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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 En particulier, pour le premier enregistrement de la vingtième Symphonie de Mieczyslaw Weinberg, très bien interprétée, 3 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mieczyslaw Weinberg : Concerto pour violoncelle - Symphonie n° 20 (CD)
Mieczyslaw (Moishei) Weinberg (Vainberg) est né en 1919 à Varsovie. Fils d'un violoniste et compositeur travaillant pour un théâtre juif de la capitale polonaise, il étudia le piano au conservatoire avec Josef Turczynski. L' occupation allemande le força à fuir la Pologne en 1939, et il se réfugia en URSS. Il vécut tout d'abord quelque temps à Minsk, où il étudia la composition avec Vassili Zolotarov (1872-1964), un élève de Balakirev et de Rimski-Korsakov. En 1941, il s'installa à Tachkent, et envoya le manuscrit de sa première symphonie à Dmitry Chostakovitch (1906-1975), qui réagit avec enthousiasme et l'invita à Moscou, où Weinberg résidera de 1943 jusqu'à sa mort, survenue en 1996.

Le Concerto pour violoncelle et Orchestre Op. 43 de Weinberg date de 1948. Il est donc sensiblement contemporain de la Sinfonietta N° 1 Op. 41, qui avait été bien accueillie, et de la Rapsodie sur des thèmes moldaves Op. 47 N° 1 composé en 1949, pour laquelle les appréciations semblent par contre avoir été en majorité plutôt négatives à l'occasion de sa création, à l'exception notable de Dmitri Kabalevski (1904-1987) qui défendit l'oeuvre ; Andreï Jdanov venait de dénoncer publiquement et avec violence le " formalisme " en musique, et un décret avait officialisé la mise au banc de Dmitri Chostakovich, de Sergey Prokofiev (1891-1953), d'Aram Khatchatourian (1903-1978), de Nikolai Miaskovsky (1881-1950), de Vissarion Shebalin (1902-1963) et de Gavriil Popov (1904-1972). Dans le premier mouvement du Concerto, l'orchestre laisse chanter le violoncelle en une superbe ligne musicale, et les accents et contours de la phrase ont des inflexions modales hébraïques aux couleurs chaudes et sombres. Un air d'Habanera apparaît au second mouvement, d'abord serein, puis plus agité, puis de nouveau serein, avant que ne débute le troisième mouvement très vif, danse ternaire endiablée. Après l'évocation lente d'une vielle chanson oubliée, et une soudaine et courte irruption d'une danse endiablée, le quatrième mouvement fait surgir un nouveau chant, souple et gracieux, lyrique et lui aussi dansant, aux inflexions modales du fond musical populaire judéo-russe.

La liste des oeuvres de Mieczyslaw Weinberg établie par Onno van Rijen [...] ne fait pas mention de la nature des Opus 149, 150 et 152 ; on sait maintenant que l'Opus 150 est celui de la Symphonie N° 20, et qu'il existe une vint-et-unième Symphonie, en plus de la Symphonie " Kaddish " Opus 154.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Heureuse initiative !, 6 août 2012
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mieczyslaw Weinberg : Concerto pour violoncelle - Symphonie n° 20 (CD)
Remercions les maisons d'édition telles Chandos ici, Neos dans le cadre du festival de Bregance (voir par exemple Intégrale vol.3 : Requiem) ou bien encore CPO pour la fabuleuse intégrale en cours des quatuors par l'ensemble Danel (voir Mieczyslaw Weinberg : Quartuors à cordes , Vol. 1 / Quatuor Danel, Mieczyslaw Weinberg : Quartuors à cordes , Vol. 2 / Quatuor Danel, Mieczylaw Weinberg : Quatuors à cordes, Vol. 3 (n° 6, 8 et 15) / Quatuor Danel, Intégrale des Quatuors vol.4 (Nos 5, 9 & 14), Intégrale des Quatuors vol.5 : nos 1, 3, 10 & Aria op. 9, Capriccio op. 11 et Intégrale des Quatuors vol.6) qui, courageusement, nous donne l'opportunité d'enfin découvrir le deuxième génie musical russe, avec Chostakovich, que fut Weinberg.

