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Le Maître et Marguerite
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27 sur 28 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Dans l'univers de Boulgakov tout devient possible, surtout le plus improbable. Ayant eu à vivre dans une société ou chaque détail de la vie quotidienne était une course d'obstacles souvent insurmontables, Boulgakov ouvrit toute grande la porte de son imaginaire et le résultat fut prodigieux. Après tout, la seule alternative aurait été la folie, toujours prête à accueillir les êtres sensibles et exigeants. Par chance, c'est la créativité qui prit le pas et à laquelle nous devons cet extraordinaire roman. Boulgakov y épuisa ses dernières forces.
Sans doute pensait il pouvoir prendre la fuite dans l'univers parallèle de sa propre création et rien ne prouve qu'il n'y réussit pas puisque nous rencontrons souvent le Maître, Marguerite et Woland et même ce très étrange chat au détour de nos rêves.
Ce Woland, ce n'est pas longtemps un secret, est donc le diable : un diable d'une conception très particulière quand on y pense. Boulgakov lui a donné des traits caractériels qui dénotent fortement de l'image habituelle, une sorte de rigueur et un sens particulier de la justice. Tout en étant également un sacré farceur, Woland a toute la sagesse que peut procurer l'avantage de l'éternité; si bien qu'au regard de notre propre contemporanéité, on en viendrait rapidement à regretter son absence, que l'on espère donc temporaire.
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18 sur 19 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
100 PREMIERS RÉVISEURSle 4 septembre 2011
Le maître et Marguerite est sans aucun doute le chef d'œuvre de Boulgalov, et l'un des chefs d'œuvre de la littérature russe de la période soviétique. Je ne dis pas littérature soviétique, parce que ce roman se présente plutôt comme anti-soviétique. Mais il n'est pas que cela.

En plein mois d'août d'une extrême chaleur arrive à Moscou un personnage mystérieux, qui se fait appelé Woland, avec une suite de compagnons étranges et cocasses, parmi lesquels un chat noir énorme, appelé Béhémot, qui a la particularité de marcher sur ses pattes arrière et de parler comme vous et moi, un ancien Maître de Chapelle, Koroviev, et Azazello sorte d'homme de main un peu effrayant.

On comprend vite que ce Woland, qui a vécu à l'époque de Ponce Pilate et assisté à la crucifixion de Jésus, et qui peut prévoir l'avenir, n'est autre que le Diable. Sa première rencontre dans un jardin public avec un rédacteur en chef et un poète se termine mal pour chacun d'eux : le premier finit avec la tête tranchée par un tramway et le second à l'asile de fous. A partir de là, les moscovites vont être victimes de tout une série de phénomènes extraordinaires et souvent dramatiques qui atteignent plus particulièrement des personnages plus ou moins officiels du régime ou des citoyens peu recommandables, qui ont tous quelque chose à se reprocher : délation, abus de pouvoir, prévarication, détournements de fond, etc.

D'autres personnages font alors leur apparition, beaucoup plus attachants. Le maître, un écrivain qui a écrit un livre précisément sur la rencontre de Ponce Pilate et de Jésus de la même manière que Woland la raconte, et qui lui a valu une arrestation et un enfermement à l'asile, et Marguerite, belle jeune femme qui s'ennuie auprès de son mari, devenue la maîtresse de l'écrivain, et qui pleure son amant disparu. C'est alors que Woland propose un pacte à Marguerite. On voit qu'à partir de là se développe une variation sur le thème de Faust.

Le roman est d'une richesse, d'une drôlerie et d'une verve inouïes. On y décèle bien sûr une satire de la société et du régime soviétiques, mais aussi plus généralement une réflexion sur la condition humaine. Mais le style y est toujours extrêmement accessible, et même s'il est susceptible de plusieurs niveaux de lecture (les références littéraires plus ou moins directes y sont nombreuses), il a le mérite de ne jamais être démonstratif. L'action et les gags tragico-burlesques se succèdent à un rythme soutenu, Boulgakov ayant voulu écrire son roman à la façon d'une pièce de théâtre.
L'écrivain est mort le 12 mars 1940, avant que son roman ne soit publié. Il savait d'ailleurs qu'il serait impubliable sous le régime Stalinien. Il ne vit finalement pas le jour avant 1966 dans la revue Moskva, en deux livraisons, avec la suppression de près d'un tiers du texte. Le succès fut immédiat et son auteur devint une véritable icône dans son pays.

