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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Extraordinaire moment,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter [Blu-ray] (Blu-ray)
Les commentaires peu élogieu à l'égard de ce film sur ce site sont déconcertantes: "Take shelter" est un beaux film d'une profondeur (très) rare. Le réalisateur livre ici un véritable chef d'oeuvre de mise en scène en dirigeant ses comédiens à la perfection (immense Michael Shannon). Jeff Nichols va même jusqu'au bout du bout de sa réflexion sur la folie, fascinant ainsi le spectateur jusqu'à la toute dernière seconde de son film. Les nombreux sujet abordés sont très approfondis et notamment les peur que la société (surtout américaine) ne cesse d'entretenir. J'ai été captivé par ce film qui m'a emmené loin et que je ne peut donc que conseillé à un public qui aime le cinéma, le vrai.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La fin du monde ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter (DVD)
Second long-métrage du scénariste et réalisateur américain Jeff Nichols (né en 1978), ‘Take shelter’ (2011, 120mn) est un long-métrage mallickien en diable, qui raconte l’histoire d’un homme (l’époustouflant Michael Shannon, le comédien-fétiche de Nichols, présent aussi bien dans son film précédent, ‘Shotgun stories’, que dans le prochain, ‘Mud’, et que l’on a pu voir dans un rôle tout aussi intéressant à la télévision dans ‘The Boardwalk Empire’), ouvrier dans une petite ville d’un quelconque état agricole des Etats-Unis, marié (à Jessica Chastain, qui a joué dans ‘The tree of life’ la même année), une petite fille sourde et muette, qu’accablent depuis peu d’incroyables cauchemars et visions.La fin du monde s’annonce-t-elle ou notre homme est-il plus simplement en train de perdre la tête, tout comme sa maman, victime au même âge d’une schizophrénie paranoïde ? Reposant entièrement sur la composition hallucinée de Michael Shannon, un acteur qui n’a probablement pas fini de faire parler de lui, cet étonnant long-métrage, qui baigne dans une atmosphère strictement délétère, est un saisissant voyage au cœur de la folie. Et si l’homme n’était pas fou, mais seulement prescient ? Ne manquez surtout pas de vous plonger dans ce fantasmagorique récit qui vous emportera aussi loin que vous voudrez bien aller, jusqu’à ce que « les fleuves de charbon remontent au firmament », que « vous sentiez comme un vomissement remonter vers vos dents » et que « votre âme ouvre largement ses ailes de corbeau » : « quand l’heure viendra d’entrer dans la nuit noire », au fond de l’inconnu nous plongerons ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Flippant !,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter (DVD)
Ce film vous prendra les tripes.Une lente descente vers la folie, et une métaphore du monde occidental qui s'écroule sous nos yeux. Peut-être le meilleur film en 2012... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Apocalypse inside,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter (DVD)
Curtis Laforche est le "chef" d'une famille archétypale du Midwest: travailleur, aimant, croyant, intégré à sa communauté; sa vie est rythmée par le quotidien, et le devoir d'y subvenir et rien d'autre. Il est soudain l'objet de cauchemars plus ou moins prémonitoires de la fin du monde et va se lancer dans la construction d'un abri sous-terrain au risque de tout perdre: famille, amis, emploi et sa santé mentale. Sa lente plongée dans une présumée folie de cet honnête père de famille irresponsable, oscillant entre prophète de la fin des temps ("ce ne sont pas que des rêves, aussi des sensations") et individu broyé par une pression intenable, est sublimement interprétée. Les scènes de terreur sont sobres, dépourvues d'effets spéciaux, tout en suggestion anxiogène. Pourtant, on n'est pas (ou plus que) dans une énième récit de cet autre visage de l'Amérique coincé entre L.A et N.Y. ou dans une allégorie anti-capitaliste, on est surtout de manière saisissante au beau milieu d'une tempête sous un crâne d'américain moyen, dont les défenses ont cédé sous les coups d'une crise d'hyper-lucidité.