Le présent CD constitue, à ma connaissance, une première mondiale et une occasion parfaite de se familiariser avec certains aspects du riche catalogue de Weinberg qui compte plus de 150 opus. Il vient compléter une très belle intégrale en cours par le chef suédois Thord Svedlund et son orchestre de Gothenberg dont nous regretterons seulement qu'elle soit distillée au compte-gouttes.

Difficile d'imaginer deux oeuvres plus radicalement différentes que celles réunies ici. Le concerto pour violoncelle et orchestre fut composé vers 1948 (on n'en connaît pas la date précise) et créé seulement en 1957 par Rostropovich. Au moment de son écriture, Weinberg était comme beaucoup de ses collègues en butte avec le pouvoir stalinien qui accusait ses symphonies de "formalisme", mal suprême susceptible de vous envoyer à la Lubianka. La forme concertante, moins censurée, devint alors le moyen d'expression temporaire de Weinberg. Son concerto pour violoncelle repose tout entier sur un thème de douze notes repris dans chacun des quatre mouvements. Un thème assez élégiaque et qui donne une tonalité générale assez légère et joyeuse dans un catalogue globalement assez sombre. On y retrouve des références à la musique traditionnelle juive ainsi qu'à la musique folklorique, emprunts qui permettaient relativement de s'affranchir des foudres de la censure. Le concerto recèle en outre une extraordinaire cadence située peu de temps avant le mouvement final, véritable défi technique pour l'interprète. Sans être un violoncelliste de tout premier plan, Claes Gunnarsson, premier violoncelle de l'orchestre de Gothenberg, se tire fort honorablement de ces pages. Son jeu peut parfois manquer un peu d'ampleur sans que cela n'affecte trop sensiblement une oeuvre qu'on espère, du coup, voir figurer rapidement à de plus nombreux catalogues !

La symphonie n°20 fait partie des dernières oeuvres de Weinberg, malade. Elle fut composée en 1988 pour le chef Vladimir Fedosseiev, grand défenseur du compositeur et créateur de beaucoup de ses oeuvres de maturité. Il semble que cette symphonie sublime n'ait jamais été jouée et connaisse ici sa première interprétation ! Le caractère général en est sombre sauf lors du troisième mouvement très expressif et extrêmement énergique. Weinberg y cite des pages de son opéra "Le portrait" et déroule une musique à l'écriture extrêmement complexe, à l'image de son ami de toute sa vie Chostakovich. L'oeuvre fait sur son auditeur une très forte impression à la fois par sa force intrinsèque et par le surprenant accord parfait tenu longtemps d'ut majeur qui la conclut.

Impossible de comparer l'interprétation de Thord Svedlund et de son orchestre de Gothenberg puisqu'il n'existe aucun autre enregistrement. Elle est toutefois extrêmement convaincante et incite à vouloir découvrir le plus vite possible tout le catalogue symphonique de Weinberg seulement partiellement disponible aujourd'hui. Et comme presque toujours chez Chandos la prise de son est excellente, bien spacialisée et assez chaude.

Un disque indispensable à tout amateur de musique du vingtième siècle injustement inconnue.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Weinberg et la symphonie - 7, 13 septembre 2012
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mieczyslaw Weinberg : Concerto pour violoncelle - Symphonie n° 20 (CD)
Suite de la fabuleuse intégrale en cours chez Chandos (du moins espérons-le) des symphonies de Weinberg sous la direction de l'excellent Thord Svedlund pour une découverte pure et simple de cette "numéro 20" qui n'avait jamais été enregistrée auparavant ! Datée de 1988, l'oeuvre ne déroge pas à sa nature d'indispensable après écoute, et surtout au regard de l'histoire de la symphonie au XXè siècle dans laquelle elle trouve une place de premier choix, aux côtés des plus grands, Chostakovich en premiers lieux.