La présente édition établie par Françoise Flamant est excellente. Le roman est précédé d'une préface très intéressante, et suivi d'une chronologie de la vie de l'auteur, ainsi que d'une notice sur l'histoire du texte qui apportent aux lecteurs et amateurs de Boulgakov des informations indispensables pour la compréhension du chef d'œuvre.
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6 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
...Elle est plus que satisfaisante et propose une version si peu différente de cette oeuvre géniale que l'on ne peut que la conseiller, tant ce texte est brillant, beau, puissant et dans le prolongement des hautes bouffonneries de Klinger, deux cents ans plus tard. Mikhaïl Boulgakov propose là l'un des plus grands textes de la littérature moderne Russe du XXe siècle, terminé en 1940, publié sous censure dans les années soixante et enfin paru en France en 1988. C'est peut-être l'un des plus beaux pactes faustiens que je connaisse (et ces derniers temps, je cultive une certaine connaissance du sujet). C'est un livre qui permet d'accéder au repos.
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14 sur 16 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 octobre 2005
Pour les personnes qui ne connaissent pas Boulgakov, cette bande dessinée sera incompréhensible et sans intéret, car il est évident qu'on ne peut pas tout saisir en quelques pages. Elle est destinée à un public déja familier du roman du même titre, elle illustre certains passages clés de l'histoire pour le bonheur des fans.
Le dessinateur a un style très brutal et noir, pas forcément représentatif du roman, et peut-être certains seront déçus des scènes choisies. Néanmoins, cet ouvrage est beau dans son style, et reste une sorte de pièce de collection pour les adorateurs de l'oeuvre de cet écrivain.
Un conseil, ne pas le lire avant le roman, sinon vous serez bluffé d'avoir lu sans le vouloir la fin de l'histoire.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
« Le Maître et Marguerite », écrit dans les années 1930 par Mikhaïl Boulgakov est un roman, aussi génial qu'inclassable, qui propose à la fois une satire de la société soviétique stalinienne qu'une réflexion très complexe sur la nature du bien et du mal.

Comme l'évoque la préface, les mots des P. Viazemsky parlant de Gogol, peuvent s’appliquer à Boulgakov : « Il avait l’esprit d’un moine affligé et la plume d’Aristophane… ». Le texte du « Le Maître et Marguerite », sur un sujet grave, parvient en effet à associer une très subtile ironie et beaucoup de traits d'humour. L'histoire en elle-même, qui mêle deux lieux et deux époques – Moscou des années 1930, à la veille de Pâques, et Jérusalem lors du procès et de la Crucifixion du Christ – est très difficile à résumer, voire même à interpréter. La première partie met en scène l'irruption à Moscou du Diable, sous les traits de l'énigmatique Woland, et de plusieurs de ses acolytes, dont un énorme et sarcastique chat noir. Cette improbable petite bande sème un désordre total dans les milieux intellectuels officiels de Moscou. Cette intrusion fantastique et surréaliste culmine par une représentation de magie noire au théâtre des Variétés qui laisse éclater l'orgueil et la suffisance des apparatchiks du régime soviétique. Dans une société obnubilée par le matérialisme et la raison, Woland répond à sa manière à la propagande athéiste du régime. Parallèlement, « Le Maître et Marguerite » raconte en contre-point une version étonnante de la rencontre en Pilate et Jésus à Jérusalem, établissant des parallèles complexes entre deux mondes et deux époques. Le lecteur comprendra plus tard qu'il s'agit des pages du roman qu'un auteur en rupture de ban avec le régime soviétique a écrit sur Ponce Pilate et sa culpabilité envers le sort de Jésus. Le Maître, car s'est ainsi que se fait appeler cet auteur, se retrouve interné dans un hôpital psychiatrique. La femme qui l'aime passionnément, la belle Marguerite, le croit mort, jusqu'à ce que, dans la seconde partie du roman, elle croise à son tour Woland et son équipe. L'intensité du livre culmine sans doute avec les pages consacrées au Bal de la pleine Lune, pour lequel Woland embauche Marguerite comme maîtresse de maison avec la promesse de lui faire retrouver le Maître…

Rêves, réalité, parabole sur la lutte intérieure à chacun entre le bien et le mal s'entremêlent sans cesse au fils de chapitres haletants dont le point commun est de pointer toutes les formes de lâcheté comme les plus graves des défauts : « La vie réelle se transforme en vision, la pensée quitte la vie de tous les jours, la rejette avec la force de sa fantaisie et combat le mal triomphant. ». Pour toute ces raisons « Le Maître et Marguerite » est incontestablement un chef d'œuvre absolu de la littérature russe du XXe siècle.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 janvier 2013
J'ai découvert ce livre il y a maintenant une quinzaine d'années. J'avais oublié de lire pendant longtemps (trop)et j'avais un peu de temps pour ré-apprendre...
Un ami m'a conseillé de reprendre avec ce livre.
J'ai été soufflé, emporté par la puissance de l'écriture, la puissance de l'esprit de l'évocation, par la puissance de l'imagination qui décrit en allégorie un monde finalement aussi fou que le livre. La vie est une folie pleine de bruit et de fureur disait Shakespeare.
Ce livre découverte fut le début d'un voyage littéraire qui ne s'est pas encore terminé.
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Dans l'univers de Boulgakov tout devient possible, surtout le plus improbable. Ayant eu à vivre dans une société ou chaque détail de la vie quotidienne était une course d'obstacles souvent insurmontables, Boulgakov ouvrit toute grande la porte de son imaginaire et le résultat fut prodigieux. Après tout, la seule alternative aurait été la folie, toujours prête à accueillir les êtres sensibles et exigeants. Par chance, c'est la créativité qui prit le pas et à laquelle nous devons cet extraordinaire roman. Boulgakov y épuisa ses dernières forces.
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le 10 septembre 2014
Une oeuvre frappante, extraordinaire, complexe, dépassant, à mon avis, les bornes et bouleversant les canons préétablis de ce qu'est censée être la littérature russe. Le Maître et Marguerite se met à part par rapport aux grands noms de la littérature russe - Tolstoï, Dostoievski et Gogol - ayant ceci de particulier qu'il est très léger, humoristique, voire fantasmagorique. Vous ne trouverez pas ici de descriptions fleuries et interminables, mais plutôt des dialogues mémorables écrites dans un langage tranchant et précis. Il a fallu aussi bien l'avènement du régime soviétique de Staline que le talent hors pair de Boulgakov pour qu'un nouveau genre littéraire vienne rompre avec le réalisme social de Tolstoï et Dostoievski, tant la réalité sociale du régime soviétique était tellement épouvantable que continuer d'écrire à l'instar des grands noms littéraires aurait été déstabilisant pour les lecteurs, sans même tenir compte de la censure. Le résultat est une oeuvre purement allégorique et satirique, s'opérant à travers la suggestion et l'allusion, mais qui accomplit ce devoir de critique sociale et politique avec un admirable succès.