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4.0 étoiles sur 5
Tornade ou folie ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter (DVD)
Curtis LaForche est atteint de violents cauchemars qui se ressemblent toujours et qui annoncent une tornade. Étrange, non ? D'autant plus que sa propre mère est atteinte de schizophrénie. Alors ? Vision prémonitoire d'une tornade ou d'un accès privilégié à l’hôpital psychiatrique ? Le choix du personnage principal rend très compliqué notre avis puisqu'il s'agit de Michael Shannon (II) qui a la particularité d'avoir une tête de fou qu'il soit gentil ou méchant. Vous ne connaissez peut-être si vous avez vu la série Boadwalk Empire ou le film Premium Rush...En tout cas un bon film psychologique qui nous fait hésiter Prix de la Critique internationale à Cannes Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Talent certain,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter (DVD)
Curtis LaForche, joué par un magistral Michael Shannon, mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l'habite... Une impressionnante tempête, une avalanche de gouttes d'eau et un ciel qui continue de pleurer des larmes de couleurs. La frontière entre illusion et réalité s'évapore... Ce n'était qu'un rêve...Ceux qui s’attendent à un divertissement spectaculaire avec surenchère d’effets spéciaux en seront pour leurs frais. Le surnaturel ne fait ici que servir d’écrin à un drame humain, où l’essentiel, invisible à l’œil nu, réside dans le combat livré contre la peur et contre soi-même. Nichols traite de l’aliénation mentale avec une profonde empathie. Shannon est au diapason : son personnage, Curtis, à la fois stoïque et vulnérable, meurt dans ses cauchemars, pleure à son réveil, terrorisé à l’idée d’avoir hérité de la schizophrénie dont souffre sa mère et de l’infliger aux siens (à sa femme, aimante et compréhensive, interprétée par la belle Jessica Chastain ainsi qu'à sa petite fille, sourde-muette. À aucun moment il ne se retournera contre eux, exprimant moins la démence furieuse d’un Jack Nicholson dans Shining que l’impuissance tendre d’un petit garçon seul face à ses démons, bouleversé par le regard de sa fille qui, elle non plus, n’a pas les mots pour exprimer ce qu’elle ressent. Fantastique film de genre qui mélange mystère, horreur mais aussi psychiatrie... On retrouve Alfred Hitchcock et ses Oiseaux, qui tombent et retombent, signe d'un mauvais présage. Et la musique s'emballe dans un tourbillon de violence. Très vite, la peur s'infiltre dans les images. Partagés entre le tressaillement de l'incertitude et l'énergie de l'imagination, nous sommes désemparés. Subsiste le mystère : Curtis va-t-il finir par vaincre sa peur en échappant à ses songes perturbateurs ? Rêve prémonitoire ou paranoïaque, la tempête, incarnant la peur, finira par sévir. La peur, paralysante, est omniprésente dans notre société: il est constamment question de crise sociale, conjugale, financière, voire même environnementale. Et Curtis la pourchasse, sous toutes ses formes, même si elle court plus vite que lui. Alors il lui tourne le dos, et se retrouve face à lui-même. Il ne lui reste plus alors qu'à affronter sa peur. "Take Shelter" est un mélange fort étonnant du film apocalyptique et de drame sentimental ! Ingénieux équilibre entre le cinéma hollywoodien et le cinéma indépendant américain, ce film peut donc atteindre ses objectifs : faire un film grand public tout en gardant une qualité cinématographique indéniable. Sur ce petit lopin de terre, concentré d'effort physique et de folie, Jeff Nichols parvient à créer un monde. Le signe d'un talent certain. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
SUPERBE!!!!,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter (DVD)
Un seul mot..."SUPERBE"...achetez le vite...très vite meme!!!!catastrophe,émotion...scénario génial...si vous voulez passer un très bon moment devant votre téléviseur,il vous le faut immédiatement.
