Résultat, on se retrouve, un peu con parce qu'on l'avait pas vu (re)venir, avec un bon disque de Dr John sur les bras. Qui ne vaut pas « Gris-gris » ou « Gumbo », mais n'en est pas si loin que çà ...
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La pochette le laisserait volontiers penser, cependant Locked Down n'est pas le successeur naturel du tout premier album de Dr. John, Gris Gris (1968). Il n'en est pas moins estimable pour autant et, avec le renfort hip'n'chic de Dan Auerbach (des Black Keys), signale un retour sur le devant de la scène d'un musicien qu'on avait eu un peu trop tendance à oublier malgré sa présence continue, quatre décennies durant.

De fait, Mac Rebennack (le vrai nom du docteur) est toujours Dr. John, son rythm'n'blues tribal évoque encore et toujours ses racines néo-orléanaises et leurs effluves de gumbo et de jambalaya. A partir de là, l'apport de Auerbach (producteur, performer et co-arrangeur de la galette) vaut surtout pour la dynamique retrouvée qu'il insuffle dans la musique d'un Docteur qui, temps faisant, avait un peu trop souvent eu recours à quelques facilités, à une écriture par trop répétitive et convenue pour attirer autre chose qu'un respect qui lui était de toute façon gagné d'avance. En l'occurrence, la musique de Mac garde toutes les couleurs qu'on lui connaissait, toute la fantaisie qu'on souhaitait y entendre et y gagne une efficacité et une rage qu'elle avait finie par perdre de vue. J'en vois tiquer à la mention de « rage », il suffit de se plonger dans des textes dénonçant les injustices grandissantes d'une Amérique de plus en plus inégalitaire pour s'en convaincre. Aussi, l'ouragan Katrina a laissé sa trace, indélébile et destructrice, dans l'âme du Docteur qui - si il ne l'évoque jamais directement ici - a indéniablement puisé sa colère dans la gestion catastrophique faite de « l'évènement » et dans l'immense tristesse qui, depuis, habite une ville qui n'en finit plus d'essayer de se reconstruire... Sa ville.

Locked Down n'est pas le successeur naturel de Gris Gris, foutraque et possédé, ce cri originel restera à jamais unique dans la longue et riche discographie de Dr. John. Non, Locked Down n'est « que » l'album que l'on attendait plus, une diablerie d'efficacité qui, 42 minutes durant, prouve qu'à 71 ans on peut encore avoir beaucoup de chose à dire, le talent pour le faire et la capacité de dépasser les générations. Et qu'importe si quelques jeunes pousses on été nécessaires pour épicer la recette, l'essentiel est bien que le traitement du Docteur, quoique pas remboursé par le Sécu, soigne le coeur et l'âme avec un influx enfin retrouvé.

Recommandé.

