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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il était temps ! Des enregistrements essentiels et rares dans une superbe réédition !, 14 mai 2012
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Symphonies, n° 3 et 4 / Schumann : Symphonie n°4 (CD)
Depuis des années, ces enregistrements de Klemperer étaient littéralement introuvables. Pas de problème pour se procurer ses Mahler bien sûr, ses Beethoven aussi, ses Brahms, ses Bruckner (quoiqu'une réédition manque un peu), ses Strauss, ses Mozart, les extraits wagnériens, ou même (pour Mendelssohn) le Songe d'une nuit d'été. Mais ces sessions de janvier-février et mai 1960 consacrées aux symphonies n° 3 et 4 de Mendelssohn, avec l'Ouverture « Les Hébrides », et à la 4e de Schumann, manquaient à l'appel depuis longtemps. Qui plus est les rééditions précédentes étaient des reports hâtifs de qualité médiocre, sans travail de remasterisation. Voir en fin de commentaire pour les aspects éditoriaux.

La réputation de Klemperer est faite depuis longtemps, celle d'un chef maniaco-dépressif à peu près tyrannique, imposant des tempi d'une lenteur parfois record, avec une raideur et une sécheresse sonore (accentuée par les superbes prises de son très crues mais très détaillées de la firme britannique) tranchant avec le modèle que construisait à la même époque un Karajan à Berlin, et différenciant cette lenteur-ci de celle plus moelleuse, soyeuse, d'un Celibidache (particulièrement dans ses années munichoises). Mais la manière de Klemperer, qui implique aussi un refus de l'effet, ne prive pas (du moins pas toujours) la musique de la tension qu'elle doit dégager.

Qu'on oublie cette réputation dans tous ses aspects critiques et qu'on n'en retienne que les aspects positifs (le détail, la respiration, la tension) si l'on veut se faire une idée des présents enregistrements. Dans les Mendelssohn, on retrouve une direction assez lente, mais pas forcément d'une façon excessive si l'on prend des points de comparaison. Les Hébrides de Klemperer sont ainsi plus courtes que celles de Karajan ou encore d'Abbado, et d'une longueur comparable à celles de Haitink. Modération sans excès donc, que l'on retrouve dans les symphonies 3 et 4 du même Mendelssohn. En revanche, du point de vue sonore, quelle extraordinaire lecture ! Quelle épanouissement sonore ! Et ce n'est pas ici un édifice marmoréen trop rigide et brut, mais un scintillement de couleurs de la part d'un orchestre alors à son apogée ! Alors, certes, le début de l'Italienne manque peut-être d'un certain sautillement, mais la lecture si claire et pure de l'Andante est absolument confondante. Klemperer fait partie des rares chefs réellement convaincants chez Mendelssohn (parmi lesquels je compte par exemple Dohnanyi et Munch) et on aurait tort de l'oublier.

Mais la symphonie n°4 de Schumann est sans doute le vrai sommet ici. Sans excès, sans fureur, mais sans oublier la continuité dramatique de cette symphonie en quatre faux mouvements enchaînés d'un trait, Klemperer propose l'une des lectures les plus remarquables qui soient, certes pas dans la tonalité profondément personnelle des Furtwängler, Abendroth ou Keilberth, mais c'est justement la recherche d'équilibre qui ici permet d'aboutir à un résultat si convaincant et parmi les plus réussis. Une seule date est indiquée (5 mai 1960) et si l'on n'en a pas l'assurance on n'aurait aucune peine à croire que cela ait été enregistré en une seule prise tant la continuité est respectée avec naturel ! Peut-être la plus belle version de cette symphonie avec celle de Sawallisch, d'ailleurs ici encore les tempi ne sont pas si lents (plus modérés que Sawallisch dans le premier mouvement, mais légèrement plus vifs ensuite, ce qui renforce d'ailleurs l'impression d'équilibre dans cette version-ci). Et la prise de son est extraordinaire et magnifiquement remasterisée (et, du coup, meilleure que la prise très réverbérée de Sawallisch avec la Staatskapelle de Dresde).