Le premier mouvement, lent et sombre de prime abord, débute par les cordes seules à l'unisson. Les clarinettes entament une seconde idée en forme d'appels interrogateurs. Un contrepoint aux cordes est suivoi des clarinettes avant l'émergence des violons I et II sur un fond mouvant des basses. L'ambiance toujours blafarde, le climat d'attente est très lentement ponctué par les basses sur un rythme de 3 notes raides suivies d'une longue. Les clarinettes cherchent à percer, suivies du hautbois pour quelques notes avant la continuation du chant aux cordes seules. Nouvelle entrée du hautbois puis de la clarinette en solo qui devient plus mélodique. Un fond contrepointé aux cordes prend de l'ampleur (5'15) pour devenir de plus en plus lyriques. Les vents entrent, s'entrelacent jusqu'à un unisson fortissimo des cordes, point culminant atteint avec les trompettes bouchées avant une retombée soutenue par des cors, fortissimo. Roulements de timbales (8'50) en soufflet puis silence. Reprise pianissimo avec chant aux cors et tenues des cordes pour retrouver l'atmosphère blème du début. Les clarinettes reviennent à leur tour, interrogatives, suivies des cordes en réponses. Bois et cordes poursuivent leurs dialogues avant une coda faite de longues tenues des basses sur lesquelles planent les violons progressivement dans l'aigu. Quelques notes de clarinettes en intervalles sous forme d'appels puis une fin en longues tenues des cordes basses achèvent sans réelle résolution le mouvement.
L'Allegretto commence par un appel des cors, suivis d'une réponse aux bois, le tout dans un tempo modéré. Le Trio est aux trompettes et bois légers et ironiques, tout en petits dialogues, quelques notes de piano venant les ponctuer, ainsi qu'un solo de violon. Une ambiance de musique de chambre symphonique tout à fait dans le goût des scherzo mahlérien se fait entendre. Les suraigus de la flûte agrémentés de notes à la harpe achèvent avant la reprise du scherzo. Une coda fortissimo et très courte termine le mouvement.
Le Con Moto est ponctuée presque tout le long des pizzicati de basses. Le chant des deux hautbois se fait assez humoristique, les cors lancent deux notes ascendantes jusqu'à l'entrée chantée des cordes à laquelle répondent les bois, dont la clarinette basse. Les cordes répondent à leur tour, puis les clarinettes avant le retour des pizzicati interrompus un moment. Le flûte reprend le chant, contrepointe avec les autres bois de manière truculente, en opposition aux cordes. Fin tout aussi mystérieuse en tenues de cors.
L'Allegro moderato est d'une puissante énergie, revigorante : batteries de timbales et de cors soutenues par les autres cuivres en notes en soufflets (une rapide, une longue) puis entrée du xylophone et du tambourin dans une ambiance très proche de Chostakovich. Suit un dialogue avec les bois avant l'entrée des cordes seules toutes en entrelacs semblent contrer l'ironie précédente. Le retour à l'écriture initiale ne se fait pas attendre, la trompette remplaçant les cors. Notes cuivrées en soufflets, sommet intensif en tutti et final très abrupt. A 9'20, les cordes reviennent à l'unisson, très calmes. Puis l'ampleur reprend, forte, dans les aigus. L'aspect déclamatoire s'intensifie avec l'entrée des cuivres et des cloches. Un xylophone réapparait avant les accords finaux en ut majeur, fortissimo, réconfortants.

Le concerto pour violoncelle op.43 est une oeuvre superbe, toute en lyrisme, datant des années fécondes de l'après-guerre, avec un Claes Gunnarsson digne de succéder à son dédicataire, l'incontournable Rostropovich.

Livret en français (bravo!) et prise de son maison, exemplaire.
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