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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une porte majeure vers Chopin, 6 juillet 2012
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claudio Arrau plays Chopin (Coffret 7 CD) (CD)
Chopin est un grand compositeur, mais il est malheureusement très facile de le faire sombrer dans le mièvre, le joli ou le brillant. Pour cette raison, pendant longtemps, je ne l'ai pas aimé. Trois pianistes m'ont ouvert ses portes : Maurizio Pollini, d'abord, par son jeu concentré, sobre et contraignant; Samson François, ensuite, par son jeu improvisant, léger, secret, intériorisé, (comment oublier ses Nocturnes ou ses Mazurkas ?); Claudio Arrau, enfin, par son jeu profond, sa sonorité immense, sa concentration, par le poids donné à la main gauche et donc à l'harmonie (trop souvent négligée au profit de la seule mélodie).

Ce coffret contient presque tous les enregistrements Chopin qu'Arrau a réalisés pour Philips de 1970 (les Concertos) à 1984 (la Polonaise-Fantaisie): il ne manque que les 4 oeuvres concertantes enregistrées avec Inbal après les deux Concertos (Krakowiak op. 14, Fantaisie sur des airs polonais op. 13, Andante spianato op. 22 et Variations sur "Là ci darem la mano" op. 2), qui restent disponibles séparément.

Si les Valses, enregistrées en 1979-1980, peuvent surprendre par leur poids, leur sérieux, comment en revanche résister aux abîmes des Nocturnes (les plus beaux de toute la discographie avec ceux, très différents, de François et de Pollini), à ceux des Préludes (1973), des Scherzos (1984), des Ballades (1977) et même des Impromptus (1980)? Arrau donne à toutes ces pages une gravité et une densité peu communes et, ainsi, les arrache à toutes ces interprétations mondaines, décoratives ou "cinématographiques", qui sont les pires ennemies de ces œuvres (il est en effet triste de voir à quel point la musique Chopin, sans parler de Chopin lui-même, a souvent été l'otage de films médiocres auxquels elle était chargée d'apporter une touche de passion mélancolique).

Quant aux deux Concertos, ils sont joués avec la même intériorité envoûtante. Vraiment: une porte majeure vers Chopin!
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