Cette réédition est un vrai petit luxe offert par EMI à un prix d'ailleurs tout à fait abordable. Un vrai petit livre-disque avec un livret richement illustré de photos et de reproductions des vinyles originaux, avec le texte au dos de ces livrets et un nouvel article sur l'interprète et les œuvres. Surtout, il s'agit là de 2 SACD hybrides (donc utilisables sur lecteur SACD mais aussi sur tout lecteur CD), et d'une nouvelle remasterisation inédite. Destinée au départ au marché japonais cette collection accomplit des prodiges que les collectionneurs habitués au marché nippon connaissent bien. Certes, les enregistrements originaux étaient assez bons, mais un profond travail a été accompli afin de les rendre dans une qualité sonore la plus confortable possible selon les standards modernes.

Retrouver ces enregistrements est une joie, mais une telle qualité de réédition c'est un vrai cadeau de la part d'EMI !

Un défaut toutefois, un manque vraiment vexant. Lors de ces enregistrements, Klemperer a enregistré la partition de Mendelssohn, mais aussi la version comprenant une conclusion différente, « corrigée » par le chef, et que Klemperer dirigeait au concert. Les deux conclusions se trouvaient sur le vinyle original et EMI aurait dû l'offrir sur ces CD/SACD. Surtout qu'il y avait largement la place puisqu'aucun des deux n'atteint l'heure... Une pingrerie assez inexplicable mais qui ne doit pas ternir le plaisir que l'on a à retrouver ces prises.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 des rééditions inespérées, 5 mai 2012
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Symphonies, n° 3 et 4 / Schumann : Symphonie n°4 (CD)
Inattendu : alors qu'EMI a presque toujours délaissé le SACD (une poignée de disques pop, aucun en classique), c'est aujourd'hui, où les majors ont abandonné tous leurs efforts de rééditions de qualité, que la firme anglaise lance une série de prestige. L'angle "édition pour collectionneur" est clair et cohérent : reproduction des pochettes des LP d'origine (face et dos), présentation en livret, papier glacé épais et donc, SACD. On ne peut que s'en réjouir, d'autant que le prix (au moins au lancement) est très raisonnable.
Ce double volume consacré à Otto Klemperer réédite des enregistrements qui n'étaient plus facilement trouvables, puisés dans le "post-beethovénisme". Le premier disque, consacré à l'ouverture "Les Hébrides" et à la symphonie "Écossaise" de Mendelssohn, met en valeur les qualités d'architecte du chef allemand. Le second disque rapproche deux pages (symphonies n° 4 de Mendelssohn et Schumann) qui ont en commun de s'accomoder un peu moins bien de l'imperturbable assise et de l'ampleur de la direction de Klemperer. Mais, même surdimensionné, ce cadre permet une exceptionnelle luminosité de la polyphonie et de l'articulation qu'on ne peut qu'admirer.
Il ne reste qu'à souhaiter que cette "Signature Collection" n'en soit qu'à ses débuts.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Réédition phantastique, 27 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Symphonies, n° 3 et 4 / Schumann : Symphonie n°4 (CD)
J'ai écouté avec beaucoup d'attention l'album contenant 2 SACD. Les enregistrements datant de 1960, ils sont forçément qu'en stéréophonie. Je suis surpris des détails présents. On a de la peine à croire que les bandes et le matériel utilisés à l'époque puissent servir à un nouveau montage numérique aussi parfait. Il faudrait juste se rappeler que la bande passante des microphones atteignait dans le meilleur cas 15KHz ainsi que l'enregistrement de la bande. Le bruit de fond était encore élevé à cette époque, vu la qualité du support magnétique ainsi que l'absence des réducteurs de bruit. Je trouve par contre dommage que les SACD ne soient pas protégé dans l'album: les rayures sont garanties lors ce qu'ils seront souvent écoutés. Le livret ne manque pas d'informations diverses. Au niveau de l'interprétation des oeuvres, rien n'est à ajouter aux commentaires précédents. Ce SACD doit absolument faire partie d'une collection.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vraie amélioration sonore pour des interprétations de références, 20 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Symphonies, n° 3 et 4 / Schumann : Symphonie n°4 (CD)
Je vis depuis longtemps avec ces Mendelssohn. Aussi puis-je vous confirmer que le remastering fait pour cette édition est le meilleur dont ces enregistrements ont jamais bénéficiés
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