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
De la crise en milieu orageux,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take shelter [Blu-ray] (Blu-ray)
NB Je ne commente ici que le blu-ray, n'ayant pas visionné le dvd. Je détaille les caractéristiques techniques et les suppléments plus bas, qui me semble-t-il sont les mêmes pour le dvd et le blu-ray. Voici le synopsis se trouvant sur la jaquette, étant donné qu'il ne figure pas sur cette page : "Curtis LaForche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches."--------------------------- J'ai beau respecter l'avis de nos amis amazonautes qui signent d'un Z comme Zarak et comme Zybine, et être souvent d'accord sur le fond avec leurs commentaires, cette fois-ci, comme diraient nos amis anglo-saxons, "I beg to differ". Comme je l'avais déjà annoncé avant même sa sortie en salles dans mon commentaire sur le premier film (plus que prometteur) de Jeff Nichols Shotgun Stories, je ne vais pas me contredire, et affirmer bien haut tout le bien que je pense de Take Shelter, d'une part, de son talentueux jeune réalisateur, d'autre part. Je commencerai toutefois par reconnaître qu'il a quelques faiblesses, à commencer par un centre assez mou, un développement qui s'empâte quelque peu entre la moitié et les deux tiers du film. Hormis les quelques longueurs qu'il sera loisible de pointer, l'atmosphère et la tension créées me semblent en tout point remarquables. De quoi s'agit-il précisément, se demande Zybine? Certainement pas d'un film de Shyamalan, en tout cas! Bien plutôt, effectivement, d'une allégorie, mais de celles qui ne seraient pas gonflées de leur importance et qui ne perdraient jamais de vue la singularité du parcours de leurs personnages. Jeff Nichols a beaucoup répété qu'il est d'un naturel angoissé, et que le film est né de sa propre évolution personnelle - mariage, perspective de devenir parent, etc - mais il n'est pas douteux que la crise socio-économique, et plus largement le 'Zeitgeist', l'esprit de l'époque, n'est pas loin de ses préoccupations et qu'elle s'est naturellement mêlée à des soucis et à des peurs d'un ordre plus individuel. Si l'on ajoute à cela la dimension prophétique propre aux Etats-Unis, qui ne peut que refaire surface même si Nichols ne cherche absolument pas à la surjouer, on comprend que film n'est pas particulièrement catastrophe ou apocalyptique - d'où la déception de beaucoup de ceux qui y étaient allés sur la seule foi du résumé ou même de la bande-annonce - mais qu'il cherche à rendre compte du trouble que l'esprit du temps ne peut manquer de susciter chez un esprit déjà inquiet. C'est pour cette raison que je ne suis pas vraiment d'accord lorsque Zarak parle des "enjeux relativement limités du scénario". Si comme dans nombre de films américains, le champ se resserre - voire se recroqueville - assez naturellement sur la cellule familiale et la crise au sein du couple, c'est non seulement parce que le film a été réalisé avec peu de moyens financiers et qu'il ne pouvait pas prendre de dimension de fresque, mais aussi et avant tout parce que c'est par elle que tout passe et qu'un personnage de la classe moyenne inférieure comme Curtis - quelles que soient ses capacités de réflexion sur lui-même et ce qui lui arrive, qui sont réelles mais partielles - se vit comme celui qui doit assurer sa viabilité et sa pérennité, comme son protecteur contre les attaques de l'extérieur, pas pour autant comme un prophète. C'est à mon avis la grande force de Nichols que de considérer la piste prophétique, tout en montrant bien qu'un tel personnage, qui a des visions de type biblique et qui finit par exprimer ses angoisses avec un discours empreint de religiosité - il fait après tout partie d'une culture qui le recycle à toutes les époques avec plus ou moins de variations - n'a ni l'étoffe d'un prophète ni la volonté de le devenir. Il est d'ailleurs symptomatique que dans un dialogue assez explicatif, Nichols l'ait fait dire à son personnage et qu'il ait fini par couper la scène au montage (cf. scènes coupées). Toujours la vérité du personnage, que Nichols ne cherche aucunement à transformer en un psychopathe - ce que devenait le personnage de Bug, justement mentionné par Zarak - ou un Cassandre prêt à dire son fait à toute une nation, voire au monde entier. Autrement dit, la modestie du film n'est pas due qu'à la modestie de ses moyens financiers, mais est bien le type d'économie de moyens profondément dictée par la