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le 25 août 2015
Situons d'abord les choses : ma première écoute de Sedition s'est faite entre le quintette pour clarinette de Brahms et la sonate pour violon et piano K.481 de Mozart. C'est dire si le contexte était défavorable à une réception sereine de cet album, sachant que quelques webzines français s'étaient montrés réservés sur ses qualités. Des points négatifs, on en trouve, et ils sont même évidents de prime abord : cette musique n'est en rien remarquable par son originalité, la monotonie rythmique surtout est en cause, ainsi que l'uniformité harmonique d'une pièce à l'autre, et des traces de Behemoth et même (plage 6) une réminiscence de Dark Fortress.
Pourtant, les points positifs sont nombreux : d'abord, le groupe a trouvé la juste durée (31 minutes) pour éviter la lassitude et maintenir l'efficacité de son son assaut de brutalité. C'est bref et ça tape ; le riffing est soigné et techniquement irréprochable. Le batteur est une véritable tornade et réussit, on s'en rend bien compte après plusieurs écoutes, à maintenir une tension implacable qui atténue la première impression de répétition ; les chorus de guitare sont copieux et inspirés, au phrasé proche de ceux entendu chez Hate eternal, et apportent une identité particulière à chaque pièce, ici encore les auditions répétées gomment l'uniformité perçue au début et transforme l'album en un tout cohérent ; le travail vocal est excellent et dans un registre médium rageur que je préfère de loin aux growls profonds et pâteux et la production propre (trop pour certains peut-être) moderne et équilibrée si toutefois l'on cherche pas trop à déceler la basse, collée aux guitares. Pour ceux qui prêtent attention aux paroles des groupes de brutal death, celles de Hour of penance sont soignées, d'inspiration vaguement antichrétienne, ce qui est d'une ironie parfaite pour un groupe originaire de Rome. Doté d'une signature sonore qui le démarque des albums précédents, et globalement plus accessible, "Sedition" offre à l'amateur de musique classique désireux de diversifier son répertoire une petite demi-heure de brutalité bienvenue et fort rafraîchissante.
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5ème album de la formation romaine, "Sedition" voit l'arrivée au sein du groupe du très compétent Paolo Pieri d'Aborym -entre autres- au poste de guitariste et surtout chanteur, remplaçant l'imposant Francesco Paoli, désormais plus occupé par Fleshgod Apocalypse. On note également le départ de Mauro Mercurio, qui était le seul membre originel restant.

Hour of Penance change aussi de label après deux albums sous l'étendard Unique Leader, pour opter pour un autre label américain plus "metal généraliste", Prosthetic.
Par contre, la galette que voici sort du même studio, le fameux 16th Cellar.

Au programme, 31 minutes d'agression technique, avec en tête le guttural très convaincant de Paolo Pieri, secondé par un riffing implacable et une batterie toujours aussi triggée et meurtrière.
L'album est assez linéaire, plus que ses prédécesseurs car il manque ces passages plus atmosphériques aux claviers que l'on avait sur "The vile Conception".
De plus, les riffs sont un peu moins inspirés et marquants que sur "Paradogma", leur précédent effort.
Mais à mon avis, ce qui fait le plus mal à Hour of Penance, c'est la sortie peu après de l'album de Hideous Divinity, groupe d'Enrico Schettino -membre fondateur de Hour of Penance justement: les similitudes sont nombreuses, notamment parce qu'il s'agit d'un produit de la même usine, qu'il évolue dans le même style avec les mêmes influences, mais "Obeisance rising" est plus personnel et original, moins linéaire, bref sort davantage du lot que "Sedition".

Au demeurant, c'est un très bon produit qui plaira aux fans des italiens, avec des bombes comme "Decimate the Ancestry of the only God", "The Cannibal Gods" ou "Deprave to redeem".
Personnellement, je déplore le manque d'ambition et l'immobilisme de Hour of Penance, qui espérons-le s'estomperont avec le temps et un line-up un peu plus stable.
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Mais qu'est ce qu'ils bouffent en ce moment, ces Italiens ? Ils prennent des trucs ou quoi ? Ou alors la crise, les conneries de Berlusconi, tout ça, ça les a énervés tout rouge. Bref, après la tornade Fleshgod Apocalypse l'année dernière, voici venir le tour de Hour of Penance. Et en matière de tornade, ce "Sedition" a toutes les chances de vous coller le tournis.

Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas un fan absolu de Brutal Death. Mais peut-être que les Italiens détiennent une recette magique qui est en train de me faire changer d'avis sur la question. Je me suis retrouvé littéralement scotché à l'écoute de ce monstre de brutalité extrême qu'est "Sedition".
Le groupe n'est pas novice en la matière car il en est déjà à son cinquième album studio et depuis l'épisode précédent, le très bon Paradogma, le groupe semble capitaliser sur les belles pochettes. D'ailleurs, le thème iconographique est plus ou moins le même : la chute de la chrétienté, symbolisée par une cathédrale en pleine destruction.
Et donc, après une intro liturgique de rigueur, bien calme mais avec quelques bruitages plus inquiétants, comme dans un film d'horreur, on attend avec angoisse le moment où ça va saigner. Eh bien, il n'y a pas à attendre très longtemps. "Enlightened Submission" va vous emmener faire un tour direct chez le boucher. Derrière ce bastonnage en règle à grand coup de blasts, les guitares martèlent un riff entêtant. On est terrassé par le timbre vocal de Paolo Pieri, grondement venu des profondeurs. Même pas le temps de respirer que déjà, "Decimate the Ancestry of the Only God" vous a emporté avec lui. Vitesse d'exécution hallucinante sur toute la durée du morceau, growls monstrueux mais étonnante fluidité des grattes sur les envolées harmoniques et solos. On est chez les grands.
"Fall of the Servants" continue le massacre. Oui, la chrétienté a des soucis à se faire devant une attaque d'une telle violence. Impressionnant. Brutalité extrême mais précision d'un coucou suisse (parti depuis longtemps, le coucou, dans un endroit plus paisible).
Ah, une accalmie avec l'intro de "Ascension". Bon, Hour of Penance retrouve vite son rythme de croisière en envoyant tout balader à grands coups de blasts. Une croisière en Falcon 7X plutôt qu'en paquebot. Surtout qu'en Italie, les paquebots, il ne fait pas bon les prendre par les temps qui courent. Les gros choeurs guerriers sur ce morceau en rajoutent encore une couche. C'est quoi le mot, là ? Ah oui, intense !
La fin de l'album ne vous épargnera pas une seule seconde de répit. Vous avez compris que le créneau de Hour Of Penance, ce n'est pas la subtilité. Et pourtant, derrière cette débauche de violence, vous en trouverez ("The Cannibal Gods"). Et heureusement. Car jouer tout à fond, sans aucune nuance d'un morceau à l'autre, ça va cinq minutes... Les groupes qui se démarquent à ce jeu-là sont justement ceux qui ont un peu plus à apporter que la brutalité ultime. Hour of Penance est de ceux-là.

"Sedition" est une attaque dont on ne se remet pas facilement. Un Brutal Death totalement maîtrisé qui ne tombe pas dans la facilité du tout à fond pour impressionner la galerie. Excellent album qui devrait ravir les amateurs du style. En tout cas, moi, je suis convaincu. Hour Of Penance, un nom à retenir.

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com"
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