Personnel:
- Dr. John: claviers, chant
- Dan Auerbach: guitare, percussions, choeurs
- Max Weissenfeldt: batterie, percussions, choeurs
- Leon Michels: claviers, percussions, woodwinds, choeurs
- Nick Movshon: basse, contrebasse, percussions, choeurs
- Brian Olive: guitare, percussions, woodwinds, choeurs
- The McCrary Sisters (Regina, Ann & Alfreda): choeurs
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le 15 novembre 2014
Musicalement rien à dire sur cet album qui n'ait déjà été dit, c'est de l'excellent Dr. John. Par contre petite précision utile à l'usage des acheteurs qui seraient tentés par le vinyle, si j'ai choisi ce format c'est que j'avais eu le digipack gatefold, style vinyle replica, entre les mains et ai bêtement cru que le vinyle serait aussi luxueux. Loupé ! C'est une pochette simple et malheureusement le vinyle aussi : CE N'EST PAS UN 180GR mais une rondelle toute bête telle que l'on en a connue dans les années 70 et 80. Alors, sans doute pour compenser l'économie ainsi faite par le label, on n'a pas droit au bon de téléchargement de l'album en mp3 mais carrément le cd (en pochette cartonnée) en bonus.
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Les critiques nous annoncent régulièrement le retour de Dr. John, notamment avec ce 'Locked Down'. C'est oublier que le gars s'est remis à faire régulièrement des disques après un creux dans les années 1980, et que le précédent, 'Tribal' (2010), avait été accueilli comme un "retour en forme" etc. A la vérité, 'Tribal' était un peu longuet et menaçait parfois d'un retour à certaines errances.
Avec 'Locked Down', son 29è album (disques live compris) selon wikipedia, le septuagénaire Dr. John se trouve comme rajeuni, non pas parce qu'il revient à ses albums de la fin des années 1960, qui étaient précisément des "errances" plutôt "space", mais parce que la concision (qui lui est imposée par la direction musicale de Dan Auerbach ?) des titres évoque celle des hits R&B composés/enregistrés à la chaîne dans le New Orleans des années 1950. Avec souvent Mac Rebennack (futur Dr. John) devant sa feuille de compositeur ou devant son instrument de musicien de studio.
En 10 titres composés de manière collective, Dan Auerback et le bon docteur guéri de ses addictions revisitent des terrains connus, du jazz new orleans au "blues du désert", mais sans nostalgie aucune. Et le groove de Crescent City est bien là, non pas mis en conserve mais refourbi pour le XXIè siècle.
*** et 1/2
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le 7 avril 2013
Le retour fracassant du Dr John, plus en forme que jamais, nous envoie, de ses (70 ?) balais une soul funk lumineuse et endiablée depuis sa nouvelle Orléans . Pour ceux qui ont besoin d'une dose de bonne humeur. Ce disque est une claque !
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le 26 septembre 2014
Le mélange du maître de NOLA avec les Black Keys donnen un son nouveau et une pêche incroyable à ce nouvel album! Dr John était fantastique cet été à Sète! Bon état et arrivé à temps.
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le 25 février 2013
J'ai découvert cette musique par hasard et j'avoue avoir été surpris agréablement.
A bien écouter pour apprivoiser une voix et une ambiance musicale différente.
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le 10 novembre 2014
La performance de Dr John est remarquable, l'orchestration et les chœurs parfaits mais il me semble que le mixage du disque n'est pas exempt de reproches.
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le 28 mars 2013
un des meilleurs albums de 2012 dan auerbach de the black keys a pour l'occasion réveillé un ancien monstre de Louisiane
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le 11 avril 2012
Ca commence par le cri strident de je ne sais quelle bête à plume... sans doute un piaf issu de la faune Nouvelle-Orléanaise, un rescapé des marées noires, ouragans et autres catastrophes naturelles qui choisissent régulièrement la région pour s'abattre...

Et puis la musique commence, moite comme la saison des pluies dans le bayou, gluante comme le mazoute...

C'est la patte Dr. John qui agit comme au premier jour... le son de basse sort d'une contrebasse jazzy, le piano se fait boogie woogie, soul et rock and roll.

Cette musique est simple mais pas simpliste, elle sait se faire sinueuse, marécageuse. Le toubib est plus un guérisseur qu'un docteur et sa médecine relève plus du rite vaudou que du serment d'Hippocrate... mais ça fait quand-même rudement de bien à la tête et au corps.

Les 10 titres s'enchaînent, concis, cohérents mais pas redondants. Ecoutez en priorités Revolution, Getaway et God's Sure Good. Le reste est pas mal non plus.

Pour être tout à fait honnête je ne sais pas si je me serais autant intéressé à ce nouveau Dr. John, s'il n'avait été produit par l'homme aux clefs noires, celui qui a récemment tiré le jackpot avec le dernier album de son groupe, que j'écoute en boucle depuis maintenant près de 6 mois... The Black Keys et leur tonitruant El Camino dont je ne saurais trop vous recommander l'écoute urgente et intensive.

La maison de disque a bien compris que désormais, les Black Keys sont vendeurs et qu'il va falloir compter sur ses deux membres, Dan Auerbach en tête...

Et encore une fois, l'effet sticker est efficace... car c'est marqué sur le CD du Docteur que c'est la moitié des Black Keys Dan qui a assuré la production.

Et donc ?

Et donc ça marche pas mal. On retrouve quelque peu le son si caractéristique des albums des Black Keys, soit vintage et moderne à la fois. Arriver à donner une couleur si 70's à de la musique tout en lui conférant une telle modernité, ça relève presque de la sorcellerie !

Un sorcier et un guérisseur vaudou, ça tourne glauque !

Au final, on ne va pas se mentir, Locked Down n'est pas l'album du siècle, pas plus que l'album de l'année (pour ce dernier, j'insiste pour que vous jetiez une oreille attentive à El Camino des Black Keys... il ne sera pas loin du top 3...).

Mais ça reste quand même un très bon album du Docteur... Puisse-t-il continuer à nous prendre sans rendez-vous, régulièrement, quand ça lui chante... Avec des albums de cette qualité, on est prêt à patienter, en salle d'attente s'il le faut...
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