conduite du récit et le développement de ses personnages. Pour servir cette grande métaphore sur la crise que vivent nos sociétés tout en l'ancrant dans un milieu restreint et en donnant l'impression que le cadre et les personnages existent pleinement, il fallait un cinéaste et des acteurs à la hauteur. C'est à mon avis tout à fait le cas. Michael Shannon est certes moins flamboyant que dans d'autres rôles de névropathes qu'il a pu avoir, mais les variations subtiles auxquelles il se livre ici prouve s'il en était besoin qu'il est un acteur majeur d'aujourd'hui. Jessica Chastain confirme qu'elle est LA grande révélation du cinéma américain de ces dernières années (The Tree of life, mais aussi par exemple L'affaire Rachel Singer, film dans lequel elle livre une prestation parfaite). On croit à ces deux acteurs en représentants de cette classe au bord du déclassement autant qu'on croit à leur incarnation d'un couple qui pourrait exister, au lieu - le tournage a eu lieu dans l'Ohio alors qu'au départ, comme dans Shotgun Stories, Nichols souhaitait tourner dans l'Arkansas, qu'il connaît bien - à la dérive de cet homme qui peut remettre tous les équilibres précaires en question par peur panique du déséquilibre. Nichols, qui aime les lieux de l'Amérique des petites villes et leurs habitants, sait faire prendre la greffe qu'il recherche entre l'appréhension d'un réel retravaillé mais non apprêté et les visions qu'il prête à son personnage. Peu de films américains non seulement tentent et réussissent ce genre de greffe, mais n'oublient pas au passage de s'intéresser de près à la façon dont on vit effectivement dans le pays profond. Cette mise en tension d'un réalisme humaniste et de la volonté de rendre compte des angoisses du temps par la métaphore fait tout le prix de ce film qui atteint exactement ce qu'il vise. La toile n'est pas immense, elle ne prend pas la dimension d'une fresque, mais elle ouvre sur plus que ce qu'elle représente : n'est-ce pas là le signe d'un certain type de réussite artistique? Il y a évidemment de la place pour d'autres façons de procéder et je les appelle moi aussi de mes voeux, mais il m'apparaît que Nichols a bien obtenu ce qu'il s'était mis en tête de faire en choisissant un tel sujet et en choisissant ce type de représentation. Quant à la fin, qui n'est pas forcément aimée même par ceux qui apprécient le film, elle me semble idéalement ambivalente, bien loin d'un simple 'twist' scénaristique, et permet de clore le film sur un jeu de regards que je trouve pour ma part très beau. Bref, on aura compris qu'au-delà des qualités que je reconnais à ce film, je suis persuadé que Jeff Nichols fait partie des rares révélations des dernières années aux Etats-Unis (catégorie jeunes cinéastes). J'espère évidemment ne pas être déçu par ses prochaines livraisons. A commencer par Mud, le film qu'il présente à Cannes en mai 2012, cette fois-ci en compétition, seulement un an après y avoir apporté Take Shelter. J'espère que l'avenir plus ou moins proche ne me démentira pas, et qu'il pourra faire du cinéma avec tous les moyens dont il a besoin sans pour autant être mangé tout cru par le système. NOTES SUR L'EDITION BLU-RAY AD VITAM Image presque parfaite, idéalement définie et au rendu assez naturel pour les couleurs et lumières. Son de grande qualité, rendant bien le travail effectué au mixage sur le film. Pistes 2.0 et 5.1 DTS HD Master Audio pour la VOSTF. Piste 2.0 pour la VF. Une autre piste en VO est consacrée au commentaire audio de Jeff Nichols et Michael Shannon, intéressant dans l'ensemble et sous-titré en français comme le reste - ils refusent évidemment d'interpréter pour le spectateur un certain nombre de choses, à commencer par la fin. Outre le commentaire audio du réalisateur et de l'acteur principal, les suppléments sont les suivants : - Entretien avec Jeff Nichols (12'), assez dense et dans lequel il assure faire peu de prises et ne pas aimer 'se couvrir', et où il insiste sur le rôle central de Michael Shannon pour la couleur et le ton de certaines scènes - Entretien avec Michael Shannon (15') - Préface de Michel Ciment (4') - Making-of (11'), un peu court et fonctionnel - Scènes coupées (6'), au nombre de deux, dont celle que je mentionnais plus haut, qui éclaire un peu plus le retour que fait Curtis sur ce qui l'assaille, que Nichols a sans doute bien fait de couper tant ce qui est dit et suggéré dans le montage final est assez clair sans avoir à le préciser - Bande-annonce Au total, 4,5 pour le film et une très bonne édition. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La fin du monde ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Take Shelter (DVD)
