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L'Area Bay regorgeait de groupes complètement intégrés dans la mouvance hippie à la fin des sixties. Ceux-ci avaient un style, une âme et un son propre à ce mouvement « acid rock ». Le LSD était alors indissociable de la musique. Sur cette scène musicale de Frisco, il y avait les Dead, l'Airplane, Big Brother, qui tenaient le haut du pavé et une multitude de « bands » qui ont, de la même manière, alimenté le rock dit psychédélique. Quicksilver Messenger Service compte parmi ceux-ci. QMS est né en 1964, de la rencontre de John Cipollina (guitariste), de Jim Murray (chant et harmonica), de Dino Valenti (chanteur que je déteste), rejoints par David Freiberg (basse et chant) et Casey Sonoban, alors que Valenti est au trou pour des faits de drogue (il rejoindra l'affaire en 1969). Le line-up (dans lequel a figuré un certain Skip Spence, présenté dans une autre chronique) se fixe plus ou moins dans le temps, à la différence près que Greg Elmore remplace Casey Sonoban et le guitariste Gary Duncan, Skip Spence. Rendu populaire par ses prestations dans les clubs de la Baie de San Francisco, Quicksilver Messenger Service signe chez Capitol fin 1967 qui permet au quatuor du moment (Cipollina, Freiberg, Elmore et Duncan) de sortir, en 1968, cet album éponyme, sans Jimmy Murray (pas chaud pour en faire son métier). Folk-rock mélodique, ce disque est un grand classique. Les 6 pistes sont inspirées et remarquables techniquement. L'interaction entre les jeux de guitare de Cipollina et de Duncan est diabolique et fait la force de ce très bon disque. En point d'orgue, The Fool qui, durant douze minutes, met en avant ce qu'était cette mouvance musicale psychédélique, capable du meilleur comme du pire. Le moins bon de cet album n'affecte pas l'écoute ; pour qui ne capte rien de l'anglais, la faiblesse se situe au niveau des textes et de l'écriture, en général. Donc ça ne gêne pas. On leur pardonne volontiers, compte tenu de leur virtuosité, de leur jeu franc, solide, de leur son acid, de leur début prometteur (Happy Trails qui suit sera un disque indispensable du rock). La critique l'encensera. Parmi les autres titres marquants : Gold And Silver, Pride Of Man, Light Your Windows. Vive le rock californien!
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le 9 mai 2008
C'est l'un de mes premiers vrais et grands chocs musicaux !!!
Tout d'abord la pochette ( à l'époque , c'était des vinyls ) : noire , rouge et argent (métallisé , s.v.p ! ) et le design de Rick Griffin . A l'arrière , 4 photos , dont celle de John Cippolina , en sphinx hiératique, ses mains énormes et le joint coincé dans les cordes de sa S.G stéréo ... vraiment un look !
Ensuite la musique : proprement inouïe , au sens littéral du terme . 6 morceaux entraînés par la plus magnifique des guitares de cette époque . un son acide , avec toujours du vibrato et quelques chose d'hispanisant dans le discours et le rythme . ajoutons à cela la voix originale de D.Freiberg qui joue à l'occasion du violon ... La musique , fière comme un hidalgo , tourne et vire comme la jupe d'une danseuse de flamenco . Ecoutez les 12 mn de délire de "the fool" et son apothéose finale , vous comprendrez ce que je veux dire .
Ce disque , je l'ai écouté des milliards de fois . 35 ans après l'avoir acheté , je l'écoute toujours !
C'est une authentique oeuvre d'art !
Un conseil : essayez de trouver le mini LP japonais . C'est une copie conforme ( bien que réduite ) du vinyll d'origine .
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le 18 septembre 2012
Quicksilver Messenger Service-1968. Cela fait quarante ans que j'écoute cet album... Dans cette version vinyl replica, j'y prends un plaisir renouvelé... Ecoutez bien... Sur le canal de droite, c'est Cipollina, sur le canal de gauche, c'est Duncan... On ne va pas pinailler longtemps là-dessus : ces deux guitaristes sont soufflants. Toutefois, j'ai un faible pour Duncan, qui joue sans effet, sans particularité de son... Ici, j'évoque le jeu glissant de Cippolina qui me semble parfois un peu facile; en tout cas, sa manière à lui de se distinguer, c'est par cette sonorité qui lui est propre. Bon, il est vrai que ces musiciens sont puissants, créatifs, excellents... Repassez-vous "Gold and Silver"... C'est magique... J'adore trop, quoi...
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le 16 juin 2014
CHRONIQUE DE JACQUES CHABIRON MAGAZINE ROCK&FOLK FEVRIER 1970 N°37 Page 85
1° Album 1968 33T Réf : Capitol ST 2904 us
Quicksilver fait partie de ces groupes de San Francisco qui, lors du premier festival de Monterey (pop festival), "furent plus acclamés que quiconque excepté Jimi Hendrix et les Who", je cite un bouquin dont je vous parlerai plus en détail dans le prochain n° de R&F. Le groupe, dont voici le premier disque, appartient en effet à la première vague des musiciens qui allaient révolutionner la musique américaine, mouvement qui naquit aux alentours de 1965. Cet album est sorti en 1968. Le voici proposé au public français après le succès remporté par l'autre album, le second, chroniqué dans un relativement récent n° 32, un disque excellent, d'ailleurs, mais celui-ci, outre son grand intérêt historique , n'a pas grand chose à lui envier sur le strict plan musical. En fait, il est assez différent, nous montrant un groupe en train de se constituer une personnalité en même temps que très marqué par ses influences, en l’occurrence les Byrds et les Lovin' Spoonful, dont on ne dira jamais assez l'importance qu'ils ont eu pour tous ces groupes et pour la philosophie de Haight Ashbury. Tout au long de ce très beau disque, on retrouve la délicatesse/joliesse des Byrds - vocalement et harmoniquement, mais aussi la nouveauté qui sera bientôt le San Francisco Sound, particulièrement dans les deux "morceaux longs", "Gold And Silver", un jeu de guitare souple et coulant, très "facile" (comme, par exemple, l'est celui de Bloomfield dans "His Holy Modal Majesty" de "Super-Session") et "The Fool", au cours duquel tout devient plus "West Coast" ; guitares saturées, nappes d'orgue, vocaux éthérés. A part cela, ça chauffe dur dans "Pride Of Man" et ses "screaming lyrics" qui, avec le "beat", sont les seules traces du blues - en fait, il vaudrait mieux dire ; les seules évidences du blues.
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le 24 avril 2014
C'est de loin mon album préféré de Quicksilver Messenger Service, le vrai son acide de San Francisco, comme Big Brother and the Holding Company qui accompagna Janis Joplin à ses débuts.
La remasterisation est excellente, on croirait entendre un autre disque que toutes les éditions précédentes !
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le 27 décembre 2013
A découvrir absolument ! Et ne pas oublier le meilleur de Quicksilver, l'album "Happy trail". Quand on y plonge, on s'y noie !!
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