Comme tout chef d'oeuvre, on y retrouve tous les thèmes importants : la moralité, l'absurdité de la vie, la souffrance, l'amour, la spiritualité, et plus précisément, le combat de l'écrivain vis-à-vis du rejet de son oeuvre par la société : un thème cher chez Boulgakov qui, lui-même, a vécu cette épreuve.

À lire absolument, sinon pour la richesse et la profondeur de ses messages, du moins pour se divertir tout simplement !
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Le Maître et Marguerite débute par une discussion somme toute ordinaire entre deux hommes sur un poème écrit à propos de Jésus par l’un d’entre eux. Voilà qu’un inconnu à l’allure étrange les entendant discourir s’étonne de leur absence de foi, s’émerveillant de leur athéisme. Leur demandant d’abord si ils croient en Dieu, il demande ensuite s’ils croient au diable… Car c’est bien le diable qui est en face d’eux et visite cette ville alors que s’enchainent les évènements les plus fous et absurdes provoquant l’hystérie populaire.

Ce bouquin vous emmènera aux quatre coins de la Russie, dans des situations improbables et étranges, revisitant énormément de contes issus du folklore russe, mais questionnant aussi ce que l’on peut souhaiter même secrêtement…

Le livre est excellent, c’était mon premier classique russe, et je l’ai dévoré. L’humour est pinçant, mordant, les situations extrêmement cocasses, et la critique du régime communiste sous-jacente au texte est menée d’une main de maître. La galerie de personnages est fantastique, haute en couleurs et virevolte dans tous les sens. Les situations plus fantastiques les unes que les autres mettent l’imagination au défi, et l’on passe un extrêmement bon moment, même si l’on finit par regarder son chat d’un oeil inquisiteur une fois le livre refermé…

"Combien de fois, d’ailleurs, vous ai-je dit que votre erreur essentielle était de sous-estimer l’importance des yeux humains ! Comprenez donc que si la langue peut dissimuler la vérité, les yeux – jamais !"
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le 19 février 2014
Boulgakov fut un écrivain complètement censuré par le stalinisme. Ces œuvres sont pour la plupart posthumes. Le Maître et Marguerite a été publié plus de vingt ans après sa mort.
Le Maître et Marguerite est une œuvre mêlant drame et comédie. Il débute sur la mort de Berlioz, directeur d’une association de critiques littéraires. Cette mort lui fut prédite quelques minutes avant le drame, par un personnage énigmatique, presque surréel. Celui-ci affirmait avoir vécu à l’époque de Jésus. Qui était-ce donc ?
Boulgakov s’amuse des figures immuables, les deux extrêmes que sont Jésus et le Diable, paraissent très humains (trop humains dirait Nietzsche). L’histoire s’articulant autour de la condamnation du Christ par Ponce Pilate, on découvre ce dernier rongé par le remord, prenant la portée de son acte. En parallèle, Moscou est secoué par l’intervention de Satan et ses sbires. Suite à une première partie dramatique, le lecteur s’épouvante de la tournure des évènements, la mort, la peur, suintent des pages du livre, le malaise est palpable. Pourtant, la seconde partie nous place aux côtés de ces figures démoniaques. A la surprise du lecteur, l’auteur prend un ton comique et il n’est pas rare de laisser échapper des rires coupables. Béhémoth est représenté sous les traits d’un gros chat noir, défendant l’honneur félin, alors que Satan apparaît humain, philosophe, taciturne.
Boulgakov fait preuve d’un style d’écriture original, varié et signe une œuvre, dont on comprend la censure, qui mériterait à être plus lue.
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