Second long-métrage du scénariste et réalisateur américain Jeff Nichols (né en 1978), ‘Take shelter’ (2011, 120mn) est un long-métrage mallickien en diable, qui raconte l’histoire d’un homme (l’époustouflant Michael Shannon, le comédien-fétiche de Nichols, présent aussi bien dans son film précédent, ‘Shotgun stories’, que dans le prochain, ‘Mud’, et que l’on a pu voir dans un rôle tout aussi intéressant à la télévision dans ‘The Boardwalk Empire’), ouvrier dans une petite ville d’un quelconque état agricole des Etats-Unis, marié (à Jessica Chastain, qui a joué dans ‘The tree of life’ la même année), une petite fille sourde et muette, qu’accablent depuis peu d’incroyables cauchemars et visions.La fin du monde s’annonce-t-elle ou notre homme est-il plus simplement en train de perdre la tête, tout comme sa maman, victime au même âge d’une schizophrénie paranoïde ? Reposant entièrement sur la composition hallucinée de Michael Shannon, un acteur qui n’a probablement pas fini de faire parler de lui, cet étonnant long-métrage, qui baigne dans une atmosphère strictement délétère, est un saisissant voyage au cœur de la folie. Et si l’homme n’était pas fou, mais seulement prescient ? Ne manquez surtout pas de vous plonger dans ce fantasmagorique récit qui vous emportera aussi loin que vous voudrez bien aller, jusqu’à ce que « les fleuves de charbon remontent au firmament », que « vous sentiez comme un vomissement remonter vers vos dents » et que « votre âme ouvre largement ses ailes de corbeau » : « quand l’heure viendra d’entrer dans la nuit noire », au fond de l’inconnu nous plongerons ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Paranoid bug,
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A sa sortie, ce film avait suscité un enthousiasme quasi unanime de toute la presse (populo comme branchouille), excellente raison sans doute de s'y intéresser de très près. Je me souviens d'ailleurs, poussé par les précieux papiers, avoir fait 40 km pour aller le voir faute d'une exploitation relativement limitée.Une presse décidemment de plus en plus prompte à s'enflammer de concert, car au final, si Take Shelter est très loin d'être un mauvais film, ce n'est certainement pas le chef-d'oeuvre vanté. Il y a quelques années, le "Bug" de William Friedkin, un film partageant de troublantes similitudes (psychose paranoïaque, hallucinations dans un décor d'Amérique profonde, et Michael Shannon, tout aussi génialement inquiétant, dans le rôle du malade contagieux) avait une force de frappe, selon moi, de bien plus grande portée. Take Shelter est pourtant agréable à regarder : réalisation sobre et maîtrisée, atmosphère oppressante à souhait, comédiens irréprochables, effets numériques (nuages, cyclones, tempêtes, chorégraphies d'oiseaux) pour matérialiser les visions hallucinées du personnage, tout à fait convaincants. Et Michael Shannon, une fois encore, se révèle absolument magistral dans le rôle du psychotique latent, à la fois étrangement normal mais violemment inquiétant. On reste tiède, par contre, devant les enjeux relativement limités du scénario. L'origine de la folie de Curtis est plus ou moins expédiée dans la transmission filiale et ne sera pas plus creusée, le contexte sociologique et psycho-historique est à peine effleuré (la presse parlait d'un film sur la fin du monde, il n'en est rien) ; l'imbrication cinématographique réel-hallucination, qui eût fait le bonheur de quelques Lynch ou Cronenberg, est ici rapidement tuée dans l'oeuf : la démarcation est clairement imposée dès le début, on sait que Curtis est saisi de cauchemars et que ses réveils brutaux sonnent la fin temporaire des hallucinations. Seul beau thème à grapiller au milieu de tout ça, celui du lien entre amour et contamination psychologique volontaire. Mais c'était déjà l'une des belles idées de Bug, par ailleurs exposée de façon plus forte et plus profonde dans ce dernier. Au bout de 2h, le verdict tombe : Jeff Nichols ne creuse pas autant son film que son personnage creuse son jardin pour descendre dans les bas-fonds de sa folie, et c'est bien dommage. Un film, aussi fort soit-il, qui reste en surface de son sujet est forcément une (petite